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15, (Novembre 2019)

 


 

 

dans une autre page : Linky, EDF, Enedis (ex-ErDF), Areva  & co

à la date du jour, 927 communes s'opposent au 'Linky'

 

 

 


30 Novembre 2019

     

- Amérique du Sud Environnement - AFP - Publié vendredi 29 novembre 2019

Brésil - Plus de 10 000 km2 déboisés en Amazonie en un an

Un nouveau bilan de l'Institut national des études spatiales révèle une hausse de 74,5% de la déforestation dans les territoires indigènes en un an

Une vue aérienne de la déforestation de la réserve biologique Nascentes da Serra do Cachimbo, au Brésil. - © AFP /Joao LAET

Pour la première fois depuis 2008, la déforestation en Amazonie brésilienne a dépassé le seuil des 10 000 km2 entre août 2018 et juillet 2019, contre 7033 km2 entre août 2017 et juillet 2018. Ces chiffres révisent un précédent bilan publié le 18 novembre qui faisait état de la déforestation de 9762 km2 sur l'année écoulée en juillet dernier.

Janvier a marqué l'arrivée au pouvoir au Brésil du président d'extrême droite Jair Bolsonaro, partisan du développement en Amazonie des activités minières et agricoles, au grand dam des défenseurs de l'environnement. Le Brésil détient plus de 60% de l'Amazonie. 

La surface déboisée est la plus vaste depuis 2008, lorsque 12 287 km2 de forêt amazonienne avaient été perdus en 12 mois.

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- France 28 novembre 2019 Par Christophe Gueugneau

Climat: après le "scepticisme" scientifique, le "scepticisme" libéral

Une nouvelle génération de "climato-relativistes" a changé de credo: l’urgence climatique est inappropriée, la technologie va y répondre, l’économie ne doit pas être freinée. 

"Les climatosceptiques ont la chance pour eux : le “présentisme” contemporain a fait oublier à nos contemporains les débats qui ont déjà eu lieu il y a une vingtaine d’années, puis à nouveau il y a une dizaine d’années du fait de l’avancée des connaissances. Surtout, ils ont réussi à faire accroire à l’existence de controverses de plus en plus amples et générales au sein de la communauté scientifique concernée et à la fragilité croissante des “thèses réchauffistes”, alors même que l’évolution scientifique était inverse : les scientifiques du climat ont été en mesure de confirmer leurs principaux résultats et d’affiner leur compréhension des changements climatiques avec de plus en plus d’assurance."

Ce constat, dressé par Olivier Godard, économiste, directeur de recherche au CNRS et enseignant à l’École polytechnique, date… de sept ans. Et sept ans plus tard, il est toujours d’actualité. Le 18 octobre, un groupe de 779 "scientifiques et professionnels" de 35 pays, réunis au sein du Global Climate Intelligence Group (Clintel.org), a rendu public un " message urgent " pour dire aux dirigeants du monde, et en particulier à l’ONU, qu’"il n’y a pas d’urgence climatique". 

Ce texte, assez court, reprend les poncifs les plus éculés des climatosceptiques – que nous avons choisi de renommer "climato-faussaires" au vu de l’état actuel de la science –, et ce alors que la science du climat, au cours des dernières décennies, a fait d’innombrables progrès. Il développe six points censés prouver que le dérèglement climatique ne nécessite pas d’intervention. Il affirme que des "facteurs naturels et anthropiques provoquent le réchauffement de la planète", ce qui est vrai mais minimise de fait les facteurs anthropiques, responsables d’une accélération jamais vue du phénomène.

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- France 27 novembre 2019 Par Michel Deléan

Derrière l’enquête administrative sur Eric Alt, l’agacement du pouvoir sur Anticor

Vice-président d’Anticor, le magistrat Éric Alt est visé par une enquête de l’Inspection générale de la justice questionnant à la fois la liberté d’expression des magistrats et leur droit à s’engager dans des

L’Inspection générale de la justice (IGJ) doit rendre dans les jours qui viennent un rapport à Nicole Belloubet sur le cas du magistrat Éric Alt. La ministre de la justice avait saisi l’IGJ le 5 juillet dernier de deux griefs visant Éric Alt, qui exerce des fonctions de juge départiteur dans les dossiers prud’homaux à Paris, et qui est parallèlement vice-président de l’association Anticor. Figure bien identifiée de la lutte anticorruption, il a également exercé des responsabilités dans l’association Sherpa ainsi qu’au Syndicat de la magistrature (SM), et tient par ailleurs un blog sur Mediapart. À l’issue de cette enquête, Nicole Belloubet peut laisser l'affaire en l'état, ou renvoyer Éric Alt devant la formation disciplinaire du Conseil supérieur de la magistrature (CSM).

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- 29th November 2019, By George Monbiot, published in the Guardian 27th November 2019

Platform for the Planet

The political parties have finally woken up to the environmental crisis. But the media hasn’t

We are often told that curtailing the freedom of business is coercive and undemocratic. But by what democratic principle should corporations and billionaires decide the fate of current and future generations? When a government releases them from regulation, it allows them to determine whether other people live or die. No one elected them to do so.

Even businesses with apparently strong credentials cannot be trusted with this extraordinary power. Take Marks and Spencer, famous for its “Plan A” environmental standards. Its goal, it says, is “to be a zero waste business across all that we do …  we already send zero waste to landfill.” But a few days ago, it commissioned a wraparound ad in the Metro newspaper, in which a video screen was embedded, promoting Christmas jumpers. The screen, battery, electronics and casing were designed for a single use.

It’s hard to think of a more profligate form of disposability. Marks and Spencer’s defence of this disgusting waste is that “the video screens can be recycled via electrical appliance collection points”. In other words, it’s up to the people who were handed the free paper to clear up the mess the company made (not that these complex materials can be fully recycled, anyway). I expect 99% of the screens went straight to landfill.

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29 Novembre 2019

     

- Enquête > 28 novembre 2019 / Sophie Chapelle (Basta !), Vanina Delmas (Politis), Christophe Gueugneau (Mediapart), Alexandre-Reza Kokabi (Reporterre)

Le climatoscepticisme n’est pas mort

En France, la page du climatoscepticisme n’a pas été tournée. Des scientifiques, des politiques, une partie du monde des affaires et des médias continuent à porter une parole au moins minimisant l’urgence climatique sinon la niant. Quatre médias membres du Jiec, dont Reporterre, ont mené conjointement l’enquête sur la mue de ce courant de pensée. Voici l’article de synthèse.

❐ Cet article a été coécrit par Sophie Chapelle (Basta !), Christophe Gueugneau (Mediapart), Vanina Delmas (Politis), Alexandre-Reza Kokabi (Reporterre), membres du Jiec (Journalistes d’investigation sur l’écologie et le climat). Il s’accompagne dans chaque média participant à l’enquête d’un article complémentaire. Vous pourrez en retrouver les liens sur le site du Jiec. Ce panorama général, forcément non exhaustif, sera sans doute complété dans les mois à venir. N’hésitez pas à nous envoyer vos remarques ou commentaires à l’adresse suivante : contact@jiec.fr.

❐ L’article d’Alexandre-Reza Kokabi sur le climatoscepticisme dans la classe politique française est à retrouver ci-dessous ou ici sur Reporterre.

En 2009, le "Climategate" perturbait le sommet international de Copenhague : des milliers de courriels piratés dévoilaient des échanges entre climatologues, dont certains ont servi à la sphère climatosceptique pour discréditer les scientifiques, notamment ceux du Giec (Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat). Dans la foulée, en France, Claude Allègre, attaquait cette même communauté d’experts dans son ouvrage L’imposture climatique. Une décennie plus tard, que reste-t-il de cette frange farouchement opposée à l’idée d’un réchauffement climatique d’origine anthropique ? Le groupe Jiec (Journalistes d’investigation sur l’écologie et le climat) a tenté de répondre à cette question, en se bornant aux frontières de l’Hexagone.

En dépit des nombreux rapports du Giec (pas moins de trois en un an), des phénomènes extrêmes qui se multiplient et s’intensifient aux quatre coins de la planète, du début de prise de conscience du réchauffement climatique dans la plupart des médias, une chose est sûre : le climatoscepticisme a muté, se fait plus discret mais n’est pas mort. Certains scientifiques, politiques, médias continuent de considérer la question du dérèglement climatique comme un sujet de débat et propagent l’idée que le Giec se fourvoie dans une fausse science. Alors que l’idée d’une modification du climat due à l’activité humaine est sortie des "barres d’erreur", pour reprendre le terme du physicien Bruno Andreotti, ces climato-faussaires ne désarment pas.

 

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- Climato-faussaires - par Sophie Chapelle, 28 novembre 2019

Réchauffement climatique : ces multinationales, patrons ou agences de com’ qui brillent par leur hypocrisie

Côté face, les multinationales françaises affichent un discours verdi qui met en avant leurs engagements climatiques. Côté pile, les stratégies sont orientées par des lobbies qui combattent toute politique ambitieuse. Basta ! vous propose une plongée dans le monde des affaires.

"Jusqu’à quand les citoyens européens se laisseront-ils dicter par la pensée unique ce qui est bien ou mal" ?

Le risque est "de ne plus pouvoir passer ses vacances au-delà d’un rayon de 100 kilomètres".

Ces propos publics sont ceux d’un patron émargeant à 7,6 millions d’euros par an. Carlos Tavares dirige le groupe français PSA et préside l’association des constructeurs automobiles européens (Acea). Son "cri d’alarme" (sic) vise la prise de conscience écologique et a été relayé par la presse économique. Ce coup de gueule, version patronale de "l’écologie, ça commence à bien faire", vise-t-il à faire diversion ? PSA a augmenté ses émissions de gaz à effet de serre de 60 % depuis la signature de l’Accord de Paris en 2015, comme l’a révélé notre Observatoire des multinationales dans Le Vrai bilan du CAC40. 

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- Points de rupture - Entretien 28 novembre 2019 Par Jade Lindgaard

Comment décoloniser l’écologie?

Il ne peut y avoir d’écologie sans destruction de la domination coloniale, plaide le philosophe Malcom Ferdinand. L’anthropologue Eduardo Viveiros de Castro ouvre la voie d’un "devenir-Indien" de la politique. Nouvel épisode de "Points de rupture", émission sur les livres de l’écologie, en partenariat avec la revue Terrestres.

Mardi 26 novembre, la commission d’enquête parlementaire sur l’utilisation aux Antilles du chlordécone, un pesticide dangereux longtemps utilisé dans la culture de la banane, a présenté les conclusions de son travail. Pour la députée de Guadeloupe, Justine Benin, rapporteure de la commission : "L’État est le premier responsable", et "ces responsabilités sont partagées avec les acteurs économiques" de l’époque, a-t-elle déclaré à l’AFP.

Selon Santé Publique France, 95 % des Guadeloupéens et 92 % des Martiniquais sont aujourd’hui contaminés par le produit, un perturbateur endocrinien qui a aussi des incidences sur le développement des enfants exposés pendant la grossesse, avec une hausse des risques de prématurité. Le chlordécone est aussi suspecté d’être à l'origine de cancers de la prostate, très nombreux aux Antilles. Interdit en France continentale en 1990, ce pesticide a été autorisé aux Antilles jusqu’en 1993.

Ce scandale sanitaire, pourtant massif, a occupé une place marginale dans les mobilisations écologistes de la France continentale. Est-ce parce qu’ils concernent l’outre-mer ? Cette indifférence est-elle la marque d’une culture coloniale qui ne s’avoue pas ?

Mais alors comment décoloniser l’écologie, dans ses discours et ses mobilisations ? Cette question est au cœur d’un livre important : Une écologie décoloniale. Penser l’écologie depuis le monde caribéen, publié cet automne par le philosophe Malcom Ferdinand. Il y invite à relier les enjeux écologiques aux questions coloniales pour ne pas protéger les écosystèmes sans défendre la dignité de celles et ceux qui y vivent, à commencer par les descendants de l’esclavage.

C’est la question que nous avons choisi de discuter pour ce nouvel épisode de "Points de rupture", l’émission de Mediapart et de la revue Terrestres consacrée aux basculements intellectuels, politiques et sensibles nécessaires pour contrer les destructions en cours du climat et du vivant. Il porte chaque fois sur l’écologie à travers les livres.

Participent à cette nouvelle discussion deux membres de Terrestres : Sophie Gosselin, philosophe et Xavier Ricard, haut fonctionnaire.

 

https://youtu.be/A_pNrYLpIOI

 

 

 

 

 

 


28 Novembre 2019

     

- Entretien > 26 novembre 2019 / Entretien avec Matthieu Amiech

Matthieu Amiech : "Le numérique devient le cœur de la catastrophe écologique”

Comment les technologies numériques gouvernent-elles nos vies ? Quels risques font-elles peser sur l’humanité et la possibilité d’habiter la Terre ? Comment les critiquer ? Matthieu Amiech, dans cet entretien, développe sa pensée critique de l’information et de la technologie.

Reporterre poursuit une série d’entretiens de fond avec celles et ceux qui renouvellent la pensée écologique aujourd’hui. Parcours, analyse, action : comment voient-elles et voient-ils le monde d’aujourd’hui ? Aujourd’hui, Matthieu Amiech, un des animateurs des éditions La Lenteur. Il participe aux activités du collectif Écran total, qui fédère des résistances à l’informatisation du travail et de la vie quotidienne.

Reporterre — Comment vous êtes-vous intéressé à l’écologie et à la technologie ?

Mathieu Amiech — Je suis issu d’une famille de gauche assez classique, marquée par le mouvement ouvrier et la question de l’injustice sociale — même si c’est une famille qui, comme beaucoup, a bénéficié d’une ascension sociale avec les Trente Glorieuses. Dans mon parcours, les grèves de 1995 ont été très importantes. J’avais alors 16 ans et je vivais au centre de Paris. J’ai grandi dans un quartier qui n’était pas encore celui des start-up comme Uber Eat mais plutôt celui des grandes manifestations syndicales et antifascistes. Ça a sans doute contribué à me pousser vers les sciences humaines. Par la suite, la bataille des OGM a été déterminante pour moi. J’ai été très inspiré par la branche radicale du mouvement qui s’y opposait : les éditions de L’Encyclopédie des nuisances, les situationnistes et René Riesel, qui prônait le sabotage.

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- Info > 26 novembre 2019 / Victor Chaix (Reporterre)

Climat : les États s’éloignent toujours plus de leurs promesses

Les émissions de gaz à effet de serre divergent des engagements pris dans l’Accord de Paris : c’est l’alarme tirée par le rapport ’Emission Gap Report’ de l’ONU, publié ce mardi 26 novembre. Les scientifiques préconisent un infléchissement "radical" et "immédiat" de cette tendance pour éviter un réchauffement insupportable.

