l'eau

 

m à j : 13 Février 2013

 




01 Le cycle de l'eau
02 Le cycle de l'eau par Véolia
03 Nous et l'eau, l'eau virtuelle
04 Les guerres de et pour l'eau
05 Autres liens
06 Dossiers & presse
07 Divers










WIKI > Water > http://en.wikipedia.org/wiki/Water



access > http://eduterre.ens-lyon.fr/

un dossier sur l'eau par Caroline Prevot, créé en avril 2008, modifié le 26/04/2010 :

01. le cycle de l'eau :

WATER CYCLE


eau





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02. le cycle de l'eau vu par Véolia




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water day 2012


video clip en basse résolution, MP4 28 MO
video clip en basse résolution, FLV
8.8 MO




Il faut aujourd’hui nourrir sept milliards de personnes à travers le monde, et probablement deux milliards de plus d’ici 2050. Selon les statistiques, nous consommons de 2 à 4 litres d’eau par jour.  La majeure partie de l’eau que nous “buvons” est toutefois contenue dans les aliments que nous mangeons: la production d’un kilo de bœuf, par exemple, requiert 15 000 litres d’eau tandis que celle d’un kilo de blé exige 1 500 litres.
   
Lorsque l’on sait qu’un milliard de personnes dans le monde souffre déjà de faim chronique et que la pression sur les ressources  est forte, on ne peut prétendre que le problème se situe “ailleurs”. Pour faire face à la croissance démographique et garantir à tous l’accès à une alimentation nutritive, plusieurs actions sont préconisées et nous pouvons tous y participer:

  • consommer des produits moins exigeants en eau;

  • limiter le scandale du gaspillage alimentaire: 30% de la nourriture produite dans le monde n’est jamais consommée et l’eau utilisée pour l’obtenir est à jamais perdue!

  • produire plus d’aliments, de meilleure qualité, avec moins d’eau;

  • adopter un régime alimentaire plus sain.

À toutes les étapes de la chaîne alimentaire, du producteur au consommateur, des actions peuvent être menées pour économiser l’eau et assurer la sécurité alimentaire de tous.

Et vous?

Savez-vous quelle est votre consommation réelle d’eau par jour? 

Comment pouvez-vous modifier votre régime alimentaire et réduire votre empreinte hydrique?

Afin d’en savoir plus, rejoignez  la  Journée mondiale de l’eau 2012 sur le thème “L’eau et la sécurité alimentaire”!

http://www.unwater.org/worldwaterday/index_fr.html

 




 

03. Nous et l'eau :

eau & terre

monde > Combien d’eau y a-t-il sur Terre ? (20.05.2012)


eau tableau

eau-terre-potable

how > How much water is there on Earth?

clips :

  • une pub 'virale' (MP4)

 

  • un petit clip anonyme trouvé il y a quelques années sur le Net. (version MP4)

L'eau virtuelle :

WIKI >  Le concept d’eau virtuelle associe à quelques biens de consommation ou intermédiaires la quantité d’eau nécessaire à leur fabrication. Il est associé au concept d'empreinte eau.

L'empreinte eau (ou parle également d'empreinte sur l'eau) est le volume total d'eau virtuelle utilisée pour produire un produit ou un service.

Comme on le fait pour l'empreinte écologique, on peut également évaluer l'empreinte eau d'une entreprise, d'un pays, d'un individu, d'une ville etc... L'empreinte de l'eau ou Water footprint en anglais est un indicateur basé sur la consommation effective d’eau aux différents stades de la production d’un produit par le consommateur ou le producteur.

On distingue l'eau verte, bleue et grise :
  • l'eau bleue est l'eau captée par les usages domestiques et agricoles ;

  • l'eau verte est l'eau de pluie stockée dans le sol – humidité + évaporation ;

  • l'eau grise est l'eau polluée par les processus de production.
Mis au point en 2002 par le Professeur A. Y. Hoekstra de l’UNESCO-IHE, cet indicateur a par la suite été développé par l’Université de Twente (Pays-Bas).

Actuellement, c’est le Water Footprint Network


qui s’occupe des standards de la comptabilité de l’empreinte eau et qui en assure sa diffusion.

La notion d'eau virtuelle est particulièrement utilisée en géopolitique, en établissant des cartes des échanges d'eau : ainsi on met en évidence qu'un pays important des céréales est également importateur d'eau virtuelle.

L'ISO étudie la mise en place d'une norme pour définir un système d'évaluation de l'empreinte eau harmonisé sur le plan international.



Ce concept donne également, quand il s’agit de besoins d’eau pure qui ne sera pas réutilisable ensuite sans traitement, un minorant de la quantité d’énergie nécessaire pour les produire, puisqu’en régime permanent cette eau pure ne peut provenir que d’un processus d’évaporation dont on connait la consommation en énergie.

