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transition énergétique

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m à j :04 Septembre 2013

 


 


c
Constat / bilan
c Conséquences
c Transition énergétique

 


d le constat de départ : notre mode de vie se fonde sur une consommation d'énergie et de ressources abusives si on considère :
  • nos besoins réels : nous sommes plus de 7 milliards d'individus sur la planète MAIS près d'1 milliard de ces individus a faim; pendant ce temps-là, les calculs d'empreintes écologiques
    • l'empreinte écologique est un système de comptabilité environnementale ; il permet de comparer "l´empreinte" d'une population par rapport à la surface bioproductive locale ou planétaire estimée disponible ;
    • Être en "dépassement écologique" signifie que l´on déprécie (localement ou à distance, pour le présent et le futur) du capital naturel (en puisant dans les stocks plutôt que dans le surplus généré annuellement) et/ou que l´on accumule des déchets dans l´environnement (en émettant plus de déchets que ce que la nature peut assimiler annuellement) ; (in Wikipedia)
montrent :

  • les conditions de fourniture de notre énergie :

LE BILAN ENERGETIQUE FRANÇAIS (extrait du PDF ci-dessus)

Le bilan énergétique est une source majeure de renseignements sur l’état du système énergétique d’un pays.

Définitions

> Énergie primaire : énergie brute, c’est-à-dire non transformée après extraction (houille, lignite, pétrole brut, gaz naturel, électricité primaire).

> Énergie secondaire ou dérivée : toute énergie obtenue par la transformation d’une énergie primaire (en particulier électricité d’origine thermique).

> Énergie finale ou disponible : énergie livrée au consommateur pour sa consommation finale (essence à la pompe, électricité au foyer, gaz pour chauffer une serre...).


> Consommation d’énergie finale : consommation d’énergie finale – nette des pertes de distribution (exemple : pertes en lignes électriques) – de toutes les branches de l’économie, à l’exception des quantités consommées par les producteurs et transformateurs d’énergie (exemple : consommation propre d’une raffinerie). La consommation finale énergétique exclut les énergies utilisées en tant que matière première (exemples : dans la pétrochimie ou la fabrication d’engrais).


> Consommation d’énergie primaire : consommation finale + pertes + consommation des producteurs et des transformateurs d’énergie (branche énergie). La consommation d’énergie primaire permet de mesurer le taux d’indépendance énergétique national, alors que la consommation d’énergie finale sert à suivre la pénétration des diverses formes d’énergie dans les secteurs utilisateurs de l’économie.


> Consommation corrigée des variations climatiques : consommation corrigée des effets des températures basses. La consommation observée avant toute correction est en général appelée consommation réelle.


> Électricité primaire : électricité d’origine nucléaire, hydraulique, éolienne, solaire photovoltaïque et géothermique (haute température).




Présenté ci–dessous sous forme de diagramme, il montre de façon synthétique l’ensemble des flux d’énergie qui irriguent pendant une année notre pays depuis les ressources primaires jusqu’aux produits finaux.

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Mtep = million de tep. Tep (tonne équivalent pétrole) : cette unité permet de comptabiliser toutes les ressources
énergétiques en leur 'équivalent pétrole'.

A partir de cinq ressources primaires (charbon, pétrole, gaz naturel, uranium, énergies renouvelables) ce
diagramme explicite les transformations successives qui conduisent à la fourniture aux usagers de six
produits énergétiques finaux (combustible charbon, produits pétroliers, gaz, électricité, chaleur et
combustible ou carburant biomasse).

L’épaisseur des flèches qui conduisent des ressources primaires aux produits finaux est proportionnelle à l’importance des flux constatés, mesurés en millions de tep par an (Mtep/an).

Les flèches verticales dirigées vers le haut du diagramme représentent les flux énergétiques qui
sortent du système énergétique : il s’agit principalement des pertes qu’il faut consentir pour obtenir les
produits finaux nécessaires aux usagers, à partir des ressources primaires.

Le diagramme se lit de la façon suivante :

c la flèche bleue qui aboutit au produit électricité et dont l’épaisseur est proportionnelle aux 36,48 Mtep effectivement mis à disposition des usagers trouve sa principale source dans l’uranium (violet pour 114,9 Mtep) complétée par un peu de charbon (4,1 Mtep), de gaz naturel (6 Mtep), d’énergies renouvelables (8 Mtep) et de pétrole (2 Mtep).

c La partie verticale de cette flèche est constituée des pertes que doit consentir le système (environ les 2/3 du total) pour fournir le produit 'électricité' à la société.