Les émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES) sont le moteur du changement climatique. Or, l’écart entre "là où nous en sommes et là où nous devrions nous situer" en la matière continue de grandir dangereusement. C’est le résultat du rapport Emission Gap Report (Rapport sur le fossé des émissions) du Programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue), paru mardi 26 novembre. Ses auteurs estiment qu’il faudrait au minimum multiplier par cinq les efforts promis lors de l’Accord de Paris pour rester sous les 1,5 °C de réchauffement.

  Le rapport du PNUE

 

Émissions de CO2 en gigatonnes par pays (valeur absolue à gauche, par habitant à droite).

 

Le rapport a été rédigé par une équipe internationale de scientifiques, "évaluant toutes les informations à leur disposition", dont les données publiées dans les trois derniers rapports spéciaux du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec). Dans un processus d’évaluation "transparent et participatif", 65 scientifiques et auteurs de trente institutions et de 26 pays se sont réunis pour établir cette dixième édition de l’Emission Gap Report, qui détermine l’écart entre les émissions mondiales de gaz à effet de serre et les objectifs fixés par les États. Ce rapport suit d’une semaine la publication du Production Gap Report, du même Pnue, qui montre que le monde est en passe de produire, en 2030, bien plus d’énergies fossiles que la quantité compatible avec l’Accord de Paris.

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Émissions de CO2 en gigatonnes. En ligne continue, les émissions du pays ; en ligne discontinues, les émissions liées à sa consommation (à gauche, le pays dans son entier, à droite, par habitant).

 

 

 

 

 

     

- Enquête > 28 novembre 2019 / Alexandre-Reza Kokabi (Reporterre)

Le climatoscepticisme reste présent dans la classe politique

En France, hommes et femmes politiques ont accepté dans leur ensemble la réalité des changements climatiques, du moins à l’échelon national. Pourtant, les actions ambitieuses pour lutter contre cette menace font défaut, souvent par relativisme de l’urgence.

Cet article est l’un des quatre d’une enquête sur le climatoscepticisme en France conduite par le Jiec (Journalistes d’investigation sur l’écologie et le climat). L’article de synthèse est à retrouver ici, les articles complémentaires sont sur les sites des médias partenaires de Reporterre au sein du Jiec (Basta !, Mediapart, Politis). Vous pourrez en retrouver les liens sur le site du Jiec.

"Brrr brrr on se caille les miches ! Ceux qui dénoncent le réchauffement climatique sont désespérés", tweetait Jean-Marie Le Pen en février 2018. La météo était frisquette et le quasi nonagénaire, encore député européen et président d’honneur du Front national, en profitait pour mettre en doute la réalité du changement climatique. Cette phrase constitue l’un des rares relents de climatoscepticisme assumé, ces dernières années, sur la scène politique française.

Contrairement aux États-Unis, où la classe politique se polarise entre ceux qui nient le changement climatique — principalement les Républicains et le président Donald Trump — et ceux qui s’en emparent — les Démocrates —, les discours climatosceptiques se font discrets dans l’Hexagone.

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27 Novembre 2019

     

- par François Ruffin, 20/03/2018 - paru dans le Fakir n°(83), date de parution : novembre décembre 2017

N’ayons plus peur !

La France a peur.
Une peur qui ronge les coeurs.
Une peur qui rétrécit les esprits.
Une peur qui enlaidit le pays.
Alors, à quoi je sers comme député ?
À délivrer ma parole pour libérer la vôtre, je crois.
Tel est mon rôle, ma petite utilité, ma pierre à l’édifice.
Et qu’on gagne ensemble en assurance...

Je crève
Parlez- moi !
Parlez- moi !
Si vous trouviez
les mots dont j’ai besoin
Vous me délivreriez
De ce qui m’étouffe."
Charles Juliet,Lambeaux.

"Vous parlez des Whirlpool, des Goodyear, des Parisot, des Abélia, mais pourquoi vous ne parlez pas de nous ?"

C’est Claude et Patrice, des quinquas, au téléphone, qui nous ont reproché ça. Alors, on a pris rendez-vous avec eux : qu’est-ce qu’ils voulaient nous raconter ?

"On était chauffeurs chez Mory-Ducros, de 1980, tous les deux, jusqu’à la fermeture, en 2014. Ils ont supprimé l’agence d’Amiens, elle se trouvait à la Zone, y avait quand même 75 personnes qui desservaient le département. En France, on était 5000.

—Ils ont tout liquidé d’un coup ?

— Non, ils ont commencé par la moitié, en 2014. Mais ils ont prévenu : ‘‘Si vous manifestez, si vous faites grève, on licencie les 5000.’’ En plus que monsieur Montebourg, celui-là on le retient, il nous a servi la même leçon, de ‘‘sagesse’’, de ‘‘responsabilité’’, qu’il ne fallait pas nuire au reste de l’entreprise. C’est pour ça qu’il n’y a pas eu de mouvement important. Le mot d’ordre, c’était : ‘‘Restez chez vous !’’

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- Article LA VDN - Pierre-Laurent Flamen, 22/11/2019

Surfacturation et compteur Linky: première victoire pour une habitante d’Arras

Ce matin, le tribunal d’instance d’Arras a donné raison à une octogénaire qui attaquait Enedis et EDF suite à un dysfonctionnement de son compteur Linky. Une décision qui fait figure de première.

Elle a l’œil qui frise et le sourire satisfait, Gilberte Morel. À 85 ans, cette habitante d’Arras vient d’emporter une manche judiciaire dans son combat contre Enedis. La juge est venue à sa rencontre et lui a glissé un "c’est bon pour vous" rendant le sourire à cette petite dame qui reconnaît pas mal de nuits d’insomnie.

D’une voix fluette, elle raconte son bras de fer :

"Ils ont monté le compteur Linky chez moi en février 2017. Quelques mois plus tard, j’ai reçu une première facture. Ma consommation était multipliée par huit."

Avec le temps, ses factures passent de 100 € annuels à 400 € en moyenne.

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- Info > 27 novembre 2019 / Laury-Anne Cholez (Reporterre)

Tutos, aide juridique... SuperLocal veut soutenir 200 collectifs en lutte

La campagne SuperLocal souhaite aider les collectifs luttant contre les projets climaticides et injustes. Mais aussi inciter les citoyens à s’opposer aux sites polluants. La carte publiée par Reporterre compte maintenant plus de deux cents combats.

Lutter contre les sites et projets polluants ou injustes. Ancrer la mobilisation pour le climat et la justice sociale dans les territoires. Accompagner les collectifs locaux en lutte partout en France. Voici les ambitieux objectifs de la campagne SuperLocal lancée mardi 26 novembre par la chaîne vidéo Partager c’est sympa, par l’association Le Mouvement et par l’association Notre affaire à tous.

"C’est l’aboutissement de toute une séquence de mobilisation qui a commencé avec les marches climat, puis s’est poursuivie avec l’Affaire du siècle. Mais face à un horizon national bloqué qui génère un sentiment d’impuissance, une nouvelle séquence va s’ouvrir au niveau local avec les municipales", explique Vincent Verzat de Partager c’est sympa, dans une vidéo. Les élections sont en effet un excellent moment pour faire pression sur les maires et les candidats à l’écoute de leurs électeurs. Mais SuperLocal n’a pas vocation à soutenir un quelconque parti ou à lancer des listes. Le projet a tout d’abord été pensé comme un outil d’information, grâce à une carte qui recense maintenant près de 200 collectifs en lutte contre les grands projets inutiles, réalisée en partenariat avec Reporterre.

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26 Novembre 2019

     

- Société - Par Luc Toupense, le 6 octobre 2017

Bernard Friot : "Nous pouvons organiser nous-mêmes le travail, sans employeurs, ni prêteurs"

❐ Sociologue et économiste, Bernard Friot est spécialiste de la Sécurité sociale. Aux côtés de l’association Réseau salariat qu’il a cofondé en 2012, il promeut l’octroi d’un salaire à vie pour tous. L’auteur de « L’enjeu du salaire" et « Émanciper le travail" publiait le 5 octobre 2017 aux éditions La Dispute « Vaincre Macron". Il était présent au colloque "Communisme : Théories et pratiques" organisé à l’Université de Rennes 1 au printemps 2017, où il a accepté de répondre à nos questions. L’occasion pour vous, lecteurs du Comptoir, de (re)découvrir ses propositions concrètes pour recommencer à avancer à gauche.

❐ L’image de une est un portrait de Bernard Friot réalisé par Cyrille Choupas pour sa série « T.I.N.A : There is no alternative ?"

Le Comptoir : Pouvez-vous résumer le projet que vous proposez et expliquer en quoi il est nécessaire ?

☛ Bernard Friot : Mon projet est de sortir ce que nous appelons “travail” des griffes du Capital en prolongeant ce qui a été créé par le mouvement ouvrier au XXe siècle avec le salaire à vie, la propriété d’usage des entreprises, et la subvention de l’investissement. Ces trois grandes institutions – que je qualifie de communistes – du travail peuvent nous permettre de nous battre contre la définition capitaliste du travail, définition qui repose sur le fait de se rendre sur un marché du travail pour se soumettre à un employeur, ou d’être un travailleur indépendant qui se fait piquer une partie de la valeur qu’il produit par les fournisseurs, les clients ou les prêteurs. Bref, une définition qui ne reconnaît notre travail que lorsque l’on met en valeur du capital.

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25 Novembre 2019

     

- #Politique #Environnement, Vincent Lucchese, 19 Novembre 2019

"Les communes sont une très bonne échelle pour la transition écologique"

Les maires sont les acteurs les mieux placés et les plus légitimes pour mettre en place une transition écologique rapide sur le terrain. Ils sont pourtant rarement conscients des enjeux et souffrent du manque d’engagement de leurs concitoyens. Voilà quelques-uns des constats dressés par l’ingénieur Ulysse Blau, qui a passé trois mois à arpenter à vélo les villes et villages du Calvados pour établir un état des lieux sur la transition écologique de ces communes.

Un maire par jour. C’est le rythme de rencontres auquel s’est astreint Ulysse Blau, 27 ans et ingénieur en bio-ressources, du 15 avril au 15 juillet 2019. Sans compter les week-ends, l’ingénieur a donc rencontré plus de 64 maires, reliant à vélo les différentes communes du Calvados, département où il a mené son enquête.

L’objectif, en soumettant tous les maires au même questionnaire, mais aussi en rencontrant les habitants et en dormant chez eux, était de dresser un état des lieux du rapport qu’ont les communes et leurs maires à la transition écologique et à la démocratie locale. Parisien, Ulysse Blau a choisi le Calvados pour sa diversité de communes, puisque le département abrite aussi bien de très grandes villes comme Caen (105 000 habitants) que de petites comme Périgny et ses 54 habitants. Et des villes côtières et touristiques aussi bien que des communes agricoles et d'anciennes terres industrielles.

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- #Internet #Utopie - 24/11/2019, Annabelle Laurent

"Internet nous a rendus incapables de régler les vrais problèmes.

Pionnier de la réalité virtuelle, chercheur en informatique, penseur critique de la Silicon Valley dont il a connu les débuts et l’âge d’or, Jaron Lanier appelle aujourd'hui chacun à "supprimer immédiatement ses comptes sur les réseaux sociaux". Et n'est pas à court d'arguments. 

Jaron Lanier n’est pas anti-technologie, mais comme beaucoup, il est déçu.

L’internet dans lequel il a cru n’est plus, et cela fait déjà quelques années que ce chercheur américain en fait le constat, à travers des essais aux titres évocateurs : You are not a gadget, paru en 2010, Who owns the future ?, traduit et publié en français en 2014 (Le Pommier), dans lequel il s’intéressait au profit que les entreprises tiraient de nos données personnelles, et, fin 2018, Ten Arguments for Deleting Your Social Media Accounts Right Now (Dix arguments pour supprimer immédiatement vos comptes sur les réseaux sociaux), petit ouvrage dans lequel il se livre à une attaque en règle des Facebook, Twitter, Snapchat et autres, ces réseaux formant ses yeux un système géant de "modification comportementale" qu’il est urgent d’affaiblir, si ce n’est d’abolir.

Jaron Lanier est aussi reconnu comme l’un des fondateurs de la réalité virtuelle, dont il a même inventé le terme dans les années 1980, se retrouvant soudain, à une vingtaine d’années, en Une du New York Times ou du Wall Street Journal, convaincu à l’époque que ses camarades et lui inventaient “la chose la plus importante que l’humanité ait jamais connue.”

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- ATS - Publié lundi 25 novembre 2019, Initiative

L’inventeur du World Wide Web s’inquiète des dérives d’internet

Tim Berners-Lee annonce un plan d’action épaulé par de grands groupes de la tech pour "stopper les abus croissants sur le net"

Tim Berners-Lee le 24 octobre 2018 à Bruxelles. - © keystone-sda.ch

L’inventeur du World Wide Web, Tim Berners-Lee, a annoncé lundi 25 novembre une initiative mondiale contre les dérives d’internet. Il est soutenu par des groupes tels Microsoft, Google et des gouvernements comme la France et l’Allemagne.

Plus de 150 organisations incluant aussi Facebook ou le moteur de recherche DuckDuckGo, des milliers de personnes privées ont rejoint ce plan d’action qui vise "à stopper les abus croissants sur le net", explique la fondation du Britannique dans un communiqué diffusé à Berlin, à l’occasion d’un Forum sur la gouvernance d’internet. Il s’agit

"d’une feuille de route pour construire un meilleur internet", estime Tim Berners-Lee cité dans le communiqué

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24 Novembre 2019

     

- 10.10.2019

Daniel Cueff: "Le bio ce n'est pas plus cher, c'est même beaucoup moins cher"

Je suis maire d’une petite commune de 602 habitants et 710 vaches. Le bilan méthane n’y est donc pas très bon [rires]. C’est une commune qui est très résistante à l’écologie.

En 1964, c’est dans cette commune qu’a eu lieu le premier remembrement d’Ille-et-Vilaine. 100% des bocagères ont été abattues, pour laisser passer l’agriculture intensive, mécanique et chimique. Le Président de la FNSEA, Jean-Michel de Mettayer, qui est décédé il y a maintenant cinq ans, avait ses terres sur Langouët. 

L’agriculture à Langouët est une agriculture laitière, intensive et chimique. 
 
Quand on arrive maire d’une petite commune comme ça, c’est souvent lié à une conjoncture. C’est grâce au scrutin uninominal à deux tours avec panachage. A l'époque on pouvait même voter pour des gens qui ne se présentaient pas, etc.  A l’époque, personne ne me connaissait. Je venais d'arriver dans le village il y a quelques années. 

