nourriture, nourritures

 
 


m à j : 30 Janvier 2013





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enjeux
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01. définition
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  • De manière générale, la nourriture (ou l'aliment) est un élément d'origine animale, végétale, fongique (parfois bactérienne ou minérale), consommé par des êtres vivants à des fins énergétiques ou nutritionnelles, dans le processus d'alimentation.

    Les éléments liquides utilisés dans le même but sont appelés boissons, mais le terme de nourriture peut également s'y appliquer quand il s'agit de potages, de sauces, ou autres produits alimentaires.
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N        
nourriture
nom féminin

Définition nourriture
 
nourriture, nom féminin
Sens 1 Substance qui peut être assimilée par l'organisme. Synonyme victuailles Anglais food
Sens 2 Ce qui nourrit l'esprit [Littéraire].


Lexique du repas > http://personales.ya.com/inbose/exercices/Repas-restaurant/lexiquerepas.htm

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02. enjeux
natura  > L'alimentation, deuxième enjeu stratégique mondial (PDF) 21.12.2007

doigt  Texte de Jean-Paul CHARVET, Paris X :

Jean-Paul CHARVET (Paris X),

Nourrir les hommes, un enjeu mondial.

Aborder ce thème vieux comme le monde pose tout d’abord un problème d’échelle : par exemple, le nombre d’agriculteurs en France diminue alors que la taille des exploitations augmente. Au contraire à l’échelle de notre planète, le nombre d’agriculteurs est passé de 850 millions en 1961 à 1,34 milliard de nos jours et 97 % de ces agriculteurs exercent leur activité dans un pays pauvre. De plus, 45% de la population mondiale est à l’origine de la production consommée par l’ensemble de l’humanité.

Quatre points sont abordés par la suite : la sécurité alimentaire à l’échelle mondiale, les politiques agricoles nationales à l’échelle des Etats, les différents types d’agriculture durable à l’échelle parcellaire et, enfin, un retour à la plus petite échelle sur le devenir de la nourriture des hommes.

La sécurité alimentaire à l’échelle planétaire prend un sens différent selon qu’on la considère depuis les pays riches (Food Savety : aspect qualitatif) ou les pays pauvres (Food Security : aspect quantitatif). Dans le premier cas, il s’agit de garantir la qualité de la production par la mise en œuvre de techniques telles que la traçabilité. En dépit de précédents dramatiques (« vache folle », fièvre aphteuse, peste aviaire…), les maladies gastro-intestinales sont en régression, ce qui atteste d’une meilleure qualité alimentaire.

En revanche, la sécurité alimentaire régresse au sens quantitatif dans les pays pauvres : 840 millions de personnes souffrent actuellement de sous-alimentation dans le monde et 2 milliards d’une malnutrition constituant un obstacle à leur développement physique et intellectuel. La ration alimentaire moyenne mondiale est de 2800 Kcal. par personne et par jour alors que le minimum nécessaire est de 2500 à 2700 Kcal. Cette ration moyenne a certes progressé depuis les années 60 (2250 Kcal.), mais la situation s’est dégradée dans les pays moins avancés où elle n’excède pas 2150 Kcal. en moyenne. De plus, 10 millions de personnes souffrent de sous-alimentation dans les pays riches. En dépit des progrès en terme de moyenne, il existe donc une sous-alimentation chronique liée à la pauvreté dans le monde.

Ce phénomène frappe le continent africain, en particulier l’Afrique noire où 40% de la population souffre de sous-alimentation, mais aussi l’Asie, continent sur lequel 500 millions de personnes sont dans une telle situation. La Révolution verte s’essouffle du fait de progrès des rendements en riz (+1% par an) inférieurs au taux d’accroissement démographique (+ 2,5%). Au contraire, 800 millions d’individus souffrent de surcharge pondérale ou d’obésité, y compris en dehors des pays riches (enfants uniques en Chine).

Second aspect abordé, le rôle des politiques agricoles mises en œuvre par les Etats. Ces techniques d’encadrement de la production agricole sont prééminentes sur les techniques de production. Il n’existe pas dans ce domaine de fonctionnement économique purement libéral du fait de l’effet King qui caractérise les variations des prix agricoles. A titre d’exemple, les cours mondiaux des céréales ont doublé en 2003 alors que la baisse de la production mondiale avait été très légère. Inversement, une légère surproduction chronique engendre un effondrement des cours sur le long terme. Or, la production de céréales de l’Australie peut varier de 1 à 2 selon les années, celle de l’Ukraine de 1 à 4… Il découle de cette situation une généralisation des techniques d’encadrement de la production agricoles telles que la PAC européenne ou les Farm Bills aux Etats-Unis. Ces aides représentent en moyenne 280 $ par habitant dans les pays de l’OCDE (1ù du PIB) ou encore 180$ par hectare cultivé. Mais ce soutien à la production est encore plus puissant en Suisse (700$ par habitant), aux Etats-Unis (330$) et dans l’Union européenne (280$). Dans ce domaine, les négociations de l’OMC ont une vision unidirectionnelle, « économico économique ». Est-il réaliste de vouloir mettre en concurrence sur un marché mondial des agricultures aussi différentes en termes de rendement et de productivité ? Une solution intermédiaire consisterait à mettre en place des marchés régionaux par niveau de productivité.

