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16, (Décembre 2019)

 

 

dans une autre page : Linky, EDF, Enedis (ex-ErDF), Areva  & co

à la date du jour, 928 communes s'opposent au 'Linky'

 



05 Décembre 2019

     

  - Info > 5 décembre 2019 / Alexandre-Reza Kokabi, avec Marie Astier et Hervé Kempf (Reporterre)

Retraités, ils font vivre les luttes

Le temps de la retraite peut être aussi celui de l’activisme. Alors que la réforme des retraites s’apprête à réduire le "temps libéré" des retraités et à baisser leurs pensions, Reporterre dresse le portrait de cinq "retraités militants".

La première grande journée de mobilisation contre la réforme des retraites se déroule ce jeudi 5 décembre. Les contours définitifs de cette réforme — inspirée par le rapport Delevoye — sont encore l’objet d’une concertation. Néanmoins, le gouvernement ne s’est jamais caché de sa visée générale : le "régime universel" devrait faire basculer le système français vers un système par points, entraîner la disparition des régimes spéciaux et contraindre les actifs à travailler plus longtemps.

Les perdants risquent d’être nombreux. D’après les analyses d’un collectif citoyen, relayées par Mediapart, pour des carrières identiques, le niveau des pensions chutera de 15 à 23 % par rapport à aujourd’hui. Et pour conserver le même niveau de ressource, il faudra travailler trois ans de plus.

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  - Tribune > 5 décembre 2019 / NoFeeScience

Face au réchauffement climatique, pour une science ouverte à tous

Les scientifiques sont de plus en plus nombreux à se mobiliser en faveur de l’action contre le changement climatique. Pourtant, comme l’expliquent les auteurs de cette tribune, le savoir scientifique reste largement inaccessible au plus grand nombre car soumis à une tarification enrichissant des entreprises privées.


NoFeeScience est né de l’initiative de jeunes chercheu.r.se.s qui visent une profonde réforme culturelle en sciences, surtout en ce qui concerne les barrières économiques du modèle actuel de l’édition scientifique. Son manifeste réunit maintenant des scientifiques de tous les domaines et de tous les niveaux travaillant ou ayant travaillé sur le terrain français ou francophone.

Le 5 novembre, 11.000 scientifiques de 150 pays ont signé une tribune publiée dans la revue BioScience pour « lancer l’alerte sur l’urgence climatique ». Cette information, communiquée en même temps par Reporterre et par des centaines d’autres médias partout dans le monde, s’appuie sur l’urgence de notre situation planétaire actuelle afin de nous rappeler une énième fois et sans ambiguïté que « nous devons changer nos modes de vie », impliquant « des transformations majeures dans la manière dont fonctionne notre société mondiale et dont elle interagit avec les écosystèmes naturels ». Nous sommes on ne peut plus d’accord avec cette conclusion et avec cette injonction à l’action radicale.

Or, à y regarder de plus près, il y a quelque chose qui cloche entre cet appel à un basculement du fonctionnement de notre société mondiale et le fonctionnement des sciences vis-à-vis de cette même société : bien que la tribune elle-même soit librement accessible à tout le monde, plus de la moitié des études en science du climat issues des revues scientifiques qu’elle cite sont verrouillées derrière des péages de lecture numérique.

Ce constat fait de cette tribune un exemple paradigmatique de la mascarade qui hante la communication de la production scientifique depuis au moins l’avènement d’Internet : un.e citoyen.ne lit la tribune, veut en savoir plus, se reporte naturellement aux études citées et se retrouve aussitôt face à un péage de lecture numérique qui l’empêche d’avancer dans sa quête de connaissances scientifiques à moins de débourser entre 9 $ et 30 $ pour accéder à seulement l’un des articles.

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- Yasmine Motarjemi, publié mercredi 4 décembre 2019 - Opinion

Un projet de loi pour faire taire les lanceurs d’alerte

OPINION. Yasmine Motarjemi, lanceuse d'alerte au sein de son ancienne entreprise, estime que le projet de loi en discussion au parlement fédéral rate sa cible et n'offre aucune garantie aux individus qui veulent signaler un dysfonctionnement de leur société.

Le 16 décembre 2019, le Conseil des Etats discutera du projet de loi sur les lanceurs d’alerte.

A cette occasion, il serait utile de faire le point. 