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- S'organiser - Alain Bertho, 22 novembre 2019

L’effondrement a commencé. Il est politique

Alors que des révoltes éclatent aux quatre coins du monde, gouverner aujourd'hui s’apparente de plus en plus à mener une guerre ouverte ou larvée contre les soulèvements des peuples et des êtres vivants, pour maintenir coûte que coûte un ordre de plus en plus discrédité. L'anthropologue Alain Bertho revient ici pour Terrestres sur cette "crise de la gouvernementalité" et sur la longue séquence de révoltes apparentées qui en sont à l'origine.

“Il faut bien avoir à l’esprit que l’épuisement des possibilités de ce monde
signifie tout autant celui de l’action politique
qui allait de pair avec lui.”
Marcello Tari

Ne pouvant maîtriser, même au prix d’une répression sanglante, l’immense soulèvement de son peuple, le gouvernement chilien annonce, le 30 octobre 2019, qu’il renonce à organiser la COP 25 originellement prévue du 2 au 13 décembre à Santiago. Quelques jours plus tôt une pétition avait été lancée en France pour son boycott, jugeant

"cynique et caricatural d’organiser la COP 25 sous la menace des balles d’une armée qui s’est funestement illustrée sous la dictature d’Augusto Pinochet" et qualifiant de "faute" une façon "de faire ainsi un chèque en blanc à un gouvernement qui a décidé de réprimer avec la pire des brutalités celles et ceux qui veulent que le système change pour le bien commun".

Nous sommes bien aujourd’hui face à deux dangers mortels : la transformation de la terre en fournaise et la violence d’Etats défaillants et incapables d’y faire face.

Voilà qui nous révèle sans fards où nous en sommes vraiment.

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- Published on 24-10-2019, Maxime de Rostolan, Fondateur de Fermes d'Avenir et de Blue Bees

Lettre à la Présidente de la FNSEA

Chère Christiane Lambert,

Nous avons tous deux l’amour du monde paysan mais des visions relativement éloignées du modèle agricole idéal, et si j’admire la ténacité et la constance dont vous faites preuve pour défendre l’agriculture industrielle et chimique, je les regrette aussi puisqu’elles enfoncent les travailleurs de la terre dans une situation de moins en moins vivable.

Vous vous plaignez ces derniers temps de l’agribashing, et pointez du doigt les ‘militants écologistes’ qui par leurs propos et campagnes d’actions blesseraient les agriculteurs et dévaloriseraient leur travail.

De mon point de vue, c’est en n’imaginant pas qu’ils puissent sortir du cadre qui leur a été imposé depuis les années 60 qu’on insulte les agriculteurs et qu’on leur refuse la place et la considération qu’ils devraient avoir dans la société.

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- Paradis fiscaux - par Rachel Knaebel, 18 novembre 2019

"Le système ne peut s’autoriser qu’un lanceur d’alerte gagne" : l’affaire Rudolf Elmer, dissident de la finance

Poursuivi pendant quatorze ans pour avoir révélé les pratiques d’évasion fiscale de sa banque, emprisonné, interdit d’exercer son métier, cible de la vengeance de son ex-employeur, le lanceur d’alerte suisse Rudolf Elmer poursuit son combat.

"Les lanceurs d’alerte ne sont pas protégés, alors qu’ils rendent un grand service à notre société", avertit Rudolf Elmer.

Le sexagénaire suisse a osé s’attaquer à l’évasion fiscale, et en a payé le prix fort. Comme Stéphanie Gibault, qui a dénoncé les pratiques de la banque UBS, comme Hervé Falciani, à l’origine des révélations sur le système d’évasion fiscale de la filiale suisse de HSBC, ou Antoine Deltour, à l’origine des Luxleaks, sur les pratiques d’optimisation fiscale des multinationales au Luxembourg.

Rudolf Elmer est lui aussi un ancien travailleur de la finance qui, un jour, a décidé de révéler comment les banques aident massivement les plus riches et les multinationales à échapper aux impôts, souvent illégalement, souvent avec la complicité d’États qui sont des paradis fiscaux.

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23 Novembre 2019

     

- Sexisme - par Nolwenn Weiler, 15 avril 2019- Photo en une : exposition "Reigning men", à Los Angeles (2016) / © Cladellain David

"Les hommes se disent en crise mais ils possèdent 70 % des richesses mondiales et 80 % des terres de la planète !"

L’identité masculine serait en péril, menacée par l’ "inquisition féministe" ou le "totalitarisme" de mouvements comme #metoo. C’est ce que répètent écrivains ou éditorialistes réactionnaires, jusqu’à des groupes haineux de "célibataires involontaires", se référant souvent à – ne rigolez pas – la virilité mythifiée des chasseurs préhistoriques. Ce discours ne date pas d’hier : il était déjà tenu dans la Rome antique ou à la fin du Moyen Âge, "dès que les femmes veulent s’affranchir des normes", nous explique Francis Dupuis-Déri, auteur de La crise de la masculinité, autopsie d’un mythe tenace. "La crise de la masculinité est une rhétorique politique visant à ré-affirmer la domination des hommes." Entretien.

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- Entretien > 23 novembre 2019 / Propos recueillis par Hervé Kempf et Émilie Massemin

François Ruffin : "La crise climatique nous impose de revoir le sens de l’existence”

"Le monde des dominants est usé", les révoltes françaises montrent "un désir d’autre chose", dit François Ruffin. Dans cet entretien, le député Insoumis se veut "optimiste" malgré la mondialisation destructrice et la crise climatique, qui "devient une chance qui nous impose de revoir le sens de l’existence".
Reporterre poursuit une série d’entretiens de fond avec celles et ceux qui renouvellent la pensée écologique aujourd’hui. Parcours, analyse, action : comment voient-elles et voient-ils le monde d’aujourd’hui ? Aujourd’hui, François Ruffin, député France insoumise de la 1re circonscription de la Somme. Dans son livre Il est où, le bonheur, (éd. Les Liens qui libèrent, novembre 2019) le député appelle à former un "Front populaire écologique".

Reporterre — Comment êtes-vous venu à l’écologie ?

François Ruffin – Je n’ai pas le sentiment d’y être venu. Quand j’étais adolescent, l’un de mes combats fondateurs a été les poules en batterie. J’étais très hostile aux cages et j’ai donné pendant des années à l’association pour la protection mondiale des animaux de ferme. J’ai été végétarien vers mes 17, 18 ans, notamment pour une raison éthique : on ne doit pas faire cela aux animaux.

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- Info > 22 novembre 2019 / Gaspard d’Allens (Reporterre)

Climat : l’action individuelle ne peut pas tout

L’influence des "petits gestes" sur la baisse des émissions de CO2 n’est pas anodine, mais l’action individuelle se cogne à un plafond de verre. Selon une étude, seuls des leviers collectifs peuvent réellement faire la différence, et l’État et les entreprises sont des acteurs clés des profondes transformations nécessaires.

Le colibri ne pourra pas, à lui tout seul, éteindre l’incendie. Pour lutter contre le réchauffement climatique et les émissions de gaz à effet de serre, "faire sa part" est "indispensable mais largement insuffisant". C’est ce que révèle, chiffres à l’appui, une étude du cabinet de conseil Carbone 4 qui revient sur le rôle et la responsabilité des citoyens, des entreprises et de l’État face à l’urgence climatique.

Le débat agite depuis longtemps les adeptes des écogestes et les partisans d’une transformation plus globale. Mais l’étude apporte des données quantitatives intéressantes. Pour elle, il faut mener le combat "sur tous les fronts" et remettre en cause "le système socio-technique" qui encage l’individu dans un mode de vie carboné.

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- 22nd November 2019, by George Monbiot, published in the Guardian 20th November 2019

Power Failure

The current Labour Party has a weak instinct for power. This undermines its chances, but it reflects some rare and important traits.

Try to imagine Jeremy Corbyn in Tony Blair’s post-political role: flying around the world, enriching himself by striking deals with tyrants and oil companies. Try to picture John McDonnell setting up, like Blair’s righthand man Peter Mandelson, a consultancy that gives reputational advice to controversial corporations. Try to picture Rebecca Long-Bailey being caught in a sting, like three of Blair’s former ministers, who offered undercover journalists political influence in exchange for cash.

I find these scenarios impossible to imagine. Whatever you might think of Labour’s frontbenchers, you could surely no more picture them behaving this way than you could picture Boris Johnson abandoning his career to become a hospital cleaner.

The first test of politics is this: are they in it for themselves, or for us?

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- Par RFI, publié le 24-08-2017

Le silence en voie de disparition dans le monde

Si rien n'est entrepris, le silence pourrait disparaître de notre planète dans les dix prochaines années, selon Gordon Hempton, un bioacousticien américain. Polluées par les activités humaines, les zones où seuls les bruits de la nature sont audibles deviennent extrêmement rares. Il n'en resterait ainsi qu'une cinquantaine à travers le monde.

Cedar Creek, dans le Parc national olympique, situé dans l'Etat de Washington, aux Etats-Unis. Wikimedia CommonsCC BY-SA 3.0 Adbar

Les lieux sans aucune nuisance sonore provoquée par l'homme, que ce soit le passage d'un avion, le bruit d'un moteur d'une voiture ou même un coup de fusil, sont devenus d'une extrême rareté.

Depuis trente ans, Gordon Hempton, un bio-acousticien américain, traque ces zones aux quatre coins du monde. Il recherche des endroits où la biophonie, le son des êtres vivants, et la géophonie, le son des éléments naturels comme l'eau, sont intactes.

A ce jour, selon lui, une cinquantaine d'endroits seulement dans le monde restent à l'abri du tapage humain : une dizaine en Afrique, douze en Amérique du Nord mais plus un seul en France.

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- Posté le 20 novembre 2019, par Chaymaa Deb dans Énergie

EDF : Jean-Bernard Lévy n’envisage pas d’abandonner le nucléaire

Face aux sénateurs, Jean-Bernard Lévy s'est une nouvelle fois exprimé sur les orientations de l'entreprise. EPR, sûreté du nucléaire et énergies renouvelables étaient au coeur des interrogations. Le PDG d'EDF indique également qu'il réfute l'idée d'une sortie du nucléaire, en dépit d'Elisabeth Borne. Selon lui, le nucléaire a sa place, aux côtés des énergies renouvelables, dans la neutralité carbone en 2050.

Élisabeth Borne demande, et Jean-Bernard Lévy répond par la négative. Dimanche 10 novembre, la ministre de la Transition écologique et solidaire avait demandé à EDF d’envisager un scénario composé à 100% d’énergies renouvelables. En clair, de se demander comment se passer du nucléaire.

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22 Novembre 2019

     

- Révoltes - par Nolwenn Weiler, 22 novembre 2019

"Avec les gilets jaunes, nous sommes sorties de notre impuissance" : des femmes racontent leur année de révolte

Comment sort-on d’un an d’engagement dans le mouvement des gilets jaunes ? Transformées et pleine d’énergie, répondent des femmes engagées au sein de la "Maison du peuple" de Saint Nazaire. Reportage.

Pour elles, plus rien ne sera jamais comme avant. Leur année d’engagement au sein des "gilets jaunes" les a transformées, en profondeur.

Céline a décidé de quitter l’éducation nationale. Stéphanie ne votera plus jamais pour le RN (ex-FN), et Kty a définitivement rompu avec la solitude. Réunies le temps d’un après-midi pour faire le point sur cette année si particulière, elles commencent par évoquer le nouveau lieu squatté par les gilets jaunes locaux depuis le 7 novembre, un ancien immeuble en plein centre de Saint-Nazaire.

"C’est immense, vraiment. On s’y perd presque, décrit Kty en enlevant sa veste. A l’étage, il y a quelques réparations à faire. Il y a un petit gars de la Zad qui est passé pour voir quels travaux on pourrait faire."

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- Société - Marie-Amaëlle Touré, publié jeudi 21 novembre 2019

#NousToutes, des femmes toujours en colère

Le 8 octobre 2018, 600 femmes francophones appelaient à se mobiliser contre les violences sexuelles et sexistes. Un an plus tard, le combat continue avec des rassemblements prévus ce samedi à travers le monde. Retour sur la genèse et l’évolution du mouvement #NousToutes

"Nous marcherons le 24 novembre pour dire haut et fort que nous voulons en finir avec toutes les violences sexistes et sexuelles."

Par ces mots, quelque 600 artistes, auteures, journalistes et militantes féministes lançaient le 24 novembre 2018, dans une tribune, un appel à manifester contre les violences sexistes et sexuelles. Le rassemblement intervenait le week-end précédant le 25 novembre, Journée internationale pour l’élimination de la violence faite aux femmes.

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21 Novembre 2019

     

- Ecologie - par Sophie Chapelle, 21 novembre 2019

Zone d’éco-activités, agriculture bio et locale : une ville minière tente de créer les emplois de demain

Dans l’ancien bassin minier du Pas-de-Calais, la ville de Loos-en-Gohelle expérimente un nouveau "système alimentaire" local, approvisionné en bio, tout en essayant de répondre aux difficultés sociales qui frappent une partie des habitants.

❐ Second volet de notre reportage.

Au Nord c’étaient Les Corons. La terre, c’était le charbon... A Loos-en-Gohelle, commune du Pas-de-Calais, comme dans le bassin minier qui l’environne, les hommes étaient mineurs de fond : jusqu’à 220 000 d’entre-eux ont travaillé dans la région. A Loos, cette mémoire porte un numéro : le 11/19, la dernière fosse d’extraction de charbon et ses 2000 gueules noires, qui a fermé en 1986.

Trente ans plus tard, le 11/19 est devenu un symbole de la transition écologique et sociale. Le puits a été transformé en zone d’"éco-activités", avec ses projets exclusivement dédiés à la culture, à l’économie et à l’environnement. L’extraction du charbon, ses mortels coups de grisou et son insidieuse silicose a laissé place à l’éco-construction. Les ouvriers ne s’y rendent plus pour descendre au fond mais pour se former aux techniques écologiques de construction.

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- Société - Par Le Parisien, le 20 novembre 2019

Réchauffement climatique : l’objectif de 2°C semble désormais hors de portée

Les prévisions de production de pétrole et de gaz en 2040 dans les principaux pays sont incompatibles avec les objectifs de limitation du réchauffement climatique de 2 °C.

Le Programme des Nations unies pour l’Environnement (Unep) estime que le réchauffement climatique devrait être plus proche de 3°C en 2030. LP/Julien Barbare

L'accord Climat signé à Paris en 2015 avec l'engagement des pays de tenter de limiter le réchauffement climatique à 2 °C en 2030 sera impossible à atteindre.

Le Programme des Nations unies pour l'Environnement (Unep) estime que le réchauffement climatique devrait être plus proche de 3°C.

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- Belga, publié le jeudi 21 novembre 2019 - Santé

Un nouveau type de lésions pulmonaires découvert chez un jeune vapoteur canadien

Un Canadien de 17 ans a failli perdre ses poumons après cinq mois de vapotage intensif, et l'ingrédient soupçonné, le diacétyle, diffère de celui identifié aux Etats-Unis, soulignant les mystères qui restent à élucider sur les cigarettes électroniques. 

