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45, (Juillet 2018)







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Linky, EDF, Enedis (ex-ErDF), Areva  & co

à la date du jour, 706 communes s'opposent au 'Linky'














     


"Face à la propriété privée des moyens de production, il est temps qu’émerge une économie des communs"

Économie partagée - par Benoît Borrits, 2 juillet 2018

Le projet de loi Pacte du gouvernement – Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises – se propose d’ajouter à la définition juridique de l’entreprise le fait qu’elle est responsable devant la société des conséquences sociales et environnementale de ses actions. Alors que la loi doit être discutée au Parlement à la rentrée, intellectuels et économistes de gauche et de droite se disputent depuis plusieurs semaines par tribunes interposées au sujet de la liberté d’entreprendre face à l’intérêt général, du bien commun et de la propriété privé. Le spécialiste de l’économie coopérative Benoît Borrits, chercheur militant et animateur de l’association Autogestion, apporte ici sa pierre au débat. Il a publié ce printemps aux éditions La Découverte, Au-delà de la propriété. Pour une économie des communs.

Dans une tribune publiée dans Le Monde le 15 juin, une quinzaine d’économistes, d’intellectuels de droite et d’entrepreneurs s’insurgeaient contre une éventuelle modification du code civil concernant les sociétés commerciales, qui leur demanderait de prendre en compte l’intérêt général et le "bien commun"1. Ils estiment que cette modification renforcerait le pouvoir de l’État et porterait atteinte à la propriété privée, présentée comme le rempart du faible contre le fort. Une vision fort éloignée de la réalité d’un État français qui, depuis des années, protège la propriété privée des moyens de production en maintenant artificiellement la valorisation des entreprises par une régression sociale acharnée.

Dans le récent débat sur la finalité de l’entreprise, certains proposent de modifier à la marge la définition de la société commerciale, dont l’objectif exclusif était la mise en valeur du capital, en y intégrant désormais la notion de conformité avec le bien commun. Cela a déclenché une réaction de la part de ces économistes, chef d’entreprise et philosophes – dont Luc Ferry et Michel Onfray.

"On commence par le bien commun et on finit par le Comité de salut public", écrivent-ils.

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Ça y est ! J’ai compris ce qu’est la permaculture !

Reportage - 9 mars 2015, Lorène Lavocat (Reporterre)

La permaculture, tout le monde en parle, mais personne ne sait vraiment de quoi il s’agit. Une branche radicale de l’agroécologie ? Une nouvelle tendance New Age ? Notre reporter s’est rendue à un week-end d’initiation, pour tenter de lever le voile.

Thoiras (Gard), reportage - Le hameau de Rouveyrac se niche sur les pentes abruptes d’une vallée cévenole. Sous les châtaigniers, Tom, Simon et Charlotte ont installé une vieille gazinière, un canapé en cuir défoncé et un tableau en bois bricolé. Des livres s’éparpillent sur la table. Guide de botanique, essai sur l’agro-écologie, manuel d’outils participatifs... Tout y est. Nous sommes une douzaine, venus nous initier à la permaculture. Je me sens jeune novice, prête à recevoir les enseignements.

Mais quels enseignements, au fait ? Le terme "permaculture" me semble entouré d’un mystère savamment entretenu.

Nombreux sont ceux qui ont déjà entendu le mot, très en vogue dans les milieux alters, mais peu savent le définir. Il faut pour cela passer par un stage d’initiation, voire une formation de plusieurs semaines. Moi et mes compagnons apprentis n’avons que deux jours pour nous immerger dans le monde permacole. La tâche paraît ardue...

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Répartir équitablement le travail, mais aussi les revenus : l’utopie d’une ferme devenue réalité

Agriculture - par Fabien Ginisty (L’Âge de faire), 29 juin 2018

Ils savaient que c’était possible, alors ils l’ont fait : créer une ferme, entre copains, qui génère dix salaires sur une surface qui n’en dégageait qu’un auparavant. Maraîchage, élevage, fabrication de fromage et de pain, brassage de bière… décisions, organisation, répartition équitable du travail et des richesses, tout se fait en commun à la ferme de la Tournerie, dans le Limousin. Un reportage de notre partenaire L’Âge de faire.

La journée commence autour de la grande table.

Pain, confiture et fromage circulent.

À chacun son rythme, comme un lundi. Il est bientôt 8 h, chacun va commencer sa semaine de travail.

Les bancs se remplissent, les paupières et les langues de la dizaine de convives se délient peu à peu.

Quelques mots partagés avec le voisin, échanges multiples qui peu à peu se réduisent à quelques sujets de conversation autour de la table : le groupe est en train de se réveiller à son tour.