Contrairement aux idées erronées, whistleblowing, le terme anglais pour "lancer l’alerte", vise essentiellement à protéger la société contre la corruption, les actes illicites ou les situations dangereuses. Si tel est bien l’objectif, pourquoi les Suisses ne bénéficieraient-ils pas d’une loi efficace qui non seulement permettrait les alertes, mais encouragerait également les employés à signaler les dysfonctionnements? N’est-il pas vrai que l’initiative pour des multinationales responsables a aussi comme objectif de prévenir les méfaits des entreprises multinationales? N’y aurait-il pas là de bonnes raisons pour que la Suisse adopte les meilleures lois possibles, comme l’ont fait plusieurs autres pays?

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04 Décembre 2019

     

  - Enquête > 4 décembre 2019 / Lorène Lavocat (Reporterre)

La réforme des retraites aggraverait la crise écologique

Diverses organisations écolos ont lancé un appel à rejoindre les manifestants du 5 décembre contre la réforme des retraites du gouvernement. Elles lui reprochent de défendre un modèle libéral et productiviste, par essence anti-écologique, alors que des pistes existent hors du dogme de la croissance économique.

Le jeudi 5 décembre s’annonce comme une journée de mobilisation inédite contre le projet de réforme des retraites porté par le gouvernement. Joignant leur voix à celle des syndicats, plusieurs organisations écologiques ont vite lancé un appel à rejoindre le mouvement social. Sur Reporterre, l’association basque Bizi invitait ainsi ses troupes à "participer pleinement" aux grèves et manifestations prévues, "pour défendre notre modèle de protection sociale et de solidarité, mais également pour ne pas laisser cette réforme aggraver [la crise] climatique". Allons bon ! Quel rapport peut-il bien exister entre retraite et écologie ?

"Le Premier ministre l’a dit, un des effets de cette réforme sera de pousser les gens à travailler plus longtemps, rappelle Txetx Etcheverry, militant de Bizi. Travailler plus longtemps, cela signifie produire plus, donc consommer plus d’énergies et émettre davantage de gaz à effet de serre." Plus précisément, la réforme voulue par Emmanuel Macron entend passer à un système de retraites par points : les cotisations des travailleuses et travailleurs seraient converties en points de retraite suivant la même formule pour tous et toutes — la formule en question n’est cependant pas encore connue, et pourrait être ajustée en fonction de la conjoncture économique. Seule certitude, d’après l’économiste Jean-Marie Harribey, membre d’Attac et de la fondation Copernic, "le niveau des pensions va nécessairement dépendre du temps partiel et du chômage", ainsi que de la durée de cotisation.

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  - Info > 4 décembre 2019 / Laury-Anne Cholez (Reporterre)

Déprimé par la crise climatique ? Voici comment soigner l’éco-anxiété

L’éco-anxiété, déprime liée à la dégradation continue de l’environnement, touche de plus en plus de citoyens. Quelles solutions pour s’en sortir ? Reporterre a posé la question à des psychologues et des éco-thérapeutes.
On les appelle les éco-anxieux ou les climato-déprimés. Depuis quelques mois, leur souffrance s’étale dans médias généralistes, de Libération en passant par Le Monde ou encore France Inter.

Un engouement qui agace Jean-Pierre le Danff, psychothérapeute et spécialiste du sujet depuis une dizaine d’années : « Cela devient un phénomène de mode, comme si les personnes sensibles à l’environnement ne ressentaient que de l’anxiété. Mais elles ressentent aussi de la tristesse et de la colère. Et surtout, beaucoup sont encore dans le déni. » Il préfère ainsi utiliser l’expression « souffrance écologique », qui se rapproche de la solastalgie.

Le chercheur a étudié l’impact de l’activité minière sur les habitants de la région d’Upper Hunter, en Australie.

Le terme de solastalgie, qui désigne une forme de détresse psychique ou existentielle causée par les changements environnementaux, a été inventé en 2003 par le philosophe australien de l’environnement Glenn Albrecht. Le chercheur a étudié l’impact de l’activité minière sur les habitants d’une vallée en Australie. La pollution et la destruction de leur environnement a engendré une grande détresse et une nostalgie du territoire perdu.

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- Entretien 4 décembre 2019 Par Pauline Graulle et Fabien Escalona

Julien Bayou: "L’écologie n’est ni soluble dans la gauche ni compatible avec la droite"

Pour sa première grande interview après son élection à la tête du parti, le nouveau secrétaire national d’Europe Écologie-Les Verts revient sur son engagement dans le mouvement social contre la réforme des retraites. Et développe sa conception d’une écologie politique fédératrice de la société française.

Le parti écologiste a de grandes ambitions. Porté par une prise de conscience planétaire sur la question climatique, Europe Écologie-Les Verts (EELV) entend capitaliser sur le bon score des élections européennes du printemps dernier pour s’implanter aux prochaines municipales, puis se servir des régionales, qui auront lieu en 2021, comme d’un tremplin pour la présidentielle de 2022 où il ne déplaira pas à Yannick Jadot d’être candidat.