Le cas, décrit jeudi dans le journal de l'association médicale canadienne (CMAJ), est intéressant car les lésions sont différentes de celles qui ont été décrites aux Etats-Unis, où plus de 2.000 personnes sont tombées malades de ce que les autorités appellent "Evali", acronyme anglais signifiant "pneumopathies liées à l'utilisation de produits de cigarettes électroniques ou de vapotage".

Quarante-deux Américains en sont morts depuis l'été. Le Canada est relativement épargné avec huit malades recensés.

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20 Novembre 2019

     

- Alternative- par Sophie Chapelle, 20 novembre 2019

Malgré le chômage et la pauvreté, une ancienne ville minière devient un modèle de transition écologique

A Loos-en-Gohelle, dans le Pas-de-Calais, l’équipe municipale tente d’ouvrir un nouvel horizon écologique et social pour les habitants, avec une politique volontariste dans les domaines de l’eau, de l’énergie ou des pesticides. Premier volet de notre dossier de deux reportages.

"Être opprimé par les capitalistes, ici, on sait ce que c’est."

Jean-François Caron est maire écologiste depuis 2001 de la commune de Loos-en-Gohelle, dans la banlieue de Lens (Pas-de-Calais). Depuis son bureau, on aperçoit les immenses terrils qui se dressent autour de cette ville de 6650 habitants, rappelant son passé minier. Le capitalisme y a effectivement laissé de multiples cicatrices.

Dans les années 1960, au plus fort de la production de charbon, 5000 mineurs descendaient quotidiennement "au fond". En 1986, le dernier puits de Loos a fermé, laissant derrière lui son terrible héritage : de l’eau et des terres polluées, du chômage, des délocalisations en chaîne, des paysages détruits, un sol affaissé de 15 mètres...

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- le 16 novembre 2019, Yanik Dumont Baron

Les gilets jaunes face à la stratégie de la peur de Macron

Une entrevue avec David Dufresne, journaliste français indépendant, spécialiste des gilets jaunes.

Cette fin de semaine marquera le premier anniversaire du mouvement des gilets jaunes en France. Le 17 novembre 2018, près de 300 000 Français prenaient d'assaut des ronds-points, des péages et des axes routiers, sonnant le début d'une contestation parfois violente contre les politiques du président Emmanuel Macron. Un an plus tard, la mobilisation demeure, même si nombre d’entre eux ont baissé les bras, ébranlés par une riposte policière qui a fait des milliers de blessés. Notre correspondant à Paris s'est entretenu avec le journaliste indépendant David Dufresne, l'un des premiers à avoir alerté l'opinion publique sur cette violence policière.

Yanik Dumont-Baron. Y a-t-il dans le passé récent de la France d’autres mouvements sociaux lors desquels il y a eu autant de blessés?

▶︎ David Dufresne. Pas vraiment. D'abord, parce qu’il n'y a pas eu de mouvement social comparable à celui-ci depuis au moins 50 ans, avec des gens qui manifestent tous les samedis et tiennent des ronds-points. C’est quand même inédit.

Il y a eu, par le passé, des mouvements forts, parfois violents, mais ils n’ont pas du tout amené ce genre de blessés. Là, on est passé à une phase inédite en termes de blessures, de mutilations.

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- 19 novembre 2019, Régis de Castelnau

Didier Lallement : mépris des gens, mépris des lois.

Un garde chiourme sans état d’âme

L’aveu du préfet de police de Paris, Didier Lallement, filmé le 16 novembre a un énorme mérite, révéler la vérité d’un moment politique dans tous ses aspects.

Répondant à une dame pacifique lui disant être gilet jaune, il ne va pas hésiter, lui le haut fonctionnaire qui devrait observer une neutralité républicaine, à proférer cette phrase de guerre civile :

"nous ne sommes pas dans le même camp Madame".

Le tout en déployant une démarche chaloupée dont il doit penser qu’elle pose son homme, alors qu’elle est encore plus ridicule que celle d’Aldo Maccione qui lui avait le mérite de vouloir nous faire rire. Didier Lallement n’est pas là pour nous faire rire, il est là pour réprimer, pour intimider, et empêcher l’usage de la liberté constitutionnelle de manifestation. À ceux qu’Emmanuel Macron lui a désignés comme ennemis : "la foule haineuse". Une petite visite sur YouTube permet de trouver un florilège de ses différentes interventions où alternent, déclarations martiales, coups de menton et rodomontades.

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19 Novembre 2019

     

- National - November 18, 2019 - Heard on All Things Considered, Martin Kaste

Cybercrime Booms As Scammers Hack Human Nature To Steal Billions

The secret to comedy, according to the old joke, is timing. The same is true of cybercrime.

Mark learned this the hard way in 2017. He runs a real estate company in Seattle and asked us not to include his last name because of the possible repercussions for his business.

"The idea that someone was effectively able to dupe you ... is embarrassing," he says. "We're still kind of scratching our head over how it happened."

It started when someone hacked into his email conversation with a business partner. But the hackers didn't take over the email accounts. Instead, they lurked, monitoring the conversation and waiting for an opportunity.

When Mark and his partner mentioned a $50,000 disbursement owed to the partner, the scammers made their move.

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- Enquête > 19 novembre 2019 / Lorène Lavocat (Reporterre)

Les assurances privées à l’assaut d’une agriculture affaiblie par le climat

Inondation, grêle, sécheresse : 2019 s’annonce comme une nouvelle année noire pour les agriculteurs. Face à la multiplication des aléas climatiques, l’État et le fonds national dédié peinent à faire face aux « calamités agricoles ». Une aubaine pour les assurances privées, qui vantent les mérites de leurs contrats. Au risque d’accélérer l’intensification du système agricole. Explications.

Il y a d’abord eu, en juin, des orages de grêle dévastateurs, d’une ampleur sans précédent. Puis la sécheresse, longue et intense, qui a entraîné des restrictions d’eau dans la majorité du pays — 86 départements étaient concernés mi-septembre. Enfin, des pluies torrentielles se sont abattues sur le sud du pays fin octobre. Résultat, une nouvelle année noire pour nombre d’agriculteurs.

Dans la Drôme, des vergers entiers d’abricots ou de pêches ont été décimés par les grêlons tombés ce printemps. La reconnaissance de calamité agricole a été officialisée le 30 octobre dernier, ouvrant la voie à une indemnisation. Pour les agriculteurs frappés par la sécheresse, il faudra encore attendre. Dans de nombreuses régions, comme en Limousin, « la situation est catastrophique, toutes les cultures ont été touchées », observe Thomas Gibert, paysan en Haute-Vienne sur la ferme collective de La Tournerie. Quant aux bêtes, elles n’ont souvent pas pu pâturer tout l’été, et ont dû être nourries avec du fourrage, normalement stocké pour l’hiver.

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18 Novembre 2019

     

- Richard Werly, publié lundi 18 novembre 2019

Les "gilets jaunes", un procès éditorial

Evoquer les violences qui, au fil de l’année écoulée, ont accompagné les manifestations des "gilets jaunes" en France est une mission délicate. Souligner la justesse de certains de leurs combats l’est tout autant.

La photo est figée. Pour de nombreux lecteurs français du Temps, les violences constatées en marge de manifestations de "gilets jaunes" ne méritent pas d’être mentionnées dans les colonnes de notre quotidien. Exagération. Volonté de discréditer leur mobilisation. Ignorance des réalités sociales françaises. Notre boîte aux lettres électronique s’est vite remplie de critiques sur notre méconnaissance de l’Hexagone. Place, pour ces lecteurs – à chaque fois remercié par nos soins pour leur lecture attentive –, au cliché d’origine: celui de nouveaux "sans-culottes" dont la sincérité de l’engagement ne doit pas être discutée, et surtout pas être ternie par l’apparition, en leur sein, d’éléments résolus à casser pour se faire entendre.

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- Revue de presse - par Rédaction, 18 novembre 2019 - Photo : © Serge d’Ignazio

Un an de Gilets jaunes : un mouvement inédit, une répression sans fin

Le mouvement des Gilets jaunes a fêté son premier anniversaire les 16 et 17 novembre. Tour d’horizon de ce qu’en disent les médias indépendants.

Le mouvement des gilets jaunes a fêté son premier anniversaire : une année de mobilisations sociales inédites, dans toute la France.

Et une année de répression policière de plus en plus violente, avec sa comptabilité morbide :

☛ un mort,

☛ 24 éborgnés,

☛ 5 mains arrachées,

☛ 315 blessés à la tête

selon le décompte du journaliste David Dufresnes sur Allô Place Beauvau, publié par Mediapart.

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17 Novembre 2019

     

- 15th November 2019 - By George Monbiot, published in the Guardian, 13th November 2019

Performative Oppression

The government proposes the cultural cleansing of the Romani and Traveller life from Britain.

This is how it begins: with a theatrical attack on a vulnerable minority. It’s a Conservative tradition, during election campaigns, to vilify Romani Gypsies and Travellers: it tends to play well on the doorsteps of Middle England. But what the Home Secretary, Priti Patel, proposed last week is something else. It amounts to legislative cleansing.

The consultation document she released on the last day of Parliament aims to “test the appetite to go further” than any previous laws. It suggests that the police should be able immediately to confiscate the vehicles of “anyone whom they suspect to be trespassing on land with the purpose of residing on it”. Until successive Conservative governments began working on it, trespass was a civil and trivial matter. Now it is treated as a crime so serious that on mere suspicion you can lose your home.

When I say “you”, obviously I don’t mean you, unless you are a Romani Gypsy, a traditional Traveller or a New Traveller. If you’re on holiday in your caravan, it does not affect you. It applies only if you have “intent to reside” in your vehicle “for any period”. In other words, it is specifically aimed at travelling peoples. It is clearly and deliberately discriminatory.

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16 Novembre 2019

     

- Les blogs du « Diplo » - La pompe à phynance - par Frédéric Lordon, 15 novembre 2019

La précarité tue, le capitalisme tue, le macronisme tue

De France Télécom à Lubrizol, en passant par l’AP-HP, l’éducation nationale, la SNCF, La Poste, Lidl, et finalement Anas, étudiant lyonnais, le capitalisme tue. En direct ou en différé. Le plus souvent en différé, parfait moyen d’effacer les traces.

Ce qui fut jadis une obscure directive européenne ouvrant les services publics à la concurrence deviendra dix ans plus tard un carnage à France Télécom. Mais qui pour rétablir le lien des causes et des effets ? Qui, dans quinze ou vingt ans pour rapporter un supplément "inexplicable" de cancers rouennais à l’explosion d’une bombe chimique en pleine ville ? En réalité qui pour seulement se souvenir et en parler ? Et qui pour mettre en relation le destin d’un étudiant poussé à bout de désespoir avec les Grandes Orientations de Politique Economique ?

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- Enquête > 15 novembre 2019 / Marie Astier (Reporterre)

Porté par son succès, le vin naturel affirme sa dissidence

Vignerons et consommateurs de vins "nature" (ou "naturels") sont de plus en plus nombreux et les autorités surveillent de près ces rebelles du raisin. Face à cette pression, et pour éviter que des industriels pervertissent leurs valeurs, des professionnels du vin nature ont décidé de créer un syndicat.

Sébastien Riffault, installé à Sury-en-Vaux, dans le Cher, a failli perdre l’appellation Sancerre parce que la hauteur de l’herbe dans ses vignes n’était pas réglementaire. Sébastien David, vigneron à Saint-Nicolas-de-Bourgueil (Indre-et-Loire), a été contraint d’envoyer plus de deux mille bouteilles à la distillerie. Les "fraudes" lui reprochaient un taux "d’acidité volatile" supérieur aux normes. "Pourtant, cela ne dérange pas les gens, qui boivent le vin avec plaisir", dit Gilles Azzoni, un de ses collègues qui exerce en Ardèche. "Les bouteilles étaient prévendues à 20 euros l’unité hors taxe !" Du côté de la Bourgogne et de l’appellation pouilly-fumé, une étrange malédiction frappe deux vignerons bio : "L’un s’est vu retirer l’appellation, l’autre s’est fait déclasser toute sa cuvée 2017", raconte leur avocat, Éric Morain, qui conteste ces décisions. "Pourtant, ce sont les deux seuls vignerons en bio de l’appellation, et les deux seuls que l’on retrouve sur la majorité des meilleures tables du monde…" "On est pas mal de vignerons nature à avoir les fraudes sur le dos", résume Gilles Azzoni, qui vinifie en nature depuis l’an 2000. Pour lui, le rappel à l’ordre se fait plus discret. "Depuis un an, elles nous embêtent sur les étiquettes. Je ne pense pas que cela ira jusqu’au tribunal, mais on risque des amendes."

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   &  - Written by The Conversation, November 15, 2019, Alessandro Fedrizzi, Heriot-Watt University and Massimiliano Proietti, Heriot-Watt University

Why a new quantum experiment raises deep philosophical questions about the nature of reality

➤ This article is republished from The Conversation under a Creative Commons license.

Alternative facts are spreading like a virus across society. Now it seems they have even infected science – at least the quantum realm.

This may seem counter intuitive.

The scientific method is after all founded on the reliable notions of observation, measurement and repeatability. A fact, as established by a measurement, should be objective, such that all observers can agree with it.

But in a paper recently published in Science Advances, we show that, in the micro-world of atoms and particles that is governed by the strange rules of quantum mechanics, two different observers are entitled to their own facts. In other words, according to our best theory of the building blocks of nature itself, facts can actually be subjective.

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15 Novembre 2019

     

- Entretien > 15 novembre 2019 / Entretien avec Yves Monteil

"Le maintien de l’ordre vise à terroriser et décourager en infligeant des blessures graves"

Dans "Police, paysages et résistances", le photographe nantais Yves Monteil relate six années de maintien de l’ordre à Nantes et sur la Zad de Notre-Dame-des-Landes. Il livre à Reporterre son regard sur le durcissement de la répression, qui a connu son apogée lors du mouvement des Gilets jaunes.

Yves Monteil est un photographe nantais et auteur du livre Police, paysages et résistances (Ateliers Boh’m, 2019), consacré aux opérations de maintien de l’ordre à Nantes et sur la Zad de Notre-Dame-des-Landes de 2012 à fin 2018.

Reporterre — Comment a germé l’idée de regrouper dans un livre ces années de travail photographique ?

Yves Monteil — C’est mon premier long projet, né en 2012. À l’époque, je faisais des photos sur la Zad de Notre-Dame-des-Landes pour le média citoyen nantais dont je m’occupais, Citizen Nantes. J’avais toujours fait de la photo documentaire et sociale et j’ai toujours été proche des milieux associatif et militant mais l’opération César d’expulsion de la Zad [en octobre 2012] m’a mis face à une réalité du maintien de l’ordre que j’ignorais. Quand Citizen Nantes s’est arrêté en 2015, j’ai continué à creuser le sujet en l’élargissant, jusque fin 2018.