Tout en débarrassant la table, on parle de moins en moins du week-end, de plus en plus du travail à venir.

"On a le Partner en panne à récupérer sur le parking de Coussac", lance Joséphine.

"C’est l’embrayage, faut taper dessus", précise Thomas B.

"Moi, cet après-midi, je devrais avoir un peu de temps", propose Maxime...

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Gelück et le pluriel

 













                 


Les climatologues se sont trompés : la planète se réchauffe deux fois plus vite que prévu.

Climat & Ressources - Alexandre Aget, 5 Juillet 2018

Une équipe internationale de 59 scientifiques de 17 nations vient de publier un rapport dans la revue Nature Geosciences. Leur constat est terrible : le réchauffement de la planète pourrait être le double de ce que prédisent les modèles climatiques.

Ce sont des mécanismes d’amplification, mal représentés dans les modèles, qui augmentent le réchauffement et ses effets sur la planète. Au programme : augmentation de 6 mètres du niveau des océans, verdissement du Sahara, assèchement et brûlage des zones méditerranéennes, transformation des zones tropicales en savanes arides...

Entre autres.
 
Les résultats publiés la semaine dernière dans Nature Geoscience1 sont basés sur des données d'observation de trois périodes chaudes au cours des 3,5 millions d'années passées, lorsque le monde était 0,5°C-2°C plus chaud que les températures préindustrielles du XIXe siècle.

Pour obtenir leurs résultats, les chercheurs ont examiné trois des périodes chaudes les mieux documentées, le maximum thermique de l'Holocène (il y a 5000-9000 ans), le dernier âge interglaciaire (il y a 129 000-116 000 ans) et la période chaude du milieu du Pliocène (il y a 3,3-3 millions d'années).
 
Le réchauffement des deux premières périodes a été causé par des changements prévisibles dans l'orbite de la Terre, tandis que l'événement du milieu du Pliocène était le résultat de concentrations atmosphériques de dioxyde de carbone qui étaient de 350 à 450 ppm - à peu près les mêmes qu'aujourd'hui.

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Baltic Sea oxygen levels at '1,500-year low due to human activity'

Nicola Davis, Thursday 5 July 2018

Nutrient run-off from agriculture and urban sewage are likely to be to blame, scientists say

The coastal waters of the Baltic have been starved of oxygen to a level unseen in at least 1,500 years largely as a result of modern human activity, scientists say.

Nutrient run-off from agriculture and urban sewage are thought to be to blame.

“Dead zones” – areas of sea, typically near the bottom, with a dearth of oxygen – are caused by a rise in nutrients in the water that boosts the growth of algae. When these organisms die and sink to the seafloor, bacteria set to work decomposing them, using up oxygen in the process.

The resulting lack of oxygen not only curtails habitats for creatures that live on the seafloor, but also affects fish stocks and can lead to blooms of toxic cyanobacteria.

But it is not a problem confined to the Baltic. Earlier this year a study revealed that ocean dead zones have quadrupled in size since the 1950s1, and are found the world over in coastal regions of high population, from Europe to North America and China.

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Messieurs Juncker, Macron et Wauquiez, pompiers pyromanes de la ruralité

Chronique - 3 juillet 2018, Corinne Morel Darleux

Union européenne, gouvernement et exécutifs régionaux imposent une cure d’austérité aux territoires ruraux, explique notre chroniqueuse. La possibilité même d’y vivre bien est en péril. Pourtant, dans les campagnes aussi s’invente le monde de demain.

❐ Corinne Morel Darleux est secrétaire nationale à l’écosocialisme du Parti de gauche et conseillère régionale Auvergne - Rhône-Alpes.

L’autre jour, nous étions en session plénière de la région Auvergne-Rhône-Alpes. En face de nous, un Laurent Wauquiez tout fier d’annoncer que la région allait désormais pouvoir faire des avances aux agriculteurs et projets ruraux qui bénéficient des fonds européens Leader, bloqués depuis des mois maintenant par un logiciel national défaillant, Osiris.

De fait, cette calamité numérique a plongé un certain nombre d’acteurs ruraux dans une détresse proche de l’écœurement.

Et on ne peut nier l’effet salvateur pour nos territoires de ces aides européennes. Mais ne soyons pas dupes : si on en a si cruellement besoin aujourd’hui, c’est aussi parce qu’un jeu dangereux se joue ailleurs, avec les mêmes acteurs. Les pompiers pyromanes de la ruralité.

