monnaie, monnaies

 


m à j : 19 Août 2012



 

Qu'est-ce que la monnaie ?

chevron  Wikipédia ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Monnaie )

Aristote définit la monnaie par trois fonctions : unité de compte, réserve de valeur et intermédiaire des échanges.

Depuis la suppression de toute référence à des matières précieuses et la dématérialisation des supports monétaires, et après l’intervention des économistes 'nominalistes', les aspects légaux de l'usage de la monnaie (et notamment les droits juridiques qui sont attachés au cours légal et au pouvoir libératoire) sont plus apparents. Ces droits sont fixés par l’État et font de la monnaie une institution constitutionnelle en de multiples pays.

La monnaie est l'instrument de paiement en vigueur en un lieu et à une époque donnée :
  • du fait de la Loi : on parle de cours légal

  • du fait des usages : les agents économiques l'acceptent en règlement d’un achat, d’une prestation ou d'une dette.

La monnaie est censée remplir trois fonctions principales :

  • intermédiaire dans les échanges : la capacité d’éteindre les dettes et les obligations, notamment fiscales, constitue le 'pouvoir libératoire' de la monnaie.

  • réserve de valeur;

  • unité de compte pour le calcul économique ou la comptabilité;

En pratique ces fonctions peuvent être assurées par différentes monnaies en circulation simultanée. En France par exemple, avant la mise en circulation du Franc Germinal, l'unité de compte est la livre tournois alors que toutes sortes de monnaies (écu, florin, etc.) non seulement servent aux transactions mais sont employées pour constituer des réserves .

Une monnaie se caractérise par la confiance qu’ont ses utilisateurs dans la persistance de sa valeur et de sa capacité à servir de moyen d'échange. Elle a donc des dimensions sociales, politiques, psychologiques, juridiques et économiques. En période de troubles, de perte de confiance, une monnaie de nécessité peut apparaître.

La monnaie a pris au cours de l'histoire les formes les plus diverses : bœuf, sel, nacre, ambre, métal, papier, etc. Après une très longue période où l'or et l'argent (et divers métaux) en ont été les supports privilégiés, la monnaie est aujourd'hui presque entièrement dématérialisée et circule majoritairement sous des formes scripturales, notamment sur support électronique.

Chaque monnaie est définie, sous le nom de devise, pour une zone monétaire donnée (le plus souvent un État). Elle y prend la forme de dépôts, de billets de banque et de pièces de monnaie, dites aussi monnaie divisionnaire.

Les devises s'échangent entre elles dans le cadre du système monétaire international. De facto depuis 1973 où les parités des principales monnaies mondiales cessent d'être défendues et de jure après les accords de la Jamaïque en 1976, les devises ne sont plus étalonnées directement ou indirectement par un poids de métal précieux. Leurs valeurs relatives fluctuent sur un marché international des devises dans le cadre d'un système de changes dits flottants ou flexibles.

En raison de l'importance de la monnaie, les États cherchent très tôt à s'assurer le maximum de pouvoir monétaire : Ils définissent la devise officielle en usage sur leur territoire et font en sorte que cette devise soit symbole et marque de leur puissance. Ils s'arrogent progressivement un peu partout le monopole de l'émission des billets et des pièces et exercent un contrôle sur la création monétaire des banques via la législation et la politique monétaire des banques centrales.




wikiberal  Monnaie

La monnaie est un instrument économique qui a pour fonction première de servir de moyen de paiement et donc de faciliter les échanges en permettant une division du travail très élaborée. Son autre fonction est de stocker de la valeur (dépôts, épargne).


Définition et types de monnaies

On peut définir une monnaie dans son sens le plus large comme "un accord au sein d’une communauté pour utiliser quelque chose comme moyen d’échange ". C'est donc une convention sociale, spontanée ou imposée, destinée à faciliter les échanges de biens et services, et qui peut se "matérialiser" de différentes façons (y compris non matérielles).

> http://www.wikiberal.org/wiki/Monnaie


chevron  documents PDF :



chevron   http://playmendroit.free.fr/economie/forme_de_la_monnaie.htm



chevron  3 catégories de monnaies : lucratives, complémentaires et virtuelles,  (Réflexions monétaires, fév. 14 2011)
 
Il y a quelques temps, je suis tombé sur un article très éclairant, qui date de 2007, qui fait une distinction importante que j’utilise beaucoup. Je vous invite à le lire ! Son auteur, Valérie Peugeot,


distingue 3 types de monnaies :