Mon idée était de mêler maintien de l’ordre en milieu urbain et sur la Zad. Il s’agissait de montrer qu’à la campagne comme à la ville se produisait un changement de doctrine du maintien de l’ordre. Il a été découvert par le plus grand nombre — et la presse mainstream s’en est emparé — avec le mouvement des Gilets jaunes mais j’avais observé bien avant de graves problèmes, avec déjà des yeux crevés, des mains arrachées.

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- Portrait - Richard Werly, publié vendredi 15 novembre 2019

Ingrid Levavasseur, en colère mais toujours digne

Elle ne porte plus un gilet jaune chaque samedi, mais son indignation est intacte. Contre le gouvernement et contre ceux qui, en misant tout sur la violence, ont porté atteinte à la crédibilité du combat

Son livre dit sa douleur. Une douleur personnelle, familiale, sociale, partagée par tant d’ex-"gilets" en cette mi-novembre, un an tout juste après la première mobilisation des "gilets jaunes" à travers la France, le 17 novembre 2018.

Rester digne (Ed. Flammarion, 2019) est le récit d’une colère. Celle d’Ingrid Levavasseur, divorcée, mère de deux enfants, aide-soignante depuis maintenant cinq ans.

"Le calcul est simple, Monsieur le président, avait écrit l’auteure sur sa page Facebook, à la veille de cette première journée d’action. Je gagnerais de l’argent en restant à la maison pour m’occuper de mes enfants plus qu’en allant travailler. Je pense que l’heure est grave puisque je me demande aujourd’hui ce que je dois faire."

Les mots figurent, fin 2019, au début de son ouvrage. Preuve qu’en douze mois, bien peu de choses ont changé…

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- Climate change - Damian Carrington Environment editor, Wednesday 13 November 2019

Climate crisis will affect lifelong health of young, warn doctors

Lancet Countdown tracks impacts of global heating covering disease, wildfires and malnutrition

The climate crisis will determine the lifelong health of today’s children, doctors have warned, noting that global heating was already causing harm.

Children are especially vulnerable and the global team of researchers say rising temperatures mean the bacteria causing deadly diarrhoea will thrive while poorer crop yields could lead to more malnutrition.

The annual Lancet Countdown on Health and Climate Change tracks the impacts of global heating on health. As well as children, older people are particularly vulnerable to heatwaves since they are less able to regulate their temperature and fluid balance.

The authors found that 220 million more people over 65 were exposed to heatwaves in 2018 compared with 2000. Europe, the report said, was especially at risk, due to its high number of older citizens living in large, hot, cities.

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14 Novembre 2019

     

- Tribune > 14 novembre 2019 / Des citoyens, universitaires, militants…

La démocratie renaîtra à l’échelle locale

Face à la triple crise écologique, sociale et démocratique, les signataires de cette tribune appellent à faire des élections municipales un moment de refondation politique. L’échelle locale permet en effet aux habitants de se réapproprier leur droit à décider ensemble de la vie collective quotidienne.

La campagne des élections municipales, loin de relever d’un scrutin secondaire ou intermédiaire, est une formidable occasion de bouleverser notre univers politique. Elle ouvre un temps et un espace que nous devons nous approprier pour construire collectivement des réponses aux urgences qui nous menacent.

Malgré le tapage assourdissant des thuriféraires du "there is no alternative" et du "business as usual", les catastrophes climatiques et écologiques qu’engendre le mode de production dominant sont maintenant largement connues. En dépit d’une féroce répression, le soulèvement des Gilets jaunes a construit un large front de lutte contre les injustices sociales, géographiques et politiques que le capitalisme néolibéral contemporain aggrave un peu plus chaque jour. Il y a les souffrances et les exploitations d’aujourd’hui, il y a la certitude qu’elles seront redoublées demain si rien ne change. La fin du monde et les fins du mois nous obligent.

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- Environnement - lundi 28 octobre 2019, de Taïna Cluzeau

Forêts : 37 % des arbres européens sont menacés d'extinction

Un récent rapport indique que 168 espèces d’arbres originaires d’Europe sont menacées.

Tigres, baleines, orangs-outans... Tous sont connus pour être menacés d’extinction. Mais qui s’inquiète pour le sorbier, le marronnier ou l’orme ? Ces arbres, qui peuplent les forêts européennes, courent pourtant le même danger que les espèces animales médiatisées : au moins 37 % des 454 espèces originaires d’Europe sont menacées.

En septembre 2019, l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a tiré la sonnette d’alarme, en publiant la première liste rouge des arbres européens. Le but ? Sensibiliser le public et les autorités à cette problématique.

"Nous avons tous besoin de travailler ensemble pour assurer leur survie, a déclaré dans un communiqué Craig Hilton-Taylor, chef de l’unité “liste rouge” de l’UICN. Le plus important est peut-être que les mesures de conservation de ces espèces menacées [...] soient intégrées au plan de gestion et de conservation des terres."

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- Ma vie au poste - Samuel Gontier, publié le 12/11/2019.

Manif contre l’islamophobie : “dérapages en série” sur BFMTV et LCI

Sur BFMTV comme sur LCI, la manifestation contre l’islamophobie organisée dimanche à Paris se résume à une image (celle d’une “petite fille” portant un croissant et une étoile jaunes) et à un discours (revendiquant le droit de prier “Allah Akbar”). Les rares invités à défendre une autre vision se font sévèrement rabrouer.

"Vincent, vous revenez sur ce qui se passe en Bolivie."

Lundi soir, David Pujadas sollicite Vincent Hervouët pour son "parti pris".

"Evo Morales a démissionné, assure le présentateur de LCI. Et vous dites : “vive les coups d’État !”"

Ben voyons. L’éditorialiste rappelle :

"On a oublié qu’Evo Morales est arrivé au pouvoir en faisant chuter deux présidents élus à la loyale."

Vive les coups d’État, mais seulement de droite :

"L’armée a sonné la fin de la partie. L’armée a fait ce qu’elle sait faire le mieux en Bolivie, elle a fait un putsch."

Une junte militaire, voilà ce qu’il faut aux Boliviens.

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13 Novembre 2019

     

- Enquête 12 novembre 2019 Par Caroline Coq-Chodorge

Ehpad: des privatisations s’enclenchent à bas bruit

De la région parisienne au Puy-de-Dôme, Mediapart a enquêté sur une "petite" série de privatisations d’Ehpad publics vétustes et incapables de financer des travaux. Pas encore une vague. Mais un mouvement inédit.

La ministre de la santé a finalement tranché : le petit hôpital de Longué-Jumelles (Maine-et-Loire), en fait un gros Ehpad avec juste quelques lits d’hôpital, restera public. Si la ministre s’en est mêlée, c’est que sa possible privatisation a bénéficié d’une médiatisation nationale. Mais bien d’autres projets de privatisations d’Ehpad n’ont pas attiré l’attention d’Agnès Buzyn.

Rien que sur la région Auvergne-Rhône-Alpes, "il y a une vague de privatisations larvées d’Ehpad publics, estime Serge Malacchina, délégué régional de la Fédération hospitalière de France (FHF), qui défend les intérêts du public. Ce sont des établissements vétustes, dans des impasses financières pour financer leur reconstruction. Ce problème est national".

"Je ne peux parler que de mon département mais les Ehpad publics y sont dans un état catastrophique, confirme Frédéric Raynaud, directeur général de la Mutualité française Puy-de-Dôme (la Mutualité française, l’un des principaux acteurs du médico-social en France, relève du "privé non lucratif"). Si les pouvoirs publics n’ont pas les moyens d’investir, il faut bien trouver des solutions."

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RRaquel Freitas à Marseille, état d'urgence sociale, 13 Novembre 2019

Cerveaux non disponibles

Un sans-abri handicapé, une personne en fauteuil roulant meurt dans la rue à Perpignan le lundi, une femme et sa fille sont retrouvées mortes de faim dans leur appartement à Nîmes le jeudi, un étudiant s’immole par le feu à Lyon le vendredi en laissant une lettre expliquant son désespoir de cette lutte pour la survie à laquelle on est si nombreux à être confrontés aujourd’hui dans notre si beau pays. Mais si beau pays encore pour qui ? Et pour les autres, combien de temps encore?

9,3 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté en France. 15 % de la population...

Avec les nouvelles réformes, nous allons devoir travailler jusqu’à nos vieux jours, littéralement jusqu’à ce que mort s’ensuive si on ne veut pas crever avant. 600 000 personnes vont perdre leur aide au logement et des millions vont la voir rétamée jusqu’à peau de chagrin.

D’autres millions vont tellement perdre de leur petite aide sociale, de leur chômage qu’avec les prix actuels exorbitants pour vivre –- et qui vont encore augmenter — ,il nous faudra choisir entre payer son loyer, bouffer ou se chauffer. Il nous faudra choisir entre mourir de faim, de froid ou être à la rue...

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- Bushfires - Opinion - By Greg Mullins, November 11, 2019

This is not normal: what's different about the NSW mega fires

❐ I write this piece reluctantly, because there are still possible fire victims unaccounted for; people have lost loved ones; and hundreds of families have lost their homes. My heart goes out to them. I don’t want to detract in any way from the vital safety messages that our fire commissioners and Premier will be making about Tuesday’s fire potential.

Everyone needs to heed the fire service warnings to prepare, to have a plan, and to leave early if you’re not properly prepared. Know that the best firefighters in the world – volunteer and paid – will be out in force from NSW — New South-Wales — agencies and interstate to do battle with the worst that an angry Mother Nature can throw at us. But as we saw on Friday, the sheer scale and ferocity of mega fires can defy even the best efforts.

In the past I have heard some federal politicians dodge the question of the influence of climate change on extreme weather and fires by saying,

"It's terrible that this matter is being raised while the fires are still burning."

But if not now, then when?

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- Écho de presse - par Michele Pedinielli, le 20/11/2017- modifié le 12/11/2019

Jean Jaurès contre les "lois scélérates" anti-anarchistes

Entre 1893 et 1894, le gouvernement fait voter trois lois visant à combattre les mouvements anarchistes responsables de plusieurs attentats. Ces textes liberticides engagent Jean Jaurès dans une bataille contre la censure et la corruption.

Au début des années 1890, la France est frappée par une série d’attentats anarchistes.

En mars 1892, Ravachol pose des bombes contre Edmond Benoît, président des Assises, et contre l’avocat général Bulot. Même si le "Rocambole de l’anarchisme" est arrêté et guillotiné, une vague d’attentats s’abat sur Paris qui culmine avec deux événements majeurs : une bombe lancée à la tribune de la Chambre des députés le 9 décembre 1893, par Auguste Vaillant (dont il s’avère qu’il a été manipulé par la police pour provoquer une répression massive contre les milieux anarchistes) et l’assassinat du président de la République Sadi Carnot le 24 juin 1894 par le jeune anarchiste italien Sante Geronimo Caserio.

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12 Novembre 2019

     

- 11th November 2019, by George Monbiot, published in the Guardian, 7th November 2019

The Unlearning

Boarding school, a peculiarly British form of abuse, has devastating impacts not only on the boarders, but on those they grow up to dominate.

There are two stark facts about British politics. The first is that they are controlled, to a degree unparalleled in any other Western European nation, by a tiny, unrepresentative elite. Like almost every aspect of public life here, government is dominated by people educated first at private schools, then at either Oxford or Cambridge.

The second is that many of these people possess a disastrous set of traits: dishonesty, class loyalty and an absence of principle. The current Prime Minister exemplifies them. What drives him? What enables such people to dominate us? We urgently need to understand a system that has poisoned the life of this nation for over a century.

I think I understand it better than most, because there is a strong similarity between what might have been the defining event of Boris Johnson’s childhood and mine. Both of us endured a peculiarly British form of abuse, that is intimately associated with the nature of power in this country. We were sent to boarding school when we were very young.

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- Damian Carrington Environment editor, @dpcarrington, Tuesday 5 November 2019

Climate crisis: 11,000 scientists warn of ‘untold suffering’

Statement sets out ‘vital signs’ as indicators of magnitude of the climate emergency

🧨 ⁉️  Most countries’ climate plans ‘totally inadequate’ – experts ⁉️🧨

A man uses a garden hose to try to save his home from wildfire in Granada Hills, California, on 11 October 2019. Photograph: Michael Owen Baker/AP

The world’s people face “untold suffering due to the climate crisis” unless there are major transformations to global society, according to a stark warning from more than 11,000 scientists.

“We declare clearly and unequivocally that planet Earth is facing a climate emergency,” it states. “To secure a sustainable future, we must change how we live. [This] entails major transformations in the ways our global society functions and interacts with natural ecosystems.”

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- Vendredi 8 novembre 2019, par Léa Salamé , Nicolas Demorand - Légende du visuel principal: Jean Viard © AFP / Denis Dalmasso - Invité : Jean Viard, Sociologue, directeur de recherche associé au Cevipof-CNRS

Jean Viard : "La 3e guerre mondiale est commencée, c’est une guerre écologique"

Jean Viard, sociologue, est l'invité du grand entretien de Nicolas Demorand à 8h20.

 

  l'interview (25')

 

"Plus la vie est longue, plus on la vit par séquences courtes"

Jean Viard explique que les séquences de vie, les marqueurs de la jeunesse par rapport à l'âge adulte sont en mutation depuis l'après-guerre.

"Quand j'étais jeune, l’âge adulte était défini par deux éléments : je me reproduis et je gagne ma vie, c’était ça l’âge adulte. Aujourd’hui,  le 1er bébé c’est 30 ans et deux mois, et en gros la majorité des jeunes ont un emploi stable à l'âge de 29 ans". (...)

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- Par Maxime Perrotin, 11.11.2019

Immobilier: la majorité s’apprête-t-elle à réformer le droit de propriété?

Un projet de loi porté par un député de la majorité prévoit une série de mesures visant à réformer le droit de propriété en France. L’une d’elles consiste à généraliser le mécanisme de dissociation foncier-bâti de la loi Alur. Une mesure sensible, dans un pays où le droit de propriété est historiquement et constitutionnellement sacré.

Le droit de propriété tel que nous le connaissons est-il sur le point de connaître une révolution?

Mi-octobre, le député Modem Jean-Luc Lagleize a déposé un projet de loi "visant à réduire le coût du foncier et à augmenter l’offre de logements accessibles aux Français" sur la base d’un rapport sur la maîtrise des coûts du foncier remis le 8 novembre au Premier ministre.

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- Jean-pierre Collet, 12 Novembre 2019

SÉISME ET NUCLÉAIRE : COMMUNIQUE DE LA CRIIRAD

L’épicentre du séisme de magnitude 5,4 intervenu peu avant midi le 11 novembre 2019 en vallée du Rhône est situé à environ 13 kilomètres de la centrale nucléaire de Cruas et 28,5 kilomètres de celle du Tricastin.