Dans sa première interview post-congrès, où il a été élu secrétaire national, Julien Bayou, qui prend la suite de David Cormand, développe sa conception de l’écologie politique, qu’il veut rassembleuse. Il s’insurge contre la réforme des retraites proposée par Emmanuel Macron, dont il déplore le style "brutal" et "cynique". Et s'exprime sur les défis internationaux et européens de l'écologie.

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- Face aux régressions - par Collectif, 3 mars 2017

"Osons les jours heureux" : 25 mesures prioritaires vers une transition écologique, sociale et démocratique

S’inspirant des "Jours Heureux", le programme du Conseil national de la Résistance adopté en 1944, un collectif d’organisations de la société civile a élaboré une liste de vingt-cinq mesures prioritaires, destinées à engager immédiatement "une transition écologique, sociale et démocratique". Ils invitent citoyens et candidats à en prendre connaissance et à prendre position : "Nous sommes dans une démarche d’influence la plus grande possible, et nous encourageons le rassemblement des candidatures qui partagent ces mesures prioritaires."

Nous vivons l’une de ces périodes incertaines de l’Histoire que nous ne voulons pas regarder demain avec une immense colère et d’infinis regrets en disant : c’était encore possible et nous n’avons rien fait… Face aux régressions sociale, écologique et démocratique, l’inaction et le laisser-faire ne sont plus une option.

Conscient-e-s de ces périls, inspiré-e-s par de nombreux appels, nous avons souhaité nous rassembler et nous engager dans une nouvelle voie.

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03 Décembre 2019

     

  - Enquête > 3 décembre 2019 / Benjamin Hourticq (Reporterre)

Montée des eaux : en France, les maisons des riches en première ligne

La montée des eaux est une réalité à laquelle les littoraux mondiaux doivent s’adapter, ouvrages de protection ou plans de relocalisation. Pourtant, en France, en l’état actuel des consciences et de la loi sur la propriété privée, mettre en place des politiques ambitieuses est quasiment impossible.

Entre le rapport du Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) portant sur les océans, publié en septembre, et l’étude de l’organisation Climate Central parue début octobre, les scientifiques ont insisté ces derniers mois sur l’ampleur de la montée des océans, provoquée par le changement climatique. Dans les prochaines années, les sociétés seront mises au défi de se protéger ou d’habiter autrement la planète. Selon le Giec, développer les ouvrages de protection nécessitera "des investissements de plusieurs dizaines à centaines de milliards de dollars par année". Si c’est envisageable "pour les zones urbaines densément peuplées, les zones rurales ou les plus pauvres seront mises au défi de réaliser de tels investissements".

Les pays pauvres devront probablement réfléchir à des solutions. Mais les pays développés également. En France, des politiques de déplacement des infrastructures, qualifiées de "reculs stratégiques" ou "relocalisations d’activités", commencent à voir le jour. Envisageables pour des "petites communautés", estiment les scientifiques du Giec, "de telles relocalisations peuvent être culturellement, socialement, financièrement est politiquement contraintes", ajoutent-ils néanmoins. Les premiers cas français en sont une illustration.

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  - Info > 2 décembre 2019 / par Alexandre-Reza Kokabi (Reporterre)

Crise climatique : quels sont les enjeux de la COP25 ?

La COP25 débute ce lundi 2 décembre en Espagne. Alors que les États ne respectent pas leurs engagements et que les pays en développement pâtissent déjà des dégâts irréversibles dus au changement climatique, Reporterre détaille les enjeux de ce sommet international.

La 25e Conférence des parties (COP25) débute ce lundi 2 décembre à Madrid, en Espagne. Elle amorce une année charnière pour la relève des ambitions des États dans la lutte contre le changement climatique. Reporterre vous présente les enjeux de ce sommet international.

1. La COP25 amorcera-t-elle une dynamique ambitieuse, poussant les États à respecter leurs engagements ?

Les gouvernements du monde sont quasiment tous en retard sur leurs engagements pris dans l’Accord de Paris. Cet accord, adopté en 2015, fixait un objectif commun : contenir le réchauffement climatique "bien en-dessous" de 2 °C par rapport à l’ère préindustrielle, afin de limiter les perturbations du système Terre. Or, les promesses actuelles des États suivent une trajectoire conduisant à un réchauffement supérieur à 3 °C. Et elles ne sont même pas tenues.