  • Les monnaies lucratives, commerciales, qui sont essentiellement des outils de fidélité : les 'miles' d’Air France, les 's’miles', les points Carrefour ou Auchan, etc. qui permettent d’acheter des biens ou des services parmi un catalogue prédéfini. L’objectif : fidéliser pour vendre plus. Rien de nouveau, sauf que monsieur et madame tout le monde ne se rend pas forcément compte que c’est un type de monnaies à part entière.
  • Les monnaies complémentaires, alternatives, sociales ou solidaires. Objectif : participer à une transformation de l’économie et de la finance. C’est le sujet de ce blog, c’est un secteur en croissance exponentielle, je pourrais me mettre à blogger à plein temps sans problème…
  • Les monnaies virtuelles : une véritable vague de fond arrive également de ce côté-là. Tous les mondes virtuels et les jeux du type Second Life, World of Warcraft, etc. qui apparaissent en masse sur Internet – souvent au plus grand dam des parents persuadés que leur progénitures en en train de se couper de la réalité -, et qui permettent de se connecter en réseau et d’interagir via des personnages et des avatars, tous ces mondes ont leurs propres économies basées sur des monnaies particulières : le linden dollar dans le cas de Second Life, les gold pour World of Warcraft. Ces monnaies permettent de s’acheter des biens virtuels (une épée, une armure pour les jeux) ou d’ouvrir une boutique (pour Second Life et d’autres). L’article explique notamment comment Second Life a créé un marché de change entre le Linden Dollar et le dollar, et joue véritablement un rôle de banque centrale, maîtrisant l’inflation de leur monnaie… Sur le site IGE, vous pouvez acheter un bon paquet de monnaies virtuelles avec vos euros (j’ai fait le test pour l’exemple : 40 000 gold pour la Demon Soul faction vous en coûtera 146,99 US dollars…).

C’est surtout la distinction entre les 3 types de monnaies qui m’a plu dans cet article. Je ne connais pas assez les monnaies virtuelles pour savoir comment elles ont évoluées depuis 2007, mais il est sûr que le système monétaire et financier tel que nous le connaissons est en train de connaître une révolution profonde !





chevron  http://www.lyc-arsonval-brive.ac-limoges.fr/jp-simonnet/spip.php?article13

Un peu d’économie : Accueil du site > 004. La monnaie > 1. Formes et fonctions de la monnaie > 1. Qu’est-ce que la monnaie ?

1. Qu’est-ce que la monnaie ? (Mardi 13 octobre 2009, par Simonnet Jean-Paul)

  • "La monnaie est comme un langage : le français que je parle n’est utile que dans la mesure où vous en faites autant ; de même que j’accepte la monnaie dans la mesure où vous l’acceptez également." C. Ottavj, Monnaie et financement de l’économie, Hachette, 1996.

  • "Il faut surtout éviter de se laisser abuser par le nuage de prétendu mystère qui enveloppe toutes les discussions ayant trait aux banques et à la monnaie." John Kenneth Galbraith.

La nécessité d’un instrument monétaire pour régler les échanges entre les membres d’une société est apparue très tôt. et selon les régions et les époques, la monnaie a eu des supports matériels variés : plumes, coquillages, pièces métalliques, billets de banque.

Aujourd’hui la monnaie scripturale a remplacé en grande partie les pièces et les billets. De nouveaux instruments monétaires sont apparus, comme les cartes de crédit ou les virements automatiques. La monnaie s’est progressivement dématérialisée.

Le concept monnaie désigne tout instrument de paiement accepté communément dans une société donnée. Les formes de la monnaie ont évolué pour répondre aux fonctions qu’elle devait remplir.


La monnaie c’est d’abord le moyen le plus commode pour effectuer des achats ou se libérer d’une dette.

Il faut cependant se méfier des représentations courantes comme le rappelle Frederic Mishkin.
- Lorsqu’on dit "avoir de la monnaie" ou encore "payer en liquide" c’est du numéraire qu’il s’agit. La monnaie est constituée pour environ 10% par ce numéraire.

- De même, dire d’une personne "elle a de l’argent" ou "elle gagne beaucoup d’argent" cela signifie le plus souvent qu’il s’agit d’une personne "riche" et dans le second cas que son revenu est élevé. La monnaie n’est pas la richesse (le patrimoine ou la fortune) ce n’est pas non plus le revenu.



2. Formes de la monnaie

Les formes sous lesquelles se présente la monnaie ont évolué et continuent d’évoluer dans le sens de la dématérialisation.

M1

Évolution à long terme des formes de la monnaie
(Source : Jean Bouvier, Un siècle de banque française, Hachette, 1973 et rapports du Conseil National du Crédit)


On distingue aujourd’hui la monnaie matérielle et la monnaie scripturale.

La monnaie matérielle : monnaie métallique et monnaie de papier

- La monnaie métallique ou divisionnaire (pièces en euro) est émise par les banques centrales nationales dont la Banque de France.

