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14, (Octobre 2019)

 

 

dans une autre page : Linky, EDF, Enedis (ex-ErDF), Areva  & co

à la date du jour, 927 communes s'opposent au 'Linky'

 

 

 

 


31 Octobre 2019

- Environment - Regulation - Polluter’s Paradise - by Mark Schleifstein, The Times-Picayune and The Advocate, October 30, 2019

I’ve Investigated Industrial Pollution for 35 Years. We’re Going Backwards.

Decades ago, Mark Schleifstein and his colleagues exposed environmental threats coming out of industrial plants all along the Louisiana section of the Mississippi River. A lot of those plants never went away, and even more are moving in.

Environmental Impact in Louisiana

❐ This article was produced in partnership with The Times-Picayune and The Advocate, which is a member of the ProPublica Local Reporting Network.

❐ ProPublica is a nonprofit newsroom that investigates abuses of power. Sign up for ProPublica’s Big Story newsletter to receive stories like this one in your inbox as soon as they are published.

Louisiana’s 100-year romance with the petrochemical industry has come with an undeniably steep human price tag. Tens of thousands of people, living cheek-by-jowl with belching plants along the Mississippi River, are exposed to toxic chemicals at rates that are among the highest in the United States, according to the Environmental Protection Agency.

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- Info > 30 octobre 2019

300 millions de personnes menacées par la montée des océans d’ici 2050

Selon un nouveau rapport, au moins trois fois plus de personnes dans le monde sont menacées par l’élévation du niveau de la mer, comparé aux estimations passées : 300 millions de personnes seront confrontées à des inondations côtières au moins une fois par an d’ici 2050, dont 1 million de personnes en France métropolitaine. Dans le meilleur des cas.

 

 

Alors que le sud de la France est touché par de fortes inondations, l’organisation scientifique Climate Central a publié dans la revue Nature Communications de nouvelles estimations du nombre de personnes concernées par l’élévation du niveau de la mer et les inondations côtières. Ces nouveaux calculs ont été réalisés grâce à l’analyse de données satellitaires. Selon les auteurs du rapport, au moins trois fois plus de personnes dans le monde sont menacées par l’élévation du niveau de la mer, comparé aux estimations passées : 300 millions de personnes seront confrontées à des inondations côtières au moins une fois par an d’ici 2050, dont 1 million de personnes en France métropolitaine.

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30 Octobre 2019

- Ma vie au poste - Samuel Gontier, publié le 15/10/2019.

Quand le voile masque la disparition des ouvriers à la télé

Lundi, c’était la première émission d’Eric Zemmour sur CNews. L’occasion de fuir mon téléviseur pour aller écouter à l’INA une conférence de l’historienne Ludivine Bantigny sur la disparition de la classe ouvrière à la télévision… La concomitance des deux événements illustrait le grand remplacement de la question sociale par la question identitaire.

"Vous n’avez pas la tentation d’être un bourgeois ?", demande le journaliste de l’ORTF à un ouvrier filmé en plan serré.

❐ Nous sommes dans les années 1960. Je suis à la BNF pour assister à un "Lundi de l’INA" (Institut national de l’audiovisuel) intitulé "Manquer de classe ? La classe ouvrière à la télévision : histoire d’une disparition". Il est 19 heures, l’heure de la première de Zemmour sur CNews. Et le "débat" sur le port du voile occupe toutes les chaînes info. Pour témoigner de l’escamotage de la question sociale et des rapports de classes par les questions identitaires, religieuses, j’ai choisi d’aller écouter l’historienne Ludivine Bantigny.

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- 30.10.2019, par Catherine Morozov

Gilets jaunes: le biologiste qui enquête sur les gaz lacrymogènes arrêté

Samedi 26 octobre, Alexander Samuel, un biologiste qui enquête sur les conséquences du gaz lacrymogène utilisé en masse durant les manifestations des Gilets jaunes, a été arrêté et son matériel perquisitionné, alors qu’il se rendait à un rendez-vous. Il témoigne pour Sputnik.

❐ Alexander Samuel, docteur en biologie moléculaire et professeur de maths, a été arrêté samedi 26 octobre place Masséna à Nice. Ce samedi-là, alors qu’il allait rejoindre une amie, il s’est retrouvé au milieu d’une action dénonçant l’évasion fiscale de la Société Générale et ses investissements dans les énergies fossiles, menée par des Gilets jaunes et des membres des organisations Extinction Rebellion et Attac. Ils ont jeté sur une agence de la banque du blanc de Meudon, un lave-vitre bio, teint avec du charbon. Un mélange qui s’enlève à l’eau, relève Alexander Samuel, avant de raconter son histoire:

“J’attendais mon amie place Masséna, où avait lieu l’action contre la Société Générale, lorsqu’un policier m’a approché et m’a arrêté, affirmant que j’avais participé à l’action en balançant du liquide. Je ne dis pas qu’il connaît mon enquête sur les gaz lacrymo et qu’il m’a reconnu, mais il a menti, je n’ai jamais participé à l’action dont on m’accuse.”