Les autorités et les industriels du nucléaire se sont voulus très rassurants hier après-midi en indiquant qu’il n’y avait pas eu de conséquences notables sur la sûreté de ces deux sites nucléaires.

Les autorités ont annoncé hier soir que les réacteurs de la centrale de Cruas étaient cependant mis à l’arrêt pour des examens plus approfondis dans la mesure où l’un des capteurs du site avait enregistré un niveau d’accélération supérieur au critère d’intervention.

Dès l’annonce du séisme, la CRIIRAD s’est mise en situation de vigilance renforcée.

Elle peut confirmer que ses balises de surveillance en continu de la radioactivité atmosphérique en Vallée du Rhône (Valence, Montélimar, Saint-Marcel d’Ardèche, Avignon) n’ont mis en évidence aucune contamination ou élévation anormale du rayonnement ambiant.

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☛ Voir le site des balises CRIIRAD.

☛ le site de la CRIIRAD

 

 

 

 

 


11 Novembre 2019

     

- Novembre 2019, pages 1, 18 et 19 - par Claire Lecœuvre, journaliste

Des militants en quête de stratégie

Les écologistes tentés par l’action directe

Depuis plusieurs mois, les militants écologistes multiplient les coups d’éclat. Le durcissement concerne autant leurs modalités d’action que leur projet politique. Ils ne croient plus la préservation de l’écosystème compatible avec le modèle capitaliste de croissance. Cette nébuleuse saura-t-elle pour autant se rapprocher d’autres luttes et s’entendre sur des stratégies susceptibles de renverser l’ordre établi ?
   
Décrochages du portrait du président de la République, grèves pour le climat, blocages de sites d’Amazon, de Monsanto ou de BNP Paribas, actions locales tous azimuts : pas une semaine ne se passe sans un coup d’éclat mené au nom de la défense de la planète. De nombreuses personnes qui n’avaient jamais milité auparavant s’investissent et bousculent les organisations traditionnelles comme Greenpeace, les Amis de la Terre, Attac ou France Nature Environnement. Toutes se disent radicales, c’est-à-dire en premier lieu attachées à prendre les problèmes à la racine, au cœur du système économique et social qui les engendre.

"Nous sommes un mouvement radical dans le sens étymologique du terme, c’est-à-dire pour un changement profond, avec une critique radicale du système capitaliste", explique M. Gabriel Mazzolini.

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- novembre 2019 - #Société, propos recueillis par Jacques-Yves Bellay, Anne-Lorraine Bujon, Olivier Mongin et Jean-Louis Schlegel

La France d’après, par Jérôme Fourquet

La mondialisation impose une redistribution des cartes sociale et électorale. Le mouvement des Gilets jaunes révèle une crise du modèle d’aménagement des territoires fondé sur les métropoles et une sortie de l’ère de la grande classe moyenne. Les territoires en difficulté, où domine le sentiment d’abandon, adresse à l’État une demande de sécurité et d’égalité.

Vous soutenez que deux France s’opposent : une France à l’aise dans la mondialisation, dynamique, confiante en son avenir (c’est, pour une part, la France des électeurs de Macron) et une France reléguée, victime de la mondialisation (qui recoupe en partie le vote en faveur du Rassemblement national). Cette dichotomie est elle-même traversée de multiples fragmentations. Comment les expliquez-vous ?

▶︎ Nous sommes en effet confrontés à une nouvelle géographie, sociale et électorale, qui ne correspond plus à nos repères traditionnels. Il s’est opéré une véritable redistribution des cartes, qui tient pour beaucoup à la dynamique de l’économie mondialisée, qui a conforté certaines positions et en a fragilisé d’autres.

C’est à partir de ce canevas qu’on doit lire ce qu’est la France aujourd’hui.

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- Tribune > 18 février 2019 / Charles Adrien Louis et Guillaume Martin

Rester sous les 1,5 °C : voici comment nos vies pourraient changer

Les scientifiques du climat ont appelé à prendre les mesures nécessaires pour limiter le réchauffement à 1,5 °C avant 2030. Les auteurs de cette tribune expliquent quels changements profonds de nos manières de faire cela implique.

Charles Adrien Louis et Guillaume Martin, du cabinet B&L évolution, sont coauteurs de "Comment s’aligner sur une trajectoire compatible avec les 1,5 °C ?" Cette étude détaille des mesures permettant de rester sous le seuil de 1,5 °C d’augmentation de la température par rapport à l’ère pré-industrielle.

La sortie du rapport spécial du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) sur les 1,5 °C en octobre dernier montre qu’il est nécessaire et même vital de prendre des mesures "ambitieuses", "drastiques", "profondes". Est-ce réellement faisable ? Peut-on encore espérer rester sous les 1,5°C ? S’aligner sur une trajectoire 1,5 ° C signifie que l’empreinte carbone de la France doit passer de 10,5 tonnes de CO2 par habitant en 2017 à 3,7 tonnes de CO2 en 2030, ce qui implique des changements profonds dans tous les secteurs.

Côté logement, rénover en haute performance environnementale 1 million de logements par an, limiter les constructions neuves à de l’habitat collectif avec une surface par habitant de 30 m², restreindre la température moyenne des logements non rénovés à 17 °C participeraient à réduire de 38 millions de tonnes équivalent CO2 nos émissions de gaz à effet de serre annuelles en 2030.

Sur le plan des transports, pour réduire de 132 à 31 millions de tonnes équivalent CO2 nos émissions, il faut en particulier stopper les lignes aériennes internes disposant d’une alternative par la route ou le fer en moins de 4 h, interdire les poids lourds en zone urbaine, limiter à 110 km/heure la vitesse sur autoroute.

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- Home - Politique - 11 novembre 2019, par David Barsamian, Truthout, Publié le 28 juillet 2019

Noam Chomsky : L’espérance de vie diminue aux États-Unis non sans raison

La vie aux États-Unis – le pays le plus riche de l’histoire du monde – pourrait être tout autre. Les guerres sans fin de ce pays, les morts par désespoir, l’augmentation du taux de mortalité, la violence incontrôlable par arme à feu …tout cela n’est pas dû au hasard. Dans cette deuxième partie, issue de la transcription en exclusivité d’une conversation diffusée par Alternative Radio, l’intellectuel Noam Chomsky commente les racines de la culture des armes à feu, du militarisme, de la stagnation économique et des inégalités croissantes aux États-Unis. Voir ici la première partie de cet entretien “Noam Chomsky : Trump tente d’exploiter les tensions avec l’Iran pour les élections de 2020".

Noam Chomsky, USA - Source : Truthout, David Barsamian, 28-07-2019 - La stagnation économique engendrée par la politique néolibérale est la cause de “morts par désespoir” aux États-Unis, selon Noam Chomsky. VCG VIA GETTY IMAGES

David Barsamian : Vous arrive-t-il de faire le lien entre la violence extérieure de l’État américain et ce qui se passe à l’intérieur du pays, avec toutes ces fusillades et ces tueries ?

▶︎ Noam Chomsky : Les États-Unis sont un pays très étrange. Si on regarde son infrastructure, les États-Unis apparaissent souvent comme un pays du "Tiers-monde"… Cela ne concerne pas tout le monde, bien entendu. Il y a des gens qui peuvent se dire ; "D’accord, parfait, je me déplacerai avec mon jet privé ou mon hélicoptère". Mais circulez à l’intérieur des villes américaines : elles tombent en ruine. La Société Américaine des Travaux Publics classe régulièrement le pays au rang ‘D’, c’est-à-dire au dernier rang, pour son infrastructure.

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Philippe Recyclerie Créative et Jerome Legoff ont partagé une publication.

RL Leucart

Lettre d'un poilu à sa femme : "La sentence est tombée : je vais être fusillé pour l'exemple, demain, avec six de mes camarades, pour refus d'obtempérer."

Le 30 mai 1917

Léonie chérie

J'ai confié cette dernière lettre à des mains amies en espérant qu'elle t'arrive un jour afin que tu saches la vérité et parce que je veux aujourd'hui témoigner de l'horreur de cette guerre.

Quand nous sommes arrivés ici, la plaine était magnifique. Aujourd'hui, les rives de l'Aisne ressemblent au pays de la mort. La terre est bouleversée, brûlée. Le paysage n'est plus que champ de ruines. Nous sommes dans les tranchées de première ligne. En plus des balles, des bombes, des barbelés, c'est la guerre des mines avec la perspective de sauter à tout moment. Nous sommes sales, nos frusques sont en lambeaux. Nous pataugeons dans la boue, une boue de glaise, épaisse, collante dont il est impossible de se débarrasser. Les tranchées s'écroulent sous les obus et mettent à jour des corps, des ossements et des crânes, l'odeur est pestilentielle.

Tout manque : l'eau, les latrines, la soupe. Nous sommes mal ravitaillés, la galetouse est bien vide ! Un seul repas de nuit et qui arrive froid à cause de la longueur des boyaux à parcourir. Nous n'avons même plus de sèches pour nous réconforter parfois encore un peu de jus et une rasade de casse-pattes pour nous réchauffer.

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10 Novembre 2019

     

- Entretien - 7 novembre 2019 Par Pauline Graulle et Christophe Gueugneau

François Ruffin: “Je suis un réformiste!”

Le député de la Somme publie Il est où, le bonheur. François Ruffin livre là ses réflexions sur l’écologie et la nécessité de renouer, dans un "front populaire écologique", une alliance entre classes populaires et "classe éduquée". Constatant que "le triptyque consommation-croissance-mondialisation ne fait plus envie", il juge que s'ouvre un espace politique. 

Chaque sortie d’ouvrage ou de film de François Ruffin est désormais un événement médiatique. Son nouvel opus, publié mercredi 6 novembre, Il est où, le bonheur (Les Liens qui libèrent), n’échappe pas à la règle. Le "député-reporter", qui écume les médias depuis une semaine – il sera à "On n’est pas couché", pour la seconde fois, samedi 9 novembre –, y revient en longueur sur sa conception de l’écologie. Alors que de Greta Thunberg à Yannick Jadot, la branche la plus visible de l’écologie politique prône un consensus autour de la question climatique, François Ruffin estime au contraire qu’il faut revenir à la question de la lutte des classes et réintroduire le conflit au cœur de la matrice idéologique.

Ce qui n’empêche pas le député insoumis de la Somme de plaider pour une alliance des classes populaires et des classes moyennes autour de l’écologie, et d’espérer des retrouvailles pour une gauche politique éparpillée façon puzzle – ce qu’il nomme le "Front populaire écologique". Comment passer des paroles aux actes ? Le directeur de Fakir tente, bon an mal an, de mettre en pratique ses bonnes intentions dans sa ville d’Amiens : aux municipales de mars prochain, une candidature "citoyenne" soutenue par La France insoumise, le Parti communiste, Génération·s, les écologistes et les socialistes, a de bonnes chances de voir le jour.

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- Climate visionary - By Tatiana Schlossberg, November 7, 2019

Taking a Different Approach to Fighting Climate Change

The research of Narasimha Rao, a Yale professor, shows that reducing inequality could improve our ability to mitigate some of the worst effects on the environment.

❐ Narasimha Rao, a professor at the Yale School of Forestry and Environmental Studies, specializes in energy systems analysis.

Credit...Monica Jorge for The New York Times

❐ This article is part of a continuing series on Visionaries. The New York Times selected people from all over the world who are pushing the boundaries of their fields, from science and technology to culture and sports.

When policymakers, financiers and scientists describe the world decades from now, in the throes of climatic changes that we now only model, they emphasize what might be lost.

They discuss the threats to gross domestic product, the havoc wrought by natural disasters or the runaway greenhouse gas emissions released by emerging national economies.

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- Chams Iaz, publié jeudi 1 août 2019

Féminicides, le choix des mots.

Une internaute a corrigé un de nos titres. L’occasion de partager la réflexion de la rédaction du “Temps” sur le vocabulaire utilisé et ses enjeux

“On a toujours autant de mal à parler clairement des violences masculines chez Le Temps”, écrit une internaute sur Twitter en partageant la photo d’un article publié le 28 juillet et corrigé par ses soins.

Intitulé "Le corps d’une jeune femme découvert dans le canton de Zurich", cette dernière propose la variante suivante: "Un homme a tué une jeune femme dans le canton de Zurich". Une remarque intéressante, mais qui ne prend pas en compte les exigences du journalisme.

L’exercice de notre métier repose sur la vérification des faits et doit prendre en considération des règles éditoriales, déontologiques et juridiques. Le poids de chaque mot doit être mesuré. Cet article a été publié le jour de l’annonce des faits, alors que l’enquête judiciaire était toujours en cours. Ecrire "un homme a tué" avant que l'enquête ne soit terminée aurait été un raccourci trop rapide.

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09 Novembre 2019

     

- 14 Octobre 2019

Incendie chimique de Rouen (Lubrizol) : “Que tout continue ainsi, voila la vraie catastrophe” - Walter Benjamin

Où en sommes-nous [20 ans après] ? (par Miguel Amoros)

Miguel Amorós,
septembre 1999.

Quelques considérations sur le thème de la technique et la manière de combattre sa domination.

"Que cherchons-nous à accomplir ? Changer l’organisation sociale sur laquelle repose la prodigieuse structure de l’organisation de la civilisation, qui s’est construite au cours de siècles de conflits, au sein de systèmes vieillissants ou moribonds, conflits dont l’issue fut la victoire de la civilisation moderne sur les conditions naturelles de la vie.” - William Morris, Où en sommes-nous ?, 1890.

Quand Walter Benjamin, dans son article intitulé Théorie du fascisme allemand, rappelle la phrase apparemment intempestive de Léon Daudet, "l’automobile, c’est la guerre", il illustre le fait que les instruments techniques, ne rencontrant pas dans la vie des gens un vide qui légitime leur nécessité, forcent cette nécessité en ravageant leur vie. Si la réalité sociale n’est pas mûre pour les avancées techniques qui frappent à sa porte, tant pis pour elle : elles la dévasteront. Le résultat est que la société entière se trouve transformée par la technique comme à la suite d’une guerre. En réalité, en considérant seulement la grande quantité de déplacements de population, l’énormité des données emmagasinées et traitées par les modernes technologies de l’information et le grand nombre de pertes par accidents, suicides ou pathologies contemporaines, on a l’impression qu’une guerre, totalement froide, se déroule chaque jour dans les scénarios de l’économie, de la politique, ou de la vie quotidienne. Une guerre dans laquelle on cherche toujours à vaincre grâce à la supériorité technique en automobiles, en ordinateurs, en biotechnologies… De par la nature de la société capitaliste, les moyens techniques toujours plus puissants ne contribuent nullement à la cohésion sociale et à l’épanouissement personnel, puisque la technique ne sert qu’à armer le parti des gagnants. Pour Benjamin donc, et pour nous, "toute guerre à venir sera en même temps une révolte des esclaves de la technique".

