41, (Mars 2018)




(in manuel d'instruction civique de 1961)



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à la date du jour, 563 communes s'opposent au 'Linky'



























Bernard STIEGLER, "la disruption rend fou"




     



Biodiversité : l’urgence du politique - Lundi 26 Mars 2018, rédaction du Monde

Editorial. Cinq rapports récents dressent un état des lieux alarmant de la biodiversité sur la planète. Face à ce constat, une action urgente des responsables politiques est nécessaire.

Editorial du "Monde". Alors que le climat est devenu un enjeu politique dont plus personne – hormis l’administration américaine, Donald Trump en tête – ne remet en cause l’importance, la question de la biodiversité demeure un point aveugle du débat public. Cette cécité est dangereuse. En effet, les cinq rapports d’experts, qui viennent d’être publiés par la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES), dressent le plus vaste panorama publié à ce jour sur l’érosion du vivant à la surface de la planète. Cet état des lieux est alarmant et appelle une réponse urgente.

Selon l’IPBES – l’équivalent, pour la biodiversité, du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) – l’érosion de la qualité des sols et le déclin rapide des formes de vie sont de graves menaces pour le bien-être des hommes et la stabilité des sociétés. Car outre sa valeur intrinsèque et inestimable, la nature prodigue aux humains des services indispensables au fonctionnement de nos économies et, surtout, nécessaires au maintien de la vie. Pollinisation des cultures, disponibilité en eau douce, fertilité des terres arables, protection contre les inondations et les précipitations extrêmes, productivité biologique des océans… La biodiversité est

"au cœur non seulement de notre survie, mais aussi de nos cultures, de nos identités et de notre joie de vivre", souligne l’IPBES.

Sur la question climatique, l’action est entravée par le caractère mondial du problème – une molécule de dioxyde de carbone aura le même effet sur le climat, qu’elle soit chinoise ou américaine. Mais sur le front de la biodiversité, la vacance du politique est d’autant plus incompréhensible que les solutions relèvent généralement de mesures simples que les gouvernements peuvent prendre localement, indépendamment les uns des autres.
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Ordonnances SNCF : l’occasion - par Frédéric Lordon, 20 mars 2018

Si ceux qui ont quelque responsabilité dans la "conduite" des mobilisations qui s’annoncent ne comprennent pas que le mouvement ne doit pas être "le mouvement des cheminots" ou le "mouvement contre les ordonnances SNCF", alors le mouvement échouera – une fois de plus. Que le mouvement doive aussi être cela – mouvement des et pour les cheminots –, la chose est tellement évidente qu’elle devrait aller sans dire. Mais si le mouvement n’est que cela, il est perdu d’avance. 

Contre l’offensive générale, le débordement général

C’est que, comme on disait jadis, toutes les conditions objectives sont réunies pour que le mouvement déborde de partout – quand, précisément, tout l’enjeu est de le faire déborder.

Rarement si grand nombre de secteurs de la société sont arrivés ensemble à un tel point d’épuisement, d’exaspération même, ni n’ont été maltraités avec une telle brutalité par un gouvernement qui, en effet, a décrété l’"offensive générale" 1. C’est bien simple : ça craque d’absolument partout. Ehpad, hôpitaux, postiers, inspecteurs du travail, retraités, paysans, profs, étudiants, fonctionnaires bientôt, et surtout l’immense iceberg des salariés brutalisés du privé, dont la pointe a été sortie des eaux glacées par le désormais mémorable Cash Investigation spécial Lidl & Free – et le tout, c’est là l’esthétique particulière de l’époque, pendant que les plus riches sont invités à se goinfrer dans des proportions sans précédent sur le dos de tous ceux-là !
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"L’ouverture du ferroviaire à la concurrence, c’est le hold-up du siècle !" - Entretien - 22 mars 2018 - Entretien avec Érik Meyer

De grandes manifestations se déroulent le 22 mars, pour défendre le chemin de fer et pour protester contre l’affaiblissement du service public. Les cheminots sont en pointe dans ce mouvement. Erik Meyer, porte-parole du syndicat Sud Rail, s’explique.

❐ Érik Meyer est porte-parole de Sud Rail.

Reporterre — Deux groupes défendent les chemins de fer en France : les cheminots et les écologistes. Y a-t-il un dialogue entre vous ?

▶︎ Erik Meyer — Nous partageons avec les écologistes un certain nombre de revendications. Notamment sur le transport de marchandises par rail, qui s’est écroulé suite à l’ouverture à la concurrence – on est passé de 15 % du volume de marchandises transportés par le rail en 2006 à moins de 8 % en 2017, avec un volume global de marchandises transportées qui augmente. Mais aussi sur une politique de développement durable qui prenne mieux en compte les transports à faibles émissions de CO2. Là où nous divergeons, c’est qu’en tant que syndicalistes nous y incluons une forte dimension sociale, ce qui est moins le cas des écologistes et des associations et partis politiques qui se réclament de l’écologie.
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"Il y a des jours où je regrette d’être née arabe." - Gérard Chavanon a partagé la publication de Jacques-André Schneck. - 30 Mars 2018

Jacques-André Schneck, positif. - 5 septembre 2016

Les mots me manquent....

Surtout un courage hors du commun !...

❐ Fawzia Zouari est une romancière et journaliste franco-tunisienne. - SIPA; Fawzia Zouari, écrivaine et journaliste tunisienne, docteur en littérature française et comparée de la Sorbonne.

A publié dans "Jeune Afrique" cet article:

Les jours où je me réveille devant le spectacle de eules hirsutes prêtes à massacrer au nom d’Allah et où je m’endors avec le bruit des explosions diffusées sur fond de versets coraniques.

Les jours où je regarde les cadavres joncher les rues de Bagdad ou de Beyrouth par la faute des kamikazes; où des cheikhs manchots et aveugles s’arrogent le droit d’émettre des fatwas parce qu’ils sont pleins comme des outres de haine et de sang; où je vois des petites filles, les unes courir protéger de leur corps leur mère qu’on lapide, et les autres revêtir la robe de mariée à l’âge de 9 ans.
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La Cour de justice européenne invalide le principe des tribunaux privés d’arbitrage - Libre-échange - par Rachel Knaebel, 19 mars 2018 - Photo : CC Rafael Matsunaga

Est-ce la début de la fin pour les tribunaux privés d’arbitrage, ces fameux "ISDS" (Investor State Dispute Settlement), qui permettent à des investisseurs d’attaquer des États auprès de juridictions privées composés d’avocats d’affaires ? La Cour européenne de justice, la plus haute juridiction de l’Union européenne, vient de rendre un jugement décisif au sujet des ces mécanismes. Ce jugement porte sur un cas opposant un assureur privé néerlandais à l’État slovaque, et invalide le principe même de ces mécanismes d’arbitrage s’ils concernent des acteurs de l’Union européenne.

Ces tribunaux spéciaux d’arbitrage, ces ISDS, sont au cœur de ce qui pose problème dans des accords de libre-échange comme le Ceta, entre l’UE et le Canada, ou le TTIP, entre l’UE et les Etats-Unis. Ils permettent à des investisseurs privés de faire condamner des États s’ils jugent leurs politiques défavorables à leur rentabilité. Le groupe énergétique suédois Vattenfall réclame ainsi plus de 4 milliards d’euros à l’Allemagne pour avoir décidé en 2011 de sortir du nucléaire, via un tribunal d’arbitrage hébergé par la Banque mondiale à Washington (l’International Centre for Settlement of Investment Disputes, ICSID). Et a attaqué la région allemande de Hambourg pour avoir renforcé les normes environnementales d’une centrale à charbon.
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"La dictature du changement perpétuel est le nouvel instrument de soumission des salariés" - Travail - par Nolwenn Weiler, 22 mars 2018

Les nouvelles méthodes de management se prétendent au service de l’épanouissement des salariés, de leur "savoir être" et de la "réalisation de soi" en entreprise. Danièle Linhart, spécialiste de l’évolution du travail et de l’emploi, démonte ces impostures et montre comment le management moderne s’inscrit dans la lignée du travail à la chaîne théorisé par Taylor et Ford pour toujours mieux asservir les salariés. Objectif : déposséder les travailleurs de leurs savoirs et de toute forme de pouvoir dans l’entreprise. "Le patronat ne veut surtout pas que la contestation massive qui s’est exprimée en 1968 ne se reproduise", explique-t-elle. Entretien.


Basta ! : L’histoire du travail salarié est celle, dîtes-vous, d’une dé-professionnalisation systématique des travailleurs. Taylor a initié cette dynamique avec son "organisation scientifique du travail" au 19ème siècle qui, loin d’être neutre, visait à contrôler les ouvriers. Comment cette dé-professionnalisation a-t-elle été imposée ?

▶︎ Danièle Linhart : Taylor avait identifié le fait qu’au sein des entreprises, le savoir, c’est aussi le pouvoir. Sa théorie : si on laisse entièrement le savoir aux ouvriers dans les ateliers, alors les employeurs sont privés du pouvoir. Ce qui, bien entendu, serait dommageable à la profitabilité des entreprises. A l’époque, c’est à dire à la fin du 19ème siècle, lorsqu’un capitaliste décide de monter une entreprise, il possède l’argent, mais pas la connaissance ni les savoir-faire. Pour produire, il fait donc appel à des ouvriers et des compagnons qui organisent eux mêmes le travail.

La grande invention organisationnelle de Taylor consiste à ce que la direction puisse réunir – et s’approprier – l’ensemble des connaissances détenues par les ouvriers, les classer, en faire la synthèse, puis en tirer des règles, des process, des prescriptions, des feuilles de route. Bref, in fine, à ce que la direction puisse dire aux ouvriers en quoi consiste leur travail. Il s’agit d’un transfert des savoirs et du pouvoir, des ateliers vers l’employeur, et d’une attaque en règle visant la professionnalisation des métiers.
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La "disuption" langagière de Macron : le vide de la propagande par la perversion des mots analysée en différents articles :



Macron, des mots venus de l'entreprise.... - samedi 24 mars 2018, Cécile Alduy

"Le président et sa majorité usent à dessein d'un vocabulaire très managérial. Il s'agit de "camoufler la violence sociale sous des expressions abstraites", juge l'universitaire Cécile Alduy

Le président et sa majorité usent à dessein d'un vocabulaire très managérial. Il s'agit de "camoufler la violence sociale sous des expressions abstraites", juge l'universitaire Cécile Alduy

Pages 7 à 9
© Le Monde

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Macron et les mots choisis de la réforme - 24 mars 2018, Nicolas Chapuis

Le président et sa majorité usent et abusent d'un vocabulaire managérial pour défendre leurs projets de loi

"Il faut assumer cette transformation disruptive pour libérer les énergies dans un esprit de co-construction."

Cette phrase n'a pas été prononcée – à -notre connaissance – par le chef de l'Etat, en réponse à la forte mobilisation sociale à travers la France, jeudi 22 mars.

Mais elle pourrait illustrer à merveille le "style-Macron", qui fait école au sein de la majorité, appelée à défendre les multiples réformes mises en œuvre en ce mois de mars.

Face aux menaces d'un mouvement social d'ampleur durant le printemps, pas un ministre qui ne reprenne à son compte ce "langage de vérité" (Edouard Philippe), destiné à défendre "le devoir d'efficacité" (Agnès Buzyn) et la "compétitivité" (Bruno Le Maire) de la SNCF. Quant aux éventuels accrocs, sur la CSG des retraités par exemple, il s'agit avant tout d'un "problème d'explication" (Gérald Darmanin) qui ne saurait résister à un travail "de pédagogie" (Benjamin Griveaux). Et, pour les problèmes plus coriaces, il reste toujours l'argument ultime :

"Le président fait ce qu'il a dit" (à peu près tout le monde).
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"Camoufler la violence sociale sous des expressions abstraites" - 24 mars 2018, Cécile Alduy - propos recueillis par N. Ch.

Pour Cécile Alduy, l'euphémisation est une clé de la rhétorique de LRM

Cécile Alduy, professeure de littérature à Stanford, en Californie, et chercheuse associée au Cevipof de Sciences Po, décrypte les ressorts du langage macronien.


Existe-t-il une syntaxe spécifique au macronisme ?

▶︎ Oui la syntaxe est particulière, avec d'abord l'emploi intransitif de verbes transitifs comme "faire", "transformer" ou l'usage dans l'absolu de verbes comme "agir" ou "avancer" sans compléments. Avec cet élément de langage répété comme justification de toute mesure : "le président fait ce qu'il a dit".

Comme si tout débat sur le bien-fondé des mesures envisagées sur le fond était balayé par l'argument de la parole tenue. C'est un signe inquiétant de notre démocratie : la parole politique a été tellement démonétisée que le seul fait de faire ce qu'on a annoncé (à la différence, sous-entendu, des prédécesseurs) devient en soi un gage – quelles que soient les conséquences économiques et sociales des mesures.
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Macron parle riche en plusieurs langues. - 31 octobre 2017 - Par Paul ORIOL - Blog : Blog Paul Oriol

Parlez-vous Macron ?

Pendant sa campagne électorale, Emmanuel Macron va à Berlin, l’usage voudrait que je parle en Français 1 dit-il : il choisit l'anglais pour s'adresser aux Français et aux Allemands qui ne comprennent, évidemment, ni le français, ni l'allemand mais, bien sûr, comprennent tous l'anglais. C'est normal, c'est moderne, il n'y a pas de culture française, ce n'est pas très gaullien : autres gens, autres mœurs.

Mais s'adressait-il seulement aux Français et aux Allemands ? A quels Français, à quels Allemands ?

Soyons clair.

Lors de ses voyages à Londres préparatoires à sa campagne, il a surtout parlé libéral, teinté de demande de soutien financier.

Le lieu, les sujets, les interlocuteurs se prêtaient bien à l'utilisation de l'anglais.

Dans nombre de discours officiels ou d’entretiens, le président Macron dont personne, notamment parmi ses amis de classe, ne nie les connaissances, tient cependant à les montrer. Il utilise alors des locutions latines ou des mots désuets. Les auditeurs ou les lecteurs consultent le dictionnaire ou leurs journaux ou les ignorent tout simplement.

Mais ces mots rejoignent une certaine tradition présidentielle où la chien-lit, le quarteron, le machin ou abracadabrantesque et même le cabri les ont précédés. Autant de clins d’œil 2

Ils posent le personnage.
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La langue de Macron 1er - par olivier cabanel (son site), mercredi 18 octobre 2017 - L’image vient de http://larealiteenface.overblog.com

L’un de ses prédécesseurs, un président de petite taille, avait le goût pour les formules choc... style "casse-toi, pauv’con" ...et notre nouveau président semble vouloir renouer avec la pratique d’une prose populaire, voire vulgaire...même s’il aime étaler de temps en temps sa culture, en sortant des mots oubliés dans de vieux tiroirs.

Lors de sa récente prestation, laquelle a tout de même réussi à réunir 10 millions de téléspectateurs, il s’était offert 3 journalistes bien polis, lesquels ont tout juste eu le temps de poser quelques questions, puisque chaque réponse à durait un long quart d’heure...pour une prestation totale d’un peu plus d’une heure....

On imagine facilement que tout était probablement cadré, en se demandant naïvement si les questions avaient été préalablement choisies par les 2 camps, et en regrettant qu’il n’ait pas été fait appel à des journalistes un peu impertinents...

Hélas, ce n’était pas le cas...même s’il faut relever la timide attaque de Pujadas évoquant la richesse de son interlocuteur...laquelle a jeté un froid glacial sur le plateau...

Extrait :

"statistiquement, vous l’êtes"  (riche)... affirmait Macron s’adressant au journaliste..."Comme vous"  avez rétorqué Pujadas... "Et alors !"  répondit alors l’intéressé1.

Ce "et alors" n’est pas sans rappeler d’un candidat malheureux à la présidentielle piégé par des costumes offerts...
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Sabrina Ali Benali : "L’hôpital a été transformé en usine à malades !" - Interviews - mars 21, 2018, Jan Bediat - Crédits photo : Capture YouTube / Médiapartlive - Propos recueillis par Jan BEDIAT.

La France a découvert Sabrina Ali Benali le 11 janvier 2017, dans une vidéo qui a fait le tour des réseaux sociaux. Elle y dénonçait la dégradation des conditions de travail dans les structures de soin et le manque de moyens dont elles souffrent. Le 30 janvier dernier, la mobilisation dans les EHPAD a révélé le malaise profond qui traverse le secteur de la santé. Il y a quelques jours, une nouvelle mobilisation a eu lieu pour forcer le gouvernement à agir. Nous l’avons interrogée pour mieux comprendre ce qui a conduit à la dégradation du système de santé.


LVSL – La France vous a découverte le 11 janvier 2017, lorsque vous avez mis en ligne une vidéo pour dénoncer la situation dans les structures de soin, une vidéo qui a rencontré un écho extrêmement puissant puisqu’elle a fait 12 millions de vues. Par la suite, Patrick Cohen a tenté de vous discréditer en indiquant que vous ne travailliez ni pour l’AP-HP [Assistance publique-Hôpital public, ndlr] ni dans un service d’urgences, informations inexactes qui ont fait l’objet d’une réponse de votre part. Quel regard portez-vous sur cet épisode ?

▶︎ Sabrina Ali Benali – Bien avant cet épisode, je rejoignais les critiques de l’école bourdieusienne sur le traitement de l’information par les médias mainstream. Une majorité commentait le buzz plutôt que son fondement : le malaise dans les structures de soin.

J’ai décidé d’accepter toutes les invitations pour pouvoir défendre mon propos avec la plus large diffusion possible. Certains plateaux ont été des expériences intéressantes, d’autres beaucoup moins satisfaisantes. Certains journalistes, censés faire un portrait sur moi, n’avaient même pas vu mes vidéos. J’ai reçu des invitations pour parler d’une grève avant qu’ils ne se rendent compte qu’elle avait en fait lieu… au Portugal ! Ce présentisme absolu de l’information conduit à un vrai manque de sérieux dans la façon de faire du journalisme. Imaginez, si nous, les médecins, faisions notre travail de manière aussi approximative . Gloups…
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Emmanuel Todd : “La menace, ce n’est pas les Fake News, c’est l’autoritarisme de l’État” - Démocratie, Emmanuel Todd, 21 Mars 2018

Emmanuel Todd réagit ici au sujet des Fake News


Que pensez-vous du projet du gouvernement de faire voter une loi contre les “Fake news » ?

▶︎ Je suis très inquiet. Ce qui me frappe dans la période actuelle, alors que nous sommes censés vivre l’apothéose de la démocratie libérale après l’effondrement des totalitarismes, c’est le rétrécissement des espaces d’expression et de la liberté de pensée.

La liberté, depuis le Moyen Age, s’est d’abord définie contre l’Église et puis contre l’État. Dire que l’État va assurer la liberté d’expression, c’est un oxymore historique !

Et je suis plus particulièrement inquiet pour la France, en tant qu’historien, parce qu’elle est ambivalente dans son rapport à la liberté : elle est à la fois l’une des trois nations qui ont construit la démocratie libérale, avec l’Angleterre et les États-Unis, et le pays de l’absolutisme de Louis XIV, de Napoléon I” et Napoléon III, de Pétain et de l’ORTF.
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Abandon des Kurdes à Afrin : la faute d’Emmanuel Macron - Accueil  Monde - Par Gildas Le Dem, 16 mars 2018

Loin du nouveau monde promis durant sa campagne, le président de la République cautionne le régime turc et ses exactions contre les Kurdes du YPG. Une compromission infamante pour la France, au nom d’intérêts indéfendables.

On nous promettait donc un nouveau monde. Macron, président du monde, héraut des droits de l’homme et d’un monde ouvert, libre. Mais, depuis plus de sept semaines maintenant, les forces turques de la dictature d’Erdogan et leurs supplétifs syriens, parfois directement issus des rangs de l’État Islamique, assiègent la ville-refuge, la ville autrefois libre et ouverte d’Afrin.

Pire, depuis ce mercredi, les forces turques opèrent une percée décisive à ses portes malgré la présence et la résistance des combattants kurdes du YPG, la branche syrienne du PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan). Si l’on en croit l’agence Reuters et le New York Times, l’eau est désormais coupée, en amont, par les forces turques.

Dans une ville qui accueille également des réfugiés de toutes confessions, la situation sanitaire devient intenable. Sur la centaine de milliers d’habitants et de réfugiés que compte la ville, une dizaine de milliers est d’ores et déjà déplacée, fuyant le manque d’eau et les bombardements des hélicoptères d’attaque légers de l’armée turque, qui prennent également pour cible les zones habitées par les civils.
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Employers to Women: Could You Be Any Dumber (Please)? - Gender - By Kali Holloway / AlterNet, March 25, 2018

Women are penalized for being smart.

In yet more evidence that oppression is the business model and the entire economy is based on fuckery, a new study finds that being an academic superstar might actually hurt women’s job prospects. (Breaking news: Men, not so much.)

The study also found that while men’s employability is determined by their level of capability and dedication, women were judged on their “likeability.”

The conclusions of the study from Ohio State University suggest that companies are responsive to women who do well, as long as they don’t do too well. Ohio State sociologist Natasha Quadlin created resumes for 2,106 recent college graduates. Using an online employment database, Quadlin sent “two applications—one from a man and one from a woman”—to entry-level job listings. An Ohio State article about the study notes that

“both applications included similar cover letters, academic history and participation in gender-neutral extracurricular activities.”

Quadlin found that fictional male applicants received responses expressing interest at the same rate across GPA levels. But as the pretend women’s GPAs increased, there was a correlating drop-off in the number of callbacks they received. In fact, high-grade-scoring men were 50 percent more likely to get a response from a potential employer than high-scoring women.
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Le débat sur le secret des affaires relancé par un texte à l’Assemblée - Par AFP, 21 mars 2018, Olivier Petitjean

La protection des entreprises contre l’espionnage économique nuit-elle à la liberté d’informer? Une proposition de loi LREM sur le secret des affaires, votée mercredi en commission, inquiète médias, lanceurs d’alerte ou ONG.

Le texte, sur ce sujet sensible de "la protection des savoir-faire et des informations commerciales non divulgués contre l’obtention, l’utilisation et la divulgation illicites", vise à transposer une directive européenne de juin 2016.

Il s’agit de "combler un vide juridique" et de "protéger nos entreprises contre l’espionnage économique, le pillage industriel ou la concurrence déloyale", "une nécessité", a plaidé en commission des Lois le rapporteur LREM Raphaël Gauvain.

Alors que plusieurs élus se sont émus d’un examen accéléré (une seule lecture par chambre), cet avocat de profession a insisté sur l'"urgence" à transposer la directive avant le 9 juin 2018.

