esclavage, traite

 

 m à j : 10 Novembre 2012

 

wiki
> article de base (en PDF, 28 pages)
> L'esclavage "moderne" (PDF)

  esclavage "moderne" (1) (National Geography)

  esclavage "moderne" (2) (BBC 1)

q > COMITÉ CONTRE L'ESCLAVAGE MODERNE
"Nul ne sera tenu en esclavage ni en servitude. L'esclavage et la traite des esclaves sont interdits sous toutes leurs formes" (Article 4 Déclaration Universelle des droits de l'homme de 1948)

logo > L'esclavage moderne (VIII)

&  Hausse "inquiétante" de la traite d'êtres humains en Europe (09.11.2012)

x > Il y aussi le retour au servage ou l’esclavage (14.11.2010) :

"Un article du Monde nous informe que “Le gouvernement de David Cameron veut ” briser l’habitude du chômage ” et rendre plus incitatif le retour au travail pour alléger le coût de l’Etat-providence de 18 milliards de livres”

Pour cela, il envisage de faire travailler sans rémunération les demandeurs d’emploi. Un membre du Gouvernement français (devenu aujourd’hui ex-membre, mais qui le redeviendra peut être dans la journée, dans le total renouveau dont sera responsable le tout nouveau Premier Ministre, François Fillon), a été interrogé sur cette proposition, et sa réponse est propement stupéfiante, car il ne condamne nullement cette façon de faire mais explique seulement que cela lui semble difficile à mettre en place.

En effet, Benoît Apparu, ex Secrétaire d’Etat au Logement,  puisque c’est de lui qu’il s’agit, a déclaré son intérêt pour un tel projet, se déclarant séduit par le principe, mais a mis l’accent sur les difficultés de mise en place

En effet il déclare «Maintenant, c’est très compliqué à organiser. Parce que quand vous avez deux millions, trois millions de chômeurs (…), trouver une activité de trente heures par semaine pour trois millions de personnes, c’est quelque chose d’excessivement compliqué à organiser». Et il complète, puisque pour le Secrétaire d’Etat, “il serait compliqué de trouver une place pour des chômeurs dans les entreprises et l’administration”

Que penser d’une telle déclaration, totalement contraire à la politique d’insertion conduite dans notre pays depuis des années, qui se caractéise par une tentative, toujours difficile, de rapprocher le plus possible la configuration des emplois d’insertion de celle des emplois dits normaux, en créant ainsi les conditions d’une possible réinsertion ?

Ballon d’essai pour tester les réactions ou incompétence d’un membre du Gouvernement se prononçant sur un sujet hors de son champ de responsabiltés ?

Mais, si on entre dans la logique du travail gratuit, il faut aller au bout de la logique : il reste à étudier le rétablissement du servage, voire, en forçant le trait, de l’esclavage

L’article sur e :

Benoist Apparu partagé sur l'idée de faire travailler gratuitement les chômeurs (05.11.2010)

 a  Trafics de femmes. Enquête sur l'esclavage sexuel dans le monde, par Lydia Cacho - Nouveau monde éditions (392 p., 8,50 euros).

x  >  Cette incroyable enquête, si documentée et particulièrement bien rédigée, sur les réseaux de prostitution de fillettes et plus généralement de jeunes femmes, lève le voile sur une réalité effrayante. C'est un livre militant d'une féministe courageuse (elle s'est cachée, grimée, a pris des risques pour rencontrer aussi bien des " filles " dans des bordels que leurs macs, ou encore des flics ripoux et d'autres plus honnêtes mais craintifs). Sa bonne connaissance du dossier de l'esclavage sexuel et plus généralement des mafias lui permet de dresser un tableau quasi-exhaustif de cette économie globalisée si rentable (rien qu'en Espagne, 4 000 maisons closes rapportent 18 milliards d'euros par an !). Lydia Cacho s'attarde plus longuement sur la Turquie, Israël et la Palestine, le Japon, le Cambodge, la Birmanie ou le Mexique, avant de rassembler des données sur tous les pays (États-Unis et France, compris) concernant aussi bien le blanchiment des capitaux que la géopolitique de la drogue et des armes qui interfèrent avec l'univers du sexe. Elle s'arrête aussi sur le profil des clients et des proxénètes avant de proposer des lois visant à abolir cet esclavage (près d'1,5 million de femmes sont, chaque année, achetées pour alimenter les réseaux prostitutionnels). Elle évoque les centres d'accueil des victimes, une goutte d'eau dans un océan de violence machiste…

Thierry Paquot    
Alternatives Internationales n° 055 - juin 2012