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29 Octobre 2019

     

- Entretien > 28 octobre 2019 / Entretien avec Alessandro Pignocchi

Alessandro Pignocchi : "l n’y a pas d’écologie sans lutte collective contre le monde de l’économie"

En empruntant des chemins inattendus, reliant l’Amazonie à la Zad de Notre-Dame-des-Landes, Alessandro Pignocchi explique dans cet entretien comment l’Occident a bâti sa domination du monde en distinguant nature et culture. Déconstruire ce présupposé est un préalable pour penser les relations de sujet à sujet.

Reporterre poursuit une série d’entretiens de fond avec celles et ceux qui renouvellent la pensée écologique aujourd’hui. Parcours, analyse, action : comment voient-elles et voient-ils le monde d’aujourd’hui ? Aujourd’hui, l’auteur de bédés Alessandro Pignocchi, ancien chercheur en sciences cognitives et philosophie de l’art. Il s’est lancé dans l’illustration et la bande dessinée avec son blog Puntish, dans lequel il imagine que les dirigeants de la planète ont adopté l’animisme des Indiens Jivaros. Il a publié quatre bandes dessinées dont La Recomposition des mondes (Seuil), chronique d’un printemps de lutte sur la Zad de Notre-Dame-des-Landes.

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- Écho de presse - Politique - le 04/12/2017 - modifié le 27/10/2019, par Pierre Ancery

Séparation de l’Église et de l’État : le discours historique d'Aristide Briand

Juste avant le vote de la loi de séparation le 3 juillet 1905, Aristide Briand, son rapporteur, la défend dans un discours adressé à la fois aux opposants de gauche et à ceux de droite.

3 juillet 1905. C'est un vote historique qui s'apprête à avoir lieu à la Chambre : celui de la séparation des Églises et de l’État [voir notre dossier]. Juste avant le vote, Aristide Briand prend la parole. Âgé de 43 ans, le député socialiste, proche de Jaurès et partisan d'une laïcité sans excès, a été désigné en juin 1903 rapporteur de la commission dédiée au projet de loi.
 
La tâche s'avéra complexe, tant les divergences autour de cette question étaient vives. Pendant deux ans, Briand a dû user de tout son pragmatisme pour aboutir à une loi qui ne fut ni anti-catholique, ni trop conciliante avec la gauche radicale qui souhaitait en finir avec le "bloc romain" favorable au clergé.

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28 Octobre 2019

     

- Agriculture - franceinfoRadio France, publié le 15/10/2019

"On a moins de 18 ans pour transformer totalement l'économie, la société, notre forme de gouvernance" : le plan de Jeremy Rifkin pour sauver la planète

Essayiste, économiste, Jeremy Rifkin est l'une des grandes voix mondiales de l'écologie politique. Il publie mardi un mode d'emploi pour sauver la vie sur Terre.  

Jeremy Rifkin, lors d'une conférence à Munich en Allemagne, le 17 janvier 2016. (TOBIAS HASE / DPA)

"On a vraiment une date butoir", avertit mardi 15 octobre sur franceinfo l'économiste Jeremy Rifkin, l'une des grandes voix mondiales de l'écologie politique.

Il publie mardi 15 octobre "Le New deal vert" aux Éditions des Liens qui Libèrent, sorte de mode d'emploi pour sauver la vie sur Terre.  

Jeremy Rifkin assure qu'en 2028, la civilisation fossile va disparaître. Ses solutions pour sauver l'espèce humaine de l'extinction :

"l'énergie solaire et l'énergie éolienne", une "taxe carbone agressive" supportée par l'industrie de l'énergie fossile et l'utilisation des terres agraires pour nourrir l'espèce humaine et non plus le bétail.

 

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- Info > 26 octobre 2019 / Emilie Massemin (Reporterre)

La France dépasse largement les limites écologiques de la biosphère

"L’état de l’environnement en France", établi tous les quatre ans, vient d’être publié par le ministère de la Transition écologique. Le bilan est très mauvais : tant pour les émissions de gaz à effet de serre que pour l’artificialisation des sols ou la biodiversité, la France détruit lourdement l’environnement.