Pourtant, le sujet du secret des affaires a été maintes fois remis sur la table, M. Gauvain rappelant les "cinq tentatives infructueuses" pour lui donner "une définition en droit français" depuis 2004.
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La loi instaurant un "secret des affaires" passe en toute discrétion à l’Assemblée - Droit à l’information, par Olivier Petitjean, 21 mars 2018

La France s’apprête à transposer en catimini la directive européenne sur le secret des affaires, avec examen à l’Assemblée le 27 mars dans le cadre d’une procédure accélérée. Cette directive avait été adoptée il y a presque deux ans malgré les protestations de la société civile. Sous prétexte de lutter plus efficacement contre l’espionnage industriel, ce texte crée un droit général au secret pour les entreprises, qui leur permet potentiellement de traîner devant les tribunaux quiconque porterait à la connaissance du public une information sur leurs activités sur laquelle elles auraient préféré maintenir l’omerta.

C’est donc une épée de Damoclès qui pèse désormais sur les lanceurs d’alerte, les salariés et leurs syndicats, les journalistes, les chercheurs et les associations de protection des consommateurs et de l’environnement.

Dévoiler un montage d’optimisation fiscale, comme dans le cas récent du groupe Kering de François Pinault (7ème fortune de France), révéler des difficultés économiques qui pourraient provoquer des licenciements massifs, comme dans le cas de Conforama, ou enquêter sur l’utilisation de produits toxiques dangereux pour les salariés et les consommateurs, pourraient ainsi tomber sous le coup du "secret des affaires".

Certaines exceptions ont certes été introduites dans la directive pour protéger la liberté d’expression et l’intérêt général.

Mais les institutions européennes ont en revanche catégoriquement refusé de restreindre la portée de ce texte aux seules situations concurrentielles, autrement dit aux cas où un acteur économique chercherait effectivement à acquérir des informations commerciales sensibles pour son propre gain. Ce qui laisse la porte ouverte à tous les abus, alors même que certaines firmes, comme le groupe Bolloré ou Veolia, ont de plus en plus tendance à vouloir museler leurs critiques aux travers de "procédures bâillon"
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Facebook's Latest Data Breach Reveals Silicon Valley's Fortunes Are Built on Pilfering Privacy - Culture - By Steven Rosenfeld / AlterNet, March 21, 2018

Facebook has the keys to our personal lives. And that's just the beginning of the end of our privacy.

One of the worst weeks in Facebook’s history—its stock tumbled, Congress and Parliament demanded top executives testify and explain, and the Federal Trade Commission opened a new investigation—is due to a simple fact: the company shares and sells privacy-breaching profiles of millions of users.

Facebook’s latest troubles rose to the top of the news this weekend when a series of investigative reports in the U.S. and Britain found that private political consulting firm Cambridge Analytica, created by Trump’s former political guru Steve Bannon, had stolen 50 million Facebook user profiles. The profiles were intended to be used in the 2016 election for the electoral equivalent of psychological warfare: to push, prod, play on prejudices, you name it, and provoke millions of Americans in swing states to vote for Donald Trump—or not to vote for Hillary Clinton.

It turns out Trump’s campaign didn’t use Bannon’s psychological warfare machine after all. Cambridge Analytica's data simply wasn’t as good as Facebook’s own customized advertising platforms, in conjunction with the Republican Party’s voter files. Beyond that takeaway, to stop giving Bannon credit where it's not due, Facebook’s problems stem from the fact that it's a privacy-busting social media platform.
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Confusion entre le pathologique et l’existentiel - La médicalisation de l’expérience humaine - Mars 2018, page 20, par Gérard Pommier

Une perturbation de l’humeur, des moments de chagrin ou de tension sont-ils toujours signes de maladie ? La psychiatrie européenne a longtemps su en évaluer la gravité et trouver les prescriptions appropriées, du médicament à la cure psychanalytique. L’industrie pharmaceutique incite en revanche, sous couvert de science, à transformer des difficultés normales en pathologies pour lesquelles elle offre une solution.

Devant la réalité de la souffrance psychique — l’une des plus importantes pathologies modernes — s’est mise en place, depuis quelques décennies, une machinerie diagnostique inédite, qui a pour objectif de rentabiliser cet énorme marché potentiel. Pour ce faire, il fallait en priorité remplacer la grande psychiatrie européenne, qui, grâce à des observations cliniques multiples et concordantes rassemblées durant les deux derniers siècles, avait répertorié les symptômes et les avait classés en trois catégories : les névroses, les psychoses et les perversions. Armé de ces connaissances, le clinicien de terrain pouvait établir un diagnostic et distinguer les cas graves de ceux qui étaient causés par des circonstances passagères.

Il départageait alors ce qui demandait l’aide de médicaments de ce qui pouvait trouver une meilleure solution grâce à des entretiens.

Psychiatrie classique et psychanalyse étaient arrivées aux mêmes constats. Ces deux approches bien distinctes se sont ainsi corroborées et enrichies mutuellement. Le marché du médicament gardait alors des proportions raisonnables, ce qui a dû faire réfléchir "Big Pharma" — un surnom approprié à l’énorme puissance des laboratoires pharmaceutiques, qui font une cour assidue tant aux médecins de quartier qu’aux plus hautes instances de l’État et des services de santé, avec lesquelles ils savent se montrer plutôt généreux (par exemple en offrant des croisières de "formation" aux jeunes psychiatres).
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Stephen Hawking: Greed and Stupidity Will End Humanity Earlier than Expected - Technology - By Amando Flavio, March 7, 2017

Although theoretical physicist and cosmologist Stephen Hawking is not a soothsayer, he has in the past predicted the future of humanity. Hawking has warned us on countless occasions about how humans are actively pursuing Artificial Intelligence (AI) without caution; concerned it will spell the end of humanity in the future.

Mr Hawking believes the current AI race will eventually usher humans into a stage when machines will become more intelligent than humans. This is when the total annihilation of humans would begin, Hawking claims.

Of course, the AI community prefers not to hear such a prominent and respected science proponent say such things. Hawking was heavily criticized within the AI community recently, facing accusations of being a pessimist, and should inculcate the spirit of positivism in the AI debate instead.

But despite the criticisms, Hawking is still expressing his views as an independent thinker in the arena of public discourse. Apart from the AI apocalypse, Hawking has summarized vices in humans that he thinks will destroy any progress made since the Stone Age period to current times.

In an interview with Larry King on the Larry King Now talk show last year, the distinguished physicist said although he has talked about AI in the past as a tool that could spell doom for humans, he believes strongly that such inventions are inspired by human vices.
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Pour le scientifique Stephen Hawking, "nous sommes au moment le plus dangereux du développement de l’humanité" - Brèves - 8 décembre 2016 -  Source : RT.com

Dans une tribune sur le site du Guardian (lire ci-dessous), le célèbre astronome Stephen Hawking met en avant les défis immenses auxquels l’humanité est aujourd’hui confronté, du changement climatique à la surpopulation.

"Tous ces facteurs nous rappellent que nous nous situons bien au moment le plus dangereux du développement de l’humanité."

Comme il avait déjà pu le faire par le passé, le professeur a mis en garde contre l’intelligence artificielle et l’automatisation de la société, qui pourraient engendrer un bouleversement politique, suite à la destruction de nombreux emplois de la classe moyenne.

Stephen Hawking se montre d’ailleurs préoccupé par la situation politique, en évoquant l’élection de Donald Trump ou le Brexit.
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This is the most dangerous time for our planet  - Stephen Hawking - Thursday 1 December 2016, Illustration by Nate Kitch

We can’t go on ignoring inequality, because we have the means to destroy our world but not to escape it

As a theoretical physicist based in Cambridge, I have lived my life in an extraordinarily privileged bubble. Cambridge is an unusual town, centred around one of the world’s great universities. Within that town, the scientific community that I became part of in my 20s is even more rarefied.

And within that scientific community, the small group of international theoretical physicists with whom I have spent my working life might sometimes be tempted to regard themselves as the pinnacle. In addition to this, with the celebrity that has come with my books, and the isolation imposed by my illness, I feel as though my ivory tower is getting taller.

So the recent apparent rejection of the elites in both America and Britain is surely aimed at me, as much as anyone. Whatever we might think about the decision by the British electorate to reject membership of the European Union and by the American public to embrace Donald Trump as their next president, there is no doubt in the minds of commentators that this was a cry of anger by people who felt they had been abandoned by their leaders.

It was, everyone seems to agree, the moment when the forgotten spoke, finding their voices to reject the advice and guidance of experts and the elite everywhere.
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La post-vérité, tombeau incertain des démocraties - Culture - 3 mars 2018, par Joseph Confavreux

L’élection de Trump a suscité maints commentaires sur la déstabilisation démocratique provoquée par l’activisme numérique des artisans de la post-vérité et des théories du complot. Le colloque organisé à l’occasion des dix ans de La Vie des idées a éclairé la question, tout en révélant des divergences politiques et intellectuelles fortes sur le sujet.

À l’occasion de ses dix ans d’existence, La Vie des Idées, "coopérative intellectuelle" fondée et emmenée par Pierre Rosanvallon, historien et professeur au Collège de France, a consacré, mardi 27 février, un vaste colloque à "la démocratie à l’âge de la post-vérité".

Les échanges, qui se sont tenus devant un amphithéâtre Marguerite de Navarre rempli à craquer, ont pointé les dangers inédits pesant sur le cours des démocraties. Sans toujours convaincre sur la question de savoir "comment inverser la tendance ?" – le sujet de l’après-midi –, en raison de difficultés conceptuelles et matérielles, mais aussi de perspectives politiques discutées ou discutables et d’une conception différente de la démocratie qui partage deux camps intellectuels.

Pierre Rosanvallon a ouvert les débats en les plaçant sous la figure tutélaire de Condorcet et des trois "préconditions" que celui-ci posait pour permettre "l’accomplissement démocratique", à savoir

❐ la confiance des citoyens envers leurs institutions,

❐ la capacité de ces citoyens à délibérer de manière éclairée, notamment pour choisir leurs représentants,

❐ et la possession d’un langage commun afin de pouvoir élaborer accords ou désaccords.

 Nicolas de Condorcet

Un impératif qui poussa le célèbre mathématicien, devenu député avant de mourir emprisonné en 1794, à fonder un périodique intitulé le Journal d’instruction sociale, dont chaque numéro éclairait un grand thème : "peuple", "révolution" ou "représentation"…
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Is Donald Trump Fueling a Mass Extinction of Democracy Across the Planet? - News & Politics - By Jacob Sugarman / AlterNet, March 8, 2018,

The warning signs are there, cautions "How Democracies Die" co-author Steven Levitsky.

Earlier this week, during a freewheeling speech to Republican donors at Mar-a-Lago, Donald Trump cracked the following joke about Chinese leader Xi Jinping:

"He's now president for life. President for life. No, he's great. And look, he was able to do that. I think it's great. Maybe we'll have to give that a shot someday."

If he was doing his best Don Rickles impression, only the most febrile members of his base seemed amused. Since Trump abruptly removed James Comey as FBI director last May, the United States has been slowly lurching toward a constitutional crisis.

In January, we learned the president had ordered the firing of special prosecutor Robert Mueller last June, only to back off after White House attorney Don McGahn threatened to resign.

➤ A New York Times report published Wednesday revealed that Trump has contacted several key witnesses in the collusion probe, directly disobeying his legal counsel.

The following month, Trump lobbied the Justice Department to open investigations of Hillary Clinton and Barack Obama. Meanwhile, his administration continues to stack the courts at a breakneck pace, trampling norms and procedures to accelerate the appointment of right-wing judges in a host of blue and purple states.

For Steven Levitsky, co-author of How Democracies Die, these are but two telltale signs of creeping authoritarianism. While violent coups have largely become a thing of the past, elected officials can dismantle a republic just as effectively as a military junta. Examples abound, from Eastern Europe (Russia, Ukraine, Poland and Hungary) to Latin America (Venezuela and Nicaragua) and Asia (Turkey, the Philippines and Singapore). As he writes in the book's introduction,

"Democracy's erosion is, for many, almost imperceptible."
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Ce tableau de l'OCDE ramène, afin de pouvoir établir une comparaison significative, les salaires annuels bruts moyens des enseignants des pays cités à leur valeur en parité de pouvoir d'achat en dollar US. Ce type de calcul permet de montrer qui, en fonction du coût de la vie de son pays, gagne quoi.







                 


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Finally, The CIA Admits Covering Up JFK Assassination - Politics - Intelligence - By hqanon, October 9, 2015

Even if you have to wait over 50 years, eventually the truth will out…

Suspicions that the CIA covered up JFK‘s murder have finally been confirmed, according to an explosive Politico report out this week. 

Fifty-two years after the President’s death, declassified documents show that the CIA were in communication with alleged assassin Lee Harvey Oswald before JFK’s murder in 1963, and they were monitoring his mail since 1959.

Not only that but John McCone, who was Chief of the CIA at the time, allegedly hid evidence from the Warren commission, set up by Lyndon Johnson to investigate JFK’s assassination. The spymaster and other senior CIA officials are accused of withholding ‘incendiary’ information from the commission and therefore perverting the course of justice. The CIA has admitted this.
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Yes, the CIA Director Was Part of the JFK Assassination Cover-Up - By PHILIP SHENON - October 06, 2015

John McCone was long suspected of withholding information from the Warren Commission. Now even the CIA says he did.

John McCone came to the CIA as an outsider. An industrialist and an engineer by training, he replaced veteran spymaster Allen Dulles as director of central intelligence in November 1961, after John F. Kennedy had forced out Dulles following the CIA’s bungled operation to oust Fidel Castro by invading Cuba’s Bay of Pigs.

McCone had one overriding mission: restore order at the besieged CIA. Kennedy hoped his management skills might prevent a future debacle, even if the Californian—mostly a stranger to the clubby, blue-blooded world of the men like Dulles who had always run the spy agency—faced a steep learning curve.

After JFK’s assassination in Dallas in November 1963, President Lyndon Johnson kept McCone in place at the CIA, and the CIA director became an important witness before the Warren Commission, the panel Johnson created to investigate Kennedy’s murder. McCone pledged full cooperation with the commission, which was led by Chief Justice Earl Warren, and testified that the CIA had no evidence to suggest that Lee Harvey Oswald, the assassin, was part of any conspiracy, foreign or domestic. In its final report, the commission came to agree with McCone’s depiction of Oswald, a former Marine and self-proclaimed Marxist, as a delusional lone wolf.
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Ces milliardaires et multinationales qui investissent dans la quête d’immortalité et de jeunesse éternelle - Transhumanisme - par Agnès Rousseaux, Jacques Testart - 28 février 2018 - Illustration de une : Marc Boulay

Des start-up se lancent dans des transfusions de sang de patients jeunes vers des personnes plus âgées dans le but de prolonger la vie. Des grandes fortunes ou des multinationales, comme Google-Alphabet, investissent dans des biotechnologies pour identifier les gènes de longévité et ralentir le vieillissement. D’autres mènent des expérimentations pour dupliquer le cerveau dans des machines. L’industrie de la cryo-conservation – congeler un organisme en attendant un hypothétique remède contre la mort – connaît un succès grandissant. Tous partagent l’ambition transhumaniste : créer un être humain à la longévité décuplée, voire immortel. Sans aucune réflexion sur les conséquences sociales. Une enquête extraite de l’ouvrage Au Péril de l’humain, co-écrit par Agnès Rousseaux, journaliste de Basta !.

De nouveaux vampires seraient parmi nous ! S’injecter du sang humain "jeune" dans les veines semble être devenu la nouvelle marotte de ceux qui voudraient vivre quelques décennies supplémentaires. Pour ceux qui se revendiquent de l’idéologie transhumaniste et souhaitent l’avènement d’un "humain augmenté", vaincre la mort est l’objectif ultime.

Ou plutôt de "résoudre" la mort, car celle-ci est considérée comme un problème technique, et le vieillissement comme une maladie à combattre. Entre délires de charlatans et recherches sérieuses, difficile parfois de faire le tri. Mais une chose est sûre : la recherche sur les secrets de l’immortalité – ou du moins sur les recettes de la longévité – n’est plus le domaine réservé d’une poignée de chercheurs farfelus. Depuis quelques années, les études et publications scientifiques foisonnent dans ce domaine.

En 2014, plusieurs études menées sur les souris montrent que le transfert de sang d’un rongeur jeune vers un rongeur âgé a un effet nettement "régénérateur" sur l’organisme du plus vieux. Le transfert dope le fonctionnement du cerveau et des muscles, stimule la fabrication de nouveaux neurones chez des souris âgées, améliore le sens olfactif ou la mémoire.
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Salut à la fraternité ouvrière - Mars 2018, page 24. Les livres du mois - Histoire - par Arnaud de Montjoye   

Hasard ou signe des temps, deux livres viennent rappeler que, sans une mémoire active du passé, les beautés des conquêtes et des aspirations collectives sont vite effacées de l’histoire. Au plus grand bénéfice des donneurs d’ordres et de leçons.

Le premier de ces ouvrages 1, "L’Humanité". Figures du peuple, apparaît comme une sorte d’inventaire de cette classe ouvrière si dangereuse dans l’imaginaire des bourgeois d’hier et d’aujourd’hui ; un inventaire "à la Prévert", pour citer Gérard Mordillat — qui le préface —, atypique puisqu’il utilise des photographies. Celles-ci vont durablement imposer ces "figures du peuple" en action, dans les usines, les ateliers, les entrepôts, sur les docks, comme dans l’espace public — manifestations, rassemblements, meetings. Elles finiront, en dépit des censures diverses, à la "une" d’au moins un journal : celui fondé par Jean Jaurès, dont les archives photographiques ont fait en 2003 l’objet d’un accord entre L’Humanité, l’association Mémoires d’Humanité et le conseil général de la Seine-Saint-Denis, permettant ainsi leur dépôt aux archives départementales.

Des premières grèves aux occupations d’usine, des "manifs" ouvrières aux mouvements sociaux, ces images, qui couvrent presque un siècle de luttes, ne se contentent pas d’informer. Elles attaquent aussi l’esthétique dominante. Ainsi, l’art du portrait, longtemps lié à la culture bourgeoise, est ici ramené à des réalités d’autant plus politiques qu’elles sont prosaïques, et il en prend une grandeur singulière.

La photographie, comme le rappelle Mordillat, n’est pas une image juste : c’est juste une image, et ses lectures sont indissociables de son contexte.
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Quand s’écrire des lettres raconte les vies et renoue le lien humain - Alternative - 20 janvier 2018, Martha Gilson (Silence)

Depuis plusieurs années, la compagnie théâtrale loirétaine Les fous de bassan ! construit des projets culturels qui donnent la parole à celles et ceux qui nous nourrissent et façonnent nos paysages. Le choix de la forme épistolaire permet un échange dense sur un rythme lent, propice à la poésie et à la réflexion.

Parfois oubliés, ces agriculteurs --agriculteurs et agricultrices--, paysans --paysans et paysannes-- et éleveurs --éleveurs et éleveuses-- exercent pourtant des métiers indispensables et vitaux. Comment donner la parole à celles et ceux qui produisent notre pain, afin de faire connaître leur quotidien ? Par lettres pardi ! Grâce à la poésie, un échange original et festif s’est instauré entre les acteurs du monde agricole et les habitants du Pays Loire-Beauce. Cet échange, c’est le résultat de l’implication d’une compagnie théâtrale, les fous de bassan ! 1.

Le projet démarre en 2012 avec les Lettres du pays. L’idée est alors de mettre à jour les multiples façons dont les gens du pays Loire-Beauce voient et vivent leur pays. Le projet est proposé à l’ensemble de la population des 40 communes du pays Loire-Beauce.
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Neurosciences : comment pensent les anticonformistes ? - 25 février 2018 - Amandine Bery

Que se passe-t-il dans le cerveau d’un homme qui choisit de s’affranchir de l’opinion commune ? Les neurosciences s’intéressent depuis de nombreuses années aux personnalités anticonformistes. L’enjeu est important, car ces individus permettent de faire évoluer la société et avancer la science.
 
Les idées défendues par les personnalités atypiques favorisent la survie de l'espèce. Chez l'Homme, comme chez le crapaud. Erik Paterson/Flickr, CC BY-SA

❐ Auteure
Amandine Bery Biologiste, post doctorante en neurosciences, Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm)

❐ Déclaration d’intérêts
Amandine Bery a reçu des financements de Fondation des Treilles et de la Fondation pour la Recherche Médicale. Amandine BERY est membre de la Société française pour la recherche sur les cellules souches (FSSCR).

❐ Partenaires
Inserm apporte un financement en tant que membre adhérent de The Conversation FR.
Voir les partenaires de The Conversation France

Parmi les chercheurs, ils sont peu nombreux à remettre en cause les dogmes et à prendre le risque d’être attaqués, voire marginalisés par leurs pairs. L’histoire est riche, pourtant, de ces scientifiques qui, comme Albert Einstein ou Marie Curie, sont sortis des clous et ont révolutionné leur discipline.

La sélection naturelle semble privilégier le conformisme chez les individus. En même temps, l’évolution préserve une minorité aux idées hors normes, dont la créativité pourrait bien conditionner, ni plus ni moins, la survie de l’espèce. Le mathématicien Cédric Villani et l’ingénieure Thanh Nghiem appellent à valoriser ces individus atypiques. Ils estiment que ceux qu’ils ont rebaptisés les "crapauds fous" sont les plus à même d’inventer de nouveaux modèles dans un monde secoué par le changement climatique, le bouleversement numérique et le terrorisme.
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Sommes-nous réductibles à de la donnée ? - Philo-web - février 27, 2018, Henri Atlan, Michel Juffé, Spinoza

C’est la grande question à laquelle certains prophètes et autres bonimenteurs du numérique répondent avec un grand oui. Ici et là, on entend dire que "nous sommes notre cerveau" et notre cerveau serait… du code. C’est-à-dire que toute notre personnalité (notre âme pour les croyants), ou notre logiciel interne (pour d’autres genres de croyants) tiendrait dans une somme de calculs à l’intérieur de ces 1400 cm3 de boîte crânienne. Toute réduction peut bien sûr être grossière, imprécise, voire dangereuse. Personne n’aime être réduit à un compte bancaire, à une ethnie ni à une statistique. Pour autant, la réduction "ultime" des hommes a fait son entrée dans le débat public, elle séduit, convainc, mais n’en demeure pas moins une petite abomination doublée d’une imposture théorique.


Si c’était vrai, qu’est-ce que ça impliquerait ?

Si nous partions du principe que l’homme se réduisait à de la donnée (pour rappel : des 0 et des 1), alors nous pourrions envisager le cerveau comme un mécanisme auquel il deviendrait possible d’ajouter – via des dispositifs techniques – de l’information, de la mémoire, des compétences (comme sur un disque dur).

Bien sûr, pour ces choses-là, le cerveau se débrouille déjà tout seul, ça s’appelle : apprendre, comprendre, retenir, etc.

Mais on pourrait aller plus loin, par exemple en téléchargeant directement dans votre esprit (= cerveau) une nouvelle langue étrangère (ceux qui y croient vraiment n’ont jamais dû apprendre une langue étrangère de leur vie…), un manuel de pilotage pour un hélicoptère de l’armée, une fonction "empathie", etc.
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Les terres rares sont-elles indispensables pour les moteurs électriques, les éoliennes et les panneaux solaires ? - En ce moment - Posté le 7 septembre 2014, par Olivier Danielo - La rédaction dans Énergie

Eoliennes, voitures électriques et panneaux solaires seraient-ils une vitrine de propreté verte pour naïfs ? Celle-ci cacherait-elle en arrière-boutique une exploitation forcément dégoutante et polluante des terres rares vouées à l'épuisement ?