  • Les pièces de monnaie actuelles sont une survivance de l’époque où la monnaie était représentée par des richesses matérielles, puis par des métaux précieux utilisés pour leurs qualités spécifiques : inaltérables, transportables, fongibles et divisibles. Cette monnaie joue de nos jours un rôle d’appoint, son pouvoir libératoire est de fait limité.
Ce sont les banques centrales donc la Banque de France qui émettent les pièces en euros puis les vendent à la Banque Centrale Européenne qui les met en circulation par l’intermédiaire des banques commerciales.

- La monnaie de papier est constituée des billets de banque.
 
A l’origine, les billets étaient des reconnaissances de dette signées par un banquier, qui reconnaissait à celui détenant les billets, le droit d’obtenir une certaine quantité de monnaie métallique (or ou argent). Ils étaient donc toujours convertibles en monnaie métallique. Ils devinrent peu à peu inconvertibles et circulèrent de la main à la main entre les porteurs successifs. Inconvertibles depuis le 2 août 1914, on ne peut plus les échanger contre du métal précieux auprès de la Banque centrale qui possède le monopole d’émission.

Le billet de banque est souvent qualifié de monnaie fiduciaire (du latin fiducia, confiance) et il a un cours forcé.

Depuis janvier 2002 les billets sont émis par la Banque centrale européenne (BCE). Les Banques Centrales de chaque État de la zone euro assurent la gestion de la monnaie matérielle sur leur territoire. Elles se chargent de leur fabrication dans leurs propres usines et de leur émission qui correspond à leur comptabilisation à leur valeur faciale (supérieure au coût de production) par le Caissier général qui les délivre aux établissements. Les billets sont mis en circulation lorsqu’ils sortent des caisses de la Banque Centrale pour être remis à leurs utilisateurs.

En France 11,4 % des paiements se faisaient encore en monnaie matérielle (billets et pièces) en 2008.



La monnaie scripturale

La monnaie scripturale se développe à un rythme très rapide en raison de sa sécurité et de sa commodité, elle représente on vient de le voir près de 90 % des disponibilités monétaires. Elle est composée des dépôts à vue en euros ouverts auprès des établissements de crédit et des comptables du Trésor public.

Elle est créée et transférée d’un compte à un autre par un simple jeu d’écriture. Il ne faut pas confondre la monnaie scripturale (les fonds déposés) et les instruments qui permettent sa circulation comme les chèques, le virement, les cartes de paiement qui sont les principaux instruments de règlement scripturaux.

Les moyens de paiement scripturaux (carte, chèque, virement, prélèvement, etc.) sont des dispositifs qui permettent le transfert de fonds tenus dans des comptes par des établissements de crédit ou des institutions assimilées (Caisse des dépôts et consignations, Trésor public, Banque de France…) suite à la remise d’un ordre de paiement.

Les opérations mises en œuvre pour réaliser ces paiements scripturaux et permettre le transfert de fonds entre un débiteur et un bénéficiaire sont multiples mais elles sont réservées par la loi française, sauf dérogations, aux établissements de crédit.

La circulation de la monnaie scripturale se compose toujours de deux opérations lorsque les deux parties (débiteur et créancier) ont des comptes dans des banques différentes : la transaction et la compensation. S’ils ont des comptes dans la même banque il n’y a pas de compensation.

La transaction peut être initiée par le débiteur (chèque ou virement par exemple) ou par le créancier (prélèvement). Les banques doivent s’assurer de l’identité des parties, de l’authenticité de l’instrument de paiement utilisé et de l’intégrité des données de la transaction.

La compensation et le règlement permettent aux établissements de crédit de s’échanger leurs créances respectives nées des paiements scripturaux et de payer le solde net de ces créances.

Le schéma suivant décrit les principales phases d’un paiement scriptural
(en rouge la compensation, en vert la transaction)


m2

La monnaie scripturale est donc la monnaie détenue par les agents sur leurs comptes bancaires, c’est-à-dire, non seulement les dépôts à vue sur les comptes courants (471,5 milliards d’euros en août 2009), mais aussi les dépôts sur les autres comptes à court terme (638, 2 milliards d’euros à la même date) soit au total 1109,7 milliards d’euros.


Les agrégats monétaires

La définition de la monnaie par sa substance (les formes prises par la monnaie) ne suffit pas, il faut aussi la définir de manière fonctionnelle pour délimiter avec certitude tout ce qui peut être considéré comme étant de la monnaie. Ainsi n’importe quel actif (c’est-à-dire n’importe quel bien possédé ou service rendu) pourrait être considéré comme de la monnaie, dès lors qu’il serait accepté en paiement. En réalité, tous les actifs ne se valent pas de ce point de vue.