Le concept d'eau virtuelle semble être l'analogue pour l'eau du concept d'énergie grise pour l'énergie.


Utilisation du concept

Daniel Zimmer, directeur du Conseil mondial de l’eau et intervenant à la session du forum intitulée "Échanges et géopolitique de l’eau virtuelle", au Forum mondial de l’eau de 2003 à Kyōto indique ceci :

"Consommer un kilogramme de blé, c’est aussi, dans les faits, consommer le millier de litres d’eau qu’il a fallu pour faire pousser cette céréale. Manger un kilogramme de bœuf, c’est aussi consommer les 13 000 litres d’eau qui ont été nécessaires pour produire cette quantité de viande. Ce volume correspond à ce que nous appelons l’eau cachée, ou virtuelle. C’est parce qu’ils ne sont pas conscients de ce phénomène que tant d’êtres humains emploient cette ressource en aussi grande quantité. (...)"

"Les différences dans l’utilisation de cette eau virtuelle sont frappantes d’un continent à l’autre. Si, en Asie, on en consomme en moyenne 1 400 litres par jour et par habitant, ce chiffre avoisine les 4 000 litres en Europe et en Amérique du Nord. Environ 70 % de l’eau utilisée par les activités humaines sont consacrés à sa production alimentaire. (...)"
"Parmi les principaux importateurs nets d’eau virtuelle, on peut citer le Sri Lanka, le Japon, les Pays-Bas, la Corée du Sud, la Chine, l’Espagne, l’Égypte, l’Allemagne et l’Italie."




Quelques ordres de grandeur

D’après le Conseil mondial de l'eau, la quantité d'eau nécessaire pour produire divers types de nourriture varie considérablement selon le type de production :

La production d'un kg de :    utilise un volume d'eau de :
Lait                                                      790 l
Blé                                                    1 160 l
Riz                                                    1 400 l
Porc                                                  4 600 l
Bœuf                                               13 500 l

Un habitant des États-Unis, au régime alimentaire riche en viande, consommerait 5 400 litres d'eau virtuelle par jour, alors qu'un végétarien n'en utiliserait que 2 600 litres.


L'eau virtuelle dans les relations internationales

L'eau virtuelle joue un rôle dans les échanges entre pays, notamment les échanges de produits agricoles2. En effet, un pays dont les ressources d'eau sont faibles n'a pas intérêt à exporter des produits, par exemple des fruits ou de la viande, dont la production requiert une grande quantité d'eau. Des pays comme la Jordanie et Israël orientent certaines de leurs exportations en fonction de l'eau consommée. Le Conseil mondial de l'eau tente d'évaluer les flux mondiaux d'eau virtuelle1. D'après les calculs de Hoekstra et al. en 2003, le continent américain, l'Asie du Sud-Est et l'Océanie seraient les principaux exportateurs d'eau virtuelle, les importateurs les plus importants étant l'Afrique du Nord, l'Europe de l'Ouest et l'Asie centrale et du Sud.
Le choix de développer des cultures gourmandes ou, à l'inverse, économes en eau, par exemple en vue de l'exportation, peut avoir des conséquences importantes sur le plan géopolitique lorsqu'un pays occupe la partie amont d'un bassin fluvial. Les pays situés en aval recevront en effet plus ou moins d'eau selon le type de culture ou d'exploitation de ses terres que le pays en amont aura décidé d'adopter. L'idée d'eau virtuelle doit donc être prise en compte dans les coopérations régionales entre pays.


internaute_savoir> http://www.linternaute.com/savoir/
  •  L'eau virtuelle dans les produits que vous consommez

  • Les échanges mondiaux d'eau virtuelle (Juillet 2005)

    Savez-vous pourquoi les Japonais participent à le désertification du Brésil ? Comment les Allemands assèchent la rivière du Colorado aux Etats-Unis ? A cause des échanges "d'eau virtuelle", celle contenue dans tous les produits que nous achetons...

    Sur la période 1995-1999, les 5 premiers exportateurs d'eau virtuelle sont les Etats-Unis (+ 758 Gm³ d'eau virtuelle), le Canada, l'Argentine, et l'Inde. Les premiers importateurs sont le Sri Lanka (- 428,5 Gm³ d'eau virtuelle), le Japon, Les Pays-Bas, la Corée du Sud, et la Chine. Sur la carte, les pays qui importent de l'eau sous forme virtuelle sont en rouge, ceux qui en exportent sont en vert.

    carte  Source : A.Y. Hoekstra et P.Q. Hung. Virtual water trade - A quantification of virtual water flows between nations in relation to international crop trade.

