gaz de schiste

 

 
m à j : 27 Février 2013

 




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Gaz de schiste, ne doit pas être confondu avec huile de schiste.

MAP  Les 48 grands bassins de gaz de schiste dans 38 pays, selon l'EIA


Le gaz de schiste, également appelé "gaz de roche-mère" ou "gaz de shale" (en anglais : "shale gas"), est un gaz d'origine naturelle, engendré par la décomposition d'argile riche en matières organiques, et extrait à partir de terrains marneux ou argileux (1).

Contrairement au gaz naturel, il est piégé dans les roches poreuses où il se forme, et il est donc nécessaire de fracturer ces roches pour pouvoir le récupérer.

Il joue un rôle croissant dans le mix énergétique participant à l'approvisionnement en énergie aux États-Unis depuis le début du xxie siècle. Le succès que rencontre ce nouveau type d'exploitation aux États-Unis est sous-tendu par les fortes subventions accordées, et par la législation locale, qui permet au propriétaire de mieux bénéficier des ressources géologiques qu'en Francenote (1).

Le potentiel gazier des schistes intéresse aussi plusieurs gouvernements du Canada, d'Europe, d'Asie et d'Australie. Divers analystes s'attendent aussi à ce que le gaz de schiste puisse accroître considérablement les approvisionnements énergétiques mondiaux (2). Selon une étude du Baker Institute of Public Policy de l'Université Rice, l'augmentation de la production de gaz de schiste aux États-Unis et au Canada pourrait contribuer à empêcher la Russie, le Qatar et l'Iran de dicter des prix plus élevés pour le gaz qu'ils exportent vers l'Europe (3).

Toutefois, les risques sismiques et les problèmes environnementaux constatés ou supposés, et notamment la pollution de l'air et de l'eau, entrainent une forte défiance de l'opinion publique et de certains gouvernements vis-à-vis de cette ressource.

Du fait de ces intérêts antagonistes, le sujet fait l'objet de polémiques via des blogs ou manifestations, ainsi que d'un lobbying de la part des sociétés industrielles et des ONG écologistes impliquées.


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Derrick et plateforme de forage d'un puits de gaz de schiste à Marcellus (Pennsylvanie, États-Unis).



Sommaire :

1 Géologie
2 Technique d'extraction
3 Aspects économiques
3.1 Aspects micro-économiques - Rentabilité des extractions
3.2 Aspects macro-économiques - Enjeux géo-stratégiques
4 Aspects environnementaux
4.1 Bilan énergétique gobal et émissions de gaz à effet de serre
4.2 Les techniques d'extraction
5 Intérêts antagonistes et lobbying
6 Perspectives mondiales
6.1 Afrique
6.2 Amérique du Nord
6.3 Europe
6.4 Asie-Pacifique
7 Notes et références
7.1 Notes
7.2 Références
8 Bibliographie
9 Filmographie
10 Voir aussi
10.1 Articles connexes
10.2 Liens externes




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1. Géologie


sc2  Illustration comparant l'exploitation des gaz de schiste à d'autres types de gisements de gaz naturel.

Le gaz de schiste est présent dans les schistes argileux sédimentaires, également appelés "shale" au Canada (4). Le gaz de schiste est produit depuis des années (gaz conventionnel) dans des schistes fracturés naturellement, mais la matrice rocheuse des schistes présente une faible perméabilité.

L'exploitation commerciale à grande échelle nécessite donc une fissuration artificielle de la roche pour en augmenter la perméabilité ; l'essor du gaz de schiste ces dernières années a été stimulé par l'utilisation à grande échelle de la technique de fracturation hydraulique. Le taux de récupération possible est de l'ordre de 20 à 40 %.

Les schistes qui ont un potentiel économique de production gazière partagent un certain nombre de caractéristiques ; ils sont riches en matière organique (0,5 % à 25 %) (5), et sont habituellement des roches sources pétrolières dans la fenêtre de gaz thermogénique (où l'action de la chaleur et des pressions élevées convertit le pétrole en gaz naturel).

Ces schistes doivent être assez fragiles et assez rigides pour se fracturer et maintenir les fractures ouvertes. Dans certaines régions, les couches schisteuses à fort rayonnement gamma naturel sont réputées plus productives : un niveau élevé de rayonnement gamma est souvent corrélé à une forte teneur en carbone organique (6).

Ce sont souvent des schistes gris foncés, éventuellement carbonés et calcaires.

Une partie du gaz provient des fractures naturelles, le reste étant piégé dans les pores ou absorbé dans la matière organique. Le gaz libre des fractures est immédiatement accessible ; le reste n'est libéré que plus lentement et sous la pression créée via le puits et avec l'aide d'additifs chimiques.

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2. Technique d'extraction

Le procédé commun s'appuie sur le forage directionnel (souvent horizontal), associé à la fracturation hydraulique, d'un grand nombre de puits. Le forage directionnel consiste à forer non pas verticalement, mais à une profondeur et un angle qui permettent au puits de rester confiné dans la zone potentiellement productrice, comme le montre le schéma ci-dessus. La fracturation hydraulique consiste à provoquer un grand nombre de micro-fractures dans la roche contenant le gaz, permettant à celui-ci de se déplacer jusqu'au puits afin d'être récupéré en surface. La fracturation est obtenue par l'injection d'eau à haute pression dans la formation géologique, autour du point d'injection  (7).

schema (Sciences & Avenir)

On ajoute des additifs dans l'eau afin d'améliorer l'efficacité de la fracturation :
  • du sable de granulométrie adaptée, qui va s'insinuer dans les micro-fractures et empêcher qu'elles se referment ;

  • des biocides destinés à réduire la prolifération bactérienne dans le fluide et dans le puits ;

  • des lubrifiants qui favoriseront la pénétration du sable dans les micro-fractures ouvertes par la pression de l'eau ;

  • des détergents qui augmentent la désorption du gaz et donc la productivité des puits.

La multitude de puits forés en fait une technique inadaptée aux milieux urbanisés.

