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mise à jour : 28 Août, 2018

 

 








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Conversation avec Michel Serres : les mutations du cognitif

27 mars 2018, Serge Abiteboul & Gilles Dowek

Un nouvel "Entretien autour de l’informatique" : Serge Abiteboul et Gilles Dowek interviewent Michel Serres, philosophe, historien des sciences et homme de lettres, membre de l’Académie française. Michel Serres revient sur un thème qui lui est cher, les mutations du cognitif, qu’il a déjà par exemple développé dans Petite Poucette, un immense succès d’édition. Cet article est publié en collaboration avec le Blog Binaire.

Binaire : Vous avez écrit sur la transformation de l’individu par l’informatique. C’est un sujet qui intéresse particulièrement Binaire.

▶︎ Michel Serres : Cette transformation se situe dans un mouvement très ancien. Avec l’écriture et l’imprimerie, la mémoire s’est externalisée, objectivée. L’informatique a poursuivi ce mouvement. Chaque étape a été accompagnée de bouleversements des sciences. L’informatique ne fait pas exception. Pour la connaissance, nous avons maintenant un accès universel et immédiat à une somme considérable d’information. Mais l’information, ce n’est pas encore la connaissance. C’est un pont qui n’est pas encore bâti. La connaissance est le prochain défi pour l’informatique. À côté de la mémoire, une autre faculté se transforme : l’imagination, c’est-à-dire la capacité à former des images. Perdons-nous la faculté d’imaginer avec toutes les images auxquelles nous avons accès sur le réseau ? Ou découvrons-nous un autre rapport à l’image ? Quant au raisonnement, certains logiciels résolvent des problèmes qui nous dépassent. Mémoire, imagination, raisonnement, nous voyons bien que toute notre organisation cognitive est transformée.

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Jacques Testart: "Le transhumanisme est une idéologie infantile"

Interview - Par Erwan Cario, 16 août 2018 - Dessin de Simon Bailly

Avec ses promesses de toute-puissance, ce courant futuriste commence à séduire au-delà des technophiles enthousiastes. Pour le biologiste Jacques Testart, père scientifique du premier bébé-éprouvette, il s’agit d’une croyance dangereuse et il faut questionner d’urgence la notion même de progrès scientifique.

En 2045, l’intelligence artificielle va brutalement dépasser l’intelligence humaine. Capables de s’auto-améliorer à l’infini, des programmes ultra-perfectionnés sauront résoudre tous les problèmes de l’humanité, à commencer par la mort. Alors, enfin, le post-humain, génétiquement amélioré et technologiquement augmenté, pourra se considérer accompli. C’est la promesse du transhumanisme, courant longtemps jugé comme gentiment illuminé mais dont le discours porte aujourd’hui de plus en plus.

Dans son ouvrage Au péril de l’humain paru au Seuil, écrit avec la journaliste Agnès Rousseaux, le biologiste Jacques Testart, père scientifique du premier bébé-éprouvette, s’alarme des conséquences irréversibles sur le monde qu’une telle idéologie pourrait engendrer.

Pourquoi le transhumanisme gagne-t-il en influence ?

▶︎ C’est une idéologie qui prospère sur les innovations extraordinaires de la technoscience, que ce soit autour de la génétique, du cerveau, de l’intelligence artificielle.

Il y a des trucs assez fantastiques qui donnent une prise pour faire croire que tous les mythes anciens, qu’on traîne depuis le début des temps, l’immortalité, l’intelligence supérieure ou le héros imbattable, vont devenir réels.

Ce ne sont rien d’autre que des rêves enfantins, une idéologie infantile.

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Catherine Kintzler : "la laïcité a produit plus de libertés que ne l’a fait aucune religion investie du pouvoir politique"

Entretien 1ère partie - par Laurent Ottavi, 15 janvier 2018 - Photo : Catherine Kintzler / capture écran Youtube, Centre Laïque de l’Audiovisuel

Qu'est-ce que la laïcité ? Agrégée de philosophie, Catherine Kintzler partage sa définition d'un principe dont les contours ne cessent de susciter le débat.

❐ Catherine Kintzler, professeur honoraire à l’université de Lille III et vice-présidente de la société de philosophie, a enseigné une vingtaine d’années en lycée. Ses domaines de recherche touchent à la philosophie de l’art et à la philosophie politique. Son livre Penser la laïcité paru en 2014 aux éditions Minerve, est considéré comme un ouvrage de référence. Elle y propose une réflexion exigeante et passionnante sur le concept de laïcité, illustrée par de nombreux exemples. Dans la première partie de cet entretien, elle revient sur la définition de ce concept.

Revue des Deux Mondes – La laïcité ne se réduit pas, selon vous, à la loi de 1905, loi de séparation des Églises et de l’État. Dans l’introduction de Penser la laïcité, vous écrivez que "le lieu naturel de la laïcité est la pensée des Lumières relayée par la pensée républicaine". Peut-on en conclure que sans laïcité il n’y a pas de république française ? Quelle distinction faites-vous entre laïcité et tolérance ?

▶︎ Catherine Kintzler – La laïcité comme régime politique ne commence pas avec la loi de 1905, ni avec l’apparition du terme "laïcité" dans le vocabulaire politique. Il y a eu nombre de lois laïques bien avant : l’institution du mariage civil en 1792, les lois scolaires de la IIIe République, la loi de 1881 "sur la liberté des funérailles". L’histoire de la législation laïque ne s’arrête pas davantage en 1905 : nous vivons une période où elle s’affine et s’étend.

"L’idée fondamentale de Locke est qu’on ne peut pas admettre les incroyants dans l’association politique pour incapacité à former lien."

Mais je prendrai la question sur le terrain de la constitution des concepts, car je ne suis ni historienne ni juriste. Dans mon travail, je me suis intéressée au noyau philosophique qui, à mes yeux, soutient la laïcité et permet aussi d’en expliquer les différents aspects. Pour cela je suis remontée à la fin du XVIIe siècle. Locke, le plus grand penseur du régime de tolérance (toleration), exclut les athées de l’association politique. Lorsqu’on prend au sérieux l’argument qu’il avance pour justifier cette exclusion, on voit apparaître une question de fond qui trace le champ de vision sur lequel va s’installer le concept de laïcité :

"Enfin, ceux qui nient l’existence d’un Dieu ne peuvent en aucune façon être tolérés. En effet, de la part d’un athée, ni la promesse, ni le contrat, ni le serment – qui forment les liens de la société humaine – ne peuvent être quelque chose de stable et de sacré ; à tel point que, l’idée même de Dieu supprimée, tous ces liens sont ruinés."

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Catherine Kintzler : "la laïcité ne peut avoir aucune efficience si elle n’est pas accompagnée par une politique sociale"

Entretien 2ème partie - par Laurent Ottavi, 17 janvier 2018

Dans cette seconde partie de notre entretien avec Catherine Kintzler, la philosophe évoque les conditions d'une laïcité efficiente et les enjeux philosophiques posés par ce concept ces dernières années.

❐ Catherine Kintzler, professeur honoraire à l’université de Lille III et vice-présidente de la société de philosophie, a enseigné une vingtaine d’années en lycée. Ses domaines de recherche touchent à la philosophie de l’art et à la philosophie politique. Son livre est considéré comme un ouvrage de référence. Elle y propose une réflexion exigeante et passionnante sur le concept de laïcité, illustrée par de nombreux exemples. Dans une première partie d’entretien, Catherine Kintlzer abordait la construction philosophique du concept de laïcité. Dans cette seconde partie, la philosophe revient sur l’actualité des dernières années du concept de laïcité.

Revue des deux mondes – "Le déracinement est le paradigme du citoyen", "l’association politique laïque commence avec elle-même" : autant de formules que l’on peut trouver dans votre livre. N’est-ce pas inadapté à une époque, la nôtre, où le déracinement semble faire tant de mal, au point de motiver une volonté de surenracinement dangereuse avec l’islamisme ? Le concept d’assimilation ne répond-il pas davantage à cette préoccupation ?

▶︎ Catherine Kintzler – Le paradigme du déracinement renvoie à la notion de sujet juridico-politique. C’est le moment où chacun va s’interroger, pour entrer dans la cité et y agir comme sujet politique, non pas sur ce qui est favorable à tel ou tel groupe, favorable à lui-même et aux siens de manière exclusive, mais sur ses droits en général, sur ce qui est bon pour tous.

C’est la démarche que nous effectuons chaque fois que nous sommes appelés aux urnes, chaque fois que nous acquittons nos impôts : en tant que particulier, je n’ai pas envie de payer d’impôts, et en tant que citoyen, je le veux ! Les citoyens ne sont pas réductibles à des collections de lobbies poussant chacun dans un sens particulier. Prenons l’exemple des droits des femmes. Ce ne sont pas des droits particuliers, ce sont des droits de l’homme en général, chacun sait bien qu’il aurait pu avoir le bonheur (et le malheur !) de naître avec l’autre sexe.