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- Tribune > 9 novembre 2019 / Mathilde Larrère

“Notre histoire s’est bâtie pour partie sur des violences populaires”

En France, violence populaire et violence d’État semblent s’opposer catégoriquement. Pourtant, comme l’explique l’autrice de cette tribune, notre histoire est ambivalente : elle s’est construite pour partie sur des violences populaires, ensuite légitimées et même commémorées.

❐ Mathilde Larrère est maîtresse de conférence en histoire contemporaine, spécialiste de la citoyenneté, des révolutions et du maintien de l’ordre.

Quand un journal titre sur la violence d’une journée de manifestation, il y a de fortes chances qu’il s’agisse de dénoncer le nombre de vitrines brisées par les manifestants. Il y a un évident différentiel de traitement entre ce qu’on pourra appeler la « violence populaire » et la « violence d’État » (exercée par ses forces de l’ordre, ce qui n’est cependant qu’un des aspects de la violence d’État). Violence populaire et violence d’État n’ont pas les mêmes acteurs, pas les mêmes armes, pas non plus les mêmes cibles. Surtout, seule la violence d’État peut être légale quand la violence du peuple est toujours du ressort de l’illégalité.

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08 Novembre 2019

     

- Opinions - Carte Blanche - interview - Etienne Bastin, 27 avril 2019

Hervé Le Bras: "La ruée migratoire vers l'Europe, c'est un grand fantasme"

Hervé Le Bras est démographe, spécialiste des migrations. Chercheur émérite à l’Institut national d’études démographiques (INED) et historien à l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS), il est l’auteur d’une œuvre abondante, dont récemment L’Âge des migrations et Malaise dans l’identité. Aussi soucieux de la rigueur des chiffres que de l’attention aux réalités du terrain, il n’a pas de peine à démonter les théories en vogue : "appel d’air", "ruée vers l’Europe", "bombe démographique" et autre "grand remplacement“.

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- Reportage > 8 novembre 2019 / Victor Chaix (Reporterre)

La réforme de l’assurance chômage va "hacher menu" les précaires

La réforme des règles de l’assurance-chômage est entrée en vigueur le 1er novembre. "Reporterre" a rencontré un berger, une journaliste pigiste et une professeure remplaçante. Précarisés, ils racontent comment la réforme va alourdir leur quotidien.


Entrée en vigueur vendredi 1er novembre, la réforme des règles de l’assurance chômage permettra à l’État d’économiser jusqu’à six milliards d’euros à la fin 2022. Elle touchera, selon l’Unédic, environ 710.000 personnes dès la première année de sa pleine mise en œuvre, à partir d’avril prochain. Leurs indemnisations vont baisser et accéder à leurs droits sera plus compliqué. C’est d’autant plus problématique que, toujours selon l’Unédic, la réforme concerne des individus fragiles : ils sont plus jeunes que la moyenne des allocataires — "ceux qui voient l’ouverture de leur droit retardée sont plus nombreux à avoir moins de 25 ans" — et ont des droits plus courts, avec des salaires plus bas.
Nous avons interrogé trois travailleurs précarisés, qui seront, comme les autres personnes vivant hors du cadre de l’emploi à plein temps, durement affectées par la réforme.

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- Usbek & Rica #Économie. #Démocratie - 03/11/2019, Fabien Benoit

Vandana Shiva : “La démocratie représentative a été piratée par les milliardaires”

Rencontre avec l’activiste indienne Vandana Shiva, dont le dernier livre 1%, reprendre le pouvoir face à la toute puissance des riches (édition Rue de l’Échiquier, 2019) est une charge contre le pouvoir des multinationales, et tout particulièrement des géants du numérique.

❐ Née en 1952 dans le Nord de l’Inde (dans l’État de l’Uttar Pradesh), docteure en philosophie des sciences, Vandana Shiva s’est très tôt signalée par son engagement écologique, féministe et, plus largement, sa critique de la mondialisation.

❐ Son grand combat est celui qu’elle mène contre les OGM et la privatisation du vivant par le truchement des brevets sur les semences. Face au géant Monsanto, avec son association Navdanya, fondée en 1991, elle a développé des banques de semences naturelles en Inde et soutenu une agriculture paysanne et biologique, créant notamment un système de prêt bancaire et accompagnant des centaines de milliers de paysans vers la "souveraineté alimentaire" et des pratiques durables.

❐ Auteure de plus d’une vingtaine de livres, conférencière habituée des grands sommets internationaux, Vandana Shiva poursuit inlassablement son combat. Mais les convergences aujourd’hui à l’œuvre entre, d’une part, les grandes entreprises de la biochimie et de l’agriculture industrielle, et d’autre part les géants du numérique, ont fait évoluer la nature de ses "cibles". Dans son nouveau livre, l’activiste indienne n’hésite pas à parler à propos de ces derniers d’une nouvelle forme de colonisation, et à comparer Bill Gates à Christophe Colomb. Nous l’avons rencontrée à l’occasion de son passage à Paris pour mieux cerner son propos et sa vision du monde.

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07 Novembre 2019

     

- Opinion - John Cook, Geoffrey Supran, Stephan Lewandowsky, Naomi Oreskes and Edward Maibach, 4 November, 2019

How fossil fuel industry misled Americans deliberately about climate change

Scientists working for the fossil fuel industry knew about the potential warming effects of CO2 emissions as early as the 1950s.

Over the past few decades, the fossil fuel industry has subjected the American public to a well-funded, well-orchestrated disinformation campaign about the reality and severity of human-caused climate change.

The purpose of this web of denial has been to confuse the public and decision-makers in order to delay climate action and thereby protect fossil fuel business interests and defend libertarian, free-market conservative ideologies.

The fossil fuel industry’s denial and delay tactics come straight out of Big Tobacco’s playbook.

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06 Novembre 2019

     

- Info > 6 novembre 2019 / Alexandre-Reza Kokabi (Reporterre)

Pour défendre les pesticides, la FNSEA invente le délit de “pollution démocratique”

Le syndicat départemental de la Somme de la FNSEA a assigné en justice Europe Écologie-Les Verts. Il reproche au parti écolo une "pollution démocratique" lors de la consultation nationale sur les distances d’épandage des pesticides. L’audience se tient aujourd’hui, à Amiens.

Europe Écologie-Les Verts (EELV) est assignée en référé par la Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles de la Somme (FDSEA 80). Le motif ? Avoir créé un site internet de mobilisation autour de la récente consultation sur les produits phytopharmaceutiques. Le parti écologiste est ainsi accusé de "pollution démocratique" par le syndicat agricole, ardent défenseur du productivisme et des pesticides. EELV dénonce une poursuite "bâillon". Le différend se réglera ce mercredi 6 novembre, au matin, devant le tribunal de grande instance d’Amiens.

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- Entretien 5 novembre 2019 Par Romaric Godin

Eloi Laurent: “Sortir de la croissance, c’est revenir à la réalité”

Dans un entretien à Mediapart, l’économiste Éloi Laurent, auteur de Sortir de la croissance, explique en quoi la dépendance au PIB nuit au bien-être humain. Pour en sortir, il propose de changer de priorités et d’indicateurs. 

Éloi Laurent est économiste senior à l’OFCE, professeur à Sciences-Po et à Stanford, aux États-Unis. Il est un de ceux qui, depuis des années, mettent en doute les fondements mêmes de l’économie d’aujourd’hui, et notamment son obsession pour le PIB et la croissance. Il y oppose la coopération, la confiance et le respect de l’environnement. Son travail consiste à montrer combien ces principes sont à la fois combattus par les politiques néolibérales et néanmoins encore riches de possibilités.

Dans Le Bel Avenir de l’État-providence (éditions Les Liens qui libèrent, 2014), il défendait une vision rénovée du rôle de l’État comme contrepoint et non plus soutien au rôle des marchés. Dans L’Impasse collaborative (éditions Les Liens qui libèrent, 2018), il montrait comment l’économie numérique sapait les bases de toute coopération. Enfin, dans L’Économie de la confiance (La Découverte, 2019), Éloi Laurent insistait sur l’importance de la confiance dans l’économie et démontrait le mauvais usage du terme par les politiques néolibérales.

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- Controverses - Octobre 2019

Sommes-nous institutionnellement équipés pour interdire la reconnaissance faciale à des fins sécuritaires ?

On ne compte plus les demandes de moratoires à l’endroit de la reconnaissance faciale. Partout dans le monde, des villes, des associations et des mouvements de salariés s’élèvent et demandent la suspension de ces technologies d’identification grâce aux données biométriques. Alors qu’aux Etats-Unis, le sujet a pris une ampleur politique inédite, la France s’enfonce dans les éléments de langage. Ses garde-fous eux, brillent par leur inefficacité ou leur complaisance. Nos institutions sont-elles capables de freiner le déploiement de la reconnaissance faciale ?

Le gouvernement plus fort que la CNIL ?

Le duel entre le gouvernement et la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) au sujet d’Alicem illustre bien un rapport de force institutionnel en défaveur de cette dernière, et donc des libertés publiques.

Le service Alicem, mis en place par décret le 13 mai 2019, ouvre l’accès à une application mobile de reconnaissance faciale qui sert à se connecter aux services publics.

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- Novembre 2019, page 20, par Cédric Leterme 

Qui captera l’"or du XXIe siècle” ?

Bataille autour des données numériques

Chaque utilisateur d’Internet est un importateur-exportateur de données qui, le plus souvent, s’ignore. Mais selon quelles règles ces précieuses informations circulent-elles à travers les frontières ? Les puissances occidentales, qui considèrent les données personnelles comme des marchandises ordinaires, aimeraient régler la question en toute discrétion au sein de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

Davos, 25 janvier 2019. À l’occasion du Forum économique mondial, soixante-seize États signent une déclaration conjointe, dans laquelle ils réaffirment leur intention d’"entamer des négociations dans le cadre de l’OMC [Organisation mondiale du commerce]" sur le commerce électronique. En décembre 2017, soixante-dix d’entre eux s’étaient déjà prononcés en ce sens à l’issue de la onzième conférence ministérielle de l’OMC, à Buenos Aires. Parmi les signataires, on retrouve les principales puissances de la planète (États-Unis, Japon, Union européenne, Russie, Chine), mais on remarque aussi quelques absents de taille, à commencer par l’Inde et la quasi-totalité du continent africain. Signe que le sujet est loin de faire consensus.

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05 Novembre 2019

     

Que penser de ce projet d'usine de production de bitume (enrobés bitumés) à Miniac-Morvan (35) ?

 

le projet (pdf) (16 MO - 138 pages)

 

la page concernant le projet (et l'enquête publique)

 

  la consultation publique dure 4 semaines et s'achève le 8 Novembre, dans 3 jours !!!

 

la lettre d'argumentation contre tel projet écrite par un citoyen de Pleudihen sur Rance (Hervé Guiriec) (dernier lien sur la page officielle)

 

Je viens de parcourir (sommairement) le dossier. J'en retiens ceci :


☛ globalement, il concerne directement l'agglo de St Malo et l'Ille et Vilaine, mais nous concerne indirectement vu sa proximité géographique; puisque j'ai téléchargé le pdf, je vais en proposer le lien sur ma page FB.


☛ du projet en lui-même, je retiens des 'menaces' objectives :

❐ le besoin de sable et granulats dont la ressource, notamment en milieu côtier, est en situation critique et conflictuelle;


❐ le besoin en eau est annoncé de l'ordre de 400m3 / an (hors incendie, j'aime la précision) : j'ai vu que cette eau sera pompée sur la ressource municipale de Miniac-Morvan, donc j'imagine qu'elle affectera la production de l'Agglo de St Malo (?) qui, si je ne m'abuse, doit déjà se fournir pour partie chez nous ??? Ceci étant dit, ça correspond pour Miniac, en théorie, à l'installation de 5-6 unités d'habitation, non ? 


❐ le transport et sa noria de poids-lourds de 40tptc est plus inquiétant. Au vu de la situation de projet au croisement des 2 axes majeurs, on peut supposer qu'une partie non négligeable de trafic s'ajoutera à celui déjà conséquent des ces 4 voies, avant d'encombrer le réseau secondaire afin d'atteindre les chantiers routiers du territoire. La question qui se pose ici serait de savoir si ces industriels contribuent à l'entretien des routes qu'ils participent à dégrader autrement qu'en "taxant" les collectivités qui font appel à leurs services (comme Lanvallay, si je ne m'abuse) !!!

❐ bien sûr, en dépit du bon sens, et conformément à la loi, Colas adjoint à sa présentation, une étude d'impact sur la faune et la flore (dans laquelle, o surprise, les impacts sont "négligeables") et un projet de "compensation" : le grotesque de cette soi-disant valorisation marchande des dégâts commis et l'idée que l'on puisse "compenser" ce que l'on a donc décidé de détruire m'indigne. Je doute qu'un tel projet amène une ZAD type Notre Dame des Landes pour autant. Le secteur judicieusement choisi par Colas est déjà bien pourri. Et il s'est trouvé des propriétaires fonciers pour vendre, apparemment.


❐ reste la toxicité des composants chimiques et carbonés : on parle ici de distillats d'hydrocarbures et là, Lubrizol aidant, on n'en veut pas, même si les vents dominants viennent de l'Ouest.

 

 

 

 

 

     

- Sciences - Climat Environnement - ATS, publié mardi 5 novembre 2019

Le niveau des océans va monter inévitablement, assure une étude

Selon l'étude publiée dans la revue PNAS, la montée des eaux atteindrait au moins un mètre d'ici 2300 si les émissions tombaient à zéro en 2030

Le constat est alarmant: le niveau des océans va monter dramatiquement même si l'on réduisait à zéro les émissions de gaz à effet de serre en 2030, avertissent des chercheurs dans une étude publiée lundi dans les Comptes-rendus de l'Académie américaine des sciences (la revue PNAS).

Rien que les gaz à effet de serre rejetés entre la signature de l'accord de Paris, en 2015, et l'année 2030 contribueront à élever le niveau des mers de 8 centimètres d'ici 2100 et 20 cm d'ici 2300, par rapport à la période de référence 1986-2005.

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- Science - Rebecca Hersher, November 4, 2019 - Heard on All Things Considered

U.S. Formally Begins To Leave The Paris Climate Agreement

The Trump administration has formally notified the United Nations that it is withdrawing from the Paris climate agreement. The move comes as climate change drives more frequent and severe wildfires, hurricanes and other hazards.

The Trump administration has formally notified the United Nations that the U.S. is withdrawing from the Paris climate agreement. The withdrawal will be complete this time next year, after a one-year waiting period has elapsed.

"We will continue to work with our global partners to enhance resilience to the impacts of climate change and prepare for and respond to natural disasters," Secretary of State Mike Pompeo said in a statement Monday.