Les méthodes d'extraction des hydrocarbures de roche-mère actuellement employées sont anciennes: le forage horizontal est généralisé depuis les années 1980, et les débuts de la fracturation hydraulique remontent à 1948. Plus de 10 000 fracturations sont effectuées chaque année dans le monde, y compris pour la géothermie ou la production d'eau potable (8).

Selon des professionnels[réf. nécessaire], le coût total d'un seul forage s'élèverait entre 8 à 10 millions de dollars dont 40 à 50 % pour la plateforme de forage, 8 à 10 % pour l’acquisition des tubes et coffrages et 30 à 40 % pour la fracturation hydraulique.
Une fois l'exploitation terminée car la ressource épuisée, le forage est refermé avec des bouchons de ciment mesurant entre 50 et 100 m d'épaisseur à plusieurs niveaux différents.

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3. Aspects économiques

3.1. Aspects micro-économiques - Rentabilité des extractions

Bien que des gaz de schiste soient exploités commercialement depuis plus d'un siècle dans le bassin des Appalaches et dans le bassin de l'Illinois aux États-Unis, ces puits n'étaient rentables sur le plan économique que grâce à une forte déréglementation et une politique active de subventions, sous forme de crédits d'impôts. La hausse des prix du gaz naturel des années 2000 et les progrès technologiques enregistrés dans le domaine de la fracturation hydraulique et des forages horizontaux ont cependant amélioré la rentabilité du gaz de schiste. Ses coûts de production sont généralement plus élevés que pour les gisements traditionnels, en raison des coûts élevés du forage horizontal et de la fracturation hydraulique. Et il existe des incertitudes sur la rentabilité de leur exploitation sur d'autres zones géographiques, d'autant que dans le même temps, la forte production aux États-Unis, liée à une demande gaz moindre a fait chuter le cours du gaz (9).

L'Amérique du Nord est le chef de file dans le développement et la production de gaz de schiste. Le succès économique du Barnett Shale au Texas a stimulé la recherche d'autres sources de gaz de schiste aux États-Unis et au Canada.


3.2. Aspects macro-économiques - Enjeux géo-stratégiques

Alors que les zones d'exploitation de gaz naturel sont concentrées sur quelques pays, dont la Russie, les gisements de gaz de schiste sont eux présents en Amérique du Nord, en Asie et en Europe. La Russie, qui détient 20 % des réserves de gaz naturel, est le premier exportateur mondial. L'exploitation des gaz de schistes permettrait ainsi aux trois autres blocs de diminuer leur dépendance à l'égard de la Russie. Une autre partie du gaz produit dans le monde provient de co-produits de la production pétrolière, et cette source d'approvisionnement diminuera au même rythme que celle du pétrole (10).

Pour ces raisons, et si la rentabilité est avérée, il est stratégique pour les États d'utiliser cette ressource qui leur permettrait de réduire leur dépendance énergétique. Tout comme il est stratégique pour les compagnies pétrolières d'être présentes sur ce créneau qui demande un fort savoir-faire. Aux États-Unis, où la production était initialement le fait de petites entreprises, un mouvement de concentration s'est opéré, avec le rachat de celles-ci par des entreprises pétrolières (9).

Pour une partie de ses opposants, l'exploitation des gaz de schiste retarderait le développement de politiques d’efficacité et d’économie d’énergie et celui des énergies alternatives comme les énergies renouvelables. Ce dernier argument n'est cependant pas partagé par tous. Pour ses défenseurs, loin d'empêcher le développement des énergies renouvelables, la production d'hydrocarbures de schiste permettrait de remplacer des importations extrêmement coûteuses et risquées (11).

À l'inverse, les conséquences économiques sur d'autres secteurs que l'industrie énergétiques sont insuffisamment prises en compte. Des retombées négatives, via les pollutions engendrées, ont été identifiées dans le secteur des eaux de source et eaux potables (12), et ont donné lieu à une forte opposition, au moins en France, dans les secteurs du tourisme et de l'agriculture.

La conjonction d'intérêts stratégiques pour les uns, devant amener les États à subventionner le secteur, et les milliards déjà dépensés pour les autres, liés aux incertitudes sur la rentabilité de l'exploitation fait craindre l'avènement d'une bulle spéculative (13).


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4. Aspects environnementaux

Article détaillé : Controverses sur le gaz de schiste.

L'exploitation du gaz de schiste donne lieu à de vifs débats entre ses opposants et ses partisans, qui s'appuient sur les érguments suivants.

4.1. Bilan énergétique gobal et émissions de gaz à effet de serre


Ces données (2012) (14) montrent que les fuites de CH4 du bassin gazier de Denver dans l'air ont été très sous-estimées par l'industrie. Ces chiffres confirment le bilan négatif du gaz de schiste en termes d'empreinte carbone, annoncé en 2011 par R Howard.
Le calcul du bilan total au regard de la contribution à l'effet de serre implique d'ajouter au CO2 issu de la combustion du gaz, celui qui est issu du pétrole dépensé pour la construction et le fonctionnement des puits, mais aussi le méthane qui fuit vers l'atmosphère lors de l'extraction et lors du transport du gaz.

Des fuites sont visibles (en infrarouge, montrées par le film Gasland), et la NOAA avait déjà identifié en 2007 des panaches occasionnels d'air pollué par du méthane, du butane et du propane (15), puis en 2008 à partir de nouveaux équipements dans la région, permettant un échantillonnage et analyse en temps réel qui ont montré comme origine le bassin Denver-Julesburg, où plus de 20.000 puits de pétrole et de gaz ont été forés en 40 ans.

Une quantification plus fine des fuites a été faite dans ce bassin en 2011 par deux équipes distinctes, de l'Université Cornell et de l'EPA (Environmental Protection Agency) ; Ces deux équipes ont conclu en 2011 qu'on manquait encore de données fiables (peu de mesures réelles de terrain, malgré la présence de dizaines de milliers de puits) mais selon les données disponibles, les émissions de méthane provenant des gaz de schiste étaient beaucoup plus élevées que ce qu'affirmait l'industrie gazière.