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Denialism: what drives people to reject the truth

The long read - Friday 3 August, by Keith Kahn-Harris

From vaccines to climate change to genocide, a new age of denialism is upon us. Why have we failed to understand it?

We are all in denial, some of the time at least. Part of being human, and living in a society with other humans, is finding clever ways to express – and conceal – our feelings. From the most sophisticated diplomatic language to the baldest lie, humans find ways to deceive. Deceptions are not necessarily malign; at some level they are vital if humans are to live together with civility. As Richard Sennett has argued:

“In practising social civility, you keep silent about things you know clearly but which you should not and do not say.”

Just as we can suppress some aspects of ourselves in our self-presentation to others, so we can do the same to ourselves in acknowledging or not acknowledging what we desire. Most of the time, we spare ourselves from the torture of recognising our baser yearnings. But when does this necessary private self-deception become harmful? When it becomes public dogma. In other words: when it becomes denialism.

Denialism is an expansion, an intensification, of denial. At root, denial and denialism are simply a subset of the many ways humans have developed to use language to deceive others and themselves. Denial can be as simple as refusing to accept that someone else is speaking truthfully. Denial can be as unfathomable as the multiple ways we avoid acknowledging our weaknesses and secret desires.

Denialism is more than just another manifestation of the humdrum intricacies of our deceptions and self-deceptions. It represents the transformation of the everyday practice of denial into a whole new way of seeing the world and – most important – a collective accomplishment. Denial is furtive and routine; denialism is combative and extraordinary. Denial hides from the truth, denialism builds a new and better truth.

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Le futur a déjà eu lieu à Nauru

Histoire - Gregoire Quevreux, 23 avril 2018

Peu de gens ont entendu parler de Nauru. Plus rares encore sont ceux capables de situer cette petite île sur une carte. Minuscule État, l’île de Nauru compte un peu plus de 10 000 habitants et 21 km2 de superficie, ce qui en fait le troisième pays le plus petit du monde. Perdue dans le Pacifique Sud, elle semble oubliée du monde moderne. Elle fut, pourtant, durant quelques années, l’un des pays les plus riches du monde, avant de connaître un total effondrement.

 

 

La petite île de Nauru est approchée pour la première fois par des Occidentaux en 1798. Ces derniers, impressionnés par la beauté de l’île, nomment celle-ci Pleasant Island.

Un siècle plus tard, en 1896, un capitaine de navire rapporte en Australie une étrange pierre trouvée à Nauru. Cette pierre, qui ressemble à du bois pétrifié, traîne sur le sol d’un bureau pendant trois ans, servant à en caler la porte.

L’Australie cherche alors à développer son économie agricole, et a grand besoin d’engrais pour augmenter la productivité de ses sols pauvres.

Un géologue de la Pacific Island Company, Albert Ellis, cherche ainsi dans tout le Pacifique, sans trop de succès, des gisements de phosphate, composant essentiel des engrais nécessaires au développement de l’agriculture australienne.

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Le gouvernement privatise le futur des services publics

Services publics - Enquête - 26 octobre 2017, par martine orange

En installant le "comité Action publique 2022", c’est une deuxième commission Attali que le gouvernement a créée. Sa composition est une illustration du macronisme : une commission dominée par des représentants du privé en position de dicter à l’État ce qu’il doit faire, au mieux de leurs intérêts.

Au rythme d’une création ou deux par mois de nouveaux comités Théodule, chargés de se pencher sur l’un ou l’autre dossier jugé prioritaire par le gouvernement, l’attention finit par baisser. La présentation par le premier ministre Édouard Philippe, le 13 octobre, d’un "comité Action publique 2022", n’a pas échappé à la règle. D’autant que Matignon a adopté une communication allégée sur le sujet. Un discours de bienvenue, quelques mots pour annoncer la volonté permanente du gouvernement de moderniser l’État – en essayant de gagner en efficacité économique – sont censés tenir lieu de feuille de route pour cette nouvelle mission.

Pourtant, derrière cet habillage très patelin, c’est une nouvelle commission Attali qui est en train de se mettre en place. Avec parfois les mêmes hommes et, en tout cas, les mêmes idées. Comme la commission, ce comité est chargé d’édicter une série de mesures sur la transformation des services publics. Ses préconisations semblent être appelées à devenir un mandat impératif pour le gouvernement, au même titre que les résolutions de la commission Attali, en dépit de leur caractère débridé et confus, tiennent lieu de Bible pour mettre en œuvre la politique économique d’Emmanuel Macron.

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Ces questions hallucinantes qu’En Marche pose à ses militants dans un sondage

Auteur : Antoine Léaument, 18.06.2018

"La France doit avoir à sa tête un homme fort qui n’a pas à se préoccuper du parlement ni des élections"…

Voici l’unes des affirmations inquiétantes sur lesquelles les militants de "La République En Marche" sont invités à se positionner1 dans un long sondage réalisé avec Terra Nova.

À l’intérieur, les militants sont interrogés sur leur situation personnelle (emploi, situation familiale, niveau de revenu, etc.), sur leur engagement dans le parti (participation ou non à des actions, satisfaction vis-à-vis de l’engagement) ou encore sur leurs opinions concernant la situation politique du pays (pertinence du clivage gauche-droite, action du président de la République, etc.).

Les questions portent également sur l’orientation économique et sociale du pays. Il est notamment demandé aux militants s’il faut "augmenter ou diminuer" :

❐ "la sévérité des peines pour les délinquants",

❐ "le temps du travail légal pour les salariés",

❐ "le déficit budgétaire de l’État",

❐ "le nombre de réfugiés et de demandeurs d’asile accueillis en France",

❐ "la fiscalité et les charges des entreprises",

❐ "le nombre des fonctionnaires",

❐ "les investissements publics pour soutenir l’agriculture biologique"

ou encore

❐ "le montant du salaire minimum".

À chaque fois, il est possible de répondre dans un champ allant de "fortement diminuer" à "fortement augmenter". On comprend sans trop peiner la logique libérale qui les sous-tend.

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Les centristes sont les plus hostiles à la démocratie, pas les extrémistes

Posted by David Adler, Contributeur, Juin 1, 2018

Et si le plus réfractaire à la démocratie n’était ni l’extrême droite, ni l’extrême gauche, mais le centre ? C’est ce que révèlent les travaux de David Adler.

Les panneaux d’avertissement clignotent en rouge : la démocratie est menacée. En Europe et en Amérique du Nord, les candidats sont de plus en plus autoritaires, les systèmes de partis de plus en plus instables et les citoyens de plus en plus hostiles aux normes et aux institutions de la démocratie libérale.

Ces tendances ont suscité un débat majeur entre ceux qui considèrent le mécontentement politique comme étant d’origine économique, culturelle ou générationnelle. Mais toutes ces explications partagent un même postulat, selon lequel la menace viendrait des extrêmes politiques.

À droite, les ethno-nationalistes et les libertariens sont accusés de soutenir des politiques fascistes ; à gauche, les radicaux des campus et le mouvement dit des "antifas" de trahir les principes libéraux. Dans l’ensemble, l’hypothèse est que les opinions radicales vont de pair avec le soutien à l’autoritarisme, tandis que la voix de la modération suggère une approche plus engagée dans un processus démocratique.

Peut-être pas. Mes recherches suggèrent qu’en Europe et en Amérique du Nord, les centristes sont les moins favorables à la démocratie, les moins attachés à ses institutions et les plus favorables à l’autoritarisme.

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Centrists Are the Most Hostile to Democracy, Not Extremists

Opinion - The World - By David ADLER, May 23, 2018

The warning signs are flashing red: Democracy is under threat. Across Europe and North America, candidates are more authoritarian, party systems are more volatile, and citizens are more hostile to the norms and institutions of liberal democracy.

A rally last September in Berlin for Martin Schulz, the Social Democrats’ candidate for German chancellor. Maja Hitij/Getty Images

These trends have prompted a major debate between those who view political discontent as economic, cultural or generational in origin. But all of these explanations share one basic assumption: The threat is coming from the political extremes.

On the right, ethno-nationalists and libertarians are accused of supporting fascist politics; on the left, campus radicals and the so-called antifa movement are accused of betraying liberal principles. Across the board, the assumption is that radical views go hand in hand with support for authoritarianism, while moderation suggests a more committed approach to the democratic process.
Is it true?

Maybe not. My research suggests that across Europe and North America, centrists are the least supportive of democracy, the least committed to its institutions and the most supportive of authoritarianism.

I examined the data from the most recent World Values Survey2 (2010 to 2014) and European Values Survey3 (2008), two of the most comprehensive studies of public opinion carried out in over 100 countries.

 

les 3 articles ci-dessus en 1 PDF

 

 

 

 

     

Le mythe du renouveau macronien dans les eaux troubles de la "raison d’Etat"

Tribunes - par Maxime Ait Kaki, publié le 7 août 2018

TRIBUNE. L’affaire Benalla met à nu la survivance de réflexes monarchiques. On découvre des codes de comportement où le lien de confiance de "la noblesse d’Etat" tient lieu d’instrument de la "violence symbolique" du pouvoir. La communication "jupitérienne" d’Emmanuel Macron, érigée en mode de gouvernance, apparaît comme un sujet de questionnement pertinent.