Contrairement au moteur à aimants permanents de la célèbre Toyota Prius japonaise, le moteur à induction triphasé à courant alternatif breveté pour la première en 1888 par Nikola Tesla ne contient pas d’aimants.

Zéro consommation de terres rares.

Tesla Motors l’explique (en français) sur son site :

"Certains moteurs utilisent des aimants permanents, mais pas le moteur du Roadster (et de la Tesla S ndlr) : le champ magnétique est exclusivement produit par de l’électricité."

Ce qui est valable pour les moteurs électriques l’est aussi pour les génératrices éoliennes. Comme l’explique (en français) le groupe ENERCON, leader Allemand de la production d’éoliennes qui détient 40% des brevets mondiaux du domaine,

"les éoliennes ENERCON produisent de l’électricité verte sans l’élément controversé, le néodyme. Le concept d’éolienne sans boîte de vitesse servant de base à tous les types d’éoliennes – de l’E-33/ 330 kW à l’E-126/ 7,5 MW fonctionne avec un générateur annulaire à excitation indépendante. Les champs magnétiques requis pour la production d’électricité dans le générateur sont pour ce faire produits électriquement. Les aimants permanents avec lesquels la plupart des concurrents travaillent et pour laquelle la fabrication nécessite le néodyme, ne sont pas utilisés pour les éoliennes ENERCON pour des raisons d’ingénierie."
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How to protect your Facebook privacy – or delete yourself completely - Alex Hern, Monday 19 March 2018

If you found the Cambridge Analytica data breach revelations deeply unsettling, read our guide to the maze of your privacy settings

If the revelations that Cambridge Analytica acquired the records of 50 million Facebook users has you wondering how to protect your own personal information, you may already have discovered the maze of privacy settings the social networking site offers.

First, the good news: the feature that allowed the most egregious data harvesting used by the company that gave Cambridge Analytica its data is no longer on the site.

Before 2016, Facebook apps could ask for permission to access not only your own data, but also the data of all your friends on the platform. That means that around 300,000 people could sign up for a personality test quiz, and in the process hand over information of 150 times that number.

Now, however, Facebook apps are only allowed to gather information from users who have directly signed up for them, greatly limiting their reach. That change was made in 2014, and rolled out to every Facebook app over the course of 2015.
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Hommes ou femmes de 55-75 ans cherchent colocataire(s) du même âge pour vivre heureux… - Vivre Ensemble - 5 juin 2017, Corine Carré

Si les colocations inter-générationnelles ou entre étudiants sont aujourd’hui en France des solutions couramment utilisées pour réduire les coûts liés au logement et créer du lien social, les colocations entre seniors sont plus rares même si une vraie demande existe. Créé en janvier dernier, LocaSeniors propose à travers sa plateforme de mettre en relation les 55-75 ans qui souhaiteraient tenter l’aventure de cette solution d’habitat partagé.



"Active, je projette de m’installer à Laval. J’aime les sorties avec les copines et les amies, le calme, la nature, la musique classique et le blues, la lecture, le cinéma, la randonnée, un peu de gym d’entretien, les jeux de société".

Des annonces de ce type, on en trouve des dizaines sur les nombreux sites qui proposent des colocations, et pourtant, celle-ci possède une spécificité.

La différence avec les autres, c’est l’âge de la colocataire recherchée. Gisèle n’est pas étudiante ou jeune active, elle est une sénior. Un de ses critères de recherche concerne l’âge de celle avec qui elle souhaite partager son logement. A 67 ans, cette retraitée active a décidé de se lancer dans l’aventure d’une vie partagée avec une autre personne de sa tranche d’âge, qui comme elle, aurait envie de ne plus vivre seule.
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La transition énergétique prendra… 363 ans - Philippe Gauthier - Posted on 14/03/2018


Ken Caldeira, un climatologue du Carnegie Institution for Science, a calculé il y a 15 ans que pour atteindre nos objectifs de réduction de gaz à effet de serre, il faudrait ajouter chaque jour, de 2000 à 2050, l’équivalent d’une centrale nucléaire en énergie propre. Le MIT Technology Review rapporte aujourd’hui que Caldeira a récemment calculé où nous en étions rendus. Résultat : au rythme actuel, la transition énergétique ne sera pas terminée avant 363 ans.

Il faudrait, selon lui, ajouter chaque jour à peu près 1 100 mégawatts d’énergie propre pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris d’ici 2050. Nous n’en ajoutons actuellement que 151. Dans ce contexte, limiter le réchauffement climatique à 2 °C d’ici 2050 est une illusion et réussir à le contenir à 4 °C d’ici la fin du siècle tiendrait tout simplement du miracle.

Caldera reconnaît que l’électrification à grande échelle de la production de chaleur nous rapproche un peu de l’objectif en limitant les pertes de conversion liées aux énergies fossiles. Par contre, il faut transformer l’ensemble de l’apport fossile en énergie électrique et tenir compte d’une hausse probable de 30 % de la consommation mondiale d’ici 2050. Pour se donner un ordre de grandeur, l’énergie nécessaire représente l’équivalent de 30 000 centrales nucléaires.
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Comment déclencher la sécrétion d’ocytocine et être plus heureux - Inspiration - par Jeff , janvier 16, 2018

Il existe une hormone absolument essentielle à notre épanouissement et à notre développement : l’ocytocine.

Elle est sécrétée dans notre cerveau quand nous échangeons des marques de tendresse et d’amour via le regard, les paroles et bien-sûr le contact physique. Cela remplit notre réservoir d’amour.

Cette hormone possède notamment comme "pouvoir" de réduire le stress, de nous apaiser, de réguler les émotions fortes, de renforcer notre confiance et de mieux nous connecter à autrui via l’empathie.

C’est ainsi que se met en place un véritable cercle vertueux qui nous rend plus sociable, heureux, aimant et quand je dis "nous", je veux dire que ce cercle bénéficie à la fois aux parents et aux enfants (ou à tous ceux qui s’échangent de l’amour en général)
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Changement climatique : les arbres meurent à une vitesse record - Clément Fournier, Rédacteur en chef de e-RSE.net, 13 mars 2018

Les arbres sont en train de mourir à un rythme infernal, partout dans le monde. Et ce phénomène n’est pas lié à la déforestation : c’est le réchauffement climatique le responsable.

Les arbres sont un élément essentiel des écosystèmes terrestres.

Véritables puits de CO2, réservoirs vivants de biodiversité et de stabilité pour les écosystèmes, les arbres constituent l’un des maillons les plus forts de la résilience de nos environnements.

Pourtant, tout au long de l’histoire humaine, les arbres ont été détruits, menacés et fragilisés.

L’histoire n’est pas récente : dès le développement de l’agriculture, les grandes périodes de déforestation ont marqué l’histoire de la planète. Mais depuis quelques dizaines d’années, les choses s’accélèrent. De plus en plus d’arbres disparaissent. Une partie, bien sûr est perdue à cause de la déforestation et des arbres que l’on coupe pour les cultures ou pour l’élevage et l’urbanisation.

Mais un phénomène nouveau apparaît : les arbres meurent, non pas parce qu’ils sont coupés ou brûlés, mais à cause notamment du réchauffement climatique et de l’extinction de la biodiversité.
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Climat : le charbon, à lui seul, tue l’Accord de Paris - news, 14 mars 2018, Sylvestre Huet

Même pas besoin du pétrole et du gaz, le charbon suffit à tuer l’Accord de Paris. C’est ce que deux articles récemment publiés dans des revues scientifiques affirment.

Signé lors de la COP-21, à Paris en 2015, cet Accord fixe l’objectif climatique des gouvernements. Il reprend celui de ne pas dépasser 2°C de plus que la moyenne planétaire pré-industrielle déjà acté à Copenhague en 2009 (COP 15). Et vise celui de se rapprocher de 1,5°C, sous la pression des pays les plus vulnérables au changement climatique. Peu après cette COP-21 nombre de messages optimistes ont été émis. Par des diplomates, des responsables politiques, des porte-paroles d’ONG… estimant que ces objectifs étaient en bonne voie.

Des messages imprudents. Voire tordant le bras de la vérité, en traduisant le mot clé de l’Accord en anglais, "pledges", par "engagements" des Etats, alors qu’il s’agit … de simples "promesses" si j’en crois mon Harrap’s. Ou insistant sur son aspect "contraignant", alors qu’il ne comporte en réalité aucune autre contrainte que la déclaration de leurs émissions de gaz à effet de serre par les Etats signataires. Puis, la ratification express par le nombre de pays requis a permis son entrée en vigueur des 2016, et a renforcé cet optimisme mal placé.

La douche froide de 2017

L’accroissement très rapide des investissements dans le solaire ou l’éolien, comme la conjoncture charbonnière de 2016 ont pu faire croire à la réalisation de cet espoir. La tendance énergétique mondiale de 2017, montre le graphique ci-dessus (ou le très médiocre bilan de la stratégie bas-carbone française) avaient déjà sérieusement douché l’enthousiasme.
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Hotter, Drier, Hungrier: How Global Warming Punishes the World’s Poorest - Climate - By SOMINI SENGUPTA, MARCH 12, 2018

KAKUMA, Kenya — These barren plains of sand and stone have always known lean times: times when the rivers run dry and the cows wither day by day, until their bones are scattered under the acacia trees. But the lean times have always been followed by normal times, when it rains enough to rebuild herds, repay debts, give milk to the children and eat meat a few times each week.

Times are changing, though. Northern Kenya — like its arid neighbors in the Horn of Africa, where Secretary of State Rex W. Tillerson paid a visit last week, including a stop in Nairobi — has become measurably drier and hotter, and scientists are finding the fingerprints of global warming.

According to recent research, the region dried faster in the 20th century than at any time over the last 2,000 years.

Four severe droughts have walloped the area in the last two decades, a rapid succession that has pushed millions of the world’s poorest to the edge of survival.

Amid this new normal, a people long hounded by poverty and strife has found itself on the frontline of a new crisis: climate change. More than 650,000 children under age 5 across vast stretches of Kenya, Somalia and Ethiopia are severely malnourished. The risk of famine stalks people in all three countries; at least 12 million people rely on food aid, according to the United Nations.
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Hypersensibilité aux ondes électromagnétiques : amplifier l’effort de recherche et adapter la prise en charge des personnes concernées - Actualité du 27/03/2018

L’Agence publie ce jour les résultats de son expertise relative à l’hypersensibilité aux ondes électromagnétiques. Ce travail s’est appuyé sur l’ensemble de la littérature scientifique disponible, ainsi que sur un grand nombre d’auditions : médecins hospitaliers et généralistes, chercheurs, associations et personnes concernées. L’expertise met en évidence la grande complexité de la question de l’électrohypersensibilité (EHS), tout en concluant, en l’état actuel des connaissances, à l’absence de preuve expérimentale solide permettant d’établir un lien de causalité entre l’exposition aux champs électromagnétiques et les symptômes décrits par les personnes se déclarant EHS. Par ailleurs, l’Agence souligne que la souffrance et les douleurs exprimées par les personnes se déclarant EHS correspondent à une réalité vécue les conduisant à adapter leur quotidien pour y faire face. Dans ce contexte, l’Agence recommande une prise en charge adaptée des personnes concernées ainsi que la poursuite des travaux de recherche, notamment en mettant en place des études dont les conditions expérimentales prennent en compte les conditions de vie des personnes se déclarant EHS.

Les radiofréquences constituent un objet de préoccupations sanitaires, environnementales et sociétales important depuis plusieurs années, en France comme à l’étranger.

Malgré les mesures mises en place pour encadrer et surveiller les niveaux d’exposition aux champs électromagnétiques, la littérature scientifique rapporte depuis plusieurs décennies et de façon continue des cas de personnes souffrant de troubles divers attribués à des expositions aux champs émis par les appareils électroménagers, les installations électriques et les dispositifs communicants.
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Electrosensibles : des symptômes réels qui restent inexpliqués - Par Pierre Le Hir, 27.03.2018

L’Anses reconnaît la réalité des troubles présentés par les personnes intolérantes aux ondes électromagnétiques et recommande leur prise en charge.

Des symptômes réels, mais pour l’instant inexpliqués, ce qui invite à poursuivre les recherches et à améliorer la prise en charge. Telles sont les conclusions de l’avis rendu mardi 27 mars par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), au sujet de la question très débattue de l’électrohypersensibilité, ou EHS.

Sous cette appellation – on parle aussi, en termes savants, d’intolérance environnementale idiopathique attribuée aux champs électromagnétiques – se cache une réalité aujourd’hui encore très mal reconnue. Celle des personnes souffrant d’affections diverses – troubles du sommeil et des rythmes circadiens (alternance entre la veille et le sommeil), fatigue, maux de tête, troubles de l’attention et de la mémoire, symptômes cutanés, hypersensibilité – qu’elles imputent à leur exposition aux ondes électromagnétiques.

Celles-ci peuvent être les radiofréquences émises par les technologies de communication sans fil (téléphones mobiles, Wi-Fi, antennes-relais, etc.), aussi bien que les champs électromagnétiques générés par les lignes et installations électriques ou par les appareils électroménagers. Le spectre est donc très large, ce qui rend le problème encore plus difficile à cerner.
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Pourquoi les pesticides sont bien l’une des causes du déclin des oiseaux - Par Stéphane Foucart et Gary Dagorn, 29.03.2018

Plusieurs publications récentes ont relativisé la responsabilité des pesticides. Quitte à s’arranger grandement avec les faits.
 
L’information n’est pas passée inaperçue. La semaine dernière, la publication des résultats de deux études sur le déclin de nombreuses espèces d’oiseaux a connu un écho médiatique important (dont la "une" du Monde datée 21 mars). Rapidement, le ministre de la transition écologique, Nicolas Hulot, a une fois de plus appelé à changer les pratiques agricoles pour "inverser la tendance" et réduire l’utilisation de pesticides.


➤ Lire aussi : Les oiseaux disparaissent des campagnes françaises à une "vitesse vertigineuse"

Cette annonce, fruit de deux réseaux d’étude gérés par le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et par le Muséum national d’histoire naturelle (MNHN), a cependant soulevé de vives critiques sur le rôle que jouent les pesticides dans ce déclin inquiétant, et notamment dans une chronique de vérification des faits diffusée sur Europe 1, mercredi 28 mars. Mais celles-ci ont commis plusieurs erreurs graves.
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Viande : comment des entreprises françaises contribuent à la déforestation en Amérique du Sud - Devoir de vigilance - par Mathieu Paris, 29 mars 2018 - Photo : Mighty Earth

La déforestation, qui représente 20% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, poursuit son cours en Amérique latine. Cette fois, c’est sur la situation alarmante de la région du Gran Chaco que le rapport "Quand la déforestation s’invite à notre table", publié ce lundi 26 mars par les ONG Mighty Earth, Rainforest Foundation Norway et Fern, nous alerte. Les forêts y disparaissent à un rythme comparable, voire supérieur à celui des forêts tropicales d’Amazonie.

L’enquête réalisée par les organisations non gouvernementales montre les graves impacts de la culture du soja en Amérique latine, et plus particulièrement dans cette région de 110 millions d’hectares répartis principalement entre l’Argentine et le Paraguay. Le Gran Chaco est plus que menacé par les pratiques de grandes entreprises de l’agroalimentaire comme Cargill et Bunge, qui détruisent les écosystèmes pour y imposer des monocultures industrielles de soja, principalement génétiquement modifiées, au détriment des populations locales et de la biodiversité. L’Argentine, à elle seule, a perdu plus de 22% de ses forêts en 25 ans, dont 80% dans la région du Chaco.

Mais la responsabilité des multinationales ne s’arrête pas à ces géants du négoce que sont Cargill et Bunge. Mighty Earth s’est associée à France Nature Environnement et Sherpa pour interpeller 20 entreprises françaises de l’industrie agroalimentaire et de la grande distribution comme Carrefour, Auchan, Bigard, Sodexo ou encore Lactalis.

Les trois associations rappellent que la France a importé 3,9 millions de tonnes de produits à base de graines de soja en 2016, principalement à destination des animaux d’élevage. Une majeure partie de ce soja est produit en Amérique latine, à la suite de déplacements forcés de populations autochtones vivant de la forêt, de pollutions et destructions massives de terres, sans parler des effets dévastateurs sur la santé publique de l’utilisation à outrance de pesticides (augmentation des malformations congénitales, des cancers et des maladies respiratoires). Avant de se retrouver, en bout de chaîne, dans les paniers des consommateurs français.
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A once thriving coal town has turned toxic, and citizens are desperate for help - Mark Hand, March 27, 2018

The rate of cancer cases in a former Appalachian coal town is staggering.

Highly toxic PCBs have contaminated streams, drinking water, and soil in the town of Minden, West Virginia, a former coal mining town. CREDIT: MANDEL NGAN/AFP/Getty Images.

Percy Edward “Eddie” Fruit has lived in Minden, West Virginia his entire life. But without funding from the Environmental Protection Agency (EPA), he cannot afford to move away from his hometown, contaminated by industrial chemicals over the past 30 years. Fruit wouldn’t be able to get anything from the sale of his house because no one would want to buy property in a toxic town.

“That’s the bad part about Minden,” said Fruit, who worked in the coal mines for eight years before becoming a pipefitter who installed sprinkler systems in schools and hotels. “There’s no one here anymore. Most people have died off or got away from the problem, or moved to find work.”

Minden was a thriving coal mining community during the first half of the 20th century. The town’s mines, located along the scenic New River in Fayette County, were some of the most productive in the region. Life wasn’t easy for the miners and their families, but they were able to make ends meet.

Things have changed since then. Minden is now a toxic wasteland where residents are afraid to drink the water and let their children play in their yards. Residents fear the PCBs — polychlorinated biphenyls, a highly toxic industrial chemical — that were dumped in an abandoned mine starting in the 1970s and stored at an old equipment site are now making them sick and killing them.
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Forum mondial de l’eau de Brasilia : face aux multinationales, la société civile s’organise - Biens communs - par Rachel Knaebel, 16 mars 2018

C’est la grand messe de promoteurs de la privatisation de la gestion de l’eau. Tous les trois ans depuis 1997, le Conseil mondial de l’eau organise son forum mondial de l’eau. Y viennent les représentants des grandes entreprises de gestion de l’eau, dont les multinationales françaises Veolia et Suez, des autorités politiques, des grandes ONG.

Cette année, ce forum mondial de l’eau se tient du 18 au 23 mars dans la capitale brésilienne Brasilla. L’événement est sponsorisé, entre autres, par Coca Cola, Nestlé, et la multinationale belgo-brésilienne de bière (qui produit aussi de l’eau en bouteille), Ambev.

Au même moment, un réseau d’initiatives de la société civile brésilienne et latino-américaines organise à Brasilla, le forum alternatif mondial de l’eau, pour réaffirmer que "l’eau est un droit, pas une marchandise".

Les organisateurs du forum alternatif dénoncent le fait que

"le Forum et le Conseil mondial de l’eau sont liés aux grandes multinationales qui ont comme but d’encourager la marchandisation de l’eau et l’intensification des pratiques qui privilégient l’usage des bassins hydrographiques pour la demande de l’agriculture intensive et des industries lourdes au détriment d’une gestion démocratique pour le bien commun."
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A Vittel, l’eau de Nestlé ne coule plus de source - Enquête - 11 mars 2018, par Robert Schmidt (We Report pour La Cité)

Alors que la nappe phréatique de Vittel est en voie d’épuisement, la multinationale suisse continue de l’exploiter pour commercialiser l’eau minérale Vittel Bonne Source. La justice enquête sur un cas potentiel de conflit d’intérêts qui aurait favorisé Nestlé aux dépens de la population locale.

Vittel (Vosges), envoyé spécial. – "L’enquête touche à son terme", déclare en exclusivité à La Cité le vice-procureur d’Épinal Vincent Légaut. Pour une politicienne locale et son époux, un ex-haut cadre de Nestlé, c’est bientôt l’heure de vérité. Claudie Pruvost, conseillère départementale vittelloise, est visée par une enquête préliminaire pour conflit d’intérêts. L’affaire porte sur l’exploitation de l’une des célèbres eaux minérales de Vittel par la multinationale suisse.

De 2013 à décembre 2016, Claudie Pruvost occupait le poste de présidente de la Commission locale de l’eau (CLE), un organisme public qui doit élaborer une stratégie pour mettre un terme à la surexploitation de la nappe des GTI (grès du trias inférieur) dans la région autour de Vittel. Durant son mandat, aurait-elle agi en faveur de l’entreprise de son mari ? On doit à l’organisation Vosges Nature Environnement d’avoir levé ce lièvre. Selon cette ONG, bien que Bernard Pruvost ait travaillé, jusqu’à il y a peu, pour Nestlé International et non pour Nestlé Waters, entité qui commercialise la marque Vittel, le conflit d’intérêts serait évident. Formellement, le pas a été franchi par une autre association, Anticor, spécialisée dans la lutte anti-corruption. Fin 2016, Marcel Claude, son représentant local, a signalé les faits au parquet d’Épinal, le chef-lieu des Vosges.
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"La transition énergétique est la plus fantastique opération de greenwashing de l’Histoire", selon Guillaume Pitron - Environnement - Ressources naturelles - Publié le 05 mars 2018, propos recueillis par Concepcion Alvarez

C’est un livre choc sur la transition énergétique. Guillaume Pitron, journaliste indépendant, a enquêté pendant six ans dans une douzaine de pays pour découvrir d’où viennent les métaux utiles à nos éoliennes, nos panneaux solaires ou encore nos batteries de voitures électriques. Dans "La guerre des métaux rares", il lève le voile sur une industrie qui se veut verte côté pile, mais qui est particulièrement polluante coté face.

Guillaume Pitron a enquêté pendant six ans pour remonter la trace de nos métaux stratégiques. - DR


Novethic : Pourquoi la transition énergétique a-t-elle des impacts environnementaux encore plus importants que ceux générés par l’extraction pétrolière ?  

▶︎ Guillaume Pitron : La transition énergétique a été pensée hors-sol car on a complètement occulté ce qu’elle allait coûter en matières premières. Or, pour extraire un seul kilo de lutécium (une des 30 terres rares), il faut extraire 1 200 tonnes de roche. Pour les séparer, il faut de grandes quantités d’eau, de l’acide chlorhydrique, et énormément d'énergie produite majoritairement à partir de combustibles fossiles. Selon le Blacksmith Institute qui établit un palmarès des industries les plus polluantes, il apparaît que l’industrie pétrolière est de moins en moins polluante tandis que les activités minières (charbon inclus) le sont de plus en plus. Nous sommes donc en train de nous débarrasser du pétrole – à raison – pour une solution encore plus polluante.
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  Le titre est sans doute "vendeur", mais il reste approximatif et en partie trompeur : ce n'est pas le concept de transition énergétique qui est de l'ordre du 'greenwashing', c'est la manière attendue dont les gouvernements et autres industriels l'interprètent, que ce soit par le refus de la sobriété énergétique, des économies d'utilisation des énergies, la délocalisation des pollutions (dénoncée par l'auteur), le recours voulu au nucléaire par tous les moyens les plus abjects comme la massification artificielle du recours aux véhicules électriques, les entraves aux solutions à base d'énergies primaires renouvelables...