Sur la base des données de l'EPA et de l'industrie gazière elle-même, Robert Howarth (Université Cornell) affirmait en 2011 dans Climatic Change Letters que l'empreinte carbone du gaz de schiste dépassait celle des puits de gaz conventionnels ;
En effet, chaque puits de gaz de schiste perd de 3,6 % à 7,9 % de son méthane dans l'atmosphère (c'est 30 % à 200 % de plus qu'à partir d'un puits conventionnel) (16).

R. Howart a proposé d'appliquer à ces pertes non plus l'indice de pouvoir de réchauffement global (PRG) retenu par le 4e rapport d’évaluation du GEIC (soit 72 fois le pouvoir réchauffant du CO2 pour une période de 20 ans), mais l'indice proposé en 2009, par Drew Shindell de la NASA, plus élevé de 23 % en moyenne, car intégrant les interactions climatiques des gaz à effet de serre (GES) avec les aérosols particulaires de l'air, alors l'empreinte en équivalent CO2 d’un puits de gaz de schiste en 20 ans serait de 20 à 50 % plus élevée que si on avait utilisé du charbon pour produire la même quantité d'énergie (16,17).

En 2012, le caractère massif des fuites de méthane était confirmé par des analyses faites en 2011-2012, publiées dans un rapport de la NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration) dans le journal Nature (février 2012) ; Le CH4 perdu dans l'air l'est en quantité au moins deux fois supérieur à ce qu'annonçaient les industriels gaziers (14); dans le bassin Denver-Julesburg (près de Denver) en exploitation ce sont dans ce bassin environ 4 % de la production qui sont perdus dans l'atmosphère (sans prendre en compte d'autres pertes à partir des systèmes de canalisations et de distribution).

Ces chiffres confirment l'évaluation de Howarth de 2011, qui avait été contestée par l'industrie gazière et certains universitaires. Le processus de fracturation implique que de premiers rejets irréguliers (bulles de gaz et "rots de production" que les sociétés gazières rejettent dans l'air au début (durant un mois voire plus) (14). Ce n'est que quand la production est régulière que le puits est relié à un pipeline (14). En fin de vie, d'autres fuites plus diffuses peuvent survenir.

Les nouvelles données de terrain montrent qu'une petite partie du CH4 perdu provenait de réservoirs de GPL (stocks avant expédition), "mais une grande partie de celui-ci (le CH4) est juste du gaz brut fuyant de l'infrastructure", avec de 2,3 à 7,7 % de perte, soit une estimation moyenne de 4 %, légèrement plus élevée que celle faite par l'université Cornell en 2011 (de 2,2 % à 3,8 %) pour les puits et la production de gaz de schiste.

Cette estimation est également plus élevée que celle, précédente de l'EPA (qui a révisé sa méthodologie, "ce qui a en 2011 à peu près doublé l'inventaire officiel des émissions de l'industrie du gaz naturel au cours de la dernière décennie aux États-Unis" (14). 1,9 % du gaz perdu durant la durée de vie d'un forage s'échappe du puits lui-même à la suite de la fracturation. Capter et stocker ce gaz et ceux issus du processus de fracturation est techniquement faisable, mais trop couteux selon l'industrie gazière (14).

L'EPA a annoncé pour avril 2012 un règlement promouvant de tels changements en réglementant les émissions des champs gaziers (14).

Robert Howard précise que le gaz de schiste aurait pu avoir un certain avantage sur le charbon s'il était uniquement brûlé dans des centrales performantes pour produire l'électricité, mais hélas, seuls 30 % du gaz américain servent à faire de l'électricité, 70 % étant affectés au chauffage individuel, qui ne bénéficie pas d'un tel avantage (14).

L'administration Obama aux États-Unis estime toutefois que l'intensification de l'exploitation des gaz de schiste permettra de réduire les émissions de gaz à effet de serre (18). Cependant, la production et le transport ne peuvent éviter des rejets accidentels ou délibérés de méthane, principal constituant du gaz naturel, dont le potentiel de réchauffement global est très élevé.


4.2. Les techniques d'extraction

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(Sciences & Avenir)

4.2.1. Impact sur l'eau et l'air du site


Les préoccupations officielles pour les impacts environnementaux et sanitaires induits par la fracturation hydraulique apparaissent vers 2010, notamment avec l'EPA qui - à la demande du Congrès américain - a décidé d'étudier (de 2010 à 2012) ses conséquences sur les eaux potables et la santé publique, après la publication d'une première synthèse en 2004, et de fortes alertes enregistrées sur la zone de Barnett Shale19 par la revue American Scientist.

Ces alertes sur des émissions importantes de gaz carcinogènes dans l'environnement ont été confortées par le film documentaire Gasland de Josh Fox (20). Celles sur la contamination de nappes phréatiques superficielles par du gaz et des fluides de fracturation, a fait l'objet d'explication de l'Institut Français du Pétrole, qui les attribue à un défaut de cimentation de la partie supérieure du forage (21).

Le congrès américain a réservé en 2010 un budget pour ces questions et l'EPA a confié à son Bureau de recherche et développement (Office of Research and Development ou ORD22) une étude scientifique à lancer en 2011, après des ateliers de travail et consultations d'experts (de juillet à septembre 2010) et appel public à expertise (23) concernant les effets possibles de la fracturation hydraulique sur les ressources en eau potable. L'EPA prévoit une évaluation de l'étude par des pairs. Des manifestations de citoyens et d'associations ont eu lieu dans divers pays en opposition à ce mode d'extraction ainsi qu'à l'usage continu d'énergies fossiles.