La Macronie avait fondé sa doctrine sur un idéal de renouveau.

C’était la promesse d’une République régénérée et résolument tournée vers l’avenir, l’espoir de faire de la politique autrement, la possibilité d’une "citoyenneté numérique" renforçant l’expression démocratique. Cette prophétie politique, prenant le visage d’une "République en marche", participait d’une inclinaison providentielle inspirée de la rhétorique de l’Immaculée Conception.

❐ Maxime Ait Kaki est docteur en science politique de l’Université de Paris-I Panthéon-Sorbonne, auteur de La France face au défi de l’identité (Editions du Cygne, 2017).

Emmanuel Macron l’avait décrite dans son livre programmatique, Révolution, comme l’incarnation même de l’"exemplarité", de la "transparence" et du "désintéressement", plaçant la moralisation de la vie politique au centre de ses propositions. Plus qu’aucun autre de ses rivaux, il avait su exploiter, durant la présidentielle, les déboires judiciaires de François Fillon relatifs à l’emploi présumé fictif de son épouse pour faire de ce cette question un enjeu majeur de la bataille électorale. Ses 39 ans fièrement affichés et la promotion de nouveaux visages constituaient à eux seuls les gages d’un népotisme et d’un copinage révolus. Une symbolique de "pureté" distillée à des électeurs las des scandales d’Etat et auprès desquels la fable macronienne du "nouveau monde" avait trouvé une certaine résonnance.

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Une analyse qui semble écarter a priori la possibilité que ce Benalla soit simplement un individu brutal mais sans réel courage et qui abuse d'un pouvoir présumé qui le placerait au-dessus des lois et du commun.

 

 

 

                 

Dans l'affaire Alexandre Benalla, Emmanuel Macron est un "enfant-roi" irresponsable.

Thomas Guénolé, 25/07/2018

Emmanuel Macron est un menteur. Nous le savons, parce qu'ayant connaissance des délits graves de son homme de main Alexandre Benalla1, il les a cachés à la justice2. N'en déplaise aux perroquets qui répètent en boucle les éléments de langage de l'Elysée, ce n'est pas une affaire secondaire: il est question d'usurpation de la fonction de policier, d'abus de pouvoir sur des policiers en leur donnant des ordres indûment, et de tabassage de manifestants. Ceci, sans oublier l'avalanche de privilèges choquants3 (appartement, voiture, salaire...) dont Benalla a bénéficié en toute opacité.

Emmanuel Macron est un menteur. Nous le savons, parce qu'il a fait savoir à la presse le 22 juillet qu'il trouvait ces faits "inacceptables"4 et qu'il n'y aurait "pas d'impunité". Or, il a lui-même couvert les méfaits de Benalla pendant plusieurs mois. Le niveau de mensonge se situe donc ici entre le ridicule et l'insultant.

Emmanuel Macron est un menteur. Nous le savons, parce que le 23 juillet, Alain Gibelin, directeur de l'ordre public de la préfecture de police de Paris, a révélé à la commission d'enquête de l'Assemblée nationale ceci: Alexandre Benalla n'avait "aucune autorisation de la préfecture de police"5 pour assister à la manifestation du 1er Mai où il a molesté deux manifestants. Or, l'Elysée a prétendu le contraire.

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Pourquoi la presse aux ordres sort-elle une affaire Benalla maintenant ?

24 juillet 2018, par Jean-marc B - Blog : Le blog de Jean-marc B

Les dessous "lutte de classe" d'une affaire d'Etat. Comment se fait-il que des grands médias qui nous ont plutôt habitué à faire les louanges de Macron, quoi qu'il arrive, sont-ils passés soudainement à un quasi lynchage du même Macron et son "système" avec l'affaire Benalla ?

24 juillet 2018
par Jacques Chastaing, 

Tout d'un coup la révélation des violences d'un barbouze au plus proche des sommets de l'Etat a paru scandaleuse à cette presse et à bien des hommes politiques alors que c'est une constante de la Vème République depuis De Gaulle et que les violences transgressives de la part des forces de police et de nervis qui leur sont proches ont marqué toute l'actualité de ces deux dernières années et de manière bien plus dramatique.

Ce revirement brutal en a surpris plus d'un : que se passe-t-il ?

Une presse indépendante ? Allons donc !

Chose étonnante, l'information sortie par Le Monde a été aussitôt reprise par l'essentiel des grands médias qui en ont fait le "scandale Benalla/Macron".

Étonnante, parce que c'est cette même presse qui a fait Macron. 

Alors pourquoi cette pirouette ?

Bien sûr les professionnels de la presse n'ont guère apprécié le projet de Macron au début de l'année 2018 de s'attaquer au "Fake News", y voyant une atteinte à la liberté d'expression, une censure possible sur leurs propres publications.

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Peter Thiel, l’homme qui voulait achever la démocratie

17/07/2018, Fabien Benoit

Cofondateur de PayPal et investisseur historique de Facebook, Peter Thiel est une figure à part dans la Silicon Valley. Libertarien invétéré, conseiller de Donald Trump, transhumaniste convaincu, capable de disserter sur les philosophes grecs aussi bien que sur l’avenir des crypto-monnaies, le golden boy de la vallée veut faire de la technologie l’arme qui portera le coup fatal à la politique.

Chapitre 1 

"Je suis fier d’être gay ! Je suis fier d’être républicain !" - Juillet 2016, Cleveland (Ohio), Convention nationale du Parti républicain.

"Bonjour à tous, je suis Peter Thiel. J’ai créé de nombreuses entreprises et je soutiens les gens qui innovent, des réseaux sociaux aux fusées spatiales."

La voix est métallique, presque fébrile. La tenue impeccable, comme toujours. Complet bleu marine, cravate italienne à rayures, l’homme sans âge a le sourire carnassier, quoique légèrement forcé.

"Je ne suis pas un politicien, mais Donald Trump non plus. C’est un bâtisseur, et il est temps de reconstruire l’Amérique !"

Fidèle à sa réputation, Peter Thiel, né en Allemagne en 1967, rompt un nouveau tabou en s’engageant publiquement dans la campagne de Donald Trump, au grand dam de ses coreligionnaires de la Silicon Valley.

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Le retour du fascisme dans le capitalisme contemporain : Samir Amin dans FMA du 18 juillet 2014

vendredi, 18 juillet 2014, par raina - Un article fort intéressant de Samir Amin.

Outre le tour historique et géopolitique, l’article est éclairant en particulier (à la fin) sur la place des mouvements politiques religieux (dont les "islamistes") dans la stratégie impérialiste.

Unité et diversité des fascismes

Les pouvoirs politiques qu’on peut à bon escient qualifier de fascistes ont occupé le devant de la scène et exercé le pouvoir dans un bon nombre de pays européens, en particulier dans les années 1930 jusqu’à 1945 (Mussolini, Hitler, Franco, Salazar, Pétain, Horthy, Antonescu, Ante Pavelic et quelques autres). La diversité des sociétés qui en ont été les victimes – capitaliste développée majeure ici, mineure et dominée là, associée à une guerre victorieuse ici, produit de la défaite ailleurs – interdit de les confondre. Je préciserai donc les effets différents que cette diversité des structures et des conjonctures ont produits dans les sociétés concernées.

Néanmoins, au-delà de cette diversité, tous ces régimes fascistes partagent en commun deux caractères

❐ Dans les circonstances ils acceptent tous d’inscrire leur gestion de la politique et de la société dans un cadre qui ne remet pas en cause les principes fondamentaux du capitalisme, à savoir la propriété capitaliste privée, y compris celle, moderne, des monopoles. C’est pourquoi je qualifie ces fascismes de modes particuliers de gestion du capitalisme et non pas de formes politiques qui mettent en question sa légitimité, même si dans la rhétorique des discours fascistes le "capitalisme", ou les "ploutocraties" font l’objet de longues diatribes. Le mensonge qui cache la nature véritable de ces discours apparait dès lors qu’on examine "l’alternative" proposée par ces fascismes, toujours muette pour ce qui concerne l’essentiel – la propriété capitaliste privée. Il reste que l’option fasciste ne constitue pas la seule réponse aux défis auxquels la gestion politique d’une société capitaliste est confrontée. C’est seulement dans certaines conjonctures de crise violente et profonde que la solution fasciste paraît être, pour le capital dominant, la meilleure, ou parfois même la seule possible. L’analyse doit donc centrer son attention sur celle de ces crises.

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En 15 minutes, ce site vous permet de comprendre les enjeux du monde de demain

Société-Économie - Par Anaïs Marecha, Publié le 16 Août 2018

L'Institut des futurs souhaitables met gratuitement à disposition un site internet, Post-R, qui donne des clés de compréhension sur le monde de demain. Douze thématiques sont présentées en quinze minutes, avec de nombreuses solutions mises à l'honneur.


À terme, les douze thématiques traitées doivent permettre au lecteur de comprendre les grands enjeux actuels (crédits : capture d'écran).