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‘Nothing to worry about. The water is fine’: how Flint poisoned its people

The long read - By Anna Clark, Tuesday 3 July 2018

 

When the people of Flint, Michigan, complained that their tap water smelled bad and made children sick, it took officials 18 months to accept there was a problem.

On a hot day in the summer of 2014, in the Civic Park neighbourhood where Pastor R Sherman McCathern preached in Flint, Michigan, water rushed out of a couple of fire hydrants. Puddles formed on the dry grass and splashed the skin of the delighted kids who ran through it. But the spray looked strange.

“The water was coming out dark as coffee for hours,” McCathern remembered.

The shock of it caught in his throat.

“Something is wrong here.”

Something had been wrong for months. That spring, Flint, under direction from state officials, turned off the drinking water it had relied upon for nearly 50 years. The city planned to join a new regional system, and while it waited for it to be built, it began bringing in its water from the Flint River. McCathern didn’t pay much attention to the politicking around all this; he had enough to worry about at his busy parish.

But after the switch, many of his neighbours grew alarmed at the water that flowed from their kitchen taps and showerheads. They packed public meetings, wrote questioning letters, and protested at city hall. They filled plastic bottles to show how the water looked brown, or orange, and sometimes had particulates floating in it. Showering seemed to be connected with skin rashes and hair loss. The water smelled foul. A sip of it put the taste of a cold metal coin on your tongue.

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Incompetence By Design

6th July 2018, by George Monbiot, published in the Guardian 4th July 2018

As state bodies are dismantled, corporations are freed to rip the living world apart

It feels like the collapse of the administrative state – and this is before Brexit. One government agency after another is losing its budget, its power and its expertise. The result, for corporations and the very rich, is freedom from the restraint of law, freedom from the decencies they owe to other people, freedom from democracy. The public protections that constrain their behaviour are being dismantled.

An example is the cascading decline in the protection of wildlife and environmental quality. The bodies charged with defending the living world have been so enfeebled1 that they now scarcely exist as independent entities. Natural England, for example, has been reduced to a nodding dog in the government’s rear window.

Its collapse as an autonomous agency is illuminated by the case that will be heard next week2 in the High Court, where two ecologists, Tom Langton and Dominic Woodfield, are challenging its facilitation of the badger cull. That the cull is a senseless waste of life and money is well established3, but this is only one of the issues being tested. Another is that Natural England, which is supposed to assess whether the shooting of badgers causes wider environmental harm, appears incapable of discharging its duties.

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In Memoriam - As our wildlife and ecosystems collapse, remembering is a radical act.

2nd July 2018, by George Monbiot, published in the Guardian 29th June 2018

It felt as disorientating as forgetting my pin number. I stared at the caterpillar, unable to attach a name to it. I don’t think my mental powers are fading: I still possess an eerie capacity to recall facts and figures and memorise long screeds of text. This is a specific loss. As a child and young adult, I delighted in being able to identify almost any wild plant or animal. And now it has gone. This ability has shrivelled from disuse: I can no longer identify them because I can no longer find them.

Perhaps this forgetfulness is protective. I have been averting my eyes. Because I cannot bear to see what we have done to nature, I no longer see nature itself. Otherwise, the speed of loss would be unendurable. The collapse can be witnessed from one year to the next. The swift decline of the swift (down 25% in five years) is marked by the loss of the wild screams that, until very recently, filled the skies above my house. My ambition to see the seabird colonies of the Shetlands and St Kilda has been replaced by the intention never to visit those islands during the breeding season: I could not bear to see the empty cliffs, whose populations have crashed by some 90% this century.

I have lived long enough to witness the vanishing of wild mammals3, butterflies4, mayflies5, songbirds6 and fish that I once feared my grandchildren would experience: it has all happened faster than even the pessimists predicted.

Walking in the countryside or snorkelling in the sea is now as painful to me as an art lover would find her visits to a gallery, if on every occasion another Old Master had been cut from its frame.

The cause of this acceleration is no mystery.

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Le gouvernement envisage de réduire le budget de protection de la biodiversité

Enquête - 4 juillet 2018, Baptiste Giraud (Reporterre)

Alors que Nicolas Hulot doit annoncer ce mercredi son "Plan biodiversité", un rapport publié début juin relève le fossés entre les objectifs de préservation de la biodiversité fixés par l’État et les moyens qui lui sont alloués… avant de recommander de revoir à la baisse ces objectifs, de mutualiser les établissements et de supprimer des postes.