Selon des études récentes (24), "On utilise dans les techniques de forage des centaines de produits chimiques qui sont pour la plupart toxiques, voire cancérigènes. Ces polluants peuvent s’infiltrer dans les nappes phréatiques, contaminer l’eau que nous consommons et donc avoir des effets sur notre santé. A cela s’ajoute la question du retraitement des eaux usées qui remontent à la surface et que nous ne savons pas traiter…" expliquait le Dr Pierre Souvet, Président de l’ASEF dans un communiqué de presse (25). L’ASEF s’est mobilisée pour lutter contre l’exploitation de ce gaz en France et a dénoncé ses dangers sur la santé. Dans une dépêche AFP datée du 28 août 2012, l'ASEF dénonçait les dangers de l'exploitation des gaz de schiste sur la santé (26). Trois jours plus tard, l'Amicale des foreurs et des métiers du pétrole (AFMP) s'insurgeait contre ces déclarations (27).


4.2.2. Consommation d'eau

Chaque forage nécessite une quantité importante d'eau. Seule une partie de l'eau est récupérée (28), polluée par les additifs des Fluides de fracturation.

En 2012, la sécheresse a aux États-Unis opposé les agriculteurs et certaines villes aux pétroliers pour l'accès à la ressource. Ainsi, au Texas (en situation de sécheresse depuis l'été 2011), des municipalités ont prohibé l'utilisation de l'eau pour les forages et d'autres villes en ont interdit le transport (28).

Le 16 juillet, la Pennsylvanie a interdit à la soixantaine de sociétés de forage qui exploitent notamment le gisement Marcellus de pomper l'eau de certaines rivières, alors que les pétroliers texans et du Montana ou du Dakota peinaient également à s'approvisionner en eau28. Dans certains états les agriculteurs qui avaient les droits sur l'eau vendent leur eau aux pétroliers à un prix qui a plus que doublé (29) (28) suite à la canicule, ce qui a ainsi freiné l'implantation de nouveaux puits.

Les agriculteurs du Colorado voient des sociétés de forage plus riches qu'eux qui achètent l'eau lors des ventes aux enchères des ressources hydrauliques ( moyen courant d'attribution de cette ressource aux États-Unis) (28). Au même moment le secteur nucléaire et d'autres centrales électriques risquent de manquer d'eau pour leur refroidissement.


4.2.3. Risques sismiques

Selon le British Geological Survey, le centre britannique des tremblements de terre, il existe un lien bien connu entre fracturation hydraulique et tremblements de terre. En juin 2011, la société Cuadrilla Resources a du interrompre son activité d'exploration dans le nord-ouest de la Grande-Bretagne, en raison de plusieurs séismes de magnitude 1,5 à 2,3 (30).

Plus qu'à la fracturation des roches, ces séismes seraient principalement dus à l'injection d'eau. Le phénomène avait été constaté dans le Colorado en 1960, alors que l'armée américaine se débarrassait par injection dans le sous-sol d'armes chimiques. Le séisme enregistré d'une magnitude de 5,5 sur l'échelle de Richter avait conduit à l'arrêt de ces injections (31).

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5. Intérêts antagonistes et lobbying

Du fait des intérêts contradictoires, et d'une sensibilité de la population plus réceptive aux aléas environnementaux directs qu'aux enjeux géopolitiques, le sujet des gaz de schiste fait l'objet de fortes controverses. Les opposants recourent à de nombreuses publications dans des blogs ou sites internet dédiés, et à des manifestations. Pour y pallier, les producteurs pétroliers mettent en place des stratégies de lobbying.

En France, un cabinet d'intelligence économique se disant mandaté par le groupe Total a ainsi émis une série de recommandations visant à instaurer ce lobbying de façon active, via ce qu'il appelle une campagne de contre-information. Il décrit des "éléments de langage" propres à chaque "cible" visée tels que l'assimilation du gaz de schiste au gaz naturel, la fiabilité des procédés d'extraction, les possibles récupération et retraitement de l'eau.

Concernant le grand public, il préconise de jouer sur l'affect, avec le slogan "On vous vole vos emplois !" en faisant le parallèle avec carte du chômage et zones d'extraction. Il propose la création d'un comité d'experts (scientifiques, sociologues, économistes, politiques) dont le discours viserait à légitimer l'extraction des gaz de schiste, via un maillage des moyens de communication (blogs, Wikipédia, réseaux sociaux, Twitter, référencement dans les moteurs de recherche, applications mobiles). L'objectif affiché est de faire assimiler les contestations à des prises de positions "partisanes et idéologiques" auprès du grand public et des décideurs (10).

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6. Perspectives mondiales

map

6.1. Afrique

6.1.1. Afrique du Sud
Le gouvernement sud-africain a décidé de lever, le 8 septembre 2012, le moratoire instauré en 2011 sur l'exploration du gaz de schiste (32).

6.1.2. Algérie
Selon les résultats préliminaires de l’évaluation du potentiel de gaz non conventionnels commandée par le gouvernement, les réserves de gaz non conventionnel algériennes sont aussi importantes que celles des États-Unis. La loi sur les hydrocarbures devrait être modifiée afin d’introduire la réglementation nécessaire pour exploiter le gaz non conventionnel, devenu une nécessité pour permettre au pays de satisfaire la demande locale et d’assurer son indépendance énergétique à l’horizon 2050 (33).

6.2. Amérique du Nord

6.2.1. Canada
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6.2.2. Québec
Des explorations ont été faites mais la population a demandé un moratoire pour la sécurité de ses ressources, de son environnement et de sa santé.

En 2010, treize compagnies ont acquis des droits d'exploitation sur un territoire majoritairement situé dans la vallée du Saint-Laurent (34).

Le projet global a récemment été estimé à environ 20,000 puits dans les régions concédées. Cela représenterait environ 40 000 km de conduits souterrains et un puits environ tous les kilomètres (35).

Les industries présentes sont (34):

Junex Inc.
Gastem Inc.
Pétrolympia Inc.
333817 Alberta Ltd
Molopo Canada Inc.
Altai Resources Inc.
Talisman Energy Inc.
9220-5558 Québec Inc.
Greencastle Resources Ltd
Intergaz Exploration, Sec
Ressources & Énergie Squatex inc.
X-Terra Resources Corporation


6.2.3. États-Unis

04 Plateforme de forage horizontal de Chief Oil & Gas dans les Appalaches.

Le premier puits de gaz commercial foré aux États-Unis, à Fredonia (État de New-York) en 1821, était un puits de gaz de schiste de la formation de schiste du dévonien de Fredonia. Cependant, depuis la découverte des puits de pétrole Drake en 1859, la production de gaz de schiste a été éclipsée par les grands volumes produits par les réservoirs de gaz conventionnel.