Le cycle de renouvellement de ces promesses est prévu tous les cinq ans. La prochaine échéance ? La COP26 à Glasgow, en 2020. Un an avant cet événement, la COP25 est censée amorcer une dynamique ambitieuse et collective.

"Cette COP25 est la dernière marche avant l’année 2020, qui sera décisive pour le climat, dit Lucile Dufour, du Réseau action climat. Il ne faudra surtout pas la rater, il faut à tout prix poser les bons jalons et notamment de la part des pays les plus émetteurs : les pays du G20 représentent 80 % des émissions de gaz à effet serre mondiales et, pourtant, aucun ne respecte les objectifs qu’il s’est fixé en 2015. Nous avons besoin que ces pays prennent leurs responsabilités, respectent leurs engagements et les renforcent."

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- 18 octobre 2019, Laurie Debove

Le gouvernement veut autoriser la mort de milliers de dauphins et de bars

La population française est très sensible au drame qui se joue chaque année dans les îles Féroé avec la tradition du Grindadráp qui chasse une centaine de globicéphales pour les manger. Pourtant, avec la pêche industrielle, c’est exactement la même scène qui se tient sur les côtes françaises, loin des caméras, et elle massacre 10 000 dauphins !

Chaque année, le Golfe de Gascogne est le théâtre d’une sanglante hécatombe. La pêche au chalut cause la mort de milliers de dauphins qui se retrouvent pris dans les filets, mettant en danger la survie de l’espèce.

Cette année encore, le gouvernement français veut autoriser cette pêche. Des ONG se mobilisent pour protester contre l’arrêté à travers la consultation publique et une action en justice.

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- Entretien - 3 décembre 2019 Par Joseph Confavreux

Jacques Rancière: "Défaire les confusions servant l’ordre dominant"

Quelles sont les racines de la crise démocratique actuelle ? Comment comprendre la simultanéité des révoltes contemporaines ? Quinze ans après la publication de son ouvrage analysant les contours de la "haine de la démocratie", éléments de réponse avec le philosophe Jacques Rancière.

Alors que des révoltes s’emparent de plusieurs pays sur tous les continents ; que la France s’apprête à un mouvement social contestant, au-delà de la réforme des retraites, l’accentuation des réformes d’inspiration néolibérale ; et que la politique traditionnelle ne semble guère offrir qu’une fausse alternative entre des "progressismes" et des "autoritarismes" dont le dénominateur commun est leur subordination aux intérêts financiers, le philosophe Jacques Rancière revient pour Mediapart sur ces basculements politiques et intellectuels pour tenter de "défaire les confusions traditionnelles qui servent l’ordre dominant et la paresse de ses prétendus critiques".

Quinze ans après la publication de La Haine de la démocratie (La Fabrique), quel tour a pris la mutation idéologique que vous décriviez alors ?

Jacques Rancière : Les thèmes du discours intellectuel "républicain" que j’avais analysés alors se sont diffusés largement et, en particulier, ils ont alimenté l’aggiornamento de l’extrême droite qui a bien vu l’intérêt qu’il y avait à recycler les arguments racistes traditionnels en défense des idéaux républicains et laïques. Ils ont également servi de justification à un certain nombre de mesures de restriction des libertés comme celles qui proscrivent tel habillement et demandent à chacun d’entre nous de s’offrir à visage nu au regard du pouvoir.

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02 Décembre 2019

     

- Climate change - Damian Carrington Environment editor, Wednesday 27 November 2019

Climate emergency: world 'may have crossed tipping points’

Warning of ‘existential threat to civilisation’ as impacts lead to cascade of unstoppable events

‘Part of the west Antarctic ice sheet may be in irreversible retreat,’ said one of the researchers. Photograph: Handout/AFP/Getty Images

The world may already have crossed a series of climate tipping points, according to a stark warning from scientists. This risk is “an existential threat to civilisation”, they say, meaning “we are in a state of planetary emergency”.

Tipping points are reached when particular impacts of global heating become unstoppable, such as the runaway loss of ice sheets or forests.

In the past, extreme heating of 5C was thought necessary to pass tipping points, but the latest evidence suggests this could happen between 1C and 2C.

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01 Décembre 2019

     

- Analyse - 29 novembre 2019 Par Martine Orange

De l’usage de la dette pour miner le service public hospitalier

Annoncée avec emphase par le gouvernement, la reprise partielle de la dette hospitalière par l’État se révèle dans les faits dérisoire. Cet endettement, alourdi parfois par des prêts toxiques, a été voulu, organisé depuis le début des années 2000. La paupérisation du service public hospitalier par la dette continue son œuvre.