                 




Manger du bar quand il est en période de reproduction ? Pas la meilleure idée - Info - 5 mars 2018, Julie Lallouët-Geffroy (Reporterre)

Pour certains professionnels, pêcher du bar en ce moment alors qu’il se reproduit menace la ressource. Pour d’autres, qui pêchent au chalut, la pratique est légale et fructueuse. Alors que ce poisson se vend très bon marché sur les étals, Reporterre s’est posé la question : faut-il en manger, ou pas ?

Rennes (Ille-et-Vilaine), correspondance - En vous promenant devant les étals des poissonniers, les nombreuses promotions sur le bar sont alléchantes. Pourtant, ce poisson noble est en pleine période de reproduction. Depuis quelques semaines, les réseaux sociaux s’activent contre ces ventes. Les membres d’un groupe de presque 11.000 personnes prennent en photos les étals, les publient sur Internet et écrivent des commentaires négatifs sur les sites Web des enseignes concernées. Une stratégie qui se révèle efficace étant donné le nombre de magasins ciblés qui retirent ce poisson de la vente.

À l’origine de ce groupe sur Internet se trouve Jean-Claude Bourre, qui est parti d’un constat :

"La pêche industrielle extermine une espèce avec ses chaluts pélagiques pour la vendre 10 euros le kilo en promotion en supermarché, c’est aberrant."

Pêcheur amateur chevronné, il se défend de militer pour son propre intérêt :

"S’il n’y a plus de bar, je pêcherai un autre poisson, ce n’est pas le sujet. Si on pêche le bar en période de frai [de reproduction], dans quelques années, il n’y en aura plus, c’est aussi simple que cela."
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Enquête 1/3 - Quand le gouvernement et la FNSEA redessinent la carte des cours d’eau - 27 février 2017, Lorène Lavocat et Fabrice Nicolino (Reporterre)

La loi sur l’eau de 2006 vise à retrouver un "bon état" écologique des masses d’eau douce. Mais discrètement, pour complaire à la FNSEA, le gouvernement a entrepris de soustraire une partie des cours d’eau à l’application de la loi. Premier volet de la grande enquête de Reporterre

C’est l’histoire d’un incroyable coup de force. Dans le secret de quelques bureaux, une coalition de politiques et de lobbyistes de la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles) a décidé de changer la carte géographique et physique de la France.

En voici le déroulé, tel que reconstitué par Reporterre.

Quand François Hollande a été élu président de la République en 2012, la FNSEA n’en éprouve aucune crainte. Ce "syndicat" paysan règne sur la politique agricole depuis plus de soixante ans. La Quatrième République, puis le régime gaulliste après 1958, ont en effet accepté de cogérer avec ses dirigeants les dossiers agricoles essentiels.

Un nouveau virage a été pris quand Jacques Chirac, ministre de l’Agriculture dans les années 1970, a instauré la cogestion des politiques publiques agricoles avec la FNSEA, le syndicat ultra-majoritaire dans la profession.



Enquête 2/3 - La FNSEA veut faire disparaître les petits cours d’eau de nos cartes - 28 février 2017, Lorène Lavocat et Fabrice Nicolino (Reporterre)

Alors que l’État cartographie les cours d’eau du pays, la FNSEA, le syndicat agricole majoritaire, a mobilisé ses troupes pour en faire déclasser le maximum. Enjeu : échapper aux règles sur la lutte contre la pollution. Deuxième volet de l’enquête de Reporterre.

Le ru du Pommeret dans les Yvelines, le ruisseau ariégeois de Paradis, le ru de Beauvais en Seine-et-Marne pourraient bien disparaître, effacés des cartes hydrographiques d’un trait de gomme. Une gomme tenue par la FNSEA, qui

"veut refaire la géographie de la France suivant ses intérêts", comme le dit Gilles Huet.

Pour le président d’Eau et rivières de Bretagne, ce qui est en train de se passer dans l’indifférence générale relève ni plus ni moins d’une "vaste escroquerie". Voici la suite de l’histoire que Reporterre a commencé à vous raconter hier.

Nous sommes en juin 2015. Pressé par le syndicat des exploitants agricoles, Valls fait signer par Ségolène Royal une Instruction officielle. Il s’agit de faire réaliser par les services de l’État une identification et une cartographie complète de tous les cours d’eau de France. Incapable de contenir sa joie, le président de la commission environnement de la FNSEA, Éric Thiroin, triomphe dans un éditorial du 3 juillet 2015 :

"Aujourd’hui, grâce au travail syndical du réseau FNSEA, une définition claire des cours d’eau est en train d’être intégrée."

Joint par Reporterre, Éric Thirouin s’explique :

"Cette procédure était une demande partagée par beaucoup de monde, pas uniquement des agriculteurs. Comme aucune loi ne définissait clairement ce qu’est un cours d’eau, on était arrivé sur le terrain à des situations extrêmement conflictuelles."
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  Enquête 3/3 - La nouvelle cartographie des cours d’eau menace l’intérêt général - 2 mars 2017, Lorène Lavocat et Fabrice Nicolino (Reporterre)

Est-ce un cours d’eau ou un fossé ? La question n’a rien d’anodin : épandage de pesticides et travaux d’aménagement sont interdits à proximité du premier, mais autorisés autour du second. Le déclassement possible de nombre de cours d’eau menace la qualité de notre environnement.

Impulsée par la FNSEA, la cartographie des cours d’eau pourrait à terme bouleverser profondément la géographie de nos territoires et la qualité de notre environnement. Ce qui se joue dans les couloirs des préfectures n’a donc rien d’anodin. Derrière des termes techniques et des formulaires compliqués, se dessine une menace écologique grave sur la qualité des rivières du pays.

Comme Reporterre vous le racontait hier, près d’un cours d’eau sur cinq pourrait être déclassé en fossé ou ravine… et ainsi sortir du cadre protecteur de la loi sur l’eau.

"C’est principalement le cas des têtes de bassin, notamment celles des petites rivières", précise Bernard Rousseau, spécialiste de l’eau à France nature environnement (FNE).

Ces têtes de bassin sont constituées de rus, de ruisseaux et d’aubettes qui représentent l’arborescence — le chevelu — en amont des rivières et des fleuves.

Ce chevelu, bien qu’épars et instable, joue un rôle écologique fondamental. Refuge de biodiversité, il détermine, de par sa position en amont, la qualité de l’eau en aval. C’est pourquoi

"l’enjeu principal est par rapport aux zones de traitement : au bord des cours d’eau, les traitements phytosanitaires sont très réglementés, ce n’est pas le cas auprès des simples fossés", résume Bernard Rousseau.
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  les 3 volets de l'enquête en 1 PDF








Comment les fuites de Fukushima contaminaient les océans en Juillet 2016. Et aujourd'hui ?






                 




Chez Orange, le silence sur la radioactivité provoque une vague de cancers - Enquête - 1 mars 2018, par Clotilde de Gastines

Depuis plusieurs dizaines d’années, une vague de cancers liée aux expositions à la radioactivité touche des salariés des télécoms. La direction a tu les risques. Pour que ces victimes et leurs familles soient indemnisées à la hauteur de ces silences et des négligences, un ingénieur et d’autres témoins racontent à Mediapart l’ampleur de ce scandale sanitaire, dont on ne connaît pas encore toutes les conséquences.

Depuis 50 ans, des dizaines de milliers de salariés des télécoms et leurs sous-traitants qui travaillent sur les lignes téléphoniques manipulent sans le savoir des parasurtenseurs radioactifs, bien que leur direction ait été alertée des risques encourus. Des syndicalistes, des victimes et des médecins ont fini par mettre au jour ce scandale sanitaire, rendu public par la revue Santé et Travail en 2013, et sur lequel Mediapart a recueilli de nouveaux témoignages. Un ancien ingénieur qui a travaillé dans le secteur, Jean-Michel Person, parle ainsi pour la première fois

"dans l’espoir que les victimes et les familles obtiennent un jour justice".

Dans les années 1970, cet homme est chercheur au Centre national d’études et des télécommunications de Lannion et dépose plusieurs brevets de parasurtenseurs à radioéléments. Ces petits tubes d'apparence inoffensive sont en réalité chargés de radioéléments (radium 226, polonium 210, tritium, prométhium 247), qui rayonnent (gamma, bêta) et émettent des gaz radioactifs cancérogènes (radon, air tritié).
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Stunning new research finds fracking a major source of carbon pollution in Pennsylvania - Joe Romm, February 21, 2018

Methane leaks in the state's oil and gas industry equal 11 coal-fired power plants.

The evidence is now overwhelming that natural gas is not part of the climate solution, it is part of the problem.

A new study finds that the methane escaping from Pennsylvania’s oil and gas industry “causes the same near-term climate pollution as 11 coal-fired power plants.”

And that is “five times higher than what oil and gas companies report” to the state, according to analysis from the Environmental Defense Fund (EDF) based on 16 peer-reviewed studies.

Natural gas is mostly methane, a super-potent greenhouse gas, which traps 86 times as much heat as CO2 over a 20-year period. So even a small leakage rate from the natural gas supply chain (production to delivery to combustion) can have a large climate impact  —  enough to gut the entire benefit of switching from coal-fired power to gas for a long, long time.

Yet even though many earlier studies have found that natural gas production spews out huge amounts of carbon pollution all across the country, just last week, the Trump administration moved to undo an Obama-era rule aimed at limiting the methane leakage from gas and oil production on public lands.
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Peut-on encore garder son véhicule diesel? - Consommation - Par  Pauline Chateau, publié le 28/02/2018

FOCUS - Dans le viseur du gouvernement français et de la maire de Paris qui souhaite interdire les plus anciens dès l'année prochaine, les véhicules diesel vont aussi être bannis de Rome et sont sur la sellette en Allemagne. Une tendance qui a de quoi inquiéter les propriétaires de voitures roulant au gazole.

Hausse de la fiscalité, fin de la vente des diesels en 2024, scandale du dieselgate... Les propriétaires de voitures roulant au gazole sont dans le viseur des autorités. Et les récentes annonces n'ont rien pour les rassurer. Après Paris où les véhicules datant d'avant 2005 vont être interdits dès 2019, Rome vient de décider de bloquer l'accès à toutes les voitures diesels privées dès 2024. En Allemagne, les juges ont autorisé mardi plusieurs dizaines de villes à prendre des mesures similaires. Dans ce contexte, les conducteurs de diesel ont de quoi se poser des questions: que faire de son véhicule? Le mettre en vente ou l'envoyer directement à la casse de peur qu'il ne trouve jamais preneur?

➤  Lire aussi :  En 2018, pour l'automobiliste la facture sera salée

"On nous dit depuis dix ans qu'acheter du diesel c'est bien. Et là, c'est le contraire", s'emporte Yves Carra, porte-parole de l'Automobile Club association.

"On a l'impression d'être le dindon de la farce. Le pouvoir d'achat des Français n'est pas extensible". "Il y a un abus de pouvoir de la part de l'État", renchérit Pierre Chasseray, délégué général de 40 millions d'automobilistes.

"Nous assistons à une succession d'annonces, mais rien n'est harmonisé", constate de son côté Louis-Gabriel de Causans, fondateur et président de Kyump, une plateforme d'achat-vente de voitures d'occasion entre particuliers. "Tout cela fait que le particulier est un peu perdu, et conduit à un effet anxiogène".
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Le parti de M. Macron impose le secret des affaires, qui restreint la liberté d’informer - Info - 29 mars 2018, Maxime Lerolle (Reporterre)

Au pas de course, l’Assemblée nationale a adopté une proposition de loi visant à protéger le "secret des affaires". La loi a étendu ce "secret" au-delà du strict cadre commercial, menaçant journalistes et lanceurs d’alerte, et donc la liberté d’informer.

Mardi 27 mars, alors que s’ouvrait à Luxembourg le procès en appel d’Antoine Deltour à la suite de l’affaire des LuxLeaks, l’Assemblée nationale commençait à débattre de la proposition de loi concernant le "secret des affaires". Hasard du calendrier ou coïncidence ironique ?

Quoi qu’il en soit, le gouvernement a décidé de passer en force sur une proposition controversée. Sa tactique ? Jouer la carte de la "procédure accélérée". Sous prétexte de rapidité et d’efficacité, la proposition de loi aura été débattue et votée une seule fois, mercredi 28 mars, à l’Assemblée nationale, par 46 voix contre 20. Le Sénat, mi-avril, n’en parlera que durant une unique session. Contrairement aux propositions de loi ordinaires, il n’y aura pas de navette parlementaire entre les deux Chambres.

Julie Pecheur, de l’association Pollinis, en pointe de la lutte contre cette loi, raconte les conséquences de cette procédure accélérée chez les législateurs :

"Nous avons eu très peu de temps pour alerter les parlementaires. D’autant que certains sénateurs découvrent seulement maintenant l’existence de ce projet."
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L’intérêt général à la casse - (1) Les fonctionnaires, voilà l’ennemi, Avril 2018, pages 1, 10 et 11, par Anicet Le Pors

Propageant la plus grande confusion entre rentabilité à des fins particulières et efficacité au bénéfice de tous, le gouvernement français veut délégitimer un peu plus l’État social, qui fut pourtant gage d’émancipation pour de nombreuses générations. Après avoir multiplié les cadeaux fiscaux aux vrais privilégiés, il tente de dévier l’attention sur la fonction publique.

Début février, le premier ministre Édouard Philippe a livré les premières décisions du gouvernement concernant la fonction publique : plan de départs volontaires, recrutement accéléré de contractuels, rémunérations dites "au mérite", multiplication des indicateurs individuels de résultat… Il inaugurait ainsi une croisade contre les statuts : d’abord celui des cheminots, puis les autres, en particulier la pièce maîtresse du statut général des fonctionnaires, qui concerne quelque cinq millions et demi de salariés, soit 20 % de la population active.

Dans ce domaine comme dans les autres, le président Emmanuel Macron entend aller vite. Mandaté par les dominants — la finance internationale dont il émane, les cercles dirigeants de l’Union européenne, le patronat, la technocratie administrative, les flagorneurs du show-business, la quasi-totalité des médias, le jeune dirigeant sait que le temps ne travaille pas pour lui.

Durant la campagne pour l’élection présidentielle, M. Macron a jugé le statut des fonctionnaires "inapproprié" et prévu la suppression de 120 000 emplois. Il a stigmatisé les "insiders" 1, ceux qui se seraient construit un nid douillet à l’intérieur du "système" et dont les privilèges barreraient la route aux moins chanceux. Le 13 octobre 2017, le premier ministre s’est adressé aux ministres pour leur annoncer la création d’un Comité action publique 2022 (CAP 22) prévoyant "des transferts au secteur privé, voire des abandons de mission", et présenté comme la pièce centrale du chantier de réforme de l’État. La réforme du code du travail — priorité répondant aux vœux du Mouvement des entreprises de France (Medef) — a par ailleurs élevé le contrat et, plus spécifiquement, le contrat individuel d’entreprise au rang de référence sociale susceptible d’être généralisée à l’ensemble des salariés des secteurs privé et public.
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Aux urgences, des milliers de patients passent la nuit sur des brancards - Hôpitaux publics - par Nolwenn Weiler, 23 mars 2018 - Photo : Adrien Maillot

Chaque matin, les médecins du service des urgences de Troyes distribuent une note surréaliste à leurs patients. "Madame, monsieur ; vous venez de passer une nuit sur un brancard au sein du service des urgences. Sachez que nous déplorons cette situation (…). L’hôpital manque de lits. Les médecins étant de moins en moins nombreux, il devient difficile d’assurer l’ensemble des missions 1."

Il devient courant dans les services d’urgence en France que des dizaines de patients attendent ainsi leur tour sur des brancards pendant toute une nuit.

"Dans la nuit du 13 au 14 mars, d’après le décompte quotidien relevé par le Samu des urgences de France, ils étaient plus de 200, relève Jean Vignes, secrétaire fédéral du syndicat Sud Santé. Entre janvier et mars, on arrive à environ 15 000 personnes !"

Ce mois-ci, deux patientes sont décédées d’arrêts cardiaques alors qu’elles attendaient leur tour sur des brancards, dans les couloirs des urgences des hôpitaux de Rennes et Reims.
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Série noire à l'hôpital: les urgences à l'agonie  - AFP, publié le samedi 17 mars 2018

Une récente série de décès dans plusieurs hôpitaux jette une lumière crue sur la saturation des urgences et ses conséquences parfois dramatiques, alors que certains services sont menacés de fermeture en raison d'une pénurie de médecins.

Une récente série de décès dans plusieurs hôpitaux jette une lumière crue sur la saturation des urgences et ses conséquences parfois dramatiques, alors que certains services sont menacés de fermeture en raison d'une pénurie ... ©BORIS HORVAT, AFP

Mourir sur un brancard, dans un couloir d'hôpital, sans avoir été examiné par un médecin. Ce cauchemar, une femme de 73 ans l'a subi la semaine dernière à Reims.

Transférée de sa maison de retraite aux urgences de Maison Blanche, elle y a succombé d'un arrêt cardiaque, après plus de deux heures et demi d'attente.

L'histoire, médiatisée, a conduit le procureur à ouvrir une enquête. Pour sa défense, la direction de l'établissement a mis en avant "l'intensité de l'activité" le jour du drame et précisé que quatre patients en situation d'urgence vitale avaient été soignés en priorité.
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De plus en plus de sans-abri partout en Europe - Par Isabelle Rey-Lefebvre, 21.03.2018

Selon une étude de la Fondation Abbé-Pierre et de la Fédération européenne des associations nationales travaillant avec les sans-abri, 11 millions de ménages sur 220 millions n’ont pas de logement personnel.
 
Paris est loin d’être la seule capitale européenne à déplorer un nombre croissant de sans-abri. La préfecture d’Ile-de-France, qui a créé le 16 mars son propre Observatoire francilien des personnes hébergées et à la rue, parvient au chiffre affolant de 100 000 personnes logées chaque soir par l’Etat, soit une augmentation de 50 % en trois ans.

La Fondation Abbé-Pierre (FAP) et la Fédération européenne des associations nationales travaillant avec les sans-abri (Feantsa, sise à Bruxelles) révèlent, mercredi 21 mars, leurs statistiques à l’échelle européenne : sur 220 millions de ménages, près de 11 millions sont en état de privation sévère de logement, c’est-à-dire qu’ils n’ont pas de domicile personnel, sont à la rue ou hébergés chez un tiers, en centre d’hébergement, en foyer, en hôtel social…

"La définition du sans-abrisme a beau ne pas être la même d’un pays à l’autre, partout en Europe les hausses sont spectaculaires", révèle Sarah Coupechoux, de la FAP : "+ 150 % en Allemagne, entre 2014 et 2016 ; + 145 % en Irlande, entre 2014 et 2017 ; + 169 % au Royaume-Uni entre 2010 et 2017 ; + 96 % à Bruxelles entre 2008 et 2016 ; + 20,5 % en Espagne entre 2014 et 2016 ; + 17 % en France entre 2016 et 2017, en tenant compte des 20 845 personnes qui ont demandé un hébergement au "115" en juin 2017 par rapport à juin 2016."
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Les Baumettes, c'est pas le club Med - samedi 24 mars 2018 - Samy Miout

Propos d'un prisonnier sur son quotidien aux Baumettes

❐ Le texte qui suit a été écrit par Samy Miout, prisonnier au centre pénitentiaire de Marseille depuis février 2017. Fin août début septembre, Samy et sont co-détenu Abdelhalim avaient fait parlé d'eux dans la presse pour s'être mis en grève de la faim afin d'alerter sur leurs conditions d'enfermement.

Ce lundi 26 mars 2018, Samy passe en procès suite à des plaintes de l'administration pénitentiaire.

C'est à l'occasion de son passage devant le tribunal qu'il nous a demandé de diffuser ce texte. [Les passages entre crochets sont des notes qui ont été rajoutées par nos soins].


En 2018 je me demande vraiment comment c'est encore possible de vivre enfermé dans une prison comme celle-ci, aussi dégradées que le sont les Baumettes historiques. Avec le temps on devient de plus en plus impatient et c'est pourquoi je vais expliquer cette incarcération qui me choque.

Le commencement c'est l'insalubrité. Les douches sont froides avec des champignons sur le sol. Les chauffages sont éteints. Les canalisations sont tellement vieilles qu'elles dégagent de mauvaises odeurs. Les chasses d'eau se cassent. Même les escaliers se sont effondrés... Il y a des trous dans les murs des cellules avec de l'humidité et des fils dénudés qui pendent. Les fenêtres sont cassées, le froid rentre. Les grillages derrière les barreaux nous maintiennent en permanence dans la pénombre ce qui à la longue provoque des problèmes de vue. [Ce sont des caillebotis, interdits par la réglementation européenne, mais la France préfère payer des amendes que de les enlever et continue d'en installer]. Les rats s'invitent partout. Des cafards pullulent jusque dans les frigos. Tout la nuit on entend le bruit des chats qui miaulent, je n'arrive pas à dormir, je n'en peux plus mais il faut faire avec...
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Une nouvelle norme sur les cosmétiques bio va "tromper les consommateurs" - 20 mars 2018, par Maureen Gilmant

Aujourd’hui, les consommateurs se tournent, tant dans leur alimentation que dans leur hygiène, vers des produits bio. Cette alternative étant présentée comme plus naturelle et donc plus saine. Cependant, une nouvelle norme internationale va permettre d’apposer plus facilement la mention "bio".


Un marché en expansion

Depuis plusieurs années une vague de bio a déferlé sur l’industrie des cosmétiques. Selon Cosmébio (label regroupant plusieurs marques), le chiffre d’affaires de ce marché représentait 450 millions d’euros en 2015, soit 4,3% du marché cosmétique.

La croissance observée en France tourne autour de 10% alors que celle de la cosmétique ne dépasse pas les 1%. Ainsi, ce marché dispose d’un potentiel énorme et les marques conventionnelles l’on bien compris en intégrant des produits portant des mentions "bio" ou "naturelle" dans leurs gammes de produits.

Ainsi, 9 000 produits disposent d’un label bio. Afin d’en bénéficier, le produit doit répondre à un cahier des charges commun (à toutes les marques françaises) avec des critères tels que la présence de 95 à 100% d’ingrédients d’origine naturelle, d’au moins 20% de bio sur le total des ingrédients ou encore de 95% de bio sur le total des ingrédients végétaux.
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"Un conseiller m’apprend que je dois 16 000 euros, je suis abasourdie" : quand des chômeurs doivent rembourser Pôle emploi - ENQUÊTE FRANCEINFO. - Cécile Hautefeuille, franceinfo – Radio France, publié le 17/03/2018

Près d’un milliard d’euros ont été versés à tort par Pôle emploi à des chômeurs. Enquête sur une cascade d’erreurs qui peuvent tourner au cauchemar pour les demandeurs d’emploi.

https://www.dailymotion.com/video/x6gf1bz

En 2016, plus de 981 millions d’euros ont été versés à tort à des demandeurs d’emploi selon l’Unédic, le gestionnaire de l’assurance chômage. Cela n’a rien à voir avec de la fraude. Il s’agit bien de sommes versées par erreur par Pôle emploi. On les appelle des "trop-perçus" que les demandeurs d’emploi doivent rembourser.