En 1996, les puits de gaz de schiste aux États-Unis ne produisaient que 0,3 TCF (billion de pieds cubes: 1 TCF vaut 28,3 milliards de mètres cubes), soit 1,6 % de la production américaine de gaz; la production a plus que triplé en 2006, pour s'établir à 1,1 TCF par an, soit 5,9 % de la production nationale.

En 2005, il y avait 14 990 puits de gaz de schiste aux États-Unis36. Un nombre record de 4 185 puits de gaz de schiste ont été forés en 200737. En 2007, les gisements de gaz de schiste figuraient en bonne place parmi les principaux gisements gaziers aux États-Unis en termes de volumes produits; ainsi, le Barnett/Newark East se classait au 2e rang, tandis que l'Antrim figurait en 13e place (38).

Début 2011, on compte 493 000 forages d'exploitation actifs dont 93 000 au Texas et 71 000 en Pennsylvanie.

Une étude menée par le MIT estime que le gaz naturel fournira 40 % des besoins énergétiques des États-Unis dans l'avenir, contre 20 % aujourd'hui, grâce en partie aux abondantes réserves de gaz de schiste (39).

Afin de pouvoir puiser dans ces réserves, une loi est promulguée, interdisant aux propriétaires terriens de refuser un forage de gaz de schiste dans leur propriété (40,41).

Le mardi 21 juin 2011, l'Arkansas Oil and Gas Commission (Commission du pétrole et du gaz de l'Arkansas), fait passer un moratoire, interdisant temporairement l'exploitation par fracturation, en raison de 1220 tremblements de terres recensés provenant de cette technique depuis le début de l'année et notablement un de magnitude 4,7 sur l'échelle de Richter (42).

Les opérateurs industriels étaient en 2010 au nombre de neuf :

BJ Services
Complete Production Services
Halliburton
Key Energy Services
Patterson-UTI
RPC, Inc
Schlumberger
Superior Well Services
Weatherford


6.3. Europe

Bien que l'Europe ne produise pas de gaz de schiste à l'heure actuelle, le succès des gaz de schiste en Amérique du Nord a incité les géologues dans un certain nombre de pays européens à examiner le potentiel de production de leurs propres schistes riches en matière organiques (43, 44, 45, 46).

La société norvégienne Statoil est impliquée dans une coentreprise avec Chesapeake Energy pour produire le gaz de schiste du Marcellus Shale dans le nord-est des États-Unis. La société a manifesté son souhait de capitaliser sur ses connaissances pour développer le gaz de schiste en Europe.

La société russe Gazprom a annoncé en octobre 2009 qu'elle envisageait l'achat d'un producteur américain de gaz de schiste afin d'acquérir une expertise qu'elle pourrait utiliser pour développer le potentiel de la Russie47. Dans le Barnett Shale au Texas, la compagnie pétrolière française Total SA participe à une coentreprise avec Chesapeake Energy, alors que la société italienne ENI a acquis une participation dans Quicksilver Resources.

Les formations schisteuses propices en Europe comprennent des schistes du nord de la France48 le schiste de l'Alum dans le nord de l'Europe et les schistes du Carbonifère en Allemagne et aux Pays-Bas. (49)

Selon la société d'études IHS-Cera (50), l'exploitation du gaz de schiste est indispensable à l'Europe pour compenser le déclin amorcé de sa production de gaz naturel conventionnel (51).

L’association Eurogas, Union Européenne pour l’Industrie du gaz naturel, émet elle un avis plus modéré sur le développement de gaz non conventionnels en Europe. Selon son président, Jean-François Cirelli, numéro deux du groupe énergétique GDF Suez, bien que le développement du gaz de schiste ait la capacité d’accroître les réserves mondiales de gaz et qu’il puisse compenser un déclin de la production sur le long terme, le gaz non conventionnel ne bénéficie pas d’un cadre suffisamment incitatif pour se développer (52).

Par ailleurs, selon de nombreux économistes, la chute du prix du gaz aux États-Unis due à l'essor de la production des gaz non conventionnels profite aux industriels américains au détriment des Européens. Ceci est particulièrement notable dans le secteur de la chimie et de la pétrochimie, avec un écart de compétitivité croissant de part et d’autre de l’Atlantique et des transferts de capacités considérables depuis l’Europe et l’Asie vers les États- Unis (53).


6.3.1. Allemagne
ExxonMobil détient des baux sur 750 000 hectares dans le bassin inférieur de la Saxe en Allemagne, où elle projetait de forer dix puits de gaz de schiste en 2009 (54).

6.3.2. Autriche
L'exploration est en cours en Autriche. OMV travaille sur un bassin prometteur, près de Vienne (55).

6.3.3. Danemark
Le Danemark étudie actuellement très sérieusement la possibilité d'exploiter des gaz de schiste et se lance dans la recherche de ces hydrocarbures (56).

6.3.4. Espagne
Des prospections ont été réalisées dans la province d'Alava (sud du Pays basque) et laissent penser que la zone abrite dans son sous-sol 184,5 milliards de mètres cubes de gaz, soit 60 fois la consommation annuelle de la région Pays basque et 5 fois celle de l'Espagne (57).

Pas encore exploités, ces hydrocarbures de schiste sont cependant considérés par le président du gouvernement autonome basque – lehendakari, le socialiste Patxi López, comme "une opportunité motrice pour le développement industriel et l'activité économique." La région prévoit de s'allier avec l’entreprise texane Heyco pour forer les premiers puits de gaz de schiste dès 2012 (58).