Au dernier réveillon, tonton Jean-Pierre vous a encore affirmé "que le réchauffement climatique a été inventé par les chinois"1 ? Vous ne trouvez pas toujours les bons mots pour expliquer le lien entre la finance mondiale et le climat ? Alors nous avons l'outil qu'il vous faut.

L'Institut des futurs souhaitables2, une école hybride pour mieux comprendre le présent, a créé en 2014 un site internet gratuit appelé Post-R. Développé par l'agence de datajournalisme Wedodata, le contenu multimédia invite à "un voyage pédagogique sur l'état du monde." Leur promesse ? Comprendre en 15 minutes l'essentiel des grands enjeux de demain. Avec un éclairage important sur leurs interconnexions et les pistes de solutions.

Douze thématiques expliquées en 15 minutes chacunes

De la biodiversité à la finance mondiale en passant par les métaux, le site traite douze grandes thématiques mondiales. Seules six sont disponibles pour le moment.

"Nous avons besoin d'un soutien financier pour pouvoir terminer le site", avoue Jean-Luc Verreaux, co-fondateur de l'Institut des futurs souhaitables et porteur du projet Post-R.

En cliquant sur un sujet, l'internaute curieux s'embarque dans une histoire de quinze minutes qui met en scène des personnages, des territoires et des combats. Le récit se déroule horizontalement sous la forme de textes courts, que le lecteur suit le long d'un fil d'Ariane. Idéal pour casser la monotonie d'un texte long.

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Climat : la Terre proche du "point de rupture", alertent des scientifiques

Sciences & Environnement - Par  Le figaro.fr, publié le 06/08/2018

VIDÉOS - Le réchauffement climatique pourrait transformer en "étuve" notre planète, qui ne pourrait plus abriter qu'un milliard d'êtres humains dans un avenir proche. Telles sont les prédictions alarmistes d'un consortium de chercheurs internationaux.

Même si l'humanité réduit les émissions de gaz à effet de serre comme prévu par l'accord de Paris, la planète elle-même pourrait perturber les efforts des hommes et basculer dans un état durable d'étuve, selon une étude publiée lundi.

Avec un tel scénario, la hausse de la température moyenne de la Terre pourrait se stabiliser à +4°C ou +5°C par rapport à l'ère préindustrielle, bien au-delà de l'objectif de l'accord de Paris sur le climat (+2°C maximum), selon une étude de la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS).

Les émissions de gaz à effet de serre ont déjà provoqué une hausse de 1°C de la température moyenne de la Terre, augmentant les probabilités et l'intensité des canicules, des sécheresses ou des tempêtes.

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Les trois quarts de l'humanité menacés de mourir de chaud en 2100

Environnement - De Stephen Leahy - Juillet 2018

Une nouvelle étude tire la sonnette d'alarme : en l'absence de réduction drastique des émissions de CO2, jusqu'à 75 % des habitants de la planète pourraient être victimes de vagues de chaleur meurtrières à l'horizon 2100.

Dans cette photo du 4 juin 2017, des Pakistanais se baignent dans un canal afin de vaincre la chaleur et d'échapper au températures extrêmement élevées lors de ce huitième jour du mois de ramadan. Des températures maximales de 47°C ont été enregistrées à Lahore, au Pakistan. - photographie de Rana Sajid Hussain, Pacific Press, Lightrocket, Getty Images

Selon une nouvelle étude, 30 % de la population mondiale est à l'heure actuelle exposée à des vagues de chaleur potentiellement meurtrières 20 jours par an voire plus.

À la manière d'un feu de forêt qui gagne du terrain, le changement climatique favorise la propagation de cette chaleur intense.

En l'absence d'importantes réductions des émissions de gaz à effet de serre, tels que le CO2, jusqu'à trois personnes sur quatre courront le risque de mourir de chaud à l'horizon 2100. Cependant, d'après l'analyse publiée ce lundi dans Nature Climate Change, une personne sur deux est susceptible d'être exposée à des vagues de chaleur meurtrières pendant au moins 20 jours par an à la fin du siècle, même si des réductions adviennent.

"Les vagues de chaleur meurtrières sont un phénomène très fréquent. Le fait que notre société ne s'inquiète pas davantage des dangers que cela implique m'échappe", déclare Camilo Mora, professeur à l'université de Hawaï à Manoa et principal auteur de l'étude. "La canicule qui a frappé l'Europe en 2003 a causé la mort d'environ 70 000 personnes1, soit plus de 20 fois le nombre de personnes tuées dans les attentats du 11 septembre."

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Nicolas Hulot, démissionnaire irresponsable

28 août 2018, par Olivier Tonneau - Blog : Lettres d'un engagé à ses amis qu'il dérange

Par un incroyable tour de force, Nicolas Hulot, démissionnaire, parvient à imputer ses échecs à l'opposition et à la société tout entière plutôt qu'au gouvernement. Une faillite politique, intellectuelle et morale.

"Je souhaite que personne, personne ne fustige le gouvernement".

Nicolas Hulot, au moment même où il quitte le gouvernement, réussit le tour de force de le défendre, coupant ainsi l’herbe sous le pied de ceux qui voudraient en faire la critique. Il loue d’ailleurs "l’affection, la loyauté, la fidélité" dont ont fait preuve à son égard le premier ministre et le président de la république avant de demander :

"au quotidien, qui j’ai eu pour me défendre ?"

Il répond à sa propre question en accusant l’opposition qui n’a pas su

"se hisser au dessus de la mêlée pour se rejoindre sur l'essentiel"

et même la "société" qui n’est pas descendue dans la rue pour le soutenir.

Incroyable retournement des rôles, qui repose sur un escamotage digne du fameux éléphant dans la pièce : contre qui l’opposition et la société étaient-ils censés défendre Nicolas Hulot, sinon contre ce gouvernement affectueux, loyal et fidèle ?

Défendre Nicolas Hulot, en quoi cela aurait-il dû consister, sinon faire en toutes occasions pression pour affermir les mesures de protection de l’environnement – en proposant l’inscription de la règle verte dans la constitution, en exigeant l’interdiction ferme et immédiate du glyphosate, en luttant pour l’interdiction de la pêche électrique, en combattant la réduction des aides à la reconversion des agriculteurs vers des modèles bio, en luttant aussi contre le démantèlement du rail et la privatisation des barrages ?

C’est ce qu’a fait, tout au long des dix-huit mois qui viennent de s’écouler, la France Insoumise.

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Notre civilisation touche à sa fin, assure la Nasa

Sciences et technos - Source Sipa Media - Publié le 19/03/2014

L'étude parrainée par le Goddard Space Flight Center de l'agence spatiale américaine dénonce notamment la surexploitation des ressources.

Et si notre civilisation s'effondrait d'ici quelques décennies ?

C'est en tout cas ce qu'assure une étude parrainée par le Goddard Space Flight Center de la Nasa et relayée par le journal britannique Guardian1.

Les chercheurs ne manquent pas d'arguments pour justifier la fin de la civilisation industrielle. Selon l'agence spatiale américaine, la surexploitation des ressources et la répartition des richesses de plus en plus inégale seraient à l'origine de cet effondrement.

Les scientifiques se sont appuyés sur l'histoire d'anciennes civilisations, et notamment les empires romain, mésopotamien, gupta, pour bâtir leur raisonnement. À l'aide du modèle inventé par le mathématicien Safa Motesharrei et des chercheurs en sciences sociales, les scientifiques se sont penchés sur la population, le climat, l'agriculture, l'énergie, la répartition des richesses des différents empires. Et les chercheurs de conclure que, depuis 5 000 ans, les civilisations craquent lorsque les hommes surexploitent les ressources et organisent la société entre un petit nombre de riches et une masse de pauvres.

Différentes hypothèses

Deux scénarios ont par ailleurs été envisagés par les chercheurs dans le cadre l'étude. Mauvaise nouvelle : ils conduisent tous deux à l'effondrement de notre civilisation d'ici quelques décennies.

Pour commencer, les experts ont imaginé le cas dans lequel les plus riches, de moins en moins nombreux, mais toujours plus aisés, s'accapareraient les richesses, laissant les plus pauvres dépérir, et surtout entraînant la disparition de la masse des travailleurs, et donc la fin de notre civilisation industrielle.

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Nasa-funded study: industrial civilisation headed for 'irreversible collapse'?

Nafeez Ahmed, Friday 14 Mar 2014

Natural and social scientists develop new model of how 'perfect storm' of crises could unravel global system

A new study partly-sponsored by Nasa's Goddard Space Flight Center has highlighted the prospect that global industrial civilisation could collapse in coming decades due to unsustainable resource exploitation and increasingly unequal wealth distribution.

Noting that warnings of 'collapse' are often seen to be fringe or controversial, the study attempts to make sense of compelling historical data showing that

"the process of rise-and-collapse is actually a recurrent cycle found throughout history."

Cases of severe civilisational disruption due to "precipitous collapse - often lasting centuries - have been quite common."