Troisième aspect, les rapports entre l’agriculture et l’environnement. L’agriculture biologique tend à concilier la gestion de l’environnement et l’activité agricole. Les techniques d’encadrement qui évoluent vers l’éco-conditionnalité des aides sont tolérées, voire encouragées par l’OMC, depuis l’Uruguay Round de 1999 et les accords de Marrakech. Dans l’Union européenne, il s’agit de « repeindre la PAC en vert » en y introduisant des dimensions de protection de l’environnement et d’éducation. L’agriculture productiviste dégrade l’environnement, fait perdre des emplois agricoles et conduit à la surproduction et à la baisse des cours. Sans compter les critiques en matière de dégradation des paysages, du cadre de vie rural et du bien-être animal. Dans son livre «Le vieil homme et la Terre », Edgar PISANI, le père des lois agricoles des années 60 estime qu’il faut changer de voie en cessant de soutenir la production pour davantage répondre aux attentes globales de la société actuelle : changer la PAC en une politique alimentaire rurale de l’environnement européen dans laquelle les campagnes seraient considérées comme des espaces productifs mais aussi des cadres de vie, de paysage, de « nature ».

En ce sens, l’agriculture biologique est en expansion même si elle couvre seulement de nos jours 1 ,75% de la SAU en France. Aux Etats-Unis, l’Organic Farming progresse de 20% chaque année et sera pratiqué par 10% des agriculteurs américains en 2010. Ce concept très vendeur a même fait son intrusion dans la dernière campagne présidentielle américaine au cours de laquelle l’épouse du candidat démocrate John KERRY a été déclarée « organic » par le New York Times.

D’autres voies contribuent à cette évolution comme le tourisme ou la restauration à la ferme et surtout les exploitations sous label de qualité (AOC, IGP, labels). Parmi les 600000 exploitations agricoles françaises actuelles, 93000 travaillent sous AOC et 200000 sou un signe de qualité quel qu’il soit. Toutefois, la multiplication des AOC pose un vrai problème géographique lié à la définition des limites des aires de production. En France, les mesures agri environnementales sont très dispersées, constituées à des échelles très différentes tout en bénéficiant davantage aux régions marginales qu’aux grandes régions agricoles.

De même, le FARRE (Forum de l’Agriculture Raisonnée respectueuse de l’Environnement) est une organisation interprofessionnelle dont les exigences sont proches de celles de l’agriculture biologique mais qui autorise l’usage des engrais chimiques. Bénéficiaire de soutiens divers, le FARRE constitue un modèle pour Bruxelles dans le cadre de la généralisation de l’éco-conditionnalité des aides européennes. L’objectif est d’amener 30% des exploitations à l’agriculture raisonnée d’ici 2008.

Enfin se pose la question du devenir de la nourriture des hommes. Pour faire face aux besoins alimentaires à l’avenir, il apparaît difficile de se passer des intrants d’origine industrielle. A titre d’exemple, les céréales représentent 60% des aliments mondiaux pour les hommes et les animaux granivores (poulets, porcs). En 2000, la production mondiale de céréales représentait 2 milliards de tonnes produites pour environ 6 milliards d’individus. La répartition de cette production était la suivante : 600 millions de tonnes de blé, 600 millions de tonnes de maïs, 600 millions de tonnes de riz complet et 200 millions de tonnes de céréales diverses (mil, sorgo, seigle, avoine…). Cela équivaut donc en moyenne à environ 330 kilos de céréales par personne et par an, soit presque un kilogramme par jour. Cette quantité moyenne est en apparence suffisante, mais on sait qu’elle n’empêche pas la sous-alimentation de plus de 800 millions de personnes. De plus, les projections sur l’accroissement démographique mondial laisse envisager une hausse d’un milliard d’individus d’ici 2012 et de 2 milliards d’ici 2030. La production actuelle sera alors notoirement insuffisante si on ne change rien. Comment produire 330 millions de tonnes de céréales en plus, soit l’équivalent de la production américaine annuelle (ou 265 millions de tonnes pour l’UE) ? Cet énorme défi passe par l’augmentation de la superficie des terres cultivées et/ou du rendement de la production des céréales.