6.3.5. France
Selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE) la France serait, avec la Pologne, le pays européen aux ressources en gaz de schiste les plus importantes. Les deux bassins potentiellement riches en hydrocarbures de schistes en France sont le quart nord-est et le sud-est du pays (59).

permis  source logo

64 permis d'exploration (60) ont été délivrés en 2010 par Jean-Louis Borloo, faisant ensuite l'objet d'un désaveu par le gouvernement en 201161. Les conséquences environnementales, inquiétant les populations concernées ont amené les députés français à provisoirement légiférer (62).

Le 30 juin 2011, la France devient le premier pays à refuser la fracturation hydraulique, une méthode jugée hautement polluante (63). Cependant, d'autres techniques non conventionnelles de fracturation du schiste restent autorisées (64).

Ainsi, à la suite de ce vote, trois permis d'exploration (sur un total de 64) ont été annulés65. Mais les écologistes se déclarent alors préoccupés par les 61 autres permis encore en vigueur (66) en France et s'inquiètent également de l'article 4 de la loi, autorisant des "expérimentations réalisées à seules fins de recherche scientifique sous contrôle public" (67).

Le 20 juillet 2012, la ministre de l'écologie Delphine Batho confirme que le gouvernement maintient clairement et nettement l'interdiction de l'exploitation des gaz de schiste : "nulle part dans le monde il n'a été prouvé que cette exploitation pouvait se faire sans dégâts considérables sur l'environnement et avec des risques importants pour la santé" (68).

De son côté, la société française Total souhaite axer sa stratégie sur l'exploitation de ces gaz, et conclut des accords avec la Chine et le Qatar, qui deviennent ses premiers actionnaires (69).

6.3.6. Hongrie
ExxonMobil a foré le premier puits de gaz de schiste en Hongrie dans la fosse Mako, en 2009 (70).

6.3.7. Pologne
En 2010, la Pologne importe les deux tiers de son gaz naturel de Russie. Des travaux récents indiquent que la Pologne renferme d'importantes ressources de gaz de schiste. Si les estimations récentes sont exactes, le pays jouirait de réserves de plus de 3 billions de mètres cubes (71), soit plus de 200 fois la consommation annuelle. Selon l'Energy Information Administration américaine, la Pologne disposerait plutôt de 5300 milliards de m³ de réserves de gaz de schiste, soit près de 400 fois sa consommation annuelle : elle aurait alors 1/3 des réserves européennes, devant la France et la Norvège (72).

Ces ressources de gaz de schiste pourraient accroître considérablement les réserves prouvées de l'Union européenne, et réduire les importations de gaz en provenance de Russie (73,74).

Outre quelques gisements en Haute et Basse Silésie, en octobre 2011, le Ministère de l'environnement polonais avait accordé environ 100 concessions, couvrant 37 000 km2 (12 % du territoire national) (72).

Des gisements prometteurs se situeraient à Lublin, en Mazovie et en Poméranie (72). Une dizaine de forages d'exploration sont en cours à la date d'octobre 2011 (72).

En octobre 2011, 40 compagnies, la plupart canadiennes et américaines, exploitent des concessions de gaz de schiste (72). Parmi les Polonais: PGNiG, PKN Orlen, Mazovia Energy Resources et Lublin Energy Resources. Les firmes étrangères incluent Chevron, Cuadrilla, Aurelian Oil and Gas, Exxon Mobil Exploration, BNK Petroleum, Lane Energy (75) et ConocoPhillips (76), Lane Resources et Marathon Oil (72). Total a racheté à Exxon Mobil 49 % des parts de la concession d'exploration de gaz de schiste près de Lublin 72. Marathon Oil a acquis des baux sur une importante en Pologne. La société envisage d'explorer les gaz de schiste du Silurien (77).

6.3.8. Royaume-Uni
Eurenergy Resource Corporation a annoncé son intention de forer pour du gaz de schiste dans le bassin Weald, situé dans le sud de l'Angleterre (78).

6.3.9. Suède
La Royal Dutch Shell évalue la viabilité des schistes d'Alum, dans le sud de la Suède, comme source de gaz de schiste79,80.


6.4. Asie-Pacifique

6.4.1. Australie
Beach Petroleum Limited a annoncé son intention de forer pour du gaz de schiste dans le bassin de Cooper, en Australie-Méridionale  (81).

6.4.2. Chine
La Chine s'est fixé un objectif de production de 30 milliards de mètres cubes par an à partir des schistes, ce qui équivaut à presque la moitié de sa consommation de gaz en 200855. On rapporte que les zones potentielles sont très répandues en Chine, mais encore peu développées (82).

Les bassins du Sichuan, d'Ordos et de Tarim, ainsi que la municipalité de Chongqing et les provinces du Hubei, du Guizhou et du Hunan, possèderaient d'importantes réserves de ce gaz, selon une enquête du ministère chinois du Territoire et des Ressources83.
En novembre 2009, le président américain Barack Obama s'est engagé à partager les technologies d'extraction des gaz de schiste de technologie avec la Chine et à encourager les investissements américains dans le développement des gaz de schiste chinois84.
La Chine a ouvert un centre national de recherche sur le gaz de schiste en août 2010 semble souhaiter accélérer la production de gaz de schiste avec ses propres technologies afin d’atteindre l’objectif national de production de 6,5 milliards de m3 de gaz de schiste en 2015 (83).

Inde
Reliance Industries Limited (E & P), RNRL et Genpact ont exprimé leur intérêt dans le développement des gaz de schiste en Inde. Reliance Industries a investi 1,7 milliard de dollars pour acquérir une participation de 40 % dans Atlas Energy, qui possède des droits gaziers dans le Marcellus Shale dans le nord-est des États-Unis85. L'exploitation des gaz de schiste en Inde est compliquée par le fait que les baux d'exploration pétrolière émis par le gouvernement ne sont valides que pour les ressources conventionnelles et ne comprennent pas les sources non conventionnelles, comme le gaz de schiste (86).

En août 2010, une délégation de fonctionnaires du Ministère du Pétrole, dirigée par le directeur général des hydrocarbures, a rencontré des représentants de l'US Geological Survey à Washington dans le but d'établir une collaboration afin d'identifier et d'exploiter cette ressource en Inde. Les géologues indiens ont procédé à l'identification préliminaire de certaines zones propices, dont le bassin de Cambay au Gujarat, le bassin Assam-Arakan dans le nord de l'Inde, et le bassin du Gondwana dans le centre du pays (87).