    Des échanges pas toujours équitables
    L'eau virtuelle peut apparaître comme un moyen efficace de réguler les ressources en eau sur la planète. En effet, difficile de transporter de la vraie eau ! Par exemple, l'Allemagne profite largement de l'eau utilisée aux Etats-Unis en important ses produits agricoles. En échange, elle exporte des produits contenant peu d'eau virtuelle.
    Et pourtant, certains pays exportateurs sont déjà ceux menacés de sécheresse. L'Inde, qui est l'un des cinq principaux pays exportateurs d'eau virtuelle (161,1 milliards de mètres cubes exportés entre 1995 et 1999), va connaître de graves périodes de pénurie d'eau dans le futur. Aux Etats-Unis, 1/15ème de l'eau disponible est utilisée pour produire des denrées agricoles destinées à l'exportation. En Thaïlande, cette proportion est même d'un quart !

    Quels sont les principaux produits concernés ?
    L'agriculture est premier secteur économique utilisateur d'eau. Selon l'Unesco, 67% du commerce de l'eau virtuelle est lié à ce secteur, 23% à l'élevage, et 10% au commerce des produits industriels. Parmi les céréales, le blé est le premier produit échangé (30% du volume total des échanges d'eau virtuelle) suivi par le soja 17% et le riz 15%. Egalement importante en terme de volume : la viande de boeuf, dont les Etats-Unis et l'Argentine sont de gros producteurs.
consoglobe > http://www.consoglobe.com/


monde  > SOIF – Combien de litres d’eau (virtuelle) consommons-nous chaque jour ? (24.09.2012)


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04. les guerres de l'eau, pour l'eau


lemonde

 


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05. Autres liens :


B


A > http://www.partagedeseaux.info/

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06. dossiers :

lemonde > le FME (Marseille, 12 au 17 Mars 2012) est-il le Forum Mondial de l'Eau ou la Foire aux Marchands d'Eau ???
LIB2

alt ecoin 'Etat du monde - 2011 & 2012'


presse :

ufc  > La qualité de l'eau du robinet de votre commune (22.03.2012) carte interactive.

terra eco > 2 millions : C'est le nombre de Français qui consomment de l'eau polluée. (22.03.2012)


monde > Qui consomme vraiment l’eau de la planète ? (17.02.2012)





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07. divers :

attac

Eau source de vie, pas de profit !

 
Avec le soutien du gouvernement français, les multinationales de l'eau tiendront un Forum Mondial de l'Eau (FME) du 12 au 17 mars 2012 à Marseille. Ce FME est, en réalité, un forum des marchands d'eau, qui se retrouvent pour discuter des modalités de la privatisation d’un élément essentiel à la vie et du contrôle de grandes firmes sur sa distribution.  Face à lui se tiendra un Forum Alternatif Mondial de l'Eau (FAME) du 14 au 17 mars, organisé par Attac et de nombreux partenaires, où les acteurs des mouvements de l’eau discuteront des alternatives à la marchandisation de l’eau (voir le programme).

Partout dans le monde, la marchandisation de l’eau par les multinationales a aggravé la crise de l’eau. Il est désormais clair que les "objectifs du Millénaire", fixés par l’ONU en matière d’eau potable et d’assainissement, ne seront pas atteints. La principale raison n’est pas le manque d’eau, mais l’accaparement, le gaspillage et l’exploitation de l'eau par les multinationales selon le principe de maximisation des profits.

Les géants de l’eau, dont les français Suez et Veolia, privilégient systématiquement la rentabilité des investissements et les technologies fortement consommatrices, au détriment de l’accès à l’eau pour tous, qui a pourtant été reconnu comme un droit humain fondamental par l'ONU. Ils utilisent leurs réseaux d’influence et des techniques de lobbying brutales pour obtenir gain de cause auprès des gouvernements et des collectivités locales contre l’intérêt du plus grand nombre.

Contre la marchandisation de l’eau, il existe pourtant des alternatives. Il est désormais essentiel de lutter pour la préservation de l’eau comme un bien commun de l’humanité et pour une gestion commune et publique de l’eau. Cette lutte rejoint toutes celles contre la financiarisation des ressources naturelles, qui convergeront notamment au moment du Sommet de Rio + 20 pour dire non à l'économie verte qui nous est proposée. Cette lutte  est globale : partout, en France, en Italie et jusqu’en Bolivie, des luttes populaires et des alternatives citoyennes démontrent que l'emprise des multinationales sur l'eau n'est pas une fatalité. Le FAME se présente ainsi comme un lieu où ces luttes pourront converger et où s'échangeront les expériences, afin que les peuples reprennent en main leurs biens communs.

Attac France,
Le 12 mars 2012



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