Ce diagramme simplifié permet de faire quelques constats importants :

- les transformations successives qui permettent de fournir aux usagers des produits énergétiques utilisables introduisent des pertes parfois importantes (en particulier pour l’électricité). Une partie des ressources
primaires mises en œuvre (40% du total) s’est ainsi échappée en pure perte du système énergétique en 2011.

- l’énergie finale de loin la plus utilisée par la société française reste l’ensemble 'produits pétroliers' (fioul
domestique et industriel, carburants) qui représente à lui seul 46% du total, suivi de l’électricité (22%) et du
gaz (20%).

- la situation est très différente pour l’énergie primaire : c’est l’uranium qui arrive de loin en tête avec
114,9% et 44 % du total de l’approvisionnement devant le pétrole (78 Mtep et 30% du total) et le gaz naturel
(36,6 Mtep et 14% du total). L’uranium à lui seul est la source de 75% de l’électricité produite en France. La
sécurité d’approvisionnement électrique du pays repose donc principalement, à l’encontre de l’ensemble des
pays du monde, sur la sûreté de fonctionnement du parc nucléaire et la sécurité d’approvisionnement en
uranium.

- l’approvisionnement en énergie primaire de la France repose à 92% sur des ressources importées :
l’uranium, le pétrole, le gaz, le charbon. La sécurisation de cet approvisionnement est donc un problème
majeur. D’autre part, l’ensemble de ces importations représente une facture de 61 milliards à la France en
2011 (l’équivalent de 90% du déficit commercial).

Quelques clés de lecture des bilans énergétiques :

c Les quantités de ressources primaires mobilisées pour la production d’électricité.

Pour les énergies renouvelables électriques regroupées sous la rubrique 'électricité primaire' où le flux d’énergie est directement transformé en électricité sans passer par l’intermédiaire d’une production de chaleur, c’est l’équivalent de la production d’électricité (en tonne équivalent pétrole, tep) qui est comptabilisé (1 tep = 11,6 MWh, 1 MWh= 0,086 tep).

Dans le cas où l’électricité est produite à partir de combustibles fossiles, la comptabilité des ressources primaires nécessaire à cette production ne pose pas de problème particulier : il suffit en effet de prendre en compte la quantité en tep de chacun des combustibles qui s’est révélée nécessaire à cette production d’électricité.

Dans la même logique, pour le nucléaire, ce sont les quantités d’uranium et leur équivalent en tep qu’il faut prendre en compte puisque c’est bien la fission de l’uranium qui permet d’obtenir la chaleur nécessaire à la vaporisation de l’eau, vapeur ensuite détendue à travers une turbine, par le même processus qu’avec un combustible fossile.

Ce n’est pas le cas aujourd’hui puisque l’uranium ne figure dans aucun bilan énergétique officiel, comme si la chaleur qu’il permet de produire était directement produite par la nature.

On trouve à la place une mention « électricité primaire » inappropriée dans ce cas pour deux raisons : il ne s’agit pas d’électricité mais de chaleur puisqu’on y indique la quantité de chaleur nécessaire (en tep), pour obtenir la quantité d’électricité observée compte tenu du rendement de production de la filière nucléaire. Avec un rendement de 33%, typique du rendement des centrales nucléaires actuelles, il faudrait 3 MWh de chaleur, soit 3 x 0,086 = 0,26 tep pour produire 1 MWh d’électricité. D’autre part il ne s’agit pas non plus de 'chaleur primaire' mais de chaleur fournie par un matériau radioactif, l’uranium.

D’autre part, cette 'électricité primaire' ou électricité nucléaire est considérée dans les bilans officiels
comme une production nationale, alors que l’uranium, véritable source primaire, est entièrement importé.
C’est la raison pour laquelle les productions mondiales d’électricité nucléaire et hydraulique, qui sont du
même ordre de grandeur (environ 2600 TWh), figurent au bilan primaire mondial pour 680 Mtep pour le
nucléaire contre seulement 224 Mtep pour l’hydraulique.

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Ce diagramme simplifié traduit les données d’un tableau croisé exprimé en Mtep, qui comporte trois
compartiments principaux.

c Le premier (en rouge) concerne l’approvisionnement en différentes ressources primaires, fossiles, fissiles et renouvelables.

c Le dernier bloc (en vert) concerne la consommation finale d’énergie, avec une description par grands secteurs socio-économiques des consommations des principaux produits énergétiques.

c Le bloc intermédiaire (en jaune) décrit les consommations qu’il faut consentir pour obtenir les produits énergétiques utilisables par les usagers à partir des ressources primaires.

Les tableaux rouge et jaune détaillent les différents postes du diagramme précédent. Par contre le tableau
vert contient des informations nouvelles sur la consommation finale des différents produits énergétiques dans
les différents secteurs de l’activité socio économique.