The independent research project is based on a new cross-disciplinary 'Human And Nature DYnamical' (HANDY) model, led by applied mathematician Safa Motesharrei of the US National Science Foundation-supported National Socio-Environmental Synthesis Center, in association with a team of natural and social scientists. The HANDY model was created using a minor Nasa grant, but the study based on it was conducted independently. The study based on the HANDY model has been accepted for publication in the peer-reviewed Elsevier journal, Ecological Economics.

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  les 2 articles ci-dessus en 1 PDF

 

 

 

                 

Une alerte sans précédent pour la planète

Terre - 22.11.2017, par Philippe Testard-Vaillant

Alors que la COP23 battait son plein à Bonn, 15364 scientifiques de 184 pays – dont 1000 en France – signaient une tribune alarmante dans la revue "BioScience" sur l’état de notre planète. Dans cet article qui figure dans le Top 10 de nos contenus les plus lus de l'année, l’écologue Franck Courchamp, directeur de recherche au CNRS, revenait sur cet appel d’une ampleur inédite.

Le pavillon de l’Inde lors de la COP23, le 8 novembre 2017 à Bonn, en Allemagne. - PATRIK STOLLARZ / AFP


Plus de 15 000 scientifiques de 184 pays alertant l’opinion mondiale sur l’état de la planète et conjurant l’humanité d’agir vite pour "éviter une misère généralisée et une perte catastrophique de biodiversité", c’est historique, non ?

▶︎ Franck Courchamp1 : C’est effectivement du jamais-vu. La première mise en garde de ce genre, formulée en 1992 à l’issue du Sommet de la Terre à Rio, n’avait rassemblé que 1 700 signataires dont, il est vrai, une centaine de prix Nobel. Le présent manifeste a été rédigé par huit spécialistes internationaux du fonctionnement des écosystèmes et a paru le 13 novembre dans la revue BioScience. Il a été initié par le biologiste de la conservation américain William Ripple, qui a mis en évidence le déclin dramatique de presque tous les grands carnivores et tous les grands herbivores, des animaux qui jouent pourtant un rôle crucial dans l’équilibre des milieux naturels. William Ripple m’a contacté le 20 juillet et m’a demandé de relayer ce cri d’alarme, notamment en France, ce que j’ai fait. Au total, pas loin d’un millier de chercheurs français (soit un quinzième des signataires) ont souscrit à cet appel, ce qui n’est pas rien au moment où notre pays s’efforce de prendre le leadership en matière de protection de l’environnement. Par ailleurs, tout écologue, zoologue, physicien, chimiste, spécialiste du climat… qui n’a pas eu connaissance de cet "avertissement à l’humanité" peut y apposer son nom après coup et rejoindre les signataires initiaux.

À ce jour, la liste comprendrait environ 23 000 noms.

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Les maires perdront bien le pouvoir de l'eau

Accueil - Politique - Société - Collectivités locales - Matthieu Quiret, le 08/08/2018

Après un an de débats houleux, le transfert aux intercommunalités de la compétence de l'eau potable et de son épuration vient d'être confirmé par la loi. Seules quelques communes rurales pourront conserver ce pouvoir au-delà de 2020.

Les deux tiers des agglomérations gèrent l'épuration des rejets de leurs habitants. - Laurent Cerino/REA

Les maires ruraux se sont battus jusqu'au bout pour conserver le pouvoir de l'eau, n'obtenant qu'un léger sursis. Le Parlement vient de voter la loi qui assouplit le calendrier de transfert de la gestion de l'eau potable et de son assainissement, fixé il y a trois ans par la loi NOTRe. Sans en affaiblir les objectifs pour autant.

Rationalisation

Le quinquennat précédent avait braqué nombre d'élus locaux avec ce projet de rationalisation. La loi NOTRe, adoptée en 2015, prévoyait d'imposer à toutes les communes de confier ces compétences à leur intercommunalité au plus tard au 1er janvier 2020. Les députés LREM ont rappelé dans le débat de la semaine dernière la nécessité de mutualiser les services de l'eau actuellement éparpillés dans 33.800 réseaux gérés par plus de 22.700 collectivités. 

L'Etat promet aux habitants grâce à cette rationalisation une meilleure maîtrise des prix de l'eau et leur harmonisation, via notamment davantage d'investissement dans la modernisation des réseaux d'adduction. Le rapport de la commission des lois de l'Assemblée rappelle que les fuites représentent chaque année une perte de 20 % de l'eau potable captée.

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Food waste: alarming rise will see 66 tonnes thrown away every second

Global development - Monday 20 August 2018, Rebecca Ratcliffe

New analysis warns food loss is set to increase by a third by 2030 unless urgent action is taken

Food donations from supermarkets and retailers at the warehouse of the Real Junk Food Project, a UK-based campaign to stop food waste through redistribution. Photograph: Murdo Macleod for the Guardian

The amount of food that is wasted each year will rise by a third by 2030, when 2.1bn tonnes will either be lost or thrown away, equivalent to 66 tonnes per second, according to new analysis.

The report by the Boston Consulting Group (BCG) warns that the global response to food waste is fragmented and inadequate, and that the problem is growing at an alarming rate.

The report1 suggests the creation of an ecolabel, similar to fair trade campaigns, to encourage customers to buy from companies that have committed to reducing waste.

“The scale of the problem is one that will continue to grow while we’re developing our solutions,” said Shalini Unnikrishnan, a partner and managing director at BCG. “As population grows rapidly in certain industrialising parts of the world, like in Asia, consumption is growing very rapidly.”

Each year, 1.6bn tonnes of food worth approximately $1.2tn, goes to waste – about one third of the food produced globally.

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[LE CHIFFRE] Les sandwichs polluent autant que 8,6 millions de voitures chaque année

Publié le 19 août 2018 - Concepcion Alvarez, @conce1 - ENVIRONNEMENT

Sur la route des vacances, sur la plage ou en attendant votre vol, vous allez forcément à un moment ou un autre dévorer un sandwich. Un choix qui est loin d’être anodin pour la planète. Des chercheurs ont mesuré qu’outre-Manche, l’impact de ce casse-croûte est équivalent à celui de 8,6 millions de voitures.

La production et la transformation pèsent entre 37 et 67 % de l’empreinte carbone des sandwichs. - @Pixnio

Chaque seconde en France, il se vend 76 sandwichs, soit 2,3 milliards chaque année. Célèbres pour notre traditionnel jambon-beurre, nous sommes néanmoins loin derrière les britanniques qui consomment, quant à eux, 11,5 milliards de sandwichs chaque année, fait maison ou achetés. Non sans induire un impact environnemental important.

Dans une étude publiée en début d’année1, des chercheurs de l’université de Manchester ont démontré qu’au Royaume-Uni, la consommation annuelle de sandwichs a un impact environnemental équivalent à celui de 8,6 millions de voitures, soit 9,5 millions de tonnes de CO2.

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Blue light from phone screens accelerates blindness, study finds

Press Association - Thursday 9 August 2018

Light from digital devices triggers creation of toxic molecule in the retina that can cause macular degeneration

Blue light affected retinal, the molecule that makes photoreceptor cells in the eye sense light. Photograph: tommaso79/Getty Images/iStockphoto

Scientists say they have found how blue light from smartphones, laptops and other digital devices damages vision and can speed up blindness.

Research by the University of Toledo in the US has revealed that prolonged exposure to blue light triggers poisonous molecules to be generated in the eye’s light-sensitive cells that can cause macular degeneration – an incurable condition that affects the middle part of vision.

Blue light, which has a shorter wavelength and more energy compared with other colours, can gradually cause damage to the eyes.

Dr Ajith Karunarathne, an assistant professor in the university’s department of chemistry and biochemistry, said:

“We are being exposed to blue light continuously and the eye’s cornea and lens cannot block or reflect it. It’s no secret that blue light harms our vision by damaging the eye’s retina. Our experiments explain how this happens, and we hope this leads to therapies that slow macular degeneration, such as a new kind of eye drop.”

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(magazine Suisse)

 

Le grand bluff du travail "à la cool"

Jeudi 9 août 2018, par Mehdi Atmani

Le monde de l’entreprise est en crise. Le fossé n’a jamais été aussi grand entre l’image que les sociétés veulent se donner et la réalité vécue en interne par les salariés. Derrière les concepts néo-managériaux prônant la "cool attitude", la mondialisation et les maux qu’elle engendre.

Les mirages du bonheur au travail sont renforcés par de la «cool attitude», qui agit comme autant de dérivatifs à la pénibilité du travail. © DR

Ce jour où Paul Dumont a "libéré" 47 collaborateurs, il est descendu publiquement dans l’arène de l’entreprise avec six PlayStation 3, deux paires de lunettes Oculus, une machine à smoothies et les mots suivants:

"Chers collègues, la structure actuelle de l’organisation oblige à la prise en compte encore plus effective d’un processus allant vers plus d’autonomie et d’agilité pour faire face aux défis de la digitalisation. Le rapprochement des services permettra de mutualiser les ressources afin d’offrir une perspective économique stable en phase avec les enjeux qui sont les nôtres."