"Cela fait des mois que l’on n’arrête pas de dire qu’il y a un problème d’effectifs1. Le voir écrit aujourd’hui dans un rapport signé par des inspecteurs des finances, cela montre que ce n’était pas que du délirium de syndicalistes." Patrick Saint-Léger, secrétaire général du Syndicat national de l’environnement-FSU2, comme les autres syndicats mobilisés (CGT, FO), se saisit comme il peut de ce nouveau rapport, cosigné de l’Inspection générale des finances et du Conseil général de l’environnement et du développement durable.

En mars dernier, les agents du ministère de la Transition écologique et solidaire manifestaient aux côtés des cheminots contre la baisse des effectifs et la dégradation de leurs conditions de travail3. Les syndicats demandaient (et demandent toujours) des moyens humains et budgétaires supplémentaires (estimés dans un rapport de 2016 à plus de 200 millions d’euros) pour que le service public de l’environnement (Agence française de la biodiversité [AFB], agences de l’eau, Office national de la chasse et de la faune sauvage [ONCFS], directions régionales de l’environnement, de l’aménagement et du logement [Dreal], directions départementales des territoires [DDT]…) puisse assurer ses missions convenablement.

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Le rapport secret sur le 80 km/h éventé

Par Jacques Chevalier, publié le 13/02/2018

Exclusif - Faute d'une publication officielle, un vaste travail de recoupement permet de voir que les accidents ont augmenté durant l'expérimentation.

La transparence n'est pas le maître mot de la Sécurité routière.

Alors que Bernard Cazeneuve, initiateur en 2015 de l'expérience du 80 km/h sur trois tronçons de routes secondaires promettait une démarche "transparente, honnête et rigoureuse", ses successeurs se sont empressés de dissimuler les résultats d'une affaire qui était déjà mal engagée. Comment, en effet, tirer, d'aussi faibles sections d'étude et sur une période aussi courte, un résultat qui soit éclairant ?

Néanmoins, l'expérimentation s'est tenue et s'est achevée en juillet 2017 et ses conclusions auraient dû être livrées au public à l'automne dernier, le temps de boucler un rapport qui soit incontestable. Au lieu de cela, alors que la conviction d'Édouard Philippe semble se fonder en grande partie sur cette expérimentation, aucun bilan officiel n'a été dressé. Tout juste le Premier ministre a-t-il répondu à la commission sénatoriale qui le pressait de questions que,

"entre juillet 2015 et juillet 2017, on a recensé 20 accidents faisant 3 morts et 42 blessés".

Face à cette carence, l'Association 40 Millions d'automobilistes s'est livrée à un travail de fourmi en analysant les fichiers du bulletin d'analyse des accidents corporels de la circulation (BAAC) du ministère de l'Intérieur. Sur les trois tronçons concernés, elle a pu tirer un bilan des fiches de 2012 à 2016, soit 18 mois d'expérience et les 42 mois qui ont précédé, en guise de référence. Et les constatations qu'elle a révélées au Point en avant-première ne manquent pas d'être alarmantes puisque, sur la seule année pleine de l'expérimentation à 80 km/h, tous les indicateurs de 2016 repartent à la hausse.

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Modèle social. La Macronie veut supprimer la Sécu de la Constitution

Mercredi, 4 Juillet, 2018, Aurélien Soucheyre, avec Stéphane Guérard et Audrey Loussouarn

Les députés LREM ont voté en commission des Lois la transformation de la "sécurité sociale" en "protection sociale". L’objectif est de rompre avec la doctrine du "chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins" et de brader la solidarité publique.

Un mot, dans une Constitution, ça compte énormément.

Les fondamentaux d’un pays peuvent être balayés en s’attaquant à quelques lettres.

La Macronie s’y emploie : elle a décidé de supprimer toute référence à la Sécurité sociale dans la Constitution. Comme si de rien n’était, la commission des Lois a profité du chantier de la réforme constitutionnelle pour faire disparaître l’un des piliers de notre République et de notre modèle social de la loi fondamentale. L’amendement 694 en question a été adopté en catimini, dans la nuit de jeudi à vendredi. Défendu par le député Olivier Véran (LREM), il s’attaque au moindre article, phrase et alinéa de la Constitution faisant référence à la Sécurité sociale, pour remplacer le mot "sécurité" par le mot "protection".

"Cela prépare la fin de l’universalité de la protection sociale à la française. Le gouvernement veut détruire notre système de haut niveau financé par la cotisation pour ouvrir la porte au modèle anglo-saxon. Non content de s’attaquer aux territoires et à la démocratie avec cette réforme, l’exécutif cherche à faire péter le socle de la Sécurité sociale. à la veille d’une réforme des pensions et des retraites, c’est ouvrir une boîte de Pandore pour le modèle social français", s’indigne le député Sébastien Jumel (PCF).