C’est la seule mesure du plan d’urgence pour les hôpitaux qui a quelque mérite aux yeux des personnels hospitaliers. Dans la liste des annonces présentées par le gouvernement le 20 novembre, l’allègement de la dette des hôpitaux est la seule disposition qui fait consensus. Le dispositif peut permettre de soulager un peu l’hôpital, selon les soignants et les médecins. Au contraire de toutes les annonces faites par le gouvernement.

Après plus de neuf mois de grèves dans les services d’urgence, la réponse du gouvernement a été jugée si décevante, si inadaptée sur tous les autres points que les soignants et les médecins vont manifester à nouveau le 30 novembre. Le syndicat des internes hospitaliers a appelé à une grève reconductible à partir du 10 décembre.

Les chiffres avancés par le gouvernement se veulent pourtant convaincants : 1,5 milliard d’euros supplémentaires doivent être versés au secteur hospitalier d’ici 2022. Mais l’essentiel de cette aide est reporté à plus tard. Au lendemain de ses annonces, le gouvernement a fait un amendement au budget de la Sécurité sociale. Finalement, il ne sera versé que 200 millions de plus en 2020 aux hôpitaux, priés dans le même temps de réaliser 800 millions de plus d’économie (voir notre article « La charité pour l’hôpital »). Et c’est peut-être la même mauvaise surprise qui se prépare autour de la reprise partielle de la dette hospitalière.

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- International - Analyse - 24 novembre 2019 Par Donatien Huet

L’atlas planétaire des colères populaires

Face à l’accroissement des inégalités et l’affaissement des démocraties, des citoyens se mobilisent partout dans le monde depuis un an pour réclamer du changement à leurs dirigeants politiques. Tour d’horizon de contestations qui tendent à s’ancrer dans la durée.

De l’Amérique latine à l’Asie en passant par l’Afrique, l’Europe et le Moyen-Orient, le monde connaît depuis la fin de l’année 2018 une flambée de soulèvements, tous continents confondus. Pour voir autant de colères surgir ainsi de façon quasi simultanée un peu partout sur le globe, il faut remonter à la fin des années 1980, au moment des révolutions populaires en Asie et en Europe de l’Est.

Entre novembre 2018 – point de départ du mouvement des « gilets jaunes » en France – et aujourd’hui, Mediapart a identifié 32 pays secoués par des contestations, qui tendent à s’ancrer dans la durée : à l’heure où nous écrivons ces lignes, plus de la moitié d’entre elles sont toujours en cours. Et l’automne 2019 a vu nettement s’accélérer le phénomène.

 

 

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- Enquête > 29 novembre 2019 / Gaspard d’Allens (Reporterre)

Le commerce par Internet est un désastre écologique

Symbole du délire consumériste, le Black Friday commence ce vendredi 29 novembre. Cette année, les ventes en ligne devraient battre tous les records. Avec des conséquences écologiques désastreuses.

Aujourd’hui débute la messe consumériste du Black Friday. Un événement commercial de quatre jours qui inaugure la période des achats de Noël. Les publicités racoleuses envahissent notre quotidien. La vente en ligne explose. Elle pourrait battre des records, pronostique la Fédération du e-commerce, en atteignant 1,7 milliard d’euros lors de cet événement. Rien qu’à Paris, on attend 2,5 millions de colis distribués par jour. Soit dix fois plus que d’ordinaire.

La capitale risque de se transformer en gigantesque plateforme de livraison à domicile. Avec une nuée de camions entraînant des embouteillages et des pics de pollution. En cause ? Les sites internet qui rivalisent d’offres promotionnelles et de prix cassés : "- 23 % chez Amazon pour la montre connectée", "20 % de remise sur les produits hygiène", "jusqu’à moins 80 % pour le robot pâtissier sur Cdiscount"…

Plusieurs études ont montré le caractère frauduleux de ces annonces qui poussent les consommateurs à des achats compulsifs. Aspect plus méconnu, l’explosion du commerce en ligne (ou e-commerce) a aussi des conséquences environnementales non négligeables. On aurait pu croire, à première vue, l’inverse. Affalé sur son canapé, l’individu qui passe sa commande sur internet dépense bien moins d’énergie que s’il prenait sa voiture. Mais cette immatérialité est un leurre. Derrière la facilité du clic et le culte de la vitesse se cache une lourde chaîne logistique et industrielle qui contribue au réchauffement climatique et pourrait très bien, à terme, rendre la ville invivable.

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http://pm22100.net/video/vendre_du_bio.mp4

 


 

 










 


 

 

     

 

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