Paul Dumont a le cœur sur la main, le sens du timing et la langue... de bois.

La saignée était attendue. Tel un oracle, le benchmark réalisé six mois plus tôt ne laissait planer aucun doute sur la réorientation de l’entreprise. Avec ses quelques goodies, Paul Dumont a joué les chefs de service en soins palliatifs. De maigres chouquettes pour oublier la perte immédiate des collègues et tapisser l’estomac des rescapés avant de leur faire avaler les prochaines couleuvres apprêtées dans le pipeline du comité de direction.

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les conquis sociaux (pdf)

 

 

                 

 

My Way Or The Highway

24th August 2018, by George Monbiot, published in the Guardian 22nd August 2018

The crucial decisions about major infrastructure are made behind closed doors.

Where democracy counts most, it is nowhere to be seen. The decisions that shape the life of a nation are taken behind our backs. With occasional exceptions, public choice is reserved for trivia.

The most consequential choices, as they are the longest-lasting, arguably involve major infrastructure. The number of disasters in this field is remarkable. A classic paper by the economic geographer Bent Flyvbjerg, Survival of the Unfittest1, explains that there is an innate tendency on the part of policymakers to choose the worst possible projects, as a result of the lock-in of fixed ideas at an early stage. This is caused, his evidence shows, not by accidental error or even delusional optimism, but by “strategic misrepresentation”. Advisers become advocates, advocates become hucksters, boosting their favoured projects.

The schemes that look best on paper, and are therefore most likely to be adopted, are those that have been scrutinised least. Democratic debate would reveal their flaws. This is why, among planners who wish to leave their mark, it is treated as a threat. To the megalomaniacs who draw lines on maps, public opinion is like landscape features: it must be cleared out of the way.

A striking example is the government’s plan for an Oxford to Cambridge Expressway. A decision to which we have not been party, that will irrevocably change the region it affects, is imminent. The new road, it says, will support the construction of a million homes.

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Obesophobia

17th August 2018, by George Monbiot, published in the Guardian 15th August 2018

In 1976, we ate more than we do today. So why are we fatter?

When I saw the photo, I could scarcely believe it was the same country.

The picture of Brighton Beach in 19761 featured in the Guardian a few weeks ago appeared to show an alien race. Almost everyone was slim. I mentioned it on social media2, then went on holiday.

When I returned, I found that people were still debating it. The heated discussion prompted me to read more. How have we changed so far, so fast? To my astonishment, almost every explanation proposed in the thread turned out to be untrue.

Unfortunately, there are no consistent obesity data in the United Kingdom before 19883, at which point the incidence was already rising sharply. But in the US, the figures go back further. They show that, by chance, the inflection point was more or less 19764. Suddenly, at around the time when the photograph was taken, people started becoming fatter, and the trend has continued ever since.

The obvious explanation, many of those debating the photo insisted, is that we’re eating more. Several pointed out, not without justice, that food was generally disgusting in the 1970s. It was also more expensive. There were fewer fast food outlets and the shops shut earlier, ensuring that if you missed your tea, you went hungry. So here’s the first big surprise: we ate more in 1976.

According to government figures5, we currently consume an average of 2131 kcals per day, a figure that appears to include sweets and alcohol. But in 1976, we consumed 2280 kcal6, excluding alcohol and sweets, or 2590 when they’re included. Can this really be true? I have found no reason to discredit the figures.

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Prélèvement à la source, une contre-révolution fiscale. Décryptage.

Info'Com-CGT, 17 août,2018

Le choix du taux parmi 3 options

C’est l’heure du choix entre 3 options concernant le futur taux de prélèvement applicable au 1er janvier 2019.

1. La première , le "taux personnalisé", qui sera calculé sur la base du douzième de l’impôt dû par le foyer fiscal au titre des revenus 2017 divisé par le nombre de membres de ce foyer. Par exemple, si un foyer de deux personnes paie 9 000 euros d’Impôt sur le Revenu (IR) par an, chacun de ses membres verra son salaire au titre du taux personnalisé amputé à partir du 1er janvier de 375 euros par mois, soit un total de 750 euros alors que, jusqu’ici, l’ensemble du foyer payait 900 euros par mois sur dix mois.

2. La deuxième, le "taux individualisé". Il permet de répartir la charge fiscale entre les membres du foyer fiscal lorsque leurs revenus sont disparates. En reprenant l’exemple précédent, si les revenus sont répartis à hauteur de deux tiers pour un membre du foyer et un tiers pour l’autre, le prélèvement mensuel sera respectivement de 500 euros et 250 euros. Le montant global de l’impôt dû ne sera pas modifié.

3. Dernière option, le taux "neutre". Ce taux est un taux standard fondé sur celui d’un célibataire sans enfant. Il permet de dissimuler à l’employeur la réalité du revenu fiscal et de la situation familiale. Mais il induit que le contribuable verse l’éventuel complément ou se fasse rembourser par l’administration fiscale l’éventuel trop-versé (ce cas devrait être plus rare). Le choix de ce taux neutre conduira donc la plupart du temps à un paiement en deux fois de l’IR : sur le salaire, puis lors de la déclaration des revenus, qui reste en place à chaque printemps.

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Les think tanks s’installent au cœur de l’État

par Dostena Anguelova et Roland Gori, publié le 4 février 2018

Roland Gori et Dostena Anguelova analysent comment des réseaux d'experts s'efforcent de neutraliser toute résistance au dogme néolibéral.

"La technique est désormais notre destin, au sens où Napoléon le disait, il y a cent cinquante ans, de la politique, et Marx, il y a un siècle, de l’économie."1

L’installation d’un Conseil scientifique de l’Éducation nationale par le ministre Jean-Michel Blanquer a provoqué quelques légitimes inquiétudes dont la presse s’est fait l’écho. Voilà un ministre qui met parfaitement en œuvre les décrets d’application de l’expression présidentielle "en même temps"2.

Tout en chantant les louanges de l’humanisme, et en se référant à la méthode Montessori qui préconise l’"auto-éducation" de l’élève, "en même temps" le ministre Blanquer installe un conseil scientifique à la tête duquel il nomme Stanislas Dehaene, éminent professeur de psychologie cognitive et expérimentale au Collège de France, entouré d’une "brochette" de positivistes assumés.

Ces "experts" piloteront et corrigeront au mieux par IRM et protocoles "randomisés" la pratique pédagogique du "million d’employés"3, comme les nomme Stanislas Dehaene, chargés de les encadrer. Rien ne sera laissé au hasard, à la contingence et à l’imprévu. Ce sera le règne de "la mesure"4 et de l’"efficacité" qui guideront les pas des "écoliers-machine", et des "employés" en charge de leurs "apprentissages".

Les métiers de l’éducation enfin, après bien d’autres, seront efficaces et mesurés, leurs actes rationalisés, décomposés, organisés et prescrits par des décideurs, bref, taylorisés5. Les "experts" fourniront les guides pratiques nécessaires. Le sacre de l’élève, parfaite machinerie cognitive et neuronale prompte à épeler et à calculer, pourra advenir. Les tests internationaux et autres rankings pourront l’attester. Cela n’empêchera pas les rhétoriques de propagande humaniste et l’appel mystique à la Nation.

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Les morts-vivants de la dette et le méga krach à venir

Tribune - Par Steve Keen et Dany Lang, 20 mai 2018

La dynamique de la dette privée joue un rôle central dans le déclenchement des crises économiques majeures, le crédit agissant comme un "zombificateur" de certaines économies. La situation actuelle laisse craindre un krach au cours des douze à trente-six mois à venir.

Les morts-vivants de la dette et le méga krach à venir

Le capitalisme est un système instable, avec une tendance naturelle aux cycles et aux crises. C’est le message central de l’économiste américain Hyman Minsky (1919-1996), souvent acclamé par les banquiers centraux et la presse depuis 2008 pour son analyse lucide des causes des crises et cycles. De fait, avec la financiarisation de l’économie au cours des trois dernières décennies, les crises violentes d’origine financière se sont multipliées et leur fréquence ne fait que s’accélérer.

Dès 1969, Minsky considérait que la force majeure du système capitaliste est aussi sa principale faiblesse : il encourage la prise de risque, qui permet l’innovation et la croissance. Ces dernières contribuent à accroître l’incertitude fondamentale : tous les projets économiques étant nouveaux, les entrepreneurs doivent prendre leurs décisions sans pouvoir affecter de probabilités aux événements futurs. Ainsi, ils ne peuvent que supposer que les tendances actuelles se poursuivront. Hyman Minsky soutient que ceci engendre des comportements d’investissement moutonniers : les agents ont tendance à agir conformément aux croyances du "reste du monde, qui est peut-être mieux informé". Tout cela a amené Minsky (1986) à formuler le "paradoxe de la tranquillité" : c’est durant les périodes de croissance, lorsque le souvenir des récessions passées s’estompe, que les capitalistes deviennent trop optimistes et investissent trop. Cette instabilité à la hausse conduit à des fluctuations cycliques récurrentes. Les dépressions majeures se produisent à cause de l’accumulation des dettes privées. La partie de l’investissement désiré supérieure à l’épargne privée étant nécessairement financée par l’emprunt bancaire, le crédit contribue à la création monétaire et à la demande globale. Pendant les périodes d’optimisme, les entreprises utilisent davantage l’endettement pour augmenter leur capacité d’investissement : c’est l’effet de levier. Cela contribue à la prospérité de l’économie, mais c’est là que la crise commence à couver.