La mise en culture de nouvelles terres serait la première solution. Elle représentait en 2002 1530 millions d’hectares dans le monde (contre 1500 millions en 1990). Cette progression de 30 millions d’hectares en 12 ans (+2%) équivaut à la SAU total de la France. Mais la population mondiale a déjà augmenté de 20% au cours de la même période.

Les 15 millions d’hectares gagnés chaque année correspondent pour une grande part au défrichement agricole mené en Afrique, en Indonésie et au Brésil. Dans ce dernier pays, 50 millions d’hectares ont été défrichés depuis 10 ans et la réserve de terres encore défrichables est de 60 millions d’hectares environ. Mais ces défrichements s’accompagnent de conflits, se pratiquent au détriment des populations amazoniennes et sous la pression des adversaires de la déforestation du « poumon vert » de la planète.

De plus, les terres perdues pour l’agriculture sur la même période représentent 12 à 13 millions d’hectares du fait de la repousse de la forêt (en Europe), de l’érosion des sols dans les régions semi-arides, de l’alcalinisation des sols dans les périmètres irrigués et de la périurbanisation. Le résultat net est donc une augmentation de l’ordre de 2,5 millions d’hectares cultivés en 12 ans, soit moins d’1% de la surface totale des terres agricoles dans le monde.

L’unique solution réside donc dans l’augmentation des rendements. Le développement de l’Integrated Farming (agriculture raisonnée), de l’agriculture de précision (GPS), de l’irrigation combinée à l’utilisation de variétés à cycle végétatif plus court permettant 2 voire 3 récoltes par an dans les zones chaudes (100 jours pour le riz) doivent-ils conduire à une révolution « doublement verte » ?

Les OGM constituent une autre possibilité déjà généralisée en Amérique et en Chine pour le maïs et le soja. Ils représentent 80 à 90% des récoltes aux Etats-Unis et au Canada mais ne sont pas admis en Europe où leur usage ne laisse apparaître aucun gain pour le consommateur. En réalité, ils y sont déjà consommés sous forme d’oléo protéagineux comme le soja dont 70% est importé du continent américain pour l’élevage industriel.

La progression des surfaces cultivées en OGM est fulgurante dans le monde (1,5 millions d’hectares en 1996, 60 millions en 2003) et on ne possède aucune certitude quant à leur dangerosité. La concentration de leur exploitation dans les pays riches est remarquable, mais ils ne concernent pas les pays pauvres.

Pour ces derniers, la solution réside plutôt dans le développement de nouvelles variétés « naturelles » issues de l’hybridation. Par exemple, le riz NPT (New Plant Type) de l’IRI aux Philippines produit entre 100 et 120 quintaux à l’hectare, mais il faut racheter les semences et il nécessite beaucoup d’intrants. De plus, il est faiblement résistant aux maladies et aux ravageurs.

En conclusion, la consommation mondiale a été supérieure à la production depuis 4 ans. Les stocks de report, équivalents à 2 mois de consommation mondiale, ont donc diminués, entraînant la flambée des cours. Mais la récolte 2004 est plutôt bonne à l’échelle planétaire. Les prix agricoles ont donc tendance à redescendre. Ces variations brutales mettent en évidence la nécessité du contrôle de ces prix.

De plus, la géographie alimentaire est en pleine évolution : le Brésil devient une puissance alimentaire et on assiste à une réémergence des pays de la Mer noire comme exportateurs de blé (Russie, Ukraine) en direction du Bassin méditerranéen déficitaire. De même, la participation de la Chine aux échanges mondiaux s’accroît, comme en atteste la multiplication par 3 du fret maritime, alors que ce pays compte avec l’Inde les deux tiers des agriculteurs du monde. Quel avenir pour ces campagnes d’Asie ?

Enfin, le déficit en produits agricoles du sud et de l’est de la Méditerranée (50% du blé importé en Egypte, 75% en Algérie) est une donnée géopolitique majeure.

doigt  le texte en PDF

logo  > Les enjeux d'une alimentation durable (13.01.2012)


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03. presse (sous forme PDF)
mojo

!!!  2 articles dérangeants sur l'impact du 'fracking' sur l'agriculture, la chaîne alimentaire et les effets constatés sinon établis scientifiquement sur l'homme :


alt eco

> Février 2012 > Va-t-on réussir à nourrir le monde ?

>



UP
monde

> 13.01.2013 > Presque la moitié de la nourriture mondiale serait gaspillée



UP
A



UP
teco
> 17.11.2012 > Alimentation : qui empoche quoi quand on passe à la caisse?

> 05.10.2012 > L’accaparement des terres affame à tout bout de champs



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04. documents
fao

> Résumé (PDF)
> Rapport complet (PDF)



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