Quand ils l’apprennent, c’est souvent un choc. C’est ce qui est arrivé à Nathalie en 2017. Inscrite depuis plusieurs années à Pôle emploi, elle cumule allocations chômage et maigres revenus non-salariés, issus de son statut de micro-entrepreneur. Quand elle demande un rendez-vous à Pôle emploi pour faire une banale demande de formation, elle n’imagine pas une seconde ce qui va lui tomber dessus.

"Un conseiller m’apprend que je dois 16 000 euros. Je suis abasourdie. Il me demande mes avis d’imposition et le lendemain, le montant passe à plus de 20 400 euros ! Ce monsieur a quand même la présence d’esprit de m’expliquer que l’erreur ne vient pas moi." 
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Les mensonges sur France Télécom éclairent ceux sur la SNCF - SNCF: terminus pour le service public - Parti pris - 16 mars 2018, par Laurent Mauduit

Pour justifier les ordonnances sur la SNCF, le gouvernement assure que son seul objectif est d’améliorer le fonctionnement de l’entreprise dans le cadre de l’ouverture à la concurrence. Les mêmes arguments, avancés pour France Télécom voilà 20 ans, ont débouché… sur une cascade de mensonges !

Craignant une épreuve de force sociale avec les cheminots, le gouvernement multiplie les messages rassurants et cherche à convaincre l’opinion que la réforme envisagée de la SNCF poursuivra de très nobles ambitions : sauver l’entreprise et assurer son redressement. Il prend même à témoin les usagers, faisant valoir que ceux-ci sont excédés par les retards trop fréquents des trains et appellent eux-mêmes de leurs vœux un sursaut.

Ce message apaisant, c’est par exemple celui qui transparaît du "projet de loi pour un nouveau pacte ferroviaire" devant permettre au gouvernement de faire passer la réforme à coup d’ordonnances
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Pendant que les éleveurs agonisent, les grandes familles du lait amassent des milliards - Prédation - par Mathieu Paris, 14 mars 2018 - Infographie : Guillaume Seyral - Photo : Une ligne de production du groupe Lactalis au Brésil (CC 2.0 Governo do Estado do Rio Grande do Sul).

"C’est la crise !", nous répète-t-on à l’envie. Mais tout dépend pour qui : en 2017, les quarante plus grandes entreprises françaises ont engrangé plus de 93 milliards d’euros de bénéfices ! Dans le secteur laitier, marqué par une crise encore plus aiguë – en tous cas pour les éleveurs qui ont vu leurs revenus baisser de 40% – le schéma est identique. Comme l’illustre l’infographie réalisée par Basta !, les trois plus grandes fortunes liées à l’industrie du lait ont ajouté plusieurs milliards d’euros à leurs patrimoines en seulement trois ans. Explications.

Apparemment, la crise agricole n’est pas la même pour tout le monde.

Comme le montre notre infographie (ci-dessous), depuis trois ans, les trois plus grandes familles laitières françaises, qui possèdent de nombreuses marques de premier plan (Président, Lactel, Kiri, Gervais, Coeur de Lyon...) ont vu leur fortune augmenter de 48% en moyenne.

Des milliards d’euros prélevés sur la valeur ajoutée produite par la filière, tandis que la majorité des éleveurs fait face à des difficultés financières de plus en plus insupportables, à tel point que les petites exploitations ferment les unes après les autres.

La famille Besnier (Lactalis), la famille Bel-Fiévet et ses ramifications (Dufort et Sauvin), et la famille Bongrain se distinguent en détenant la majorité du capital d’une entreprise du top dix de l’industrie laitière. Trois seigneuries laitières à la française, qui font aussi chacune partie des 100 plus grandes fortunes hexagonales en 2017.
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Tim Berners-Lee: we must regulate tech firms to prevent 'weaponised' web - current edition: International edition - Olivia Solon, Monday 12 March 2018

The inventor of the world wide web warns over concentration of power among a few companies ‘controlling which ideas are shared’

Tim Berners-Lee: ‘What was once a rich selection of blogs and websites has been compressed under the powerful weight of a few dominant platforms.’ Photograph: Charles Krupa/AP

Sir Tim Berners-Lee, the inventor of the world wide web, has called for large technology firms to be regulated to prevent the web from being “weaponised at scale”.


The web can be weaponised – and we can't count on big tech to stop it
Tim Berners-Lee

Berners-Lee, in an open letter to mark the 29th anniversary of his invention, said:

“In recent years, we’ve seen conspiracy theories trend on social media platforms, fake Twitter and Facebook accounts stoke social tensions, external actors interfere in elections, and criminals steal troves of personal data.”

These problems have proliferated because of the concentration of power in the hands of a few platforms – including Facebook, Google, and Twitter – which

“control which ideas and opinions are seen and shared”.

“What was once a rich selection of blogs and websites has been compressed under the powerful weight of a few dominant platforms,” said the 62-year-old British computer scientist.

"These online gatekeepers can lock in their power by acquiring smaller rivals, buying up new innovations and hiring the industry’s top talent, making it harder for others to compete", he said.
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Précaires, personnes âgées, ruraux… les naufragés de la "dématérialisation" des services de l'Etat - Fracture numérique - Par Anthony Cortes, publié le 12/03/2018

Impôts, Pôle emploi, allocations familiales… Les services de l'Etat ont amorcé depuis quelques années leur "dématérialisation". Les guichets disparaissent peu à peu pour laisser place aux sites Internet. Laissant 13 millions de Français mal-connectés, non-connectés ou étrangers aux pratiques numériques sur le carreau.

Le droit à être déconnecté semble n'avoir que peu de jour devant lui. Le gouvernement actuel, dans le prolongement de l'action des précédentes mandatures depuis le début des années 2000, s'est fixé un cap : dématérialiser 100 % des services de l'Etat à l'horizon 2022.

Autrement dit, pour solliciter certains droits ou un document, il faudra que chaque Français se débrouille seul face à son écran.

Pour de nombreux services, c'est d'ailleurs déjà le cas actuellement. S'inscrire à Pôle emploi, remplir les démarches pour obtenir la prime d'activité ou demander une carte grise, par exemple sont autant d'actions qui ne peuvent se faire qu'en ligne. Un problème pour de nombreux Français. Qu'ils soient en zone blanche, et dépourvus de connexion à Internet, ou qu'ils ne maîtrisent pas les codes du numérique… 13 millions de personnes sont concernées, selon l'étude menée en 2017 par le Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie (Credoc).

Parmi les oubliés de ce virage numérique, les personnes "non éligibles à un Internet de qualité" représentent 11,1% des Français selon l'UFC-Que-Choisir et son étude "Transition vers le haut débit : l'inadmissible amplificateur de la fracture numérique" publiée en septembre 2017. La majorité d'entre eux sont des retraités vivant en zones rurales. C'est d'ailleurs à ce public que s'adresse la Poste qui a annoncé vouloir lancer un "service d'aide à la déclaration des revenus en ligne" assuré par leurs facteurs contre la modique somme de 50€. Pour certains, le désengagement de l'Etat est une opportunité comme une autre.
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Ce matin, on a tapoté à la porte de ma chambre-bureau, au 101 rue de l’Université. - François Ruffin, 8 mars 2018

J’étais encore au lit, je n’ai pas réagi.

La porte s’est ouverte, j’ai grogné un “Je suis là”, et la porte s’est refermée avec un “Oh, pardon !”

Comme j’étais réveillé, je suis descendu au petit déjeuner.

Quand je suis remonté, les tapis de douche ne trainaient plus dans la salle de bain, la cuvette des toilettes était récurée, les serviettes changées, les poubelles vidées.

Le même miracle se reproduit tous les jours.

Ce n’est pas l’œuvre d’une fée, non, mais de femmes.

J’ai échangé avec elles, rapidement, dans les couloirs.

Elles arrivent à 6 h, elles repartent à 10 h.

Assez tôt pour ne pas déranger le travail des députés.

Du lundi au vendredi, ça leur fait une vingtaine d’heures par semaine.

A raison de 9 € de l’heure, leur paie s’élève à 600 € et quelques par mois.
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A Briançon, la "politique en actes" d’une population fortement mobilisée pour l’accueil des migrants - #RefugeesWelcome - par Barnabé Binctin, 2 mars 2018

"En montagne, on ne laisse jamais quelqu’un en difficulté." Cyniquement oubliée par les autorités, cette évidence ne l’a pas été par les habitants de la sous-préfecture des Hautes-Alpes, perchée à 1300 mètres d’altitude et située sur l’une des voies de passage les plus empruntées – et les plus dangereuses – entre l’Italie et la France. Entre les maraudes qui récupèrent les migrants, les multiples lieux d’hébergement, alternatifs ou chez l’habitant, l’approvisionnement en nourriture, en linge... Tout un écosystème de solidarités montre l’exemple d’une population mobilisée pour un accueil digne de celles et ceux qui sont lancés sur les routes de l’exil. Reportage.

Il n’est pas tout à fait 18h30 quand les derniers rayons de soleil plongent derrière les cimes enneigées. Pour quelques instants encore, le ciel embrase la vallée de la Clarée. L’éclat du jour faiblissant livre alors ce spectacle frissonnant des montagnes qui s’endorment. La torpeur est de courte durée : le téléphone sonne, six migrants ont franchi la frontière italienne toute proche, et attendent cachés dans la neige, à quelques kilomètres de là.

À Briançon, c’est dans ce clair-obscur que surgissent ceux qui fuient les monstres. L’heure à laquelle tout se joue.

Chaque jour, des maraudes vont porter secours à ceux qui tentent, dans des conditions dantesques, le passage du col de l’Échelle. Le thermomètre affiche -10°C. Il faut faire vite, enfiler combinaisons et chaussures chaudes, préparer le thermos de café et prendre quelques vivres avant de se mettre en route.
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"Cartographie" de l'extrême-droite française





                 



Certaines populations immigrées sont plus diplômées que la population française en général  - Février 2017

"La France ne peut pas accueillir toute la misère du monde, mais elle doit en prendre sa part.", disait Michel Rocard. Force est de constater que le mot misère est toujours associé aux migrants, association renforcée par les conditions déplorables dans lesquelles certaines populations vivent dans notre pays. Pourtant, une nouvelle étude vient casser cette image : les groupes migratoires présents en France possèdent un niveau de diplôme plus élevé que la population française.


Une étude qui brise les clichés sur l'immigration

Mathieu Ichou, démographe et chercheur à l’Institut national d’études démographiques (INED), publie cette semaine une étude intitulée Le niveau d’instruction des immigrés : varié et souvent plus élevé que dans les pays d’origine dans la revue Population et Sociétés.
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Is your university degree barely worth the paper it’s written on? Discuss - Sonia Sodha - Friday 16 March 2018

We’re constantly told university education is a good thing. But with tuition fees so high, it’s time its true value was measured

Undergraduate students on the St Andrews University ‘pier walk’. ‘The latest prediction is that an extra 300,000 university places will be needed by 2030.’ Photograph: Jane Barlow/PA

In the past few decades we’ve seen a huge growth in undergraduate numbers. Back in 1945, a tiny 2% of the population went to university; today, just over 43% of young people in England go; the latest prediction is that an extra 300,000 places will be needed by 2030.

We’re frequently told that graduates earn more on average than non-graduates; that universities boost local economies; and, of course, that a degree stretches the mind and nurtures critical thinking.

Those who interrogate this logic are easily dismissed as philistines, or reactionaries who don’t care that expansion has occurred alongside record numbers of disadvantaged young people going to university.

But the thinking around why we’ve expanded undergraduate education so significantly is rather woolly. Is more always better? What are we hoping to achieve by sending ever greater numbers to university, apart from widening access (which could instead be achieved through the use of quotas for young people from poorer backgrounds for university admissions)?
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   1/3 - SNCF et autres services publics : comment les détruire en prétendant qu’on veut les sauver (de dégradations qu’on a provoquées) - Jean Gadrey, 01/03/2018

C’est une recette éprouvée depuis longtemps dans le monde, et ses résultats – en termes de destructions de biens communs économiques, sociaux et écologiques comme en termes de relais par le privé lucratif sur les segments rentables - sont remarquables partout… où la résistance n’a pas été suffisante. Il faut pour cela manier plusieurs armes de destruction. Mais c’est tout un art si on veut éviter qu’elles ne vous explosent au visage.

Je résume les étapes à suivre, en pensant aux lecteurs/trices ayant peu de temps… Je développerai tout cela dans les deux billets suivants.

❐ Asphyxie financière soit à petit feu soit à plus gros bouillons. C’est la "réforme" de base et la difficulté est qu’il faut tenir bon pendant des années pour "arriver à l’os". Cela exige donc du "courage".

❐ D’où dégradation de la qualité (d’abord pour les usagers les moins riches) + hausse des tarifs + endettement "insupportable". Pour gonfler encore la dette, on peut parfois compter sur des investissements délirants sur des segments privilégiés (cas de la liaison LGV Lyon-Turin et plus généralement de la stratégie du "tout pour le TGV", mais l’EPR de Flamanville n’est pas mal non plus dans un autre domaine).
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  2/3 - Destruction des services publics : asphyxie financière, dégradation de la qualité et dette "insupportable" - Jean Gadrey, 02/03/2018

Entrons dans les détails, en deux billets, de la stratégie de destruction résumée dans le précédent post. Commençons par les premières armes de destruction, essentielles mais dont on verra qu’elles ne suffisent pas.

❐ La première arme et la principale est l’asphyxie financière. En effet, s’agissant de services publics, le gros du financement est du ressort des décisions publiques (État, collectivités, Sécurité sociale). C’est très variable selon qu’il s’agit d’un côté des services publics non ou peu payants comme l’enseignement, les hôpitaux, la police, etc. ou, d’un autre côté, de (ce qu’il reste de) services publics de réseaux qui vendent leurs services : SNCF, Poste, RATP, auxquels on peut ajouter, en dépit de leur privatisation partielle, EDF/ERDF (devenue Enedis) et Engie/GRDF dans la mesure où l’État détient encore 85% de EDF et 25% de Engie.

Dans tous les cas l’asphyxie est une arme formidable car, même pour les services publics de réseau, le financement public (notamment des infrastructures) conditionne largement le respect des "obligations" de service public. J’y reviendrai mais ces obligations, variables selon la nature du service, renvoient aux grands principes qui fondent les services publics : égalité, continuité, mutabilité (ou adaptabilité) et accessibilité, qui ont valeur juridique. Les principes de transparence, de neutralité et de fiabilité se trouvent quant à eux dans la Charte des services publics de 1992.
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  3/3 - SNCF et autres services publics : comment les détruire en prétendant qu’on veut les sauver (de dégradations qu’on a provoquées)  - Jean Gadrey, 01/03/2018

C’est une recette éprouvée depuis longtemps dans le monde, et ses résultats – en termes de destructions de biens communs économiques, sociaux et écologiques comme en termes de relais par le privé lucratif sur les segments rentables - sont remarquables partout… où la résistance n’a pas été suffisante. Il faut pour cela manier plusieurs armes de destruction. Mais c’est tout un art si on veut éviter qu’elles ne vous explosent au visage.





Je résume les étapes à suivre, en pensant aux lecteurs/trices ayant peu de temps… Je développerai tout cela dans les deux billets suivants.

❐ Asphyxie financière soit à petit feu soit à plus gros bouillons. C’est la "réforme" de base et la difficulté est qu’il faut tenir bon pendant des années pour "arriver à l’os". Cela exige donc du "courage".

❐ D’où dégradation de la qualité (d’abord pour les usagers les moins riches) + hausse des tarifs + endettement "insupportable". Pour gonfler encore la dette, on peut parfois compter sur des investissements délirants sur des segments privilégiés (cas de la liaison LGV Lyon-Turin et plus généralement de la stratégie du "tout pour le TGV", mais l’EPR de Flamanville n’est pas mal non plus dans un autre domaine).
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  les 3 articles ci-dessus en 1 PDF









                 




BNP Paribas et le Crédit agricole parmi les plus gros "sponsors" européens de l’arme atomique - Finance - par Anne-Sophie Simpere, 8 mars 2018

D’après un rapport de l’ONG néerlandaise Pax publié aujourd’hui, les institutions financières privées ont investi 525 milliards de dollars dans des entreprises participant à la production d’armes nucléaire, entre janvier 2014 et octobre 2017. 329 banques, sociétés d’assurance, fonds de pension et gestionnaires d’actifs sont concernées dans 24 États.

Photo : tir d’un missile à tête nucléaire M51, de fabrication française / © DGA

Si le top 10 de ces investisseurs se situe aux États-Unis, Pax identifie BNP Paribas et le Crédit agricole parmi les plus gros financeurs européens, ainsi que la banque britannique Barclays. Les entreprises financées ciblées par l’étude sont les 20 premières société privées produisant des systèmes d’armement nucléaire. On retrouve par exemple Airbus, Safran ou Thalès, qui sont impliqués dans la production, l’entretien et le renouvellement des missiles balistiques M51 de la marine française, lancés à partir de sous-marins.

L’entreprise britannique BAE Systems contribue également à l’arsenal français via la joint-venture MBDA (systèmes de propulseurs) et en fournissant des missiles air-sol à armement nucléaire pour la France.
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L’offensive générale - Mars 2018 - par Serge Halimi

Un ancien ministre de l’économie socialiste qui, plus tard, créera un parti libéral à son image a un jour détaillé l’art et la manière d’enfanter une société de marché :

"N’essayez pas d’avancer pas à pas. Définissez clairement vos objectifs et approchez-vous en par bonds en avant qualitatifs afin que les intérêts catégoriels n’aient pas le temps de se mobiliser et de vous embourber. La vitesse est essentielle, vous n’irez jamais trop vite. Une fois que l’application du programme de réformes commence, ne vous arrêtez plus avant qu’il soit terminé : le feu de vos adversaires perd en précision quand il doit viser une cible qui bouge sans arrêt."

M. Emmanuel Macron ? Non, M. Roger Douglas, en novembre 1989, en Nouvelle-Zélande. Il livrait alors les recettes de la contre-révolution libérale que son pays venait d’expérimenter 1.

Près de trente ans plus tard, le président français reprend toutes les vieilles ficelles de cette "stratégie du choc". SNCF, fonction publique, hôpital, école, droit du travail, fiscalité du capital, immigration, audiovisuel public ("la honte de la République") : où regarder et comment résister quand, au prétexte de la catastrophe qui vient ou de la dette qui explose, l’engrenage des "réformes" tourne à plein régime ?
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La méthode Macron: écouter mais ne pas entendre - Analyse - 14 février 2018, par Ellen Salvi

L’exécutif multiplie les concertations avec les élus locaux, les responsables associatifs et les corps intermédiaires pour faire la pédagogie de ses "transformations". C'est la méthode Macron pour anesthésier les mécontentements : éterniser les discussions. Pour mieux imposer ses choix.

L’image a tourné pendant quelques jours, avant d’être chassée par d’autres. Le 23 mai 2017, deux semaines seulement après son élection, Emmanuel Macron se rend à pied à l’ambassade de Grande-Bretagne à Paris, au lendemain de l’attentat de Manchester, accompagné du premier ministre Édouard Philippe, du ministre de l’Europe et des affaires étrangères Jean-Yves Le Drian et de Marielle de Sarnez, qui est encore ministre des affaires européennes à l’époque.

En pleine rue, les caméras de Quotidien surprennent quelques mots du président de la République, qui explique au petit groupe que

"les premières concertations [réalisées dans le cadre de la réforme du code du travail – ndlr] se sont bien passées".

À une question inaudible de son chef de la diplomatie, Emmanuel Macron rétorque :

"Oui ! Ben c’est normal parce que je ne leur ai rien dit."

La séquence dure une poignée de secondes à peine, mais elle en dit long sur la “méthode” mise en place par l’exécutif depuis le début du quinquennat.

Depuis près de dix mois, de l’Élysée à Matignon en passant par l’ensemble des ministères, les réunions se multiplient au rythme des promesses de nouvelles concertations. Sur bon nombre de sujets, des rapports sont commandés, des missions sont lancées, des médiateurs sont nommés, des assises et des états généraux sont programmés. Élus, associatifs, responsables syndicaux et patronaux défilent sous les dorures de la République. Ces rendez-vous débouchent le plus souvent sur les mêmes réactions : les personnalités consultées sortent en général satisfaites d’avoir été écoutées, mais incapables de dire si elles ont réellement été entendues.
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Le Ceta pourrait être incompatible avec le droit de l'UE - Stephane Tassin, publié le mardi 06 mars 2018
 
Un arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) donne de nombreux espoirs aux opposants du traité de libre-échange entre l'UE et le Canada (Ceta).

Un avis rendu par la Cour de justice européenne remplit de joie les opposants au Ceta. Cet avis conclut que la clause d’arbitrage incluse dans l’accord conclu entre les Pays-Bas et la Slovaquie sur la protection des investissements (TBI) n’est pas compatible avec le droit de l’Union. Pour comprendre en quoi cette décision qui concerne seulement deux Etats membres a avoir avec le Ceta et la Wallonie, un petit rappel s’avère nécessaire.

Fin 2016, le Parlement wallon avait fait parler de lui pour son opposition au Ceta. Le combat anti-Ceta finalement incarné par le ministre-Président wallon, Paul Magnette (PS), avait surtout été initié au Parlement sous l’impulsion de députés PS, CDH (dans la majorité) et Ecolo (dans l’opposition).
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Parcoursup : comment les portes de l’université vont se refermer pour les "bacs pro" issus des classes populaires - Inégalités - par Stéphane Ortega, 6 mars 2018

Les lycéens titulaires d’un bac professionnel, principalement issus des milieux populaires, devront-ils définitivement renoncer à toute possibilité d’accès à l’université ? La loi dite "orientation et réussite des étudiants", votée par le Parlement le 15 février, institue un obstacle supplémentaire pour entrer dans l’enseignement supérieur. Les pré-requis et nouvelles procédures exigés par la plateforme internet Parcoursup pour les vœux formulés par les bacheliers affectera particulièrement les élèves d’origine modeste. Entre augmenter les moyens dévolus aux universités, ou restreindre encore un peu plus leur accès, le gouvernement a fait son choix.

Dans le système éducatif français, le baccalauréat est considéré comme le premier grade universitaire. Il sanctionne la fin du cycle secondaire et ouvre l’accès à l’enseignement supérieur.

En principe.

En réalité, les études supérieures se répartissent entre des filières sélectives et non sélectives. Pour les titulaires d’un baccalauréat professionnel ou technologique, soit près d’un bachelier sur deux 1, les sections techniques supérieures préparant au BTS (brevet de technicien supérieur) ou aux IUT (Institut universitaire de technologie) sont conditionnées à une sélection sur dossier. L’inscription à l’université restant, elle, ouverte de droit, comme pour les autres bacheliers.