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Bullshit Jobs: A Theory by David Graeber review – the myth of capitalist efficiency

Book of the day - Society books - Eliane Glaser, Friday 25 May 2018

Is your job one that makes the world a better place? If not, it is probably bullshit, part of a system that is keeping us under control

Counting the hours … box-tickers and bean-counters are multiplying. Photograph: Alamy

I had a bullshit job once. It involved answering the phone for an important man, except the phone didn’t ring for hours on end, so I spent the time guiltily converting my PhD into a book.

I’ve also had several jobs that were not bullshit but were steadily bullshitised: interesting jobs in the media and academia that were increasingly taken up with filling out compliance forms and time allocation surveys.

I’ve also had a few shit jobs, but that’s something different. Toilets need to be cleaned. But to have a bullshit job is to know that if it were to disappear tomorrow it would make no difference to the world: in fact, it might make the world a better place.

When I read David Graeber’s essay On the Phenomenon of Bullshit Jobs in Strike! magazine in 2013, I felt somehow vindicated. I had sat in the pub on many a Friday evening moaning to colleagues about data entry and inefficient meetings. But with the Martian gaze of the anthropologist, Graeber managed to articulate my plight in a way that made me feel part of some grand, absurdist outrage.

I wasn’t alone. The essay went viral, receiving more than 1m hits, and was translated into a dozen languages. “Guerrilla” activists even replaced hundreds of ads in London tube carriages with quotes from the essay, presumably in order to jolt commuters out of their apathetic stupor. As is the way in the world of reactive non-fiction publishing, a book followed.

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Hold-up annoncé sur un pognon de dingue

2 juillet 2018, par ugictcgt - Blog : Le blog de l'Ugict-CGT

L'information est semble-t-il passée complètement sous les radars la semaine dernière. La dépêche de l'AFP annonçant que "l'État pourrait récupérer jusqu'à 24 milliards EUR d'excédents de la Sécu en 2022" n'a été republiée que sur un site et sans aucun commentaire ni aucune mise en perspective.

Pourtant, il y aurait beaucoup à dire car voici qu'après nous avoir asséné durant des années le fameux "trou de la Sécu" pour justifier toutes les mesures de déremboursements, les reculs de la protection sociale et notamment la branche retraite on nous annonce désormais, selon une autre dépêche de l'AFP du 5 juin dernier, une "Sécu "quasiment à l'équilibre" avant les grandes réformes".

"Presque sortie du rouge et à moitié dans le vert, la Sécu reprend des couleurs. Après un déficit de 5,1 milliards d'euros en 2017, son solde sera "en nette amélioration" à moins de 300 millions en 2018, selon le dernier rapport de la Commission des Comptes de la Sécurité sociale".

Au lendemain de cette annonce, une autre dépêche venait doucher les éventuelles espoirs ou revendications d'une amélioration de la couverture sociale grâce à ce retour à "bonne fortune" : l'AFP titrait alors :

"le gouvernement a nié mercredi l'existence d'une "cagnotte" liée à la forte réduction du déficit de la Sécurité sociale, qui devrait dégager des excédents à partir de 2019, excluant de "redistribuer" l'argent économisé sur le champ de la "Sécu"".

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10 trucs pour reconnaître un mail d’hameçonnage

By Alain Bonneaud in cybersécurité, Sécurité on 17 octobre 2015.

Chaque jour d’innombrables courriels d’hameçonnage sont envoyés à des victimes sans méfiance dans le monde entier. Certains d’entre eux apparaissent si bizarres qu’ils sont faciles à identifier. A l’inverse,  d’autres peuvent être plus convaincants. Alors, comment faire la différence entre un message de phishing et un message légitime?

L’hameçonnage est aujourd’hui au coeur de l’ingénierie sociale1. Il constitue donc une préoccupation majeure pour de nombreuses sociétés.
Dans une récente enquête (Black Hat Attendee Survey2 réalisée lors de la conférence de Juillet 2015 aux USA) 48% des participants considèrent le l’hameçonnage et les autres risques liés à l’ingénierie sociale comme le 2ème souci le plus important pour eux avec 22% de leur budget informatique en moyenne consacré à ce sujet.

Comment reconnaître une tentative d’hameçonnage?

Malheureusement, il n’y a pas qu’une seule technique qui fonctionnerait dans toutes les situations. Il est, par conséquent, difficile de détecter un email d’hameçonnage. Cependant il existe des indices qui permettent d’éveiller les soupçons. Cet article répertorie 10 d’entre eux.

1. Le message comporte une URL bizarre

Une des premières choses que je vous recommande de vérifier dans un message e-mail suspect est l’intégrité et la cohérence de toutes les URL présentes dans le message. Souvent l’URL dans un message de phishing apparaît parfaitement valable.

Toutefois, si vous passez votre souris au dessus de l’URL, vous devriez voir l’adresse réelle du lien hypertexte (au moins dans Outlook). Si l’adresse du lien hypertexte est différente de l’adresse qui est affichée en clair, alors il y a une forte probabilité que le message soit frauduleux ou malveillant.

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Aveu officiel : le retraitement des déchets nucléaires n’existe pas, c’est un leurre produit par l’industrie de l’atome…

A la Une - Mensonges & Manipulation - Réseau International - 12 août 2018, Auteur Jean pour la Coordination antinucléaire du Sud-Est

Difficile à croire, tant on nous rassure sur la sécurité dans le nucléaire. Nous savions déjà que les déchets sont un gros problème, on ne sait pas quoi en faire. D’où les investigations pour trouver des sites d’enfouissement comme à Bure. Vu la durée de vie en milliers d’années des déchets, comment se fera la gestion pour les générations futures ? Si en plus, il n’est pas possible de les traiter, ce sont des milliers de mètres cubes de ces déchets, que l’on devra "mettre à l’abri". Il serait temps d’arrêter le nucléaire et se donner les moyens de le remplacer. Les nucléocrates le veulent-ils vraiment ? On se sent de moins en moins protégés face à ce danger incolore, inodore et invisible.

Dans un document récent de présentation du "Cycle du combustible" français en 2018 le Haut Comité pour la Transparence et l’Information sur la Sécurité Nucléaire fait un aveu de taille : le retraitement des déchets nucléaires n’existe pas vraiment et les piscines d’entreposage frisent la saturation. Moins de 1% des déchets des centrales atomiques est "recyclé", et en un produit de fission encore plus dangereux et hautement radioactif que l’uranium. La terminologie utilisée par l’industrie nucléaire -notamment Areva-Orano – induit la population en erreur.

Le récent rapport du Haut comité pour la transparence et l’information sur la sécurité nucléaire (HCTISN)1 daté du 27 juillet 2018 est un pavé dans le marigot de la nucléocratie. Remis au ministre de la pseudo transition écologique, ce rapport sur le cycle du combustible français en 2018, et les flux et stocks de matières et de déchets radioactifs dans le cadre de l’utilisation à des fins civiles de matières radioactives, fustige la rhétorique utilisé par l’industrie nucléaire du (pseudo) recyclage des matières radioactives.

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La drôle de guéguerre commerciale de Donald

Date de publication sur Tlaxcala : 12/07/2018 - Original: La guerrita comercial de Donald, Luis Casado - Traduit par  Fausto Giudice Фаусто Джудиче فاوستو جيوديشي

Des sueurs froides parcourent l’échine d'Angela Merkel. La guerre commerciale lancée par Donald Trump pourrait affecter l'Allemagne, très instable. Au vu des raisons alléguées par Donald pour déclarer la guerre, les USA  pourraient la déclarer au monde entier, nous dit Luis Casado, qui pense que les "gesticulations" de Donald sont une pantalonnade.

"Et c’est presque une règle générale, que partout où il y a des mœurs douces, il y a du commerce ; et que partout où il y a du commerce, il y a des mœurs douces"

Montesquieu, De l’Esprit des Lois, Livre XX, Chapitre premier

Montesquieu postulait la capacité du commerce à réguler les passions violentes, notamment politiques, ce qui favorisa l'acceptation d'un comportement avide et la recherche du profit, contribuant ainsi au développement du capitalisme dans l'Europe du 18ème siècle.

Dès lors, rares ont été les économistes qui ne considéraient pas le "doux commerce" comme un remède sacré à la guerre. Sauf que c’est à la canonnière que le monde occidental, avec la générosité bien connue qui l'amène à offrir le meilleur de lui-même, a ouvert les marchés réticents au "doux commerce".