Comme souvent, ce n’est pas comme cela que la majorité a présenté les choses. Passée maîtresse dans l’art de travestir les mots, les idées, les concepts et même les valeurs, elle a encore bluffé à tour de bras. Olivier Véran a expliqué sans rire que son amendement

"vise à étendre le champ de la loi de financement de la Sécurité sociale", un peu comme on ferme des hôpitaux pour "garantir l’accès aux soins".

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Emmanuel Macron veut programmer la mort de la Sécurité sociale !

Mardi, 21 Novembre, 2017, Dr Fabien Cohen, Commission santé/protection sociale du PCF

Après la casse du Code du travail, le gouvernement Macron s’en prend à la Sécu, avec le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) 2018. Ce PLFSS n’est pas seulement dans la continuité des précédents, il représente pour notre société un vrai changement de paradigme.

Au-delà des mesures prises (hausse de 1,7 point de la CSG, augmentation de 2 euros du forfait hospitalier, saignée de 4,2 milliards du budget maladie de la Sécu s’ajoutant à celles des années précédentes…), c’est la Sécurité sociale de 1945, ses valeurs de solidarité et d’universalité, sa cotisation sociale, la participation de la richesse produite par les travailleurs-ses à leur protection sociale, qui sont remises en cause, après celle de la démocratie !

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les 2 articles ci-dessus en 1 PDF

 

 

 

 

                 


Un couple de vignerons japonais installé à Banyuls frappé par une obligation de quitter le territoire.

Économie - Christian Goutorbe, 02 juillet 2018

La préfecture des Pyrénées-Orientales met en avant l’absence de rentabilité de l’exploitation de Rié et Hirofumi Shoji. A Banyuls-sur-Mer, le couple japonais produit pourtant un vin rouge "nature" d’exception.

Le 6 septembre prochain, les magistrats du tribunal administratif de Montpellier (Hérault) vont avoir à décider s’il convient d’expulser du territoire national Rié et Hirofumi Shoji, un couple de vignerons japonais trentenaires de Banyuls-sur-Mer (Pyrénées-Orientales), arrivé en France en 2011.

Dans un dossier ahurissant, c’est ce que réclame la préfecture des Pyrénées-Orientales depuis avril dernier. Et c’est ce qu’elle soutient encore aujourd’hui dans un mémoire remis ce jeudi à Me Jean Codognès, l’avocat des deux vignerons.

"Dans ce dossier on marche sur la tête !"

Depuis ces derniers jours, Rié et Hirofumi Shoji vivent apeurés, stressés dans la perspective d’avoir à quitter ce qu’ils ont construit sur les hauteurs de Collioure avec patience, détermination et talent : des parcelles sur 3,5 ha pour donner Pedres Blanques, un vin rouge "nature" d’exception, star du dernier salon Indigènes et désormais référencé chez El Celler de Can Roca, à Gérone, en Catalogne (Espagne), plus grand restaurant du monde en 2016.

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Les Français favorables à une loi sur un âge du consentement sexuel des mineurs

Société - Par  Agnès Leclair, publié le 03/07/2018

 

VIDÉO - Les associations de protection de l'enfance font valoir des sondages selon lesquels les Français sont favorables à la définition d'un âge du consentement sexuel pour mieux punir les viols sur mineurs. Une mesure qui sera discutée au Sénat, où un texte du gouvernement contre les violences sexistes et sexuelles est examiné mercredi.

Marlène Schiappa, la secrétaire d'État à l'Égalité entre les femmes et les hommes, à l'Assemblée le 16 mai 2018. ERIC FEFERBERG/AFP

La polémique sur la définition d'un âge du consentement sexuel1 pour les mineurs ne retombe pas. Mercredi, après un passage très chahuté à l'Assemblée nationale2, le projet de loi du gouvernement visant à renforcer la répression des infractions sexuelles sur les mineurs arrive en séance au Sénat3.

À l'origine, le gouvernement avait promis d'inscrire dans la loi un âge limite de présomption de "non-consentement" des mineurs de moins de 15 ans à un acte sexuel.

Las, les mises en garde du Conseil d'État sur les risques d'inconstitutionnalité de cette mesure ont eu raison de ce projet. Un revirement qui a suscité la colère d'associations de protection de l'enfance ou de défense des droits des femmes.

Ces associations remontent aujourd'hui au créneau pour défendre cette mesure.