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7. Notes et références

7.1. Notes
1 En France, la propriété du sol entraîne propriété du sous-sol (article 552 du code civil), mais le code minier prévoit que les gisements miniers ne peuvent être exploités qu'avec l'autorisation de l'État et pas nécessairement au profit du propriétaire.
Références
2 Et non pas dans des terrains schisteux comme pourrait le laisser croire la mauvaise traduction, désormais entrée dans les mœurs, du terme anglais shale
3 (en) Clifford Krauss, "New way to tap gas may expand global supplies", dans New York Times, 9 octobre 2009 [texte intégral [archive]]
4 (en) Rice University, "US-Canadian shale could neutralize Russian energy threat to Europeans [archive]" sur News and Media Relations, 8 mai 2009. Consulté le 2010-09-20
5 Jean-Claude Dionne, "Le vocable schiste sera-t-il bientôt réhabilité à cause du gaz ?", dans Bulletin de l'association québécoise pour l’étude du Quaternaire, vol. 35, no 3, décembre 2010, p. 3-5 [texte intégral [archive] (page consultée le 11 octobre 2011)]
6 (en) US Department of Energy, Modern shale gas development in the United States, Washington, D.C., US Department of Energy, avril 2009, p. 17
7 Steven Schame et Jeffery Quick, Manning Canyon Shale: Utah’s Newest Shale Gas Resource [archive]; GEOX, 2010)
8 vidéo : le schiste bitumineux [archive] sur ina.fr
9 Peut-on extraire proprement le gaz de schiste ? [archive], Le Figaro, 17 février 2012
10 a et b Gaz de schiste : l’avènement d’un nouveau gaz [archive] Trends.be, 3 octobre 2011
11 a et b L'intérêt du gaz de schiste pour la France - Analyse critique du débat sur le dossier gaz de schiste [archive] Le réseau d'experts en intelligence économique AEGE, 8 juillet 2011[PDF]
12 Indispensable gaz de schiste [archive], Le Monde, 26 août 2011
13 Le gaz de schiste contaminerait l'eau potable selon une étude américaine [archive] Radio Canada, 10 mai 2011
14 Le potentiel à bulles du gaz de schiste [archive] NextFinances, mars 2011
15 a, b, c, d, e, f, g et h Jeff Tollefson, Air sampling reveals high emissions from gas field Methane leaks during production may offset climate benefits of natural gas ; Journal Nature, 2012-02-07
16 Echantillonnage fait à 300-mètres de hauteur à partir d'une tour de surveillance de l'air au nord de Denver
17 a et b Valéry Laramée de Tannenberg, [Le bilan carbone des gaz de schiste plus élevé que prévu], Journal de l'environnement, 13 avril 2011
18 Valéry Laramée de Tannenberg, Gaz de schiste: la fuite fatale [archive] 2012-02-17
19 Gouvernement des États-Unis, "Statement on U.S.-China shale gas resource initiative [archive]" sur White House, Office of the Press Secretary, 17 novembre 2009
20 David Biello ; What the Frack? Natural Gas from Subterranean Shale Promises U.S. Energy Independence--With Environmental Costs [archive], American Scientist, 2010/03/30, consulté 2011/01/09
21 Extraits/Bande annonce [archive] du film 2010 et film complet, avec sous-titres en Français [archive]
22 Les gaz de schistes (shale gas) [archive], par IFP - Énergies nouvelles consulté 2011/01/06
23 Page d'accueil de l' Office of Research and Development ou ORD [archive] qui est le Bureau de recherche et développement de l'EPA(
24 EPA Technical Workshops EPA ; Study of the Relationship Between Hydraulic Fracturing and Drinking Water ; February-March, 2011 [archive], consulté 2010/01/09
25 Institut National de santé publique du Québec, État des connaissances sur la relation entre les activités liées au gaz de schiste et la santé publique, novembre 2010
26 [http://www.asef-asso.fr/presse/1413-le-diable-se-chauffe-au-gaz-de-schiste [archive] Communiqué de presse de l'ASEF sur les gaz de schiste
27 Dépêche AFP sur le point de vue de l'ASEF sur les gaz de schiste [archive]
28 Dépêche AFP sur le point de vue de l'AFMP sur les gaz de schiste [archive]
29 a, b, c, d et e Geneviève De Lacour, Agriculture contre gaz de schiste : la nouvelle guerre de l’eau ? Journal de l'environnement, 24 août 2012
30 Prix passé de 035 $ à 075 $ -0,28 à 060 €
31 L'exploration de gaz de schiste provoque des séismes en Grande-Bretagne [archive] Radio-Canada, 1er juin 2012
32 Malgré le risque sismique, l'injection des eaux usées est envisagée au Québec [archive] La Presse, 5 janvier 2012
33 "L'Afrique du Sud lève son moratoire sur l'exploration du gaz de schiste" [archive] , Le Monde.fr du 10 septembre 2012.
34 Gaz de schiste : l'Algérie prête à se lancer dans son exploitation [archive], La Tribune, 20 mars 2012
35 a et b Ministère des ressources naturelles du Québec, 2ième trimestre, 2010
36 AQLPA: Association québécoise de la lutte contre la pollution atmosphérique
37 (en) Vello A. Kuuskraa, "Reserves, production grew greatly during last decade", dans Oil & Gas Journal, 3 septembre 2007, p. 35-39
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41 (en) Forced Pooling: When Landowners Can’t Say No to Drilling [archive] par Marie C. Baca, le 19 mai 2011 sur ProPublica.org
42 (en) State Laws Can Compel Landowners to Accept Gas and Oil Drilling [archive], liens vers les différents textes de lois sur les sites légaux des ÉUA, relatifs au forages forcés, sur Propublica.org
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51 IHS-CERA Présentation du département Cera IHS
52 Gaz de schiste : l’Europe peut-elle faire sans ? [archive], Matthieu Auzanneau, Blog Pétrole, LeMonde.fr, 14 mars 2011
53 Karel Beckman, "L’Expansion "Cirelli: «les gaz de schiste ne se développeront pas autant en Europe qu’aux Etats-Unis»", 12 mai 2011
54 L'industrie américaine plus compétitive grâce aux gaz de schiste [archive], Les Echos, 28 février 2012
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62 Gaz de schiste: Borloo a fait une"erreur" affirme Kosciusko-Morizet [archive] Le Point, 10 mai 2011
63 Gaz de schiste : le Sénat adopte le texte, la polémique continue [archive] Public Sénat, 9 juin 2011
64 http://www.romandie.com/news/n/_Gaz_de_schiste_la_France_interdit_la_technique_de_fracturation_hydraulique300620112106.asp
65 http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000024361355 [archive]
66 Nîmes Gaz de schiste : les militants restent mobilisés malgré l'abrogation de trois permis [archive] Le Midi-libre, 11 octobre 2011
67 Le gouvernement va abroger les permis accordés pour le gaz de schiste  Le Monde, 03 octobre 2011
68 Dossier Gaz de schiste FRAPNA Drome
69 Le gouvernement n'envisage pas de revenir sur l'interdiction de la fracture hydraulique
70 La Chine prend 2 % du capital de Total  Les Échos, 18 mars 2012
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88 (en) R. Suryamurthy, "Shale gas mission to US", dans Calcutta Telegraph, 5 juillet 2010 [texte intégral ]