Quatre "vaisseaux noirs", comme les appellent les Japonais, commandés par le commodore yankee Matthew Perry, ont mis fin à deux siècles d'isolement de l'Empire du Soleil Levant en 1853 et imposé au Shogun des "coutumes paisibles".

La Chine, rétive à une présence occidentale, a subi  deux guerres imposées par le Royaume-Uni, la France et les USA : les guerres de l'opium. Les traités de Nankin et de Tientsin (1842 et 1858) ouvrIrent onze ports chinois au "doux commerce" du fameux stupéfiant. Au passage, la Royal Navy détruisit la flotte chinoise...

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Constitution: Emmanuel Macron veut jouer tous les rôles

la réforme Macron - 10 juillet 2018, Par Ellen Salvi

Le chef de l’État veut dialoguer avec les parlementaires, un droit jusqu’ici dévolu au premier ministre. Alors que l’Assemblée attaque l’examen du projet de loi constitutionnelle, beaucoup s’inquiètent du présidentialisme exacerbé d’Emmanuel Macron.

Un problème ? Quel problème ? Mardi 10 juillet, au lendemain du discours d’Emmanuel Macron face au Congrès de Versailles1, le gouvernement, et en particulier son chef Édouard Philippe, a surjoué le détachement pour justifier l’annonce, faite par le président de la République la veille, de modifier la Constitution dans le but de lui permettre d’échanger avec les parlementaires l’an prochain, à l’issue d’une prise de parole désormais ritualisée.

Dans l’émission "Les 4 Vérités" de France 22 le matin, puis en séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale l’après-midi, où les députés s’apprêtaient à examiner en première lecture le projet de loi constitutionnelle, le premier ministre a fait part de son "étonnement" face aux critiques des élus de l’opposition. Dès lundi, plusieurs d’entre eux, à l’instar de la présidente du Rassemblement national (RN, ex-FN) Marine Le Pen, avaient moqué l’inévitable "disparition" du chef du gouvernement, institutionnellement responsable devant le Parlement.

"C’est une proposition parfaitement fantaisiste, tout simplement parce qu'elle touche à l’ADN, au cœur de l’équilibre des institutions de la Ve République", a notamment dénoncé le patron des sénateurs Les Républicains (LR) Bruno Retailleau, mardi matin, sur Europe 13. "Il ne se contente plus d’être un président monarque, il veut cumuler et être un président-premier ministre."

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Méthode Alinsky ou comment politiser les colères du quotidien ?

Sources : LE MONDE Diplomatique, par  Clément Petitjean, 23 août 2018

Pour la France insoumise, c'est : "L’auto-organisation au service de la révolution citoyenne"2
 
En France comme aux États-Unis, les classes populaires boudent les urnes et semblent exclues du jeu politique.

Pour y remédier, des militants misent sur la méthode imaginée par l’intellectuel américain Saul Alinsky, qui promet de rompre avec la résignation grâce à l’"organisation communautaire".
 
En cette soirée de novembre 2017, une centaine de personnes sont réunies dans une salle de l’Est parisien à l’invitation du pôle auto-organisation de La France insoumise.

L’atelier du jour est consacré à la méthode Alinsky, du nom du théoricien de l’"organisation communautaire" (community organizing). Cette forme de militantisme de quartier est apparue aux États-Unis il y a près de quatre-vingts ans, mais demeure largement méconnue en France. Les deux intervenants, M. William Martinet et Mme Leïla Chaibi, louent une "méthode d’auto-organisation citoyenne" qui part "des préoccupations immédiates et concrètes" des habitants afin de leur "redonner du pouvoir".

"J’ai été bluffée par la capacité du community organizing à aller chercher les gens", explique Mme Chaibi ; la méthode Alinsky, "ça marche".

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L’auto-organisation au service de la révolution citoyenne

2 novembre 2017, dans Actualités

Note d’intention du pôle "auto-organisation" de la France Insoumise

Nous proposons de développer une méthode d’auto-organisation au service de la révolution citoyenne.

Par l’action, la confrontation et la revendication, elle doit permettre aux citoyen·ne·s de "faire peuple", c’est-à-dire de constituer un collectif, porteur de l’intérêt général, en capacité de se confronter aux puissants.

Les zones urbaines des métropoles ou des territoires périphériques sont le terrain privilégié de l’auto-organisation populaire. Les contradictions et la violence du capitalisme, tout comme l’urgence écologique, se traduisent dans l’organisation de villes. Insalubrité, pollution, accès aux services publics de transport, de santé ou d’éducation… Les conditions de vie des habitant·e·s sont des enjeux profondément politiques qui permettent de déclencher des mobilisations, d’obtenir des victoires et de donner confiance en l’action collective.

L’approche territoriale permet également de faire émerger des revendications liées aux conditions de travail que les contraintes de l’entreprise, la répression syndicale et l’ubérisation auraient étouffées.

Quel que soit leur statut, les travailleur·se·s deviennent les porteur·se·s de l’intérêt général et la diversité des publics impliqués dans la lutte – consommateur·rice·s, riverain·e·s, usager·e·s du service public… – multiplient d’autant les moyens d’action et le rapport de force pour faire plier les décideur·se·s.

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La bêtise de l’IA est révolutionnaire

Publié le 16 mai 2018, rédigé par Laurent Alexandre

Ce n’est pas la subtilité de l’intelligence artificielle (IA) qui change notre monde ; c’est sa bêtise crasse. Cela crée un malentendu : lorsque j’explique que l’IA est révolutionnaire, on en conclut que j’imagine l’émergence d’une IA dotée de conscience artificielle, à la Hollywood. C’est tout le contraire. Si l’IA était intelligente, elle changerait bien moins notre monde.

L’IA nous drogue

❐ Première révolution : l’IA crée des monopoles difficiles à réguler. Les IA de 2018 – dites connexionnistes – s’éduquent à partir de gigantesques bases de données, ce qui donne un immense pouvoir aux Gafa américains et BATX chinois qui en sont les détenteurs.

❐ Deuxième révolution : l’IA nous drogue. L’IA ayant besoin de beaucoup de données pour apprendre, les géants du numérique utilisent l’IA pour rendre leurs applicatifs addictifs, ce qui leur permet de récupérer les montagnes de données nécessaires : cette boucle s’auto-entretient. La manipulation addictive de notre cerveau accélère l’efficacité des IA. Une IA dotée de bon sens se satisferait de quelques exemples pour apprendre, comme le fait un bébé, et n’aurait pas besoin que nos enfants soient drogués aux réseaux sociaux. Facebook vient de révéler que sa filiale Instagram est fondamentale dans sa supériorité en matière d’IA visuelle. Plus une IA est bête, plus elle a besoin de données, plus notre addiction lui est nécessaire.

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La coalition introuvable - Majorité sociale, minorité politique

Mars 2017, page 3, par Bruno Amable

Étrange démocratie française : depuis trente-cinq ans, les programmes des grands partis de gouvernement ne correspondent pas aux attentes économiques des classes populaires, qui représentent pourtant plus de la moitié du corps électoral. Contrairement aux idées en vogue sur l’effacement des clivages idéologiques, les aspirations des ouvriers et des employés dessinent un bloc social de gauche.

Parmi les nombreuses expressions de la crise politique française, on peut mentionner la propension de certains candidats ou partis à se proclamer "anti-système".

On a ainsi vu M. Emmanuel Macron, ancien ministre de l’économie de M. François Hollande, et M. François Fillon, premier ministre de M. Nicolas Sarkozy, adopter la posture du rebelle pour tenter d’échapper au discrédit qui frappe la représentation politique.

Ils reprennent là une tactique couronnée de succès tant en 1995, lorsque M. Jacques Chirac s’était imposé face au premier ministre sortant, M. Édouard Balladur, qu’en 2007, quand M. Sarkozy avait incarné une "rupture" avec un gouvernement dont il avait pourtant fait partie. Les deux candidats de la droite avaient ainsi pu vaincre la malédiction qui veut que, depuis 1981, un parti au pouvoir perde systématiquement les élections.

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Évolution pour un monde meilleur ?

Alexandra Szajkowski a partagé une publication de Yves Tes, 2 août, 2016

1969 2016

❐ Je suis instituteur, il gèle à pierre fendre, je jette des seaux d'eau dans la cour de récré pour que les élèves puissent faire des glissades. Tout le monde est content ! On prolonge les récrés.

❐ Je suis directeur, la cour est verglacée, je demande aux ouvriers de l'école de jeter du sel de déneigement sur toute la cour. Tout le monde est content ! On abrège les récrés extérieures.

❐ Vacances :

Après avoir passé 15 jours de vacances en famille, en Bretagne, dans la caravane tractée par une 403 Peugeot, les vacances se terminent. Le lendemain, tu repars au boulot, frais et dispos.

Après 2 semaines à la Réunion et à l'Ile Maurice, obtenues à peu de frais grâce aux "bons vacances" du Comité d'Entreprise, tu rentres fatigué et excédé par 4 heures d'attente à l'aéroport, suivies de 12 heures de vol. Au boulot, il te faut 1 semaine pour te remettre du décalage horaire !

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