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Compteur Linky : les raisons inavouables de son déploiement à marche forcée

Publication : 12 juillet 2018, Bruno Isselin

A l’heure des nombreuses fausses solutions à la crise énergétique et environnementale, on nous explique qu’une gestion "intelligente" de la consommation d’électricité s’impose, et qu’elle sera mise en œuvre à travers le déploiement des nouveaux compteurs dits "communicants" : le compteur Linky. Ce compteur va pouvoir communiquer avec vos appareils électroménagers en utilisant la technologie des courants porteurs en ligne (CPL).

Le principe est de faire passer des informations codées par les fils électriques de votre installation existante, pour communiquer avec vos appareils électroménagers.

Linky transmettra donc

"les données par radiofréquences de 75 kilohertz. Or ces câbles électriques classiques ont été conçus pour le 50 hertz du courant électrique, pas pour les champs électromagnétiques des radiofréquences. (…) L’inquiétude est donc légitime, d’autant que le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) a classé les ondes des radiofréquences dans la catégorie "cancérogène possible"." 1

De même, les rayonnements induits par les fréquences du CPL sont classés "potentiellement cancérogènes" par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) depuis 2011.

"c'est l'association Robin des Toits - qui œuvre pour la sécurité sanitaire avec les technologies sans fil - qui a tiré la sonnette d'alarme : les nouveaux compteurs (…) propageraient des ondes électromagnétiques dangereuses, notamment pour les personnes électrosensibles. Ces ondes seraient mesurables jusqu'à 2,5 mètres à la ronde autour des installations électriques."

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Le nucléaire français critiqué par des parlementaires

Info - 6 juillet 2018, Émilie Massemin (Reporterre)

Sous-traitance massive, vieillissement des centrales, opacité, risque terroriste… Jeudi 5 juillet, la commission d’enquête parlementaire sur la sûreté et la sécurité des installations nucléaires a rendu un rapport alarmant sur les faiblesses du nucléaire français. Et réclame de remettre à plat ses choix de stockage et de retraitement.

"Quand on cherche des failles, on en trouve. Et nous en avons trouvé un certain nombre, certaines plus préoccupantes que d’autres."

Jeudi 5 juillet à l’Assemblée nationale, la députée (La République en marche) de la Somme, Barbara Pompili, a dévoilé le rapport1 de la commission d’enquête parlementaire sur la sûreté et la sécurité des installations nucléaires, dont elle a été rapporteuse.

Pendant cinq mois, la commission a entendu 83 personnes — venues aussi bien d’EDF que du réseau Sortir du nucléaire — et a visité plusieurs sites nucléaires. Ses travaux l’ont conduite jusqu’au Japon, où des membres de la commission ont rencontré des responsables en poste au moment de l’accident nucléaire de Fukushima.

Résultat, un document de plus de 260 pages qui passe en revue les points faibles de la filière nucléaire française et de ses 58 réacteurs : recours excessif à la sous-traitance, risques aérien, terroriste et informatique, vulnérabilité des piscines d’entreposage et des transports de matières radioactives, etc. Avec, en introduction, une sombre constatation :

"Notre pays est particulièrement dépendant de cette source d’énergie où le moindre incident peut avoir des conséquences catastrophiques pour des millions de personnes et pendant des dizaines de milliers d’années."

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Intérêt industriel "réel" du Linky

 

 

                 

 

Un accident inédit révèle de graves dysfonctionnements en matière de sûreté nucléaire en France

Nucléaire - par Nolwenn Weiler, 1er décembre 2017

En mars 2016, lors d’une opération de remplacement, un générateur de vapeur de 465 tonnes chute en plein cœur de la centrale nucléaire de Paluel, en Normandie. Un accident grave et inédit, qui par miracle ne cause ni blessé grave ni contamination radioactive. Depuis, des experts ont enquêté sur les causes de l’accident. Consulté par Bastamag, leur rapport, dont les conclusions seront résumées aux salariés ce 1er décembre, révèle des dysfonctionnements majeurs dans la préparation et la surveillance du chantier, en grande partie liés au recours massif à la sous-traitance. Des failles inquiétantes, alors que les chantiers de rénovation des centrales vont se multiplier.

Le 31 mars 2016, aux alentours de 13 heures, un vacarme assourdissant retentit à l’intérieur de la tranche 2 de la centrale nucléaire de Paluel, située en Normandie, entre Dieppe et Le Havre.

"Nous n’avions jamais entendu ça, rapportent des salariés présents ce jour là. On a senti une forte secousse. C’était impressionnant."

Après quelques instants de confusion, ils finissent par comprendre que le générateur de vapeur, qui est en train d’être retiré du bâtiment réacteur et remplacé par un neuf, vient de s’effondrer. Ce cylindre en acier de 22 mètres – l’équivalent de deux autobus alignés – pèse 465 tonnes.