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8. Bibliographie

Assemblée nationale ; Rapport d'information sur les gaz et huile de schiste, au nom de la commission du développement durable et de l'aménagement du territoire, présenté par M. François-Michel Gonnot et M. Philippe Martin Députés.
Association française pour l'information scientifique (AFIS), revue Science et pseudo-sciences, 2012, numéro 301, pp. 47-71, Dossier "Gaz de schiste" : Couverture
Gilles de Janzé, Le gaz de schiste, Sainte-Brigitte, Éditions La Truite de Quénécan, 2011, 64 p. (ISBN 978-2-9530086-5-4) [présentation en ligne]
Marine Jobert et François Veillerette, Le vrai scandale des gaz de schiste, Paris, Éditions Les liens qui libèrent, 2011, 180 p. (ISBN 978-2-29187315) [présentation en ligne]
Normand Mousseau, La révolution des gaz de schiste, Québec, Éditions MultiMondes, 2010, 146 p. (ISBN 978-2-89544-173-1)
Québec, Bureau d'audiences publiques sur l'environnement, Développement durable de l’industrie des gaz de schiste au Québec, Québec, Bureau d'audiences publiques sur l'environnement, février 2011, 323 p. (ISBN 978-2-550-61069-4) [lire en ligne (page consultée le 22 juin 2011)]

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9. Filmographie

Gasland , film documentaire américain de de Josh Fox (2010)

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10. Voir aussi

Articles connexes
Fracturation hydraulique
Fluide de fracturation
Controverses sur le gaz de schiste
Gaz naturel
Gaz à effet de serre
Combustible fossile
Industrie pétrolière
Houille
pétrole
Grisou
Radon
Séisme induit
Affaissement et effondrement miniers
Liens externes
Sur les autres projets Wikimedia :
Gaz de schiste, sur Wikimedia Commons Gaz de schiste, sur Wikinews
Le gaz de schiste : géologie, exploitation, avantages et inconvénients, sur le site de l'ENS de Lyon
[vidéo]Reportage sur le débat politique autour du gaz de schiste en Europe sur europarltv
Daniel Fine du MIT explique l'impact géopolitique de la technologie des gaz de schiste
Fracturation hydraulique, mode d'emploi, une application du site Owni.fr pour comprendre comment fonctionne l'extraction des gaz de schiste.
Note d'information sur les Hydrocarbures de schiste, UFIP : définition et enjeux en France
: Carte générale des demandes et d’attribution de permis de recherche en France (fichier original du BEPH) sur le site du Ministère de l'environnement et données complémentaires (juin 2012) et carte interactive (juin 2012)
Eurogas, Blog de Eurogaz, association professionnelle de producteurs de gaz
Le gaz de schiste, vu de la Russie
Annuaire de liens spécialisé sur le sujet du gaz de schiste
 Portail de l’énergie  Portail des énergies fossiles
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enjeux & dangers

basta & terra eco > Gaz de schiste : "Le débat qu’organise l’Académie est orienté" (27.02.2013 - PDF)

!!!  2 articles dérangeants sur l'impact du 'fracking' sur l'agriculture, la chaîne alimentaire et les effets constatés sinon établis scientifiquement sur l'homme :


basta > Gaz de schiste : un rapport censuré aux Etats-Unis sous la
pression de l’industrie
(22.01.2013 - PDF)
s&a a publié une série d'articles sur le gaz de schiste, ses enjeux et dangers :

icone  Ruée sur le gaz de schiste (10.05.2011 - PDF)

icone  Gaz de schiste : risques de pollution de l'eau potable par le méthane (10.05.2011 - PDF)

icone  Gaz de schiste et eau contaminée : cibler les vrais coupables (17.02.2012 - PDF)
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presse & documents

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lm  Gaz de schiste, assez de lobbyisme ! par Corinne LEPAGE (13.11.2012)

monde  Gaz de schistes : Hollande ferme la porte à la fracturation hydraulique (14.09.2012)

monde  Faut-il avoir peur du gaz de schiste ? (14.09.2012)

te > Pourquoi il faut dire non aux gaz de schiste en France (22.08.2012)

logo    22 septembre 2012 : journée mondiale contre les gaz de schiste

point  Gaz de schiste : à quoi joue le gouvernement ? (25.08.2012)
YOUTUBE    Les dangers de l'exploitation du gaz de schiste (Radio Canada, 03.09.200)

YOUTUBE  DANGER Gaz De Schiste 37 Doc CHOC  (29.01.2011)

 

 

 

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