La présence de la dernière ligne de ce tableau, celle des consommations non énergétiques, tient à la nécessité  de boucler le bilan en y incluant l’ensemble des usages des ressources « énergétiques » même si celles ci sont utilisées à d’autres fins (la chimie des produits carbonés).

On distingue donc bien, dans la consommation d’énergie finale, la consommation énergétique finale 142,2
Mtep) et la consommation non énergétique finale (13,7 Mtep). Lors de l’examen de scénarios de prospective
de la consommation d’énergie (finale et primaire), il faut donc vérifier si l’on parle de consommation d’énergie finale ou de consommation énergétique finale.

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d Conséquences de cette addiciton énergétique :

q économiques : dans la mesure où notre pays ne dispose d'aucune ressource fossile ou fissile primaire sur le territoire, toutes ces ressources sont importées, en US$, et la facture énergétique totale représente plus de 80% du déficit commercial du pays :
  • La facture énergétique de la France a battu son record en atteignant 61,4 milliards d'euros l'an passé (2011), près de quatre fois plus qu'il y a vingt ans, selon un rapport du ministère de l'écologie présenté jeudi 19 juillet. "A elle seule, la facture énergétique représente 88 % du déficit commercial de la France", souligne le Commissariat général au développement durable dans son "Bilan énergétique de la France pour 2011".

    Le précédent record remontait à 2008, années de pics pétroliers, avec 58,1 milliards d'euros (59,2 milliards en euros constants). Même en euros de 2011, la facture reste au-delà des sommets du début des années 80 consécutifs aux chocs pétroliers de 1973 et 1979. Le fardeau énergétique de la France atteint désormais 3,1 % du PIB en 2011, là encore au-delà des 3 % de 2008. Du fait de la croissance économique, ce niveau reste cependant inférieur à ses sommets du début des années 80, où il était juste sous les 5 %. (Le Monde, 19.07.2012)

q sociales : l'augmentation constante et aléatoire de la facture énergétique crée, notamment en période de crise économique durable, une précarité énergétique de plus en plus importante


q écologiques : la production d'énergie secondaire (électricité) à partir de sources d'énergies primaires fossiles pose le problème de l'émission des GES (gaz à effet de serre) et de leur impact sur le climat (réchauffement climatique);

celle basée sur les ressources fissiles (uranium, thorium) pose la question bien plus grave à terme de la gestion des déchets (démantèlement des sites et gestion des déchets)
    • i  brochure "les déchets radioactifs" (PDF)

    • A brochure "Projet CIGEO" (PDF)

    • On classe les déchets radioactifs selon l’intensité de leur radioactivité et la "période radioactive" des atomes radioactifs qu’ils contiennent. Le niveau de radioactivité détermine l’importance des protections à mettre en place. Il s’exprime en Becquerel.

    • On distingue ainsi des déchets de très faible, de faible, de moyenne ou de haute activité. La période radioactive d’un radionucléide est le temps au bout duquel sa radioactivité est divisée par deux. Un déchet radioactif est dit "à vie courte" s’il ne contient que des radionucléides de période inférieure à 30 ans.Un déchet radioactif est dit "à vie longue" s’il contient en quantité significative des radionucléides dont la période radioactive est supérieure à 30 ans.

      On distingue ainsi plusieurs catégories de déchets :

      les déchets à vie très courte (VTC) qui résultent des applications médicales de la radioactivité (diagnostics ou thérapie) et dont les éléments radioactifs ont une période de l’ordre d’une journée.
T


q politiques : quel que puisse être le discours des politiques qui se partagent le pouvoir dans ce pays, la France est totalement dépendante en matière énergétique fossile et fissile :
  • TOUT le charbon est importé des USA, de Colombie, d'Australie, de Russie, d'Afrique du Sud plus d'autres sources. (INSEE)
a

  • TOUT le pétrole est importé : x parue le 09 févr. 2012

    D’où vient le pétrole brut importé en France ?

    En 2010, la France produit près de 20 000 barils de pétrole par jour sur son sol. Cette production ne permet de couvrir que près de 1% de ses besoins finaux en pétrole. Pour satisfaire la demande, 1,3 million de barils supplémentaires de pétrole brut sont quotidiennement importés, auxquels s’ajoutent des importations de produits déjà raffinés, notamment de gazole et de fioul domestique.