Mais le texte adopté par le Parlement ce 15 février met en place un nouveau mode d’admission dans les filières universitaires. Les élèves de terminale doivent formuler dix vœux maximum d’ici le 13 mars, sur une nouvelle plateforme internet : Parcoursup. Ils ont jusqu’au 31 mars pour les confirmer, saisir un texte précisant leur motivation pour les différentes formations, et fournir les pièces demandées par chaque filière – par exemple leur bulletin de notes, ou encore un CV.
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Washington relance l’escalade nucléaire - Mars 2018, pages 1, 22 et 23, par Michael Klare

Analyse de la stratégie du Pentagone

La pression politique intérieure oblige chaque jour davantage M. Donald Trump à s’opposer frontalement au Kremlin, soupçonné d’avoir manipulé l’élection présidentielle américaine de 2016. Dans un tel climat, l’augmentation massive du budget militaire des États-Unis ne suscite guère d’opposition. D’autant que le Pentagone met en avant le danger des cyber-attaques étrangères et la nécessité de moderniser son arsenal nucléaire, déjà considérable.

Pendant près d’un demi-siècle, de la destruction d’Hiroshima, le 6 août 1945, à l’effondrement de l’Union soviétique, le 25 décembre 1991, une bonne partie de la population mondiale a vécu dans la crainte d’un anéantissement nucléaire. Pour réduire ce risque, on organisa des sommets entre grandes puissances, on signa des accords sur le contrôle des armements…

Mais la crainte d’une catastrophe ne se dissipa jamais véritablement. Il fallut attendre la fin de la guerre froide pour que la situation s’apaise. Des stocks d’armes colossaux subsistaient, mais on s’en souciait moins… Or, depuis quelques mois, le péril nucléaire semble de retour.

Les principales puissances détentrices de l’arme atomique — États-Unis, Russie et Chine — se sont récemment lancées dans un processus de modernisation de leurs équipements, et Washington n’hésite plus à envisager leur utilisation. C’est ce que révèle le rapport sur l’"Évaluation du dispositif nucléaire" des États-Unis ("Nuclear Posture Review", "NPR") publié par le Pentagone le 2 février 2018.
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Rage against the machine: self-driving cars attacked by angry Californians - Julia Carrie Wong in San Francisco - @juliacarriew - Email - Tuesday 6 March 2018

Local residents are hitting back at their new robot neighbors – literally – as reports detail assaults on driverless cars

One incident involved a pedestrian crossing the street and striking the autonomous vehicle ‘with his entire body’. Photograph: Bloomberg via Getty Images

The great promise of self-driving cars is that they will save innumerable lives by removing the most fallible and unpredictable element from vehicle traffic: the human.

But in San Francisco at least, fickle human behavior is taking a stand.
 
Two of the six collisions involving autonomous vehicles in California so far this year involved humans colliding with self-driving cars, apparently on purpose, according to incident reports collected by the California department of motor vehicles.

On 10 January, a pedestrian in San Francisco’s Mission District ran across the street to confront a GM Cruise autonomous vehicle that was waiting for people to cross the road, according to an incident report filed by the car company. The pedestrian was “shouting”, the report states, and “struck the left side of the Cruise AV’s rear bumper and hatch with his entire body”.

No injuries occurred, but the car’s left tail light was damaged.
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La loi sur le secret des affaires menace-t-elle la liberté d’informer ? - Par Maxime Vaudano, 27.02.2018

Le Parlement s’apprête à transposer en droit français la directive européenne sur le secret des affaires, qui avait été décrite comme une menace pour la liberté d’informer lors de son adoption en 2016.
 
Deux ans après la polémique, voici venue l’heure de vérité pour la très décriée directive sur le secret des affaires. Ce nouveau cadre européen protégeant la confidentialité des informations des entreprises s’apprête à faire son apparition dans le droit français. Les députés macronistes ont déposé le 19 février une proposition de loi pour transposer cette directive européenne de juin 2016. De quoi relancer les inquiétudes sur les possibles conséquences sur la liberté de la presse et la protection des lanceurs d’alerte.


Qu’est-ce qu’une directive ?

C’est une sorte de loi européenne. Proposée par la Commission européenne, elle doit être adoptée obligatoirement par les 28 gouvernements européens et par les députés du Parlement européen.

Mais elle n’est pas directement applicable dans les 28 pays de l’Union européenne après ce vote. Ceux-ci ont deux ans pour voter une loi nationale conforme aux grands principes de la directive – ce qui laisse une petite marge de manœuvre pour l’appliquer différemment selon les pays.

Dans le cas présent, la France doit transposer avant le 9 juin 2018 la directive du 8 juin 2016 sur le secret des affaires en votant une loi, sous peine de sanctions.
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Tiangong-1 crash: everything you need to know - Michael Slezak, Tuesday 27 March 2018

Most of China’s broken eight-tonne space station will burn up, though there is a chance some parts will survive. Should you worry about getting hit?

Can that fell to Earth: Tiangong-1 in happier, more fully functional times. Photograph: AP

China’s prototype space station, Tiangong-1 or “heavenly place”, is falling to Earth and could re-enter the atmosphere as soon as this week.

While most of the eight-tonne spacecraft is expected to burn up as it plummets through the atmosphere, there is a chance some of it will survive all the way down to the surface.

Should I be worried?

No. The chances of being hit by part of the space station are basically zero.

About 70% of the Earth is covered with water and most of the rest of it is sparsely populated. If any of the space station does reach the surface, it is incredibly unlikely it will hit any person, let alone you. In 1997 a woman was struck on the shoulder by an object, believed to be part of a Delta rocket. But she was not injured. She is thought to be the only person ever struck by spaceship debris.
 
In terms of size, Tiangong-1 is only the 50th largest spacecraft to come down, and there have been no recorded deaths or injuries from people being struck by debris from any of them. The largest uncontrolled entry was SkyLab, the 77-tonne US space station, which disintegrated over Western Australia. It didn’t injure anyone but large parts of it were later collected.

China has not released all the details about the design of Tiangong-1, so it is not possible to say how much of it will survive re-entry. In 2011 Nasa calculated the chance of a smaller 6.5-tonne object striking someone was about one in 3,200. That means the chance it would hit any particular person – you, for example, – is about one in 21 trillion. It is hard to imagine a more unlikely way to die.
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Espace : faut-il avoir peur de la station Tiangong-1 qui fonce sur la Terre ? - sciences - le 26 mars 2018, Par Noémi Marois

Selon les dernières estimations, elle pourrait frapper la surface aux alentours de samedi. La France figure dans la zone potentiellement touchée. 

Elle était entrée dans l'Histoire en 2011 comme la toute première station spatiale chinoise. Tiangong-1 pourrait cependant laisser un souvenir plus grave dans les mémoires. Hors de contrôle depuis l'automne 2016, le "Palais céleste" (en français) va en effet bientôt entrer dans l'atmosphère terrestre avant peut-être d'atteindre la surface de la Terre sous forme de fragments. Lundi, elle était encore à 205 kilomètres au-dessus de nos têtes mais selon les dernières estimations, elle pourrait frapper la Terre entre le 29 mars et 3 avril.

La France fait partie de la zone susceptible de recevoir des débris. Doit-on cependant s'inquiéter de possibles dégâts ?
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Les lanceurs d’alerte, la liberté et les médias : Edward Snowden, Hervé Kempf, Fakir... - Hors les murs - 16 mars 2018 - Thomas Desset, Pierre Isnard-Dupuy et Sébastien Boistel

Les médias sont-ils des lanceurs d’alerte ? Comment peuvent-ils relayer les alertes ? La liberté d’informer est-elle menacée ? Ces questions étaient au coeur du Forum des Lanceurs d’alerte, auquel a participé Reporterre. Et on peut les ré-écouter, grâce à l’émission "Presse libérée", incluant un entretien avec Edward Snowden.

Présentation de l’émission radio par son producteur :

"Presse libérée" est une émission qui suit l’actualité des médias dit libres, indépendants, alternatifs, "pas pareils"... pour donner à entendre les voix de cette presse méconnue du grand public.

L’émission est mensuelle et itinérante, et consiste en une discussion avec des médias d’un territoire différent, réalisée avec une radio associative locale.

"Presse libérée" est diffusée sur Radio Zinzine (Provence), Radio Galère (Marseille), Fréquence Paris Plurielle, La Clé des Ondes (Bordeaux), Radio Dragon (Sud Isère), Nebbia Campus Corte (Corse).

❐ La dernière émission était consacrée au forum des lanceurs d’alerte au Mucem, qui s’est tenu le 25 janvier à Marseille.

❐ En première partie, un extrait de la table ronde "Du bon rôle des médias dans l’alerte", à laquelle Hervé Kempf, de Reporterre, participait. La deuxième partie se passe à Amiens, avec deux collaborateurs de du journal Fakir.
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Suicides à la SNCF : la chronique d’Audrey Vernon censurée sur France Inter - Critique des grands médias - samedi 18 mars 2017, Audrey Vernon

Correspondants cheminots

Non, la chronique ne s’est pas perdue dans les tuyaux de la Maison de la Radio, comme l’indique la page d’erreur sur France Inter, la vidéo a bel et bien été retirée par la rédaction.

Nous la republions sans la mention des noms des responsables SNCF.

La comédienne Audrey Vernon avait défrayé la chronique ce vendredi 17 Mars, en revenant sur les circonstances du suicide d’Edouard Postal, cheminot réprimé par la direction qui s’était donné la mort quelques jours plus tôt et pour lequel des centaines de cheminots s’étaient donné rendez-vous le mercredi 15 mars, gare de Paris Saint Lazare pour un hommage émouvant. Elle revient dans sa chronique sur les difficultés des travailleurs du public, dans la santé, les Télécom, la Poste ou la SNCF. Elle dénonce cette série noire de suicides, qui cache le passage en force des suppressions d’emplois et autres réorganisations ou privatisations que vivent les travailleurs au quotidien.

Essayez de regarder cette vidéo sur www.youtube.com

https://www.youtube.com/watch?time_continue=4&v=FPMOMhlDRjo

Après les suicides, les répressions antisyndicales assumées, voilà que la SNCF joue un rôle troublant dans le retrait par France Inter de cette chronique de 2min25 d’Audrey Vernon, sur une radio pourtant dite publique.
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Le débat sur le secret des affaires relancé par un texte à l’Assemblée - Par AFP - 21 mars 2018

La protection des entreprises contre l’espionnage économique nuit-elle à la liberté d’informer? Une proposition de loi LREM sur le secret des affaires, votée mercredi en commission, inquiète médias, lanceurs d’alerte ou ONG.

L'Assemblée nationale à Paris le 14 mars 2018 Photo GERARD JULIEN . AFP

Le texte, sur ce sujet sensible de "la protection des savoir-faire et des informations commerciales non divulgués contre l’obtention, l’utilisation et la divulgation illicites", vise à transposer une directive européenne de juin 2016.

Il s’agit de "combler un vide juridique" et de "protéger nos entreprises contre l’espionnage économique, le pillage industriel ou la concurrence déloyale", "une nécessité", a plaidé en commission des Lois le rapporteur LREM Raphaël Gauvain.

Alors que plusieurs élus se sont émus d’un examen accéléré (une seule lecture par chambre), cet avocat de profession a insisté sur l'"urgence" à transposer la directive avant le 9 juin 2018.

Pourtant, le sujet du secret des affaires a été maintes fois remis sur la table, M. Gauvain rappelant les "cinq tentatives infructueuses" pour lui donner "une définition en droit français" depuis 2004.
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Aude Lancelin : les médias sont "revenus à la situation d'avant-guerre" - Sébastien Claeys et Florent Trocquenet-Lopez, Le 26/01/2018

Aude Lancelin, journaliste au Média, essayiste et Prix Renaudot, nous livre son analyse sur l'avenir des médias face au poids des actionnaires, à l'uniformisation de la pensée, au rôle des réseaux sociaux et à l'émergence de nouveaux supports d'information. Elle sera présente au Festival Nos disques sont rayés au Théâtre du Rond-Point à l'occasion d'une conférence-débat, dont Socialter est partenaire. Rendez-vous le 8 février.

Plutôt que de vous licencier, les actionnaires de L’Obs n’auraient-ils pas mieux fait de vous acheter?

Je pense qu’ils ont regretté leur décision. Ils ne s’attendaient pas à ce que les autres médias en parlent. Au lieu d’une telle opération de nettoyage, ils pouvaient tout à fait me proposer un placard pour m’empêcher de parler. Cette attitude montre bien le changement de mœurs dans ces grands groupes. Pour quelqu’un comme Xavier Niel, un licenciement très violent, avec un dossier vide, est l’ordinaire de sa gestion des ressources humaines. Je lui posais un problème à un an de l’élection présidentielle, il a sous-estimé la capacité de réaction du milieu journalistique. Je pense qu’il ne refera pas cette erreur… (Rires) De fait, ils n’ont pas attaqué en justice Le Monde libre (Les Liens qui Libèrent, 2016).
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Pourquoi il faut démanteler Google - Monopole - Hervé Nathan, 05/03/2018

Pour mettre un terme au monopole et à la toute-puissance d’Alphabet Inc, la holding qui coiffe Google, de plus en plus de voix réclament le démantèlement du géant.

En septembre 2018, Google fêtera son vingtième anniversaire. On célébrera l’aventure extraordinaire des deux petits gars de 22 ans, Larry Page et Sergey Brin, qui, selon la légende, ont bricolé un moteur de recherche révolutionnaire dans leur garage californien.

Anecdote à moitié vraie, puisque les deux compères bénéficièrent en fait de l’appui du département informatique de leur prestigieuse et richissime université de Stanford.

Depuis ces temps héroïques, la firme américaine s’est hissée au deuxième rang mondial en matière de capitalisation boursière (760 milliards de dollars environ), derrière Apple. Et les citoyens ont découvert le revers de la médaille de cette réussite : les positions de monopole de Google, sa propension à éviter l’impôt et sa place centrale dans l’intelligence artificielle, acquise grâce à la montagne de données personnelles amassées et gérées par ses algorithmes.
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Après plusieurs jours d'insultes et de harcèlement, je quitte les réseaux sociaux. - 26 févr. 2018, Par carolinedehaas, Blog : Caroline De Haas

J'arrête

La semaine dernière, l'Obs publiait plusieurs interviews suite à la mobilisation #MeToo sur les violences sexuelles. Dont le mien. J'avais dit au journaliste que ce mouvement avait permis que notre société prenne conscience de l'ampleur des violences. Chacune et chacun d'entre eux commençait à percuter qu'une femme sur deux avait été victime de violence sexuelle, dans l'immense majorité des cas par quelqu'un qu'elle connaissait. Que c'était massif. Que nos sœurs, nos mères, nos collègues, nos amies étaient concernées.

J'expliquais aussi que je trouvais intéressant que nous n'ayons pas franchi l'étape suivante : si une femme sur deux est victime, combien d'agresseurs nous entourent ? Est-ce un homme sur deux ? Un homme sur trois ? Je n'en sais rien. Je sais juste que c'est beaucoup.

Le journaliste a décidé, sans me faire relire ou valider mes propos, de titrer "Un homme sur deux ou trois est agresseur", déclenchant ainsi une vague de haine et de harcèlement sur les réseaux sociaux.

Était-ce volontaire ou pas ? Je n'en sais rien. Au fond de moi, je ne peux m'empêcher de penser qu'un journal qui choisit de titrer ces propos le fait délibérément. Pour faire le buzz. Sans se soucier qu'au passage, on casse, on brise. Causeur a essayé à de nombreuses reprises sans succès. L'Obs l'a magistralement surpassé.

Au bout de 72 heures, les choses commençaient à se calmer quand Marlène Schiappa est entrée en scène. Dimanche soir, interviewée sur BFMTV, on lui a demandé de réagir à mes "propos" selon lesquels "un homme sur deux serait un agresseur" (la semaine prochaine, ça sera un homme sur un). Elle n'a pas choisi d'expliquer  que je n'avais pas tenu ces propos, elle n'a pas fait état du fait que depuis quelques jours, j'étais la victime d'injures sexistes et de harcèlement. Non. Elle a enfoncé le clou. Et moi avec.

C'était reparti pour un tour. Re-articles dans les journaux. Re-Insultes, re-harcèlement et tout le tralala. Merci madame la Secrétaire d’État.
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La réforme de la SNCF jugée salutaire à l’unanimité ... des éditorialistes - Ma vie au poste - Samuel Gontier, publié le 28/02/2018.

Chez David Pujadas comme chez Bruce Toussaint ou Yves Calvi, les meilleurs experts, les plus grands éditorialistes se relaient pour saluer la réforme ferroviaire du gouvernement. Au nom d’un remarquable principe, l’égalité : il serait trop injuste que les cheminots ne puissent jouir de la précarité des salariés du privé.

"Le gouvernement a annoncé qu’il aurait recours aux ordonnances pour réformer la SNCF", avertit Bruce Toussaint lundi, en ouverture de C dans l’air. "L’idée d’aller vite et de réformer rapidement, c’est la marque de fabrique de Macron et c’est globalement attendu dans le pays."

Si c’est attendu, tout va bien se passer.

"Bernard Vivier, aller vite, c’est la seule raison de ce choix ?"

"Oui, il est des mesures qu’il faut prendre très vite quand le temps politique vous est favorable, et on y est."

Pas une minute à perdre pour sauver la SNCF.

C’est un expert qui parle, directeur de l’Institut supérieur du travail, aussi prestigieux (à la télé) que l’Institut français de recherches sur les administrations publiques d’Agnès Verdier-Molinié mais beaucoup plus ancien (il fut créé dans le contexte de la Guerre froide, notamment par d’anciens pétainistes, pour lutter contre l’influence de la CGT et nous préserver du stalinisme, grâce lui en soit rendue).

"L’ordonnance, poursuit Bernard Vivier, c’est aller vite pour être efficace."
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A Bure, l’État promet un nouveau débat public sur les déchets nucléaires tout en réprimant les opposants - Cigéo - par Jérôme Thorel, 27 mars 2018

Plusieurs opposants au projet Cigéo, l’enfouissement en grande profondeur de déchets radioactifs dans la Meuse, ont été condamnés à des peines de prison en mars, suite à l’évacuation de terrains convoités pour le démarrage des travaux. En parallèle, le gouvernement vient d’annoncer une nouvelle consultation publique sur la gestion des déchets nucléaires, la troisième sur le sujet. Sur place, la situation demeure tendue.

La carotte et le bâton. Jamais cette expression populaire n’aura résonné de manière aussi forte auprès des habitants de la Meuse et de la Haute-Marne dans l’épineux dossier des déchets nucléaires. Cela fait près de vingt ans que leur cadre de vie est au centre d’un débat aussi passionné que complexe sur le sort que la France compte donner aux poisons ultimes de la filière électronucléaire : les déchets radioactifs dits de haute activité et à vie longue, issus notamment du retraitement des barres d’uranium usagées entreposés dans des "piscines" du centre de la Hague (Manche), sous la surveillance de l’Agence nationale de gestion des déchets radioactifs (Andra).

La carotte, ce sont les centaines de millions d’euros déversés depuis plus de vingt ans dans cette petite partie de la région Grand Est, en guise – doux euphémisme – "d’accompagnement économique" aux projets de l’Andra autour du petit village de Bure, au sud de la Meuse. Plus d’un milliard selon notre enquête !

C’est en 1998 que le gouvernement Jospin, avec comme ministre de l’Environnement l’écologiste Dominique Voynet, signe le décret qui officialise la création à Bure d’un "laboratoire" afin de tester dans son sous-sol argileux la conception d’une nécropole censée figer pour des millénaires 85 000 m³ de déchets radio-toxiques.
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Un milliard d’euros ont été dépensés pour rendre "socialement acceptable" l’enfouissement de déchets nucléaires - Bure - par Jérôme Thorel, 27 mars 2018 - Photo : CC Aurélien Glabas

Le projet d’enfouissement des déchets nucléaires pressenti à Bure, dans l’Est de la France, doit faire l’objet d’un troisième débat public d’ici la fin de l’année. Mais dans quelles conditions ? Depuis 2000, des sommes considérables d’argent public ont inondé les départements de la Meuse et de Haute-Marne, censées favoriser l’"acceptabilité" sociale du projet. Basta ! a fait le compte : ce ne sont pas moins de 1,1 milliard d’euros qui auraient déjà été déversés localement par les principaux acteurs de la filière nucléaire. Plusieurs centaines de millions d’euros pourraient encore arroser les deux départements.

La Meuse, ses 190 000 habitants, son taux de chômage à 14 %, son projet d’enfouissement des déchets radioactifs à Bure… Et les centaines de millions d’euros déversés depuis 25 ans par l’État pour faire accepter ce que les opposants nomment une "poubelle nucléaire" : le stockage de 85 000 m³ de déchets radio-toxiques à plus de 500 mètres de profondeurs, sous une couche de roche et d’argile. Le fameux projet Cigéo, porté par l’Agence nationale de gestion des déchets radioactifs (Andra), est censé résoudre le casse-tête du stockage des déchets nucléaires "à vie longue", issus des centrales, dont certains émettent une radioactivité pendant plusieurs de centaines de milliers d’années.
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Le photovoltaïque explose partout, mais pas en France ! - Jean-Louis Gaby, 19 mars 2018😡




Sur ce graphe, on constate une véritable explosion de la puissance installée, particulièrement en Chine où 35 gigawatts (GW) ont été installés en 2016, et encore davantage en 2017 avec 53GW.

En France la progression, qui était de 21% en 2014, a chuté à 9% en 2016😡




Pour répondre aux aux fake news des pronucléaires, voici tous les éléments positifs à retenir concernant le photovoltaïque :

❐ Photovoltaïque = ni toxicité, ni métaux rares

Un module photovoltaïque cristallin est composé de verre, de silicium, d'aluminium (matériaux disponibles en quantité), de matières plastiques, et de cuivre. Il ne nécessite aucun composé toxique, aucun métal rare, est recyclable à plus de 90 %, et actuellement le recyclage se fait essentiellement en Allemagne et aux USA.
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Quand le solaire explose partout sauf en... France - Energie - Par Nicolas Stiel, le 06.11.2017

Le photovoltaïque est l’énergie qui connaît le plus fort taux de progression. Le boom est mondial. Un pays reste toutefois à la traîne, la France. Explications.
 
La France est encore très en retard sur le développement d'énergie solaire. - (C) SIPA

C'est dans un climat morose que s'est ouvert ce matin la COP 23 à Bonn. Deux ans après la COP 21 de Paris, les efforts entrepris en matière climatiques restent insuffisants.

Et beaucoup d'experts estiment la bataille des 2 degrés d'ores et déjà perdue.