On réserve le nom de monnaie aux actifs qui présentent deux caractères particuliers :

  • Ils sont "liquides", c’est-à-dire qu’ils peuvent être utilisés instantanément,

  • Ils sont "sans risque" de perte ou de gain en capital lorsqu’ils sont mobilisés (c’est-à-dire transformés pour être la contre partie de l’échange).
Tous les actifs ne sont donc pas de la monnaie et certains le sont plus que d’autres : il y a des degrés dans la "liquidité" et dans le caractère "risqué".

La monnaie c’est l’ensemble des actifs permettant de se libérer d’une dette, sur un territoire donné, sans délai et sans risque de perte en capital. La dette peut être ancienne ou correspondre à un échange en cours à l’instant où la monnaie est utilisée.

Les pouvoirs publics cherchent à mesurer la capacité de dépense des agents de l’économie et pour cela ils définissent des instruments de mesure appelés "agrégats". La définition actuelle des agrégats monétaires est celle retenue en 1999 avec la création de la zone Euro.


Les agrégats de monnaie sont des indicateurs statistiques reflétant la capacité de dépense des agents non financiers résidents (sociétés, ménages, administrations publiques hors État, compagnies d’assurance, caisses de retraite et administrations privées). Ils regroupent l’ensemble des moyens de paiement de ces agents et, parmi leurs placements financiers, ceux qui peuvent être utilisés en règlement des transactions après conversion facile et rapide en moyens de paiement, sans risque important de perte en capital.



Les agrégats monétaires encours en milliards d’euros au mois d’août 2009.

M3
Zone euro (source : Statistiques monétaires de la Banque de France ; statistiques disponibles tous les mois.)

Il faut insister sur le fait que la masse monétaire ne contient que la monnaie susceptible d’être dépensée par les agents non financiers ce qui exclut la monnaie appartenant et détenue par les banques et les institutions financières.

Pour aller plu loin vous pouvez consulter cet article dédié aux agrégats monétaires

Documents joints :

 


 

chevron des liens sur la monnaie :

logo

Quelques liens sur la monnaie...
22  décembre 2007 | par Jean Zin
   
ch Le SOL

  http://www.sol-reseau.org/, le site du SOL


ch
Une présentation du projet SOL (PDF) :

  • SOL Coopération : SOL acquis lors d’achats "au sein d’un réseau d’entreprises et organisations qui partagent des valeurs écologiques et sociales". Ces SOLs sont réutilisables dans ce même réseau.
  • SOL Affecté : "Outil d’action social émis, sous certaines conditions, par les collectivités".
Pascale Delille et Celina Whitaker

Voir aussi http://www.caracoleando.org/


ch
Les Sels

  http://selidaire.org/spip/

Le site de Selidaire (définitions, mode d’emploi des Systèmes d’Echanges Locaux, etc...)

  http://www.seldeparis.org


ch
Monnaies plurielles :

Perspectives pour les monnaies plurielles, Jacques Robin - Transversales Science Culture n° 58, juil. - août 1999

La monnaie distributive Marie-Louise Duboin - Transversales Science Culture n° 58, juil. - août 1999

Interview de Bernard Lietaer

Extraits de Terra economica N°40 - 09/12/2004 - Par ici, la monnaie !


Monnaies sociales : un outil et ses limites, (PDF), Jérôme Blanc

Expériences systèmes d’échange et monnaies complémentaires (PDF) :

WIR - SEL - Banques du temps - Fortaleza - Barter - CHIEMGAUER - Lignières en Berry - S’Miles - TIME DOLLAR - Tsukisara partner’s center - Wörgl - Ithaca Hours - La naissance du dollar

  Wörgl ou l’« argent fondant » 1933

  Wiki Monnaies locales

  Conférence "Les Monnaies Locales au 21ème Siècle" (2004), Nombreux liens.


ch 
Le boom des monnaies parallèles, Article d’Alternatives économiques, juillet-août 2006 (analyse intéressante)

  http://money.socioeco.org/fr/docume

Nombreux documents (le Robin, etc.), pas toujours très pratiques à charger (il faut sauver sur disque les fichiers htlm !) mais pas mal de textes intéressants.

 
base de données sur les expériences de monnaies complémentaires
Conçue par Stephen DeMeulenaere de la Fondation Strohalm.

  http://www.thetransitioner.org/wiki...

Surtout sur les monnaies libres, très critiquables...


  Podcast (audio) sur les monnaies locales Pascal Canfin et Jean Zin

  Petit film (vidéo) sur les monnaies complémentaires en Europe, 67 Mo.

>> Créer des monnaies par millions LE MONDE | 18.08.09



ch   la page de liens



ch  site http://www.1001monnaies.com/ > systèmes monétaires (14 articles)

 


 

chevron perversions de l'utilisation de la monnaie ?

 


 

chevron Enjeux de la monnaie locale complémentaire


 

 

 

 

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