Situé à l’intérieur même de l’enceinte de confinement du bâtiment qui abrite le réacteur nucléaire, le générateur de vapeur est un équipement essentiel au fonctionnement d’une centrale. Il récupère la chaleur du "circuit d’eau primaire", l’eau qui est réchauffée par le combustible nucléaire, pour la transmettre au "circuit secondaire", où l’eau transformée en vapeur est destinée à faire tourner les turbines qui produisent l’électricité.

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Le débat public sur l’énergie a produit des conclusions utiles... à condition que le gouvernement les entende

Info
30 juin 2018
Émilie Massemin (Reporterre)

Vendredi s’est achevé le débat public sur la politique énergétique de la France. Les premiers résultats plaident pour un développement plus rapide des énergies renouvelables, un rééquilibrage du mix électrique et une transition énergétique plus juste. Reste à savoir si cet avis sera pris en compte, car le brouillon de la PPE sera dévoilé avant le rapport de synthèse du débat public.

Quel mix énergétique en France pour les dix prochaines années ?

Pendant plus de trois mois, élus, industriels, associations et citoyens ont discuté en ligne aussi bien que lors de réunions publiques, dans le cadre du débat public sur la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE)1 organisé par la Commission nationale du débat public (CNDP).

Vendredi 29 juin a été dévoilé le premier bilan de cette consultation, lors d’une réunion de clôture qui a eu lieu de 9 h 30 à 13 h au Conseil économique, social et environnemental (Cese) à Paris. Le rapport final du débat ne sera livré qu’en septembre, alors qu’une première version de la PPE devrait être dévoilée au mois de juillet.

La clôture du débat public sur la PPE au Conseil économique, social et environnemental, à Paris.

Au terme de cette matinée, le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot a plaidé pour un développement rapide des énergies renouvelables et promis un "échéancier" précis d’ici à la fin de l’année sur la fermeture de réacteurs nucléaires

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À Bure, l’Etat veut broyer la lutte antinucléaire

Tribune - 2 juillet 2018, Quelques chouettes hiboux de Bure


Les 20 et 21 juin derniers, de nombreuses perquisitions ont eu lieu dans la Meuse, ciblant les militants opposés à la poubelle nucléaire. La procédure judiciaire très contraignante pour celles et ceux visés a pour but, selon les auteurs et autrices de cette tribune, à "imposer ce projet mortifère".

"On est à Bure, on fait ce qu’on veut !"
(entendu lors d’une perquisition du 20 juin 2018 de la bouche d’un gendarme)

Entre le mercredi 20 et le jeudi 21 juin 2018, quatorze perquisitions ont eu lieu dont douze simultanées dans des lieux de vie de militant.e.s anti-Cigéo1. Ces perquisitions, parfois menées dans la plus complète illégalité (en l’absence de mandat présenté aux occupant.e.s) semblaient cibler des personnes particulières afin qu’elles soient auditionnées ou placées en garde à vue. Ainsi, plus d’une douzaine de convocations pour des auditions ont été distribuées, et neuf interpellations ciblées ont eu lieu. Après des gardes à vue de 36 à 60 heures, deux personnes ont été relâchées sans suite pour le moment, deux personnes ont obtenu le statut de témoin assisté et cinq personnes ont été mises en examen avec un contrôle judiciaire. Ce contrôle comprend des interdictions de territoire, des interdictions de se voir entre personnes concernées par l’instruction et une interdiction de quitter le territoire national.

L’État et son lobby nucléaire ont montré une fois de plus que la seule réponse qu’ils savent apporter aux critiques légitimes des opposant.e.s à Cigéo, la méga-poubelle de Bure, est une réponse répressive.

Cet acharnement répressif se manifeste au travers de l’ouverture d’une instruction pour association de malfaiteurs, pilotée par le juge d’instruction Kevin Lefur. Ce dernier, obéissant aux logiques des nucléocrates, peut ordonner des perquisitions de tous lieux et des arrestations, des écoutes et des filatures de toute personne étant liée de près ou de loin avec la lutte contre Cigéo, et ce jusqu’à la fin de l’instruction qui devrait durer au moins un an et s’étendre plus probablement sur plusieurs années.

Une première vague de perquisitions avait déjà eu lieu dans ce même cadre le 20 septembre 2017.