Pourtant, il existe une énergie décarbonée qui cartonne. C'est le photovoltaïque. L'an dernier, il a crû de 50% pour atteindre plus de 74 gigawatts. Selon l'Agence internationale de l'énergie, le solaire a pour la première fois affiché une croissance plus rapide qu'aucune autre source d'énergie. Tous les jours, des contrats de parcs solaires sont décernés. Ce lundi 6 novembre, EDF Energies Nouvelles et EREN Renewable Energy dont Total a pris 23% du capital ont annoncé les mises en service de trois centrales photovoltaïques en Inde d'une capacité de 87 megawatts. Fin octobre, ce même EDF EN gagnait un contrat solaire de 100 MW en Egypte, alors qu'un autre groupe français, Voltalia, remportait un projet de 25 MW.


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L'Ile de Sein saisit la Commission européenne contre le monopole d'EDF - Energie - 22 mars 2018, Sophie Fabrégat

Portant un projet de transition énergétique 100% renouvelable, l'Ile de Sein s'oppose depuis des années au monopole d'EDF sur la concession de son réseau électrique. Ses habitants ont décidé de porter le dossier au niveau européen.

La société locale d'énergie Ile de Sein énergies (IDSE) a déposé une plainte auprès de la Commission européenne, le 16 mars, contre le syndicat départemental d'énergie du Finistère (SDEF). En parallèle, elle demande au tribunal administratif un renvoi préjudiciel devant la Cour de justice de l'Union européenne.
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Les îles bretonnes ne pourront pas faire leur transition énergétique - 16 octobre 2014, Sophie Fabrégat

Lors des débats sur le projet de loi de transition énergétique à l'Assemblée nationale, le député Vert François de Rugy (Loire-Atlantique) a présenté un amendement visant à permettre aux petits territoires insulaires de sortir du monopole d'EDF. Cet amendement, qui a été rejeté, concernait particulièrement le cas des îles bretonnes (Glénan, Ouessant, Molène, Sein, Chausey)

"où une grande partie des besoins énergétiques est couverte par l'électricité produite quasi exclusivement par des génératrices fonctionnant au fioul".

Or, certains de ces territoires portent de réels projets de transition énergétique.

Selon François de Rugy,

"les zones non interconnectées de moins de 2.000 clients représentent de très petites consommations d'énergie qui n'encouragent pas les opérateurs de grande taille à étudier de nouveaux systèmes, notamment la production d'énergies renouvelables, pourtant abondantes dans ces régions (énergies marine, solaire et éolienne)".
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Edito du 23 Mars 2018 - http://www.idsenergies.fr/idse

Avec la société locale d'énergie IDSE, une action juridique est décidée contre l'Etat français et contre le monopole EDF. Pourquoi être arrivé à ce point ?
 
Depuis que la société locale IDSE est créée en 2013 pour remplacer le fioul par du renouvelable sur l'île de Sein, plusieurs démarches ont été faites tant vers l'entreprise EDF que vers l'Etat. Elles ont toutes échoué. EDF réagit de manière tout à fait logique pour faire perdurer un système qui le nourrit en faisant payer, à tous les Français, une lourde taxe sur leur facture afin de continuer à polluer sur Sein. Dans son action, nous retrouvons tous les stades successifs d'un système ancien confronté à une idée révolutionnaire : comment EDF lutte contre le projet d'énergie citoyenne de Sein ?

❐ Premier stade : le système ignore la proposition. L'idée révolutionnaire d'une énergie locale et citoyenne tombe à l'eau. C'est

"Une idée utopiste", "Elle ne tient pas la route car elle est portée par une association aux voeux pieux".
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Stocker l’électricité renouvelable ? C’est possible, grâce aux barrages existants - Tribune - 20 mars 2018, Jean-Louis Gaby

Une énergie 100 % renouvelable est tout à fait possible en France, explique l’auteur de cette tribune. Grâce au stockage de l’électricité produite dans les barrages hydrauliques existants avec la technique du Step.

❐ Ingénieur électromécanicien et artisan solaire aujourd’hui retraité, passionné par l’énergie, Jean-Louis Gaby a auto-construit il y a plus de trente ans sa maison solaire expérimentale.

Un des principaux arguments remettant en cause le développement massif de l’éolien et du photovoltaïque est que leur production n’est pas forcément corrélée avec la demande et qu’elle est variable 1.

En fait, cette contrainte de la variabilité des sources renouvelables peut être résolue en stockant massivement l’électricité produite en excès dans des stations de transfert d’énergie par pompage turbinage (Step), solution la plus pertinente, permettant de faire du report hebdomadaire, et d’un faible coût, comparée à toutes les autres techniques, comme le stockage dans de l’hydrogène ou la méthanation.

Les Step sont composées de deux bassins, à des altitudes si possible très différentes.
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Le débat sur l’énergie s’ouvre en oubliant le nucléaire et la baisse de la consommation - Info - 19 mars 2018, Émilie Massemin (Reporterre)

Ce lundi 19 mars est lancé le débat public sur la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), qui doit définir la politique énergétique de la France jusqu’en 2023. Mais les ONG alertent sur un débat biaisé qui escamote la question centrale de la sortie du nucléaire et oublie les scénarios de forte réduction de la consommation énergétique.

Qu’est-ce que la programmation pluriannuelle de l’énergie ?

Quelles seront les modalités de la consultation ?

Va-t-on enfin se voir dessiner une stratégie de sortie du nucléaire ?

Ce lundi 19 mars, alors que le débat public sur la politique énergétique de la France pour les cinq prochaines années vient d’être lancée, Reporterre fait le point.

Qu’est-ce que la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) ?

La programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) est la feuille de route de la politique énergétique de la France, qui doit permettre, à terme, d’atteindre les objectifs fixés par la loi sur la transition énergétique (LTE). Les principaux objectifs inscrits dans cette loi sont :

❐ La réduction des émissions de gaz à effet de serre de 40 % en 2030 par rapport à 1990 et la division par quatre les émissions de gaz à effet de serre en 2050 par rapport à 1990 ;

❐ La réduction de la consommation énergétique finale de 50 % en 2050 par rapport à 2012, avec un objectif intermédiaire de 20 % en 2030 ;

❐ La hausse de la part des énergies renouvelables à 23 % de la consommation énergétique finale en 2020 et à 32 % de cette consommation en 2030 ;

❐ Et la réduction de la part du nucléaire dans la production d’électricité à 50 % en 2025.
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Forging a new nuclear deal - Lead - Suhasini Haidar, February 03, 2018

The India-U.S. civil nuclear agreement is obsolete. In reviving it, India must heed the new global realities

Watching the Republic Day parade, where 10 ASEAN leaders were chief guests, it was easy to miss the fact that the dates of their visit also marked the anniversary of another big visit three years ago: the visit by then U.S. President Barack Obama, when he announced a “breakthrough” in the India-U.S. civil nuclear deal, to finally pave the way for a commercial contract.

“The deal is done,” Sujatha Singh, who was Foreign Secretary at the time, said as the government issued papers and held briefings describing the nature of the agreement between India and the U.S. on supplier liability and tracking requirements, which would enable American companies to build nuclear power reactors in India.


A decade on

Today, nearly a decade since the memoranda of understanding were inked, and three years after the last wrinkles were ironed out, there is no sign yet of any concrete contract between an American company and the Indian authorities to build a reactor. In 2009, both GE-Hitachi and Toshiba-Westinghouse had begun talks on techno-commercial agreements for six reactors each in India. These commercial contracts were to be the start of the ‘payoff’ for the U.S. that had considerably shifted its stand on non-proliferation to give India the waivers needed, and they were to herald India’s arrival on the global nuclear power stage in return.
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Autour du gaz, les liaisons dangereuses des milieux d’affaires français avec l’oligarchie russe - Influence - par Olivier Petitjean, 16 mars 2018

Le gaz russe justifierait-il toutes les plus basses compromissions ? C’est ce que semblent estimer plusieurs dirigeants de grandes entreprises françaises, dont Total, Engie ou Vinci, prêts à tout pour engranger des profits. Ces compagnies se sont alliées à des oligarques russes, soutiens des extrêmes droites européennes et nord-américaines les plus xénophobes, pour réaliser un immense projet d’extraction gazière méga polluant dans le Grand Nord. Décryptage de ces liaisons dangereuses qui nuisent à la démocratie et au climat, à l’occasion du premier tour de l’élection présidentielle russe, ce 18 mars.

La coïncidence des dates est révélatrice. Le 12 décembre dernier, Emmanuel Macron organisait en grande pompe à Paris le "One planet summit", visant à afficher le leadership de la France en matière de climat et à promouvoir le rôle central du secteur financier pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris. Quelques jours auparavant, Vladimir Poutine inaugurait lui-aussi en fanfare le complexe Yamal LNG, dans le grand Nord russe : un immense projet d’extraction gazière, associé à une usine de liquéfaction et à des installations portuaires pour exporter le combustible vers l’Asie ou vers l’Europe, malgré les glaces et des températures pouvant descendre jusqu’à -50°C.
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Nucléaire. Le délai offert à l’EPR de Flamanville est-il normal ? - Normandie - Frédérique JOURDAA, publié le 08/03/2018

Compte tenu du retard pris par le chantier, un décret ministériel a prolongé l’autorisation de construction de l’EPR signée en 2007. Pas valable, selon les opposants. Ils ont déposé un recours.

Un arrêté ministériel a été signé il y a un an pour permettre la poursuite du chantier de construction d’un EPR à Flamanville. | archives ouest-france

La construction du nouveau réacteur nucléaire de type EPR à Flamanville ne se déroule pas vraiment comme prévu…

Le chantier a pris sept ans de retard et le devis a triplé en dix ans : en 2007, le chantier de l’EPR prévoyait une mise en service en 2012 et un coût de 3,3 milliards.

Depuis les mésaventures se sont succédé. La plus marquante : la découverte d’anomalies sur le couvercle et le fond de la cuve du réacteur en 2015. La dernière : la présence de soudures fragiles sur le réseau secondaire révélée il y a dix jours.

Pendant ce temps, la facture grimpe. Elle s’élève aujourd’hui à 11 milliards d’euros.
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Les projets nucléaires d’Areva à Jaitapur, en Inde : catastrophe à l’horizon ? - Luttes populaires - 1er septembre 2014, Tarun Kanti Bose

Le gouvernement indien prévoit de construire la plus grande centrale nucléaire du monde à Jaitapur, dans l’État occidental du Maharashtra. Cette centrale doit utiliser la technologie EPR développée par Areva. Le site choisi, qui regorge d’une riche biodiversité, est également caractérisé par une activité sismique élevée. Pour ses critiques, le projet est un pari risqué, coûteux et dangereux pour la santé et pour la terre. Il est aussi violemment contesté par les populations locales. Alors qu’Areva et le gouvernement indien sont en pleines négociations pour finaliser un accord, Tarun Kanti Bose, de l’ONG indienne Intercultural Resources, revient sur l’histoire de ce projet et sur les résistances qu’il suscite.

❐ Cet article est publié dans le cadre d’un partenariat avec Ritimo (Réseau d’information et de documentation sur la solidarité internationale et le développement durable) et son réseau de traducteurs bénévoles. Il fait partie d’un ensemble d’articles sur "Luttes populaires autour des problématiques énergétiques et urbaines en Inde". Traduction : Marija Baric.

Le programme nucléaire de l’Inde a été mis en place en 1948, avec l’introduction d’un projet de loi sur l’énergie atomique par le Premier ministre Jawaharlal Nehru.

Cette loi donne à l’État l’exclusivité des "responsabilités et droits exclusifs" sur les questions relatives à l’énergie atomique. En 1969, avec l’aide des États-Unis, l’Inde a lancé son premier réacteur à Tarapur, Maharasthra.

En tant que non-signataire du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP), l’Inde a été exclue du commerce international de matières premières nucléaires pendant de nombreuses années. Ses centrales nucléaires ont donc été construites en grande partie sans aide ou conseil externe, et en dehors des normes de sécurité de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).
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Energie : l’Allemagne fait sa révolution, pas la France - Energie et environnement - Par Nicolas Stiel, le 13.03.2018

Le big bang annoncé par les énergéticiens allemands RWE et E.ON ne devrait pas faire d’émules en France où EDF, champion du nucléaire, et Engie, héraut des renouvelables, ne sont pas sur la même longueur d’onde.
 
Aux termes du deal E.ON-RWE, le premier s'occupera de la distribution d'électricité, le second de la production. - (c) Reuters

Dans l'énergie, c'est le grand écart entre la France et l'Allemagne. Alors que nos voisins se lancent dans de grandes manœuvres industrielles, dans l'Hexagone, le paysage n'a jamais semblé aussi figé. Dimanche dernier, les deux grands énergéticiens RWE et E.ON ont conclu un accord historique, avec échange d'activités et de capital à hauteur de 20 milliards d'euros.

Si le deal reçoit le feu vert du Bafin, le gendarme financier allemand, et des autorités de la concurrence, RWE va se concentrer sur la production d'énergie, conventionnelle (charbon et gaz) et renouvelables, tandis qu'E.ON donnera la priorité à la distribution d'électricité et la gestion des réseaux. Les deux groupes visent fin 2019 pour boucler leurs échanges d'actifs.

Une vraie révolution qui met fin au modèle qui a toujours prévalu, celui de l'intégration verticale, mêlant production et distribution. Le Méccano outre-Rhin est une conséquence de la catastrophe de Fukushima il y a tout juste sept ans qui a conduit Berlin à sortir du nucléaire. Cette décision politique, RWE et E.ON l'ont payée au prix fort. Contraints de fermer leurs centrales, les deux groupes ont accumulé les pertes. En 2016, ils trouvèrent une première porte de sortie, E.ON mettant sur le marché ses centrales électriques traditionnelles via l'entité Uniper (vendue depuis au Finlandais Fortum), RWE plaçant ses activités renouvelables et réseaux dans une structure cotée baptisée Innogy.
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Le gouvernement lance un débat sur les déchets nucléaires mais en pose d’avance la conclusion - Info - 8 mars 2018, Lorène Lavocat (Reporterre)

Mercredi 7 mars, le secrétaire d’Etat Sébastien Lecornu a réuni le Comité de Haut niveau sur Cigéo. Il a annoncé un débat public autour du projet d’enfouissement de déchets nucléaires et des fonds pour la Meuse et la Haute-Marne. Dont 389 millions de travaux routiers, révèle Reporterre. Les associations dénoncent une concertation impossible au vu de la répression actuelle.

Après la matraque, la carotte. Après l’expulsion par 500 gendarmes de 14 occupants du bois Lejuc, après l’interdiction de manifester et le gazage du village de Mandres-en-Barrois dimanche dernier, après le harcèlement judiciaire, le gouvernement joue la carte de la "concertation".

Mercredi 7 mars au ministère de la Transition écologique et solidaire, loin du plateau de Bure, le secrétaire d’État Sébastien Lecornu a présidé son premier Comité de Haut niveau.

Celui-ci réunit depuis 2005 les acteurs institutionnels du projet Cigéo d’enfouissement de déchets nucléaires — élus locaux de Haute-Marne et de Meuse, Andra, EDF, Orano (ex-Areva), Centre de l’énergie atomique (CEA), préfets — avec pour objectifs

"de renforcer les outils de concertation, d’accélérer le développement économique du territoire et de statuer sur la répartition de la fiscalité associée au projet".
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Les lanceurs d’alerte de Greenpeace sévèrement condamnés par la justice - Reportage - 28 février 2018, Émilie Massemin (Reporterre)

Huit militants de Greenpeace ont été lourdement condamnés, mardi 27 février, par le tribunal de Thionville, pour avoir pénétré dans la centrale de Cattenom, afin de dénoncer la dangerosité de sa piscine. Ils ont mis en avant leur rôle de lanceur d’alerte — suite à leur action, une commission d’enquête parlementaire a été ouverte. Mais EDF nie la vulnérabilité de ses installations.

Thionville (Moselle), reportage - Les peines, d’une sévérité inédite, sont tombées le soir même, mardi 27 février peu après 21 h, au tribunal correctionnel de Thionville (Moselle). Cinq mois de prison avec sursis pour six des huit militants de Greenpeace qui se sont introduits dans la centrale nucléaire de Cattenom (Moselle), le 12 octobre dernier, et ont tiré un feu d’artifice près du bâtiment abritant la piscine d’entreposage du combustible nucléaire. Deux autres militants ont carrément pris deux mois de prison ferme, au motif qu’ils auraient agi en récidive – ils avaient déjà pénétré sans autorisation dans une centrale nucléaire auparavant.

Yannick Rousselet, chargé de campagne à Greenpeace, a lui aussi écopé de cinq mois de prison avec sursis pour complicité – il a été déclaré coupable d’avoir informé et préparé les activistes, et d’en avoir conduit certains jusqu’au site nucléaire. Quant à l’ONG Greenpeace, représentée par son directeur général Jean-François Julliard, elle s’est vue condamnée à 20.000 euros d’amende. Les prévenus devront en outre verser 50.000 euros de dédommagement à EDF pour "préjudice moral" et seront fixés au mois de juin sur la somme qu’ils devront lui débourser au titre du préjudice matériel (deux grillages un peu découpés).

Greenpeace a immédiatement annoncé qu’il ferait appel de ces condamnations.
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Deux milliards de dollars : ce que coûte l’éclatement d’un seul fût de déchets nucléaires - Info - 29 septembre 2016 - Yves Heuillard (DDMagazine)

En février 2014, un fût de déchets radioactifs éclate dans le centre d’enfouissement de Carlsbad, aux États-Unis. Il libère notamment du plutonium et de l’américium. Cet accident, supposé ne devoir jamais arriver, coûtera deux milliards de dollars et sept ans de travaux.

Dans son numéro du dimanche 25 septembre 2016, le Los Angeles Times fait le point sur les coûts associés à un accident dans le centre de stockage géologique de déchets nucléaires de Carlsbad, dans l’État du Nouveau-Mexique, aux États-Unis.

En 2014, un fût de déchets y a éclaté. Un seul. Et la remise en état du site coûtera plus de 2 milliards de dollars tandis que les opérations d’enfouissement ne pourront pas reprendre avant 2021.

Le Waste Isolation Pilot Plant, ou Wipp, est un centre destiné à l’enfouissement définitif de déchets nucléaires à vie longue issus du programme d’armement nucléaire états-unien. Plusieurs centaines de milliers de fûts peuvent y être stockés dans des cavernes de sel à 640 mètres de profondeur.

C’est le seul centre de stockage de ce type aux États-Unis après que la construction d’un autre centre, celui de Yucca Mountain, au Nevada, a été stoppée par l’administration Obama en 2011.
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Carte des ELD (Entreprises Locales de Distribution)















                 



Marche blanche contre l'antisémitisme : il faut écouter le fils de Mireille Knoll, pas le Crif - Société - Jack Dion, Directeur adjoint de la rédaction, Auteur du livre Le mépris du peuple (LLL). Publié le 28/03/2018 à 10:12

Alors que la France entière a été bouleversée par l’horrible assassinat de Mireille Knoll, survivante de la rafle du Vel’d’Hiv, âgée de 89 ans ; alors qu’une marche blanche est organisée, ce mercredi 28 mars à 18h30 depuis la place de la Nation à Paris, pour dénoncer cette nouvelle manifestation d’un antisémitisme que l’on espérait ne jamais revivre, il se sera trouvé quelqu’un pour opérer un tri sélectif des manifestants et décréter que certains n’avaient pas leur place dans le cortège des antiracistes. Et pas n’importe qui puisqu’il s’agit de Francis Kalifat, président du Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France).

A l’en croire, ni Marine Le Pen ni Jean-Luc Mélenchon ne seraient habilités à venir saluer la mémoire de Mireille Knoll. Francis Kalifat dit vouloir le plus large rassemblement, mais sans les deux noms précités.

On passera sur l’amalgame entre deux familles politiques qui ne représentent pas vraiment les mêmes courants de pensée, et qui se retrouvent soudain jetées dans le sac commun de l’opprobre.

Le président du Crif semble avoir oublié qu’à une certaine époque, leurs aïeux respectifs se retrouvaient les uns du côté des Collabos, les autres parmi les Résistants, et que nul alors ne les aurait confondus. Certes, les temps ont changé, mais pas au point d’effacer les leçons de l’histoire.
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Fascisme chic à la Fac de Droit - 25 mars 2018 - Par Paul Alliès - Blog : UNE AUTRE REPUBLIQUE EST POSSIBLE

Les évènements qui viennent de se dérouler à la Faculté de Droit de Montpellier ont conduit à la démission de son doyen. Leur violence semble en faire des faits exceptionnels, relevant de la délinquance plus que de la politique. On soutiendra ici une version exactement contraire où on rappellera ses racines historiques et ses incidences nationales.

La Fac de Droit de Montpellier d’abord : elle a toujours vécu le "syndrome Paul-Va", du nom de l’Université Paul Valéry, la Fac des Lettres considérée comme l’autre nom de Sodome et Gomorrhe ou à peu-près (la droite y avait dénoncé en Mai 68 des orgies en tout genre "bénies par le père Cardonnel", ce père dominicain connu pour ses engagements tiers-mondistes et anti-autoritaires). A l’époque elle avait fait le choix, dans le cadre de la loi Faure, d’une coalition avec les facs conservatrices (Médecine, Odontologie…) formant l’Université Montpellier I. Une coalition qui s’est vite transformée en guérilla corporatiste dans la répartition inégale des budgets. A chaque mouvement étudiant, les doyens étaient saisis d’une angoisse : l’invasion de leur établissement par "les hordes" venant de Paul-Va. D’où des fermetures, des "protections" policières, des contre-manifestations (avec des profs en robe académique)…

Seuls les trois doyens de gauche (en un demi-siècle) – dont l’auteur de ces lignes – firent exception à ce traitement paranoïaque et réactionnaire de leur environnement. Le problème n’a pas disparu pour autant. Il s’est même aggravé avec la décision de la Faculté au tournant des années 90 de demeurer totalement isolée dans le centre historique quand toutes ses homologues (dont la Fac de médecine toute proche) décidaient de le quitter. La voilà donc à un jet de pierre du Rectorat, devenue un refuge naturel des manifestations qui s’y rendent. C’est à l’évidence le scénario qui s’est joué jeudi dernier avec une occupation du grand amphi par "des étudiants venus d’ailleurs", véritable obsession du doyen Petel.
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Picasso et les maîtres espagnols règnent sur les Carrières de Lumières - Visite - Par Joséphine Bindé, le 16 mars 2018

Aux Baux-de-Provence, les Carrières de Lumières se mettent à l’heure espagnole. Sur les parois sont projetées les œuvres des maîtres méditerranéens, avec comme pierre angulaire, le génie de Picasso. Une expérience immersive qui réveille les sens, à vivre jusqu’au 6 janvier 2019.



LANCER LE DIAPORAMA

Picasso et les maîtres espagnols
Du 3 mars 2018 au 6 janvier 2019
Carrières de lumières • Les Baux de Provence
carrieres-lumieres.com
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La bataille pour la terre s’engage à Notre-Dame-des-Landes - Enquête - 19 mars 2018, Marie Astier (Reporterre)

Ce lundi, la préfecture de Loire-Atlantique réunit un comité de pilotage pour lancer les discussions autour de l’avenir de la Zad de Notre-Dame-des-Landes. Mais l’essentiel des ex-opposants à l’aéroport ne sont pas conviés, et deux visions contraires de l’avenir s’affrontent.