Nearly 200 countries signed on to the agreement in 2015 and made national pledges to reduce greenhouse gas emissions. Each country set its own goals, and many wealthy countries, including the U.S., also agreed to help poorer countries pay for the costs associated with climate change.

The U.S. is now the only country to pull out of the pact.

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- Entretien > 5 novembre 2019 / Entretien avec Amy Dahan

Accord de Paris sur le climat : la sortie des États-Unis oblige l’Europe à agir

Dans une lettre envoyée lundi 4 novembre aux Nations unies, Donald Trump a officialisé le retrait étasunien de l’Accord de Paris sur le climat. La sortie sera effective dans un an. Pour la chercheuse Amy Dahan cette annonce "envoie un très mauvais message aux autres pays qui sont déjà tentés par l’apathie et l’affaiblissement des efforts" climatiques.

Mathématicienne et historienne des sciences française, Amy Dahan est directrice de recherche émérite au CNRS. Elle a co-écrit, avec Stefan Aykut, le livre “Gouverner le climat ? 20 ans de négociations climatiques”.

Reporterre — La promesse électorale de Donald Trump de sortir de l’Accord de Paris se concrétise : dans une lettre envoyée lundi aux Nations unies, le président des États-Unis a officialisé le retrait de son pays de l’accord mondial sur le climat. La sortie sera effective dans un an. Quelles sont les conséquences de cette décision ?

Amy Dahan — Au niveau des négociations internationales sur le climat, c’est évidemment un choc pour tous les pays engagés. Le président climato-sceptique Donald Trump avait combattu l’Accord de Paris, il avait menacé d’en sortir, mais là le processus de sortie se met vraiment en œuvre. Or le rôle des États-Unis est primordial, c’est la première puissance économique du monde. L’Accord de Paris reposait sur l’idée qu’au fil des années, l’effort des Etats irait croissant contre le changement climatique. Malheureusement ça n’en prend pas le chemin.

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- À découvrir > 4 novembre 2019 / Jean-Pierre Tuquoi (Reporterre)

En finir avec les besoins artificiels… prendra du temps

Dans le livre "Les besoins artificiels. Comment sortir du consumérisme", Razmig Keucheyan rappelle l’importance de la consommation inutile dans le désastre écologique. Et promeut le ralentissement des nouveautés, pour éteindre la soif de la distinction. Lecture.

"Le capitalisme sait tout marchandiser." Le constat fait par Razmig Keucheyan, professeur de sociologie à l’université de Bordeaux, n’est certes pas nouveau. De Marx à André Gorz en passant par quelques autres grands noms de la sociologie (on pense à Bourdieu), nombreux sont les penseurs à avoir mis l’accent sur la formidable capacité du capitalisme à tirer profit, au sens propre, de ce qui constitue les besoins vitaux de l’Homme.

Mais il va au-delà. Dès lors que, selon le mot de la philosophe Agnes Heller, ces besoins "radicaux" (se nourrir, se vêtir, s’alimenter…) sont assouvis, le capitalisme se renouvelle et s’ingénie à en créer de nouveaux qui, peu à peu, s’infiltrent au cœur de nos existences qu’ils envahissent et colonisent, tel un cancer. La norme du "toujours plus" prend la place du "suffisant". Les exemples abondent de cette emprise. Le culte de la performance individuelle en est un à travers le coaching et la vogue actuelle du nutritionnisme. Mais l’illustration la plus caricaturale et la plus immédiate est l’avalanche d’objets numériques (smartphones, montres et autres enceintes connectées) dont nous sommes sommés de nous équiper sous peine de passer pour des ringards.

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04 Novembre 2019

     

- Documentaire - par Simon Gouin, 31 octobre 2019

"Nous le peuple" : la Constitution, les sans-voix et les élus

Pendant des mois, des femmes de Villeneuve Saint-George, des détenus de Fleury Mérogis et des lycéens de Sarcelles ont débattu des règles de nos institutions. De ces ateliers jusqu’à l’Assemblée nationale, le documentaire Nous le peuple raconte leur épopée.

Écrire une constitution. Réfléchir au fonctionnement de nos institutions, à ses représentants. A ce qui fonctionne, à ce qui est à changer. L’exercice a été mené par l’association "Les Lucioles du doc" – qui écrit régulièrement des chroniques documentaires dans les colonnes de Basta ! –, avec des femmes de Villeneuve Saint-Georges, dans le Val de Marne, se battant contre des problèmes de quartier, des lycéens de Sarcelles, et des hommes privés de liberté à Fleury-Mérogis. Ensemble, ils ont débattu pendant plus d’un an sur les manières d’améliorer la vie commune de toutes et tous.

Essayez de regarder cette vidéo sur www.youtube.com

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- Lundi 04 Novembre 2019 - Texte: Rachel Richterich, infographies: Paul Ronga

Libéralisme: derrière le modèle, la vérité des chiffres

Au triomphe, il y a trente ans, de la pensée libérale et de ses corollaires que sont la démocratie et le libre marché ont succédé crise financière et montée du protectionnisme. Etat des lieux du système, en passant en revue les indicateurs politiques et économiques

Il y a trente ans, le 9 novembre 1989, le Mur tombe. Derrière la poussière et les gravats s’érigent les aspirations à la liberté d’une jeunesse marquée par un demi-siècle de guerre froide. Vivant jusqu’alors sous le joug ou en opposition à des régimes totalitaires, dans un monde coupé en deux, elle voit renaître l’espoir du libre arbitre. La destruction du mur de Berlin marque l’avènement de la liberté de penser, de décider, d’entreprendre – le libéralisme triomphe.

L’époque est alors à l’ouverture, la division laisse place à l’union. Au plan politique, le modèle démocratique s’impose, le projet européen touche à son apogée. Au niveau économique, l’OMC — Organisation mondiale du commerce — prend le relais du GATT (Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce) en 1995 pour chapeauter des accords de libre-échange qui se multiplient – en moins d’une décennie, ces traités tissent une toile mondialisée des échanges. La création de la zone euro, dotée d’une monnaie unique en est le point d’orgue sur le Vieux-Continent.

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03 Novembre 2019

     

- Économie - Par Jean Vannière, 26 octobre 2019

Libéralisation du secteur de l’électricité : la grande arnaque

Initialement justifiée par une promesse de prix plus bas pour les consommateurs français, la libéralisation du marché de distribution de l’électricité aux particuliers s’est finalement traduite par une envolée des tarifs réglementés de vente (TRV) d’EDF et des prix du marché privé au cours de la décennie 2010. Le 1er août dernier, les TRV ont encore augmenté de 1,23 %, cette hausse faisant suite à un renchérissement spectaculaire de 5,9 % intervenu le 1er juin dernier. La libéralisation est également responsable d’une explosion des abus des fournisseurs d’énergie à l’encontre des ménages français, dont s’alarme aujourd’hui le Médiateur National de l’Énergie. Elle nous enjoint à questionner la pertinence de la privatisation et de la mise en concurrence systématiques des anciens marchés dits “de monopole public”.

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02 Novembre 2019

     

- Tribune > 2 novembre 2019 / De multiples collectifs en lutte

Joignons nos colères pour que la peur change de camp

"Nous avons la force du nombre et une intelligence collective illimitée", écrivent les auteurs et autrices de cette tribune collective. Ils lancent un appel aux coopérations entre les groupes en lutte et à l’établissement d’un agenda commun.

Tant de révoltes populaires et de résistances à l’oppression ont été réprimées par la violence du système, ici en France et ailleurs dans le monde. Partout, les peuples se soulèvent, portés par un vent de démocratie et la volonté de vivre dignement, en harmonie avec le monde vivant.

Plus que jamais, nous nous devons d’être solidaires avec tous les peuples et de coopérer partout où c’est possible, pour avancer ensemble vers un avenir meilleur !

Malgré les cris d’alarme et les suicides de celles et ceux qui ont choisi d’œuvrer pour le bien commun ; malgré les grèves et les manifestations qui se multiplient de mois en mois ; malgré les catastrophes naturelles, l’effondrement de la biodiversité et l’épuisement des ressources ; malgré toutes nos propositions pour construire une société plus juste et plus durable, ils ne changent pas. 

Nous ne changerons pas de cap non plus. Le peuple s’est levé massivement, pour des combats a priori différents, mais toujours contre un même système et ses conséquences. Finalement, nous nous retrouvons dans un but commun, la fin des dominations : de l’humain sur la nature, de l’homme sur la femme, du fort sur le faible, du blanc sur le non-blanc, des riches sur les modestes et les pauvres, des grands patrons sur les employé.es, des politiques sur le peuple, du capital sur le vivant…

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- Info > 29 octobre 2019 / Victor Chaix (Reporterre)

Feux en Californie : le témoignage d’un étudiant français

De gigantesques incendies ravagent l’État de Californie. Nous avons recueilli le témoignage d’Oscar, étudiant en économie à l’université de Berkeley. La totalité du campus est fermée et l’absence de courant rend presque impossible les cours dans l’université.

La Bay Area (la baie de San Francisco) et ses habitants seront encore paralysés mardi 29 octobre, en conséquence des feux de forêts monstres qui sévissent dans le nord de la Californie, dans la région du Sonoma County. "Il y a trois semaines déjà, des feux de forêts et la menace qu’ils posaient du fait des vents forts et d’un pic de sécheresse, ont conduit l’université [de Berkeley] à fermer son campus. La compagnie Pacific Gas & Electricity avait, là aussi, coupé massivement le courant dans la région. Ils ont peur que les câbles électriques tombent" et aggravent l’incendie, selon les explications qu’Oscar Chaix a reçues.

Oscar à la chance d’avoir une résidence épargnée par la coupure d’électricité, "ce n’est pas le cas de tout le quartier". Nombre de ses amis n’ont plus accès à l’électricité depuis dimanche après-midi, ce qui implique "plus d’eau chaude, plus de frigo, plus de wifi ou de possibilité de charger son téléphone". Les cours ont été annulés lundi, "et peut-être pour plusieurs jours encore". La totalité du campus est fermée (hormis une seule bibliothèque), l’absence de courant rendant presque impossible les cours dans l’université. Mais, au-delà du fonctionnement même du campus, le problème est d’y accéder, car les feux de circulation ne fonctionnent plus, ce qui fait "que l’on conduit à l’indonésienne, en improvisant". Tous les restaurants aux alentours sont également fermés, faute de pouvoir réfrigérer ou cuisiner leur nourriture.

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- Tribune > 30 octobre 2019 / Blandine Vue

Pour "sauver la planète”, l’industrie tue les campagnes

Au nom de la transition énergétique, les campagnes s’industrialisent à grande vitesse. L’autrice de cette tribune raconte la métamorphose de la Haute-Marne, autrefois vivante et dorénavant colonisée par les éoliennes, les méthaniseurs, les plantations de biomasse…

❐ Blandine Vue est docteur ès lettres, diplômée en sciences du langage, lauréate de la Fondation Nicolas Hulot pour ses activités pédagogiques de terrain. Elle a publié plusieurs ouvrages, dont Histoire des paysages (éd. Errance) et un roman, La Colonie (éditions L’Harmattan).

Il est minuit, ma maison vrombit, mon cœur est écrasé, mon crâne résonne. Les fenêtres fermées, les boules Quies ne font qu’empirer les choses. Où aller ? Au fond des bois ? Les infrasons des éoliennes industrielles ne connaissent pas les frontières. Elles sont partout. Mon corps est à bout.

Seules deux vallées ne sont pas encore attaquées à proximité de chez moi. Les mâts des éoliennes et les méthaniseurs poussent aussi vite que tombent les forêts ! Il n’y a plus de refuge. La campagne s’industrialise.

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01 Novembre 2019

     

- Résistance Écologiste Rennes a partagé une publication - 30 Octobre 2019

Comment la transition énergétique détruit la planète

1. Dans son effondrement le système industriel a un besoin toujours plus compulsif d’énergies pour maintenir sa domination, tant dans la production effrénée de marchandises, avec des process de plus en plus automatisés, que pour créer des dispositifs de contrôle et d’informations. Ce besoin exponentiel d’énergie c’est l’organe reproducteur de l’industrialisation du monde. Il est à nu.

2. L’illusion des énergies renouvelables a été créée pour additionner de l’énergie électrique à l’économie fossile. Mais cette électricité est elle même fossile, son carburant principal n’est ni le vent, ni le soleil, c’est l’ensemble des minerais nécessaire à la construction des infrastructures. Le monde industriel est indivisible en technologies propres ou sales, il est uniformément extractiviste, il dévore les sols de la planète. Rien que pour le trou du transformateur à l'Amassada :

“Le volume des déblais à évacuer d’environ 110000 à 160000 m3, soit 60 à 110 semi-remorques tous les jours pendant 6 mois, soit 18300 à 26650 aller-retour de camions”.

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- National - By Kayla Epstein, Andrew Freedman, Faiz Siddiqui and Hannah Knowles, October 27, 2019

‘Potentially historic’ wind event could worsen California wildfires as another mass outage begins

A wildfire burning in Sonoma County, Calif., on Oct. 23 prompted mandatory evacuations for areas near Geyserville, located 75 miles north of San Francisco. (ALERTWildFire & Nevada Seismological Laboratory via Storyful)

David Culley was frantically packing up his restaurant in Windsor, Calif., Saturday morning as his wife removed treasured photos and mementos from the walls. The evacuation order arrived late Friday night, and the small, wine-country city was a “ghost town,” he said, with just a handful of cars parked near the usually bustling square.

Culley lost his home to the 2017 Tubbs Fire, one of the state’s deadliest wildfires on record. Now another blaze was bearing down on the region, and Culley feared he would lose everything. Again.

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  - Info > 31 octobre 2019 / Lorène Lavocat (Reporterre)

Gilets jaunes : “Il faut se tenir prêts pour la prochaine étincelle”

Du 1er au 3 novembre, à Montpellier, les Gilets jaunes tiendront leur quatrième "Assemblée des assemblées". Après bientôt une année de mobilisations, ils et elles entendent notamment utiliser cet espace d’échanges entre groupes venus de toute la France pour "faire remonter les idées et les besoins de la base".

Près d’un an après le début de la mobilisation des Gilets jaunes, une partie du mouvement se retrouve, du 1er au 3 novembre à Montpellier (Hérault), pour sa quatrième "Assemblée des assemblées". Une nouvelle édition qualifiée d’"éminemment politique" par ses organisateurs héraultais : "Il nous incombe que l’Assemblée des assemblées réponde vraiment aux problèmes rencontrés par les Gilets jaunes, dans leurs actions, sur le terrain", précise Christophe, Gilet jaune de Montpellier et membre de l’organisation. Car après des mois de lutte, les questionnements sont légion. Comment retrouver un lien avec la population ? Comment travailler avec les autres mouvements ? Comment s’organiser face à la répression ?

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