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Sur la fameuse baisse du QI

Cerveau, Média & sciences - 11 novembre 2017, Martin Clavey

Losing my mind…, par Mark Auer, licence Creative Commons by-nc

Rappelons tout d’abord, comme l’a très bien expliqué le généticien Stanislas Lyonnet à la Tête au carré le 10 novembre, que

"le QI est un curseur, qui a le grand intérêt d’exister et qui mesure UNE des performances classiques de l’intelligence, l’abstraction logiquo-mathématique" et les capacités verbales (édité suite à un commentaire1) mais ce n’est qu’une partie de l’intelligence qui est ici mesurée. Il est, très difficile de définir ce qu’est, globalement, l’intelligence en tant que telle.

Un anthropologue, Edward Dutton, a publié plusieurs articles sur ce qu’il appelle l’effet Flynn négatif (un premier article sur le cas de la Finlande2 et un deuxième reprenant plusieurs études3).

Jusqu’à récemment le QI moyen aurait augmenté (effet Flynn), mais depuis la fin des années 90, il baisserait (effet Flynn négatif). Ces recherches ont d’ailleurs déjà beaucoup fait parler d’elles médiatiquement, par exemple dans Les Echos4 en janvier dernier. Et Maud Besançon, maître de conférences en psychologie, avait très bien expliqué, dans une interview à l’Express5, certaines de leurs limites.

Car, oui, même si ces études sont très médiatisables, elles ont d’une part des limites et d’autre part, personne n’a, pour l’instant, d’explication scientifiquement prouvée à cet effet Flynn négatif.

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L’imposture macronienne

10 Juillet 2018, Denis Sieffert

Denis Sieffert revient sur la prestation versaillaise du président de la République.

Voilà bien une enquête d’opinion qui a de quoi faire peur. Il paraît que 36 % des Français estiment que d’autres systèmes "peuvent être aussi bons que la démocratie". Laquelle ne serait donc plus "le pire des systèmes à l’exception de tous les autres", selon la célèbre formule de Churchill.

Et cette conviction atteint même 46 % chez les jeunes1. On a évidemment envie de poser la question que les politologues n’ont pas osé poser : mais quel autre système ? Les choix que nous suggère l’histoire ne sont pas de nature à nous rassurer. La monarchie ? Les mauvaises langues diront qu’avec la prestation versaillaise d’Emmanuel Macron, lundi 9 juillet devant le Congrès, nous y sommes presque. Ou alors quoi ? Une variante d’un système autoritaire prétendant vouloir le bien du peuple ? Le sondage ne le dit pas.

En vérité, la réponse est sans doute plus simple qu’on le pense. Elle est même dans la question.

Cet autre système dont rêve près de la moitié de notre jeunesse, c’est peut-être tout simplement la démocratie, mais la vraie, fort éloignée de la pâle copie que nous connaissons aujourd’hui. Les deux politologues de renom qui ont piloté l’enquête nous mettent d’ailleurs sur la voie car, nous disent-ils, les pauvres et les ouvriers sont les catégories les plus critiques du système actuel. Fines mouches, ils finissent par découvrir la lune :

"La dimension sociale, concluent-ils, est consubstantielle à la démocratie."

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J-J Charbonnier : "Les démonstrations scientifiques ont anéanti toutes les croyances"

13 juin 2018, par Tayeb Laabi - Blog : Tayeb Laabi

Lors de cette interview, le Docteur Jean-Jacques Charbonnier nous dira pourquoi il préfère l’appellation “expérience de mort provisoire” à “expérience de mort imminente” et nous aidera à mieux comprendre ces expériences et hypothèses qu’il a émises sur l’existence d’une double conscience : analytique et intuitive extra-neuronale...

Après avoir obtenu un doctorat en médecine en 1980, Jean-Jacques Charbonnier a exercé au SAMU (service d'aide médicale urgente) dans le cadre d’un stage entre 1980 et 1982. Ainsi, lors de l'une de ses premières gardes, ce jeune médecin a assisté pour la première fois à une mort “en direct” et a aperçu très clairement “une présence palpable” quitter le corps du blessé. Cette expérience transforma pour toujours le Dr. Charbonnier

“de la même manière que peuvent l’être des personnes qui ont vécu une expérience de mort imminente”.

C’est ce qui l’a conduit à devenir médecin anesthésiste-réanimateur, à se consacrer aux recherches sur le fonctionnement de la conscience et à étudier les expériences de mort imminente ou provisoire.

Lors de cette interview, le Docteur Jean-Jacques Charbonnier nous dira pourquoi il préfère l’appellation “expérience de mort provisoire” à “expérience de mort imminente” et nous aidera à mieux comprendre ces expériences et hypothèses qu’il a émises sur l’existence d’une double conscience : analytique et intuitive extra-neuronale...

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