Pâtures, haies, champs, fermes, mares, arbres, espèces protégées de Notre-Dame-des-Landes : que vont-ils devenir ? Les discussions officielles sur l’avenir du bocage devraient commencer ce lundi 19 mars sous l’égide de la préfète de Loire-Atlantique, Nicole Klein.

La première réunion du "comité de pilotage sur la gestion du foncier" a lieu cet après-midi.

Autour de la table, la représentante de l’État a invité les élus concernés, quatre syndicats agricoles (FNSEA, Jeunes Agriculteurs, Coordination rurale, Confédération paysanne), et trois associations (Acipa — Association citoyenne intercommunale des populations concernées par le projet d’aéroport —, Adeca — Association de défense des exploitants concernés par le projet d’aéroport —, et Amelaza — Association pour le maintien des exploitations légales sur l’ancienne zone aéroportuaire).

À l’ordre du jour, pas moins que l’état des lieux de la zone, les fondations d’une gestion transitoire le temps de la transition et la "construction du projet agricole et de territoire".
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La journée de négociation des terres de la Zad : entre tension et apaisement - Brèves - 20 mars 2018

"La préfète a laissé la porte-ouverte a de nouveaux projets agricoles sur la Zad", raconte à Reporterre Sylvain Fresneau, agriculteur membre de l’Adeca (Association des exploitants contre l’aéroport), à l’issue de la première réunion du comité de pilotage sur l’avenir des terres agricoles de la Zad. Elle avait lieu hier, lundi 19 mars, à la préfecture de Loire-Atlantique.

La réunion a rassemblé les élus concernés, les syndicats agricoles, la chambre d’agriculture, et plusieurs associations : celle des quatre exploitants historiques qui sont restés malgré les expulsions (Adeca), celle des riverains opposés à l’aéroport (Acipa) et une nouvelle association d’exploitants agricoles ayant cédé leurs terres à l’amiable à Vinci ou à département mais demandant à les récupérer, Amelaza.

Nicole Klein, la préfète,

"a dit qu’il y avait la place pour plusieurs formes d’agricultures en Loire-Atlantique", raconte Sylvain Fresneau.
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SNCF, élections partielles: un coup de mou présidentiel - Chronique - 19 mars 2018, par Hubert Huertas

En ciblant les cheminots, Macron a cru habile de prouver sa puissance. Mais la réponse des syndicats l’inquiète, pendant que ses candidats accumulent les défaites dans les élections partielles.

Le président philosophe a dû lire Les Caves du Vatican. Sa manière de présenter la réforme de la SNCF comme l’Himalaya du nouveau monde fait penser à Lafcadio, le personnage d’André Gide qui se met en tête, dans un train de nuit, de jeter un vieux monsieur par la portière, pour rien. Pour prouver qu’il peut le faire. Pour exercer sa puissance, par un acte gratuit, en dehors de toute raison.

Ce n’est pas que la Société nationale des chemins de fer soit intouchable et que les cheminots doivent être considérés comme les anciens empereurs du Japon, devant lesquels on devrait baisser les yeux. Mais le président de la République a choisi d’en faire des tonnes.

On dirait que le pouvoir a voulu faire monter la pression. La présentation solennelle du rapport Spinetta le 15 février a fait "chauffer la colle", et l’annonce des ordonnances a provoqué son ébullition. Le gouvernement pouvait dédramatiser, comme il essaie d’ailleurs de le faire aujourd’hui, réduire sa réforme à une série d’adaptations techniques imposées par l’ouverture à la concurrence, rassurer les personnels au lieu de les braquer, éviter les provocations… Il a opté pour la voie inverse.
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Unprostrated - 16th March 2018, by George Monbiot, published in the Guardian 14th March 2018

I have prostate cancer, but I’m happy. Here’s how.

It came, as these things often do, like a gunshot on a quiet street: shocking and disorienting. In early December, my urine turned brown. The following day I felt feverish and found it hard to pee. I soon realised I had a urinary tract infection. It was unpleasant, but seemed to be no big deal. Now I know that it might have saved my life.

The doctor told me this infection was unusual in a man of my age, and hinted at an underlying condition. So I had a blood test, which revealed that my prostate specific antigen (PSA) levels were off the scale. An MRI scan and a mortifying biopsy confirmed my suspicions. Prostate cancer: all the smart young men have it this season.

On Monday, I go into surgery. The prostate gland is buried deep in the body, so removing it is a major operation: there are six entry points and it takes four hours. The procedure will hack at the roots of my manhood. Because of the damage that will be caused to the surrounding nerves, there’s a high risk of permanent erectile dysfunction. Because the urethra needs to be cut and reattached to the bladder, I will almost certainly suffer urinary incontinence for a few months, and possibly permanently. Because the removal of part of the urethra retracts the penis, it appears to shrink, at least until it can be stretched back into shape.

I was offered a choice: radical surgery or brachytherapy. This means implanting radioactive seeds in the parts of the prostrate affected by cancer. Brachytherapy has fewer side effects, and recovery is much faster. But there’s a catch. If it fails to eliminate the cancer, there’s nothing more that can be done. This treatment sticks the prostate gland to the bowel and bladder, making surgery extremely difficult. Once you’ve had one dose of radiation, they won’t give you another. I was told that the chances of brachytherapy working in my case were between 70 and 80%. The odds were worse, in other words, than playing Russian roulette (which, with one bullet in a six-chambered revolver, gives you 83%). Though I have a tendency to embrace risk, this was not an attractive option.
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Les gaz lacrymogènes : dangereux pour la santé, mais... silence d’État ! - Enquête - 15 mars 2018, Nicolas de la Casinière (Reporterre)

Les gaz lacrymogènes sont largement utilisés par les gouvernements français. Leur composition évolue vers plus de toxicité, semble-t-il, ce qui est nocif pour les manifestants et... pour les policiers. Mais à la différence de tout autre produit chimique, fabricants et État ne disent rien sur sa composition. La transparence est nécessaire. Reporterre ouvre cette question de santé publique.

On pourrait penser que la composition des grenades lacrymogènes déversées abondamment sur les manifestants - mais aussi à usage privé, dans des cartouches de défense individuelle - est bien connue, étant donnés les enjeux de santé publique que pose leur emploi massif.

Mais ces composés chimiques lacrymogènes et leurs effets sur la santé demeurent en France dans une opacité strictement gardée.

Un tabou complet.

Un non-dit officiel. Une zone inaccessible, soigneusement maintenue hors de toute transparence.
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7 ans après la catastrophe, un point sur la santé  - 3 mars 2018 - Par Monique Douillet, Blog : Comment ça va à Fukushima ?

Depuis la catastrophe nucléaire : près de 50% des enfants de la région de Fukushima sont atteints de kystes, nodules et cancers de la thyroïde. sources : Le Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism, jc.2017-01603 (14 December 2017)

Le cancer de la thyroïde infantile est particulièrement préoccupant depuis l'explosion en mars 2011 de la centrale nucléaire de Fukushima-Daïchi au Japon.

Obtenir des données analytiques de référence de l'impact sur les enfants, notamment de l'état de leur thyroïde, permet de cerner l'impact de la radioactivité sur la vie humaine et plus généralement sur le vivant.

Les enquêtes sanitaires permettent un suivi de la santé des victimes. Pas étonnant donc que les pouvoirs publics et le lobby nucléaire ne se précipitent pas pour les diligenter. Et quand ils sont contraints de le faire sous la pression des habitants et des populations : les biais, erreurs voire trucages sont nombreux et édulcorent les résultats.

Aussi lorsqu'une revue scientifique de référence publie les résultats d'une enquête sanitaire de grande ampleur le voile se déchire et révèle la monstruosité.
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Vote bloqué : fronde unanime du Sénat contre le gouvernement - Mercredi 07 mars 2018 - Par Alexandre Poussart

Les sénateurs ont dénoncé de manière unanime, ce mercredi, la volonté du gouvernement de bloquer le vote d’une proposition de loi communiste pour revaloriser les retraites agricoles, en utilisant l’article 44.3 de la Constitution. “Un coup de force” selon les sénateurs. 

"C’est un précédent extrêmement dangereux et un abus de droit de la part du gouvernement" a déploré, ce mercredi dans l’hémicycle du Sénat, Philippe Bas, président de la commission des Lois du Sénat, en évoquant la volonté du gouvernement de bloquer le vote d’une proposition de loi communiste pour revaloriser les retraites agricoles, en utilisant l’article 44.3 de la Constitution.

Tous les groupes politiques du Sénat ont dénoncé ce "coup de force".
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Sorry, Adults, No New Neurons For Your Aging Brains - Treatments - Download - March 7, 20182, Heard on All Things Considered, Jon Hamilton - Transcript

A major study is challenging the widely held view that adult human brains make new neurons.

The study of brain samples from 59 people of various ages found no immature neurons in anyone older than 13, scientists report online Wednesday in the journal Nature.

"In all of the adult samples we looked at, we couldn't find any evidence of a young neuron," says Shawn Sorrells, the study's lead author and a senior researcher in the lab of Arturo Alvarez-Buylla at the University of California, San Francisco.

The finding challenges decades of research suggesting that new neurons continue to appear in the hippocampus, an area of the brain involved in memory and emotion. It also calls into question claims that both exercise and some anti-depressant drugs could boost the production of new neurons in the hippocampus.

The finding is bound to be controversial.
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Quand les investisseurs privés inventent la "finance sociale" pour remplacer les services publics - Financiarisation - par Samy Archimède, 19 mars 2018

Un "contrat à impact social" visant à lutter contre la solitude des personnes âgées est expérimenté au Royaume-Uni. De quoi s’agit-il ? Le dispositif mobilise des fonds privés pour financer des programmes d’aide aux populations en difficultés : retraités isolés, anciens détenus, sans-abri, sans-emploi, ou encore enfants de l’assistance publique. Le tout, en échange d’une rémunération des investisseurs en cas de bons résultats. Comment ces "performances" sont-elles évaluées ? Le système permet-il de s’attaquer aux problématiques sociales, ou s’agit-il d’un supplétif pour des services publics menacés par les politiques d’austérité ?

"C’est fantastique d’être ici, on rencontre des gens merveilleux !", s’enthousiasme Marjorie.

L’octogénaire se rend tous les mardis au bout de Puxton lane, dans une ancienne fabrique de tapis reconvertie en centre de bien-être. Elle y a retrouvé ce qui lui manquait le plus : des gens à qui parler. Elle y rencontre ses amies, déjeune, suit le cours de fitness… et surtout chante, l’un de ses grands plaisirs.
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Le social impact bond passe à la vitesse supérieure - 28 mars 2017, Jean DUMONTEIL

L’émergence en France des “social impact bonds“, les fonds à impact social en bon français, vient de franchir une étape décisive avec l’initiative du groupe SNI, filiale immobilière de la Caisse des dépôts, de créer un fonds à impact social de 200 millions d’euros qui devrait permettre à l’État de réaliser 40 % d’économies dans les structures d’accueil d’urgence. Cette formule de “social impact bond“ ouvre la possibilité à des opérateurs de proposer aux pouvoirs publics des solutions durables en se rémunérant sur une partie des économies réalisées. À l’heure où l’argent public est rare, la formule est prometteuse.

Examinons l’initiative prise par la SNI. Actuellement, l’État recourt de plus en plus à la réservation de nuitées hôtelières dans le parc privé avec des coûts élevés et une réponse insatisfaisante. Avec sa filiale Ampère Gestion, société de gestion de portefeuille, le groupe SNI lance un fonds à impact social, dont la première opération porte sur le rachat de 62 hôtels de type Formule 1. Il fédère six investisseurs institutionnels pour acquérir ces hôtels, les transformer et les louer à ADOMA qui remplira les missions d’hébergement d’urgence. Avec la reprise d’autres immeubles en marge de cette opération, ce sont 7.700 places qui vont être ouvertes. Les nouvelles capacités d’hébergement seront toutes opérationnelles dans un délai de six mois et réparties sur l’ensemble du territoire (dont 26 % en Ile-de-France et 19 % en Auvergne-Rhône-Alpes). SNI annonce disposer de ressources suffisantes pour acquérir, au cours des deux prochaines années, des immeubles représentant 10.000 places d’hébergement d’urgence.
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Maisons de retraite: Et si on doublait le nombre de personnels soignants auprès des personnes âgées dépendantes? - Accueil - Santé - Publié le 14/03/18, V.V.

DÉPENDANCE Deux députées ont proposé, ce mercredi, de doubler le nombre de personnels soignants auprès des personnes dépendantes alors qu’une mobilisation est prévue jeudi…

Les professionnels de la santé dénoncent le manque d’effectifs depuis des mois.

Une manifestation est prévue ce jeudi à Paris.

Dans un rapport, deux députées ont proposé de doubler le personnel soignant.

La promesse datait de 2006. Elle devait être mise en place en 2012.

"Nous sommes en 2018 et nous attendons toujours…", déplore Pascal Champvert.

Le président de l’Association des directeurs au service des personnes âgées (AD-PA) manifestera donc, ce jeudi avec une dizaine de syndicats, pour réclamer au gouvernement plus de moyens pour gérer les personnes âgées dépendantes qu’elles soient soignées à domicile ou dans des établissements spécialisés (Ehpad).
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Poverty medicine: how we are failing poorer and isolated patients - Zara Aziz - Tuesday 6 March 2018

Empathy alone can’t solve life’s problems, but GPs don’t have the means to treat the root causes of patients’ malaise

Poverty medicine is a term coined by US physician Raymond Downing in 2001 on his travels through rural east Africa to mean

“not just what our patients lack but also what we [the doctors] lack in trying to treat them.”

No one specialises in this area of medicine expanding here in the UK, but I am now practising it. Patients are turning up to the surgery with pain, headaches and depression. Many are isolated and feel a general sense of malaise.
 
They attend frequently, find it hard to recognise their problems and experience hopelessness. They adopt the sick role, one that we as doctors also thrust upon them. But there are long waiting lists for talking therapies, which could help them, and crisis teams for psychiatry are under-resourced. Pain clinics, where physiotherapists, psychologists and doctors work together, are a useful resource but they too have long waiting lists. And now GPs are under growing pressure from clinical commissioning groups, who hold the purse strings, to reduce referrals to secondary care. Last week, we learned that a quarter of clinical commissioning groups in England are offering a financial incentive to GPs to cut referrals. Although not the case at my practice, budgetary pressures are forcing us to refer fewer patients too.

When treatments for life’s problems are hard to come by, sometimes only the relationship between patient and GP remains
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Half of Britons mistakenly believe stress causes cancer  - Denis Campbell - Wednesday 7 March 2018

Survey reveals widespread misconceptions about causes of disease, with 51% of people unaware of risk from eating processed meat

Half of Britons mistakenly think that stress can cause cancer, even though there is no evidence to support that belief, new findings show.

In a survey of the public’s knowledge of what does and does not cause cancer, exactly 50% of the representative sample of 2,070 adults said that stress increases cancer risk.

And the proportion of people who think that is increasing, according to the findings of the YouGov survey for the World Cancer Research Fund (WCRF). Its equivalent survey last year found that 46% believed that.

There have been reports that stress can lead to cancer. However, the WCRF, an influential charity that investigates the causes of cancer, is adamant that there is no evidence to support this.
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Comme trop souvent, les journalistes ont mal compris certaines notions et n'ont pas cherché (Qu'est-ce qu'une SCIC ?)





                 




En brandissant le statut des cheminots, Macron tend un piège - Services publics - 2 mars 2018, par martine orange

C’est sur insistance du gouvernement que la réforme du statut des cheminots est devenue prioritaire dans le rapport Spinetta. Un tel changement, qui permettrait à peine d’économiser entre 100 et 150 millions d’euros à un horizon de dix ans, ne résout en rien l’avenir de la SNCF. Mais l’objectif de l’Élysée est ailleurs : gagner une bataille politique, en ralliant à lui l’opinion publique. Les syndicats cheminots cherchent comment démonter le piège.

Comment sortir du piège tendu par le gouvernement ? À la sortie de la première réunion avec la secrétaire d’État chargée des transports, le 1er mars, les quatre principaux syndicats de la SNCF – CGT cheminots, CFDT cheminots, Unsa ferroviaire et Sud-Rail –, reçus un par un, faisaient tous le même constat : la négociation avec le gouvernement sur l’avenir de la SNCF et, plus largement, du transport ferroviaire s’annonce de façade.

"Nous ne sommes pas du tout rassurés", déclarait le secrétaire général de la CGT cheminots, Laurent Brun, à la sortie de sa rencontre avec Élisabeth Borne, annonçant que son syndicat allait participer aux réunions "sans beaucoup d’illusions".

 Édouard Philippe et Élisabeth Borne lors de l'annonce de la réforme de la SNCF, le 26 février © DR

Tout ce que redoutaient les syndicats de cheminots est en train de se mettre en place : le gouvernement lance une réforme à grande vitesse de la SNCF. Après les annonces du premier ministre le 26 février, le gouvernement reprend le même procédé que celui testé pour la loi sur le travail : un saucissonnage des réunions entre les différentes parties prenantes où personne n’aura les mêmes informations, des rencontres vides de sens et de contenu pour donner l’illusion d’une négociation, un pouvoir qui saute toutes les étapes du débat démocratique et n’a envie d’écouter ni les salariés, ni les usagers, ni les élus locaux, ni même les parlementaires, et passe par les ordonnances. Le tout, bouclé en deux mois à peine
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Hauts-de-Seine : le coup de gueule d'un médecin a jeté un froid à l'hôpital de Clichy - Société - Aline Gérard, 02 mars 2018

À l'hôpital Beaujon de Clichy, un chef de service alerte sur les conditions de prise en charge d'une patiente : ruban adhésif fixé aux fenêtres, température très fraîche, pas de couvertures...

L'hôpital Beaujon, à Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine), doit fermer à l’horizon 2025. - LP/PHILIPPE LAVIEILLE

Quand le mercure chute à l'hôpital Beaujon, à Clichy (Hauts-de-Seine), les patients grelottent et, lorsqu'ils claquent des dents, on sort du ruban adhésif pour calfeutrer les fenêtres... C'est ce que vient de dénoncer, dans un mail fracassant à sa hiérarchie, un chef de service, excédé par ces "conditions tout simplement indignes d'hospitalisation".

Il est 10 h 47, jeudi, quand le professeur P.L., qui dirige le service de pancréato-gastroentérologie  – en charge des personnes gravement malades ou en fin de vie –, prend la plume et écrit :

"Madame la directrice, nous sommes aujourd'hui le 28/02/18. Chambre 4 d'un service dit de pointe hébergeant des malades graves, en l'occurrence en fin de vie, il fait 17  oC. La malade a froid dans son lit, une parka, un pull en laine, une étole autour du cou. Pas très facile de vomir avec cet attirail. Grande lectrice, elle n'arrive pas à lire son dernier livre, ayant trop froid aux mains. On lui a promis de scotcher les fenêtres, un traitement très moderne et esthétique pour assurer l'étanchéité. Ce n'est pas fait. On lui a promis un chauffage d'appoint. Il n'y en a pas. On lui a promis... une couverture. Il n'y en a pas non plus."
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Suite au vote du 4 Mars 2018 en Italie
















Commonhealth - 26th February 2018 - By George Monbiot, published in the Guardian 21 February 2018

A remarkable experiment suggests that emergency admissions to hospital can be reduced by tackling loneliness

It could, if the results stand up, be one of the most dramatic medical breakthroughs of recent decades. It could transform treatment regimes, save lives, and save health services a fortune. Is it a drug? Is it a device? Is it a surgical procedure? No, it’s a newfangled intervention called community.

This week, the results from a trial in the Somerset town of Frome are published informally, in the magazine Resurgence & Ecologist. (A scientific paper has been submitted to a medical journal and is awaiting peer review). We should be cautious about embracing data before they are published in the academic press, and must always avoid treating correlation as causation. But this shouldn’t stop us feeling a shiver of excitement about the implications, if the figures turn out to be robust, and the experiment can be replicated.

What these provisional data appear to show is that when isolated people who have health problems are supported by community groups and volunteers, the number of emergency admissions to hospital falls spectacularly. While across the whole of Somerset, emergency hospital admissions rose during the three years of the study by 29%, in Frome they fell by 17%. Julian Abel, a consultant physician in palliative care and lead author of the draft paper, remarks that

“no other interventions on record have reduced emergency admissions across a population.”

Frome is a remarkable place, run by an independent town council famous for its democratic innovation. There’s a buzz of sociability, a sense of common purpose and a creative, exciting atmosphere quite different from that of many English market towns, and, for that matter, quite different from the buttoned-down, dreary place I found when I first visited, 30 years ago.
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How Flatpack Democracy beat the old parties in the People’s Republic of Frome - John Harris, Friday 22 May 2015

On 7 May, a small Somerset town voted against traditional party politics and gave a coalition of independents control of all 17 seats on its council. As the crucible of ‘flatpack democracy’, Frome is leading a small-scale political revolution – and it’s one that is spreading
 
‘It has to be total revolution or nothing: that was our stance’ … the 17 independent councillors who now make up Frome’s town council. Photograph: Adrian Sherratt

At this year’s Glastonbury, while some people get excited about the Foo Fighters and others loll around the Healing Field, one of the events in Billy Bragg’s politics-and-music Left Field tent will be devoted to a discussion of “Radical Movements”.

The organisers have booked speakers from Greece’s governing party, Syriza, insurgent Spanish rebels Podemos and Scottish leftwing collective Radical Independence, all of whom will presumably give it some about the horrors of neoliberalism and the nitty-gritty of popular revolt. And then there will be the representative from Frome.

Somewhat incongruously, the speaker from the Somerset market town will be there to explain an idea known as “flatpack democracy”, and a small-scale revolution that has turned local politics there, and elsewhere, on its head.
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Does blockchain offer hype or hope? - Gian Volpicelli - Saturday 10 March 2018

For many tech insiders, the most exciting thing about bitcoin is the thing that allows it to function: blockchain. What is it and what other uses might it have?
 
‘The question many are asking now is whether there is much to blockchain apart from hype and speculation.’ Illustration: Bryan Mayes

These days, bitcoin is front-page news, as its price’s vertiginous ups and downs elicit glee and despondency by turns among investors. It was not always this way: the now-definitely-in-a-bubble cryptocurrency is making a comeback following years in which its association with crime and darknet drug markets kept it away from the spotlight. During that period, technologists and corporate evangelists had stopped touting the qualities of bitcoin, turning instead to a technology that underpinned the cryptocurrency without being tainted by dodgy connections: blockchain.

The blockchain was born as the digital scaffolding for cryptocurrency transactions. When devising bitcoin, pseudonymous inventor Satoshi Nakamoto’s aim was to create a stateless virtual currency, not controlled by any bank or government.

But without any third-party acting as a guarantor, how could you ensure users did not cheat and spend their immaterial coins more than once? The solution was to entrust oversight to the whole network: all transactions are etched on a public log – the blockchain – maintained by a peer-to-peer swarm of computers (or “nodes”), each holding an identical copy of the ledger. When users spend their coins, nodes take note and update the ledger.
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