    Cette même année, le premier fournisseur de pétrole brut de la France est la Russie, qui satisfait 17,3% des importations françaises. Suivent, entre autres :


    la Libye (16% des importations françaises de brut) ;

    la Norvège (10,9%) ;le Kazakhstan (10,7%) ;
    l’Arabie Saoudite (9,3%) ;

    l’Angola (5,3%) ;

    le Royaume-Uni (5,3%) ;

    l’Azerbaïdjan (4,9%) ;

    le Nigeria (4,4%) ;

    l’Irak (3,7%) ;

    l’Iran (2,8%)(2) ;

    le Congo (2%)

    l’Algérie (1,4%).

  • Près de 43% des importations françaises de brut proviennent d’un pays membre de l’OPEP(3) en 2010, contre presque 95% en 1973. L’approvisionnement français se redistribue sensiblement au niveau géographique : seul un tiers des importations provient en 2010 du Moyen-Orient et de mer du Nord contre presque 75% dix ans plus tôt.

    Notons que les importations françaises de pétrole brut diminuent depuis 2008 (- 23% entre 2008 et 2010) tandis que celles de produits raffinés augmentent légèrement. Cette situation explique en partie les difficultés rencontrées par les raffineries françaises qui se trouvent en situation de surcapacité.

    En 2010, la facture pétrolière de la France, incluant les achats de pétrole brut et de produits raffinés, atteint 36,2 milliards d’euros.
q

  • TOUT le gaz naturel est importé :

    • x parue le 22 févr. 2012
      Près de 98 % de la demande française de gaz naturel est satisfaite grâce aux importations. Contrairement à une idée assez répandue, le premier fournisseur de la France n’est pas la Russie mais la Norvège. En 2011, la France assure 81,6% de ses importations par le biais de contrats à long terme afin de pérenniser son approvisionnement. Celles-ci proviennent principalement de 4 fournisseurs(2) :

      • la Norvège (37%) ;

      • les Pays-Bas (18,7%) ;

      • la Russie (14,7%) ;

      • l’Algérie (12,7%).

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  • TOUT l'uranium est importé (essentiellement du Niger et du Kazakhstan)
  • 64% de la production mondiale d’uranium provient des mines du Kazakhstan, du Canada et de l’Australie réunies. En 2009, le Kazakhstan est devenu le premier pays producteur d’uranium naturel. En un an, la production du pays a augmenté de 63 %. Une production de 18 000 tonnes est même envisagée pour l’année 2010. Si le Niger est actuellement le sixième producteur mondial, il espère devenir d’ici trois à quatre ans, le n°2 mondial avec une production à venir d’environ 9 000 tonnes par an.

  • Aujourd’hui, l’uranium nigérien permet de fabriquer le combustible nécessaire pour faire carburer une vingtaine des 58 réacteurs nucléaires français. Deux mines situées dans la région d’Arlit et d’Akokan, au Nord du pays, produisent chaque année 3 000 tonnes d’uranium. D’ici à 2012, Areva devrait ouvrir une troisième mine au Niger, qui produira 5 000 tonnes de minerai par an. A cette date, Areva compte donc tirer l’essentiel de sa production d’uranium de ses mines nigériennes. Le second gros fournisseur d’Areva et de la France en uranium est le Kazakhstan. Ces pays ne sont cependant pas des exemples de stabilité politique et il n’est pas possible d’assurer ainsi une sécurité d’approvisionnement. Encore moins de parler d’indépendance énergétique vu que l’intégralité de l’uranium utilisé en France est à présent importé.



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d qu'entend-on par transition énergétique et pourquoi est-elle urgente ?

c La transition énergétique, qu'est-ce que c'est ? La transition énergétique est le passage d’une société fondée sur la consommation abondante d’énergies fossiles, à une société plus sobre et plus écologique.

Concrètement, il faut
  • faire des économies d’énergie,

  • optimiser nos systèmes de production

  • utiliser le plus possible les énergies renouvelables.

  • Aller vers un modèle énergétique qui permette de satisfaire de manière durable, équitable et sûre, pour les hommes et leur environnement, les besoins en énergie des citoyens et de l’économie française dans une société sobre en énergie et en carbone.

C’est un nouveau modèle à inventer : plus juste, porteur d’emplois et d’activités économiques.

c Les pistes à suivre, illustrées de diapos tirées de la présentation proposée par Bruno REBELLE à Léhon le 19 Avril 2013 dans le cadre du débat national :

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CV  les scénari montrés sont des projections plus ou moins optimistes ou contraignantes

CV  la zone supérieure bleue ciel suggère (sans la prolonger) la catastrophe d'un refus de cette transition ou scénario tendanciel (qui suit la tendance actuelle)

CV  le scénario le plus bas est proposé par l'Association Négawatt n

n  le scénario en PDF

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CB Pistes au niveau individuel & collectif :

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CB La transition énergétique est là :

 

 

 

 

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