"L’impact écologique de la France doit être examiné au-delà de ses frontières. Il est essentiel de prendre en compte les flux cachés des modèles de production et de consommation", ont souligné Christelle Larrieu et Valéry Morard, du service de la donnée et des études statistiques (Sdes) du ministère de la Transition écologique et solidaire (MTES), lors de la présentation du rapport 2019 "L’environnement en France" jeudi 24 octobre. Publié tous les quatre ans depuis 1994, ce document rassemble les données disponibles sur l’état des écosystèmes français : qualité de l’air et de l’eau, biodiversité, artificialisation des sols, etc. Pour la première fois, il s’intéresse à l’"empreinte écologique" de la France dans le monde — par exemple par le biais de la déforestation ou des émissions de gaz à effet de serre à l’étranger pour la production de biens destinés à la France — et à sa responsabilité dans le dépassement des "limites planétaires".

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disparition d'éspèces

 

 

 

 

 

 

 

 

 

     

- Dom Phillips, in Rio de Janeiro, Wednesday 23 October 2019

Amazon rainforest 'close to irreversible tipping point'

Forecast suggests rainforest could stop producing enough rain to sustain itself by 2021

The forecast suggests the rainforest will degrade into a drier savannah, releasing billions of tonnes of carbon into the atmosphere. Photograph: Joao Laet/AFP/Getty

Soaring deforestation coupled with the destructive policies of Brazil’s far-right president, Jair Bolsonaro, could push the Amazon rainforest dangerously to an irreversible “tipping point” within two years, a prominent economist has said.

After this point the rainforest would stop producing enough rain to sustain itself and start slowly degrading into a drier savannah, releasing billions of tonnes of carbon into the atmosphere, which would exacerbate global heating and disrupt weather across South America.

The warning came in a policy brief published this week by Monica de Bolle, a senior fellow at the Peterson Institute for International Economics in Washington DC.

The report sparked controversy among climate scientists.

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27 Octobre 2019

     

- Enquête > 26 octobre 2019 / par Gaspard d’Allens (Reporterre)

Pour empêcher l’industrialisation de la forêt, des politiques et associations lancent la bataille

En France, la lutte contre l’industrialisation des forêts prend de l’ampleur avec une constellation d’associations et de syndicats mobilisés. Ils se sont structurés pour peser sur le jeu institutionnel et élaborer d’ici début 2020 une proposition de loi pour que "les citoyens se réapproprient ce bien commun".

Dans les bois, loin des discours productivistes, une autre voix commence à se faire entendre, celle du mouvement contre l’industrialisation des forêts françaises. Ses animateurs dénoncent la transformation de massifs forestiers en « usines à bois", la multiplication des coupes-rases et le démantèlement de l’Office national des forêts — l’établissement public qui gère un tiers des surfaces boisées en France.

Si l’opinion s’est émue l’été dernier des incendies en Amazonie, il faudrait désormais, selon les membres du collectif SOS forêt, s’intéresser à ce qui se trame près de chez nous, sous les frondaisons de nos forêts où la biodiversité se dégrade, menacée par les grandes usines à biomasse et la hausse des prélèvements en bois.

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Demain c'est loin

Chères institutions,

Vous venez de fermer un bar de quartier.

2 mois. Pour du tapage nocturne.

Parce que vous estimez, niché là-haut dans vos bureaux chauffés que nous sommes un danger pour la santé publique dans un quartier en zone de sécurité prioritaire.

Nous, le “Demain c’est loin”.

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- Reportage > 26 octobre 2019 / Morgan Large (Reporterre)

Une bourgade bretonne résiste à la construction de poulaillers géants

D’un côté, deux jeunes, qui veulent construire deux poulaillers géants — capables de produire 500.000 poulets par an minimum — et la Région qui les soutient. De l’autre, une agricultrice en bio et d’autres habitants du village breton, qui ont lancé une fronde.

Langoëlan (Bretagne), reportage - "Le poulailler a un gros système de ventilation et va cracher 5,7 tonnes d’ammoniac par an et des poussières fines chargées d’insecticides, de vermifuges, d’antibiotiques et de pesticides présent dans l’alimentation des poulets. Je suis sous le vent, mes ruches et mes terres vont tout prendre". Voilà ce que dit Isabelle Villette, une paysanne qui cultive, depuis une quinzaine d’années, une ferme en élevage biologique en poules pondeuses, escargots et abeilles avec production, transformation et vente directe à la ferme. "Cela voudrait dire la disparition de ma ferme. Faire vivre un poulailler pareil pour faire mourir une ferme bio à côté, c’est quand même malheureux."

Cette agricultrice n’est pas la seule à être remontée contre un projet de poulailler géant à Langoëlan, petite bourgade bretonne de 395 habitants : lancée en mai, sa pétition a depuis récolté 74.679 signatures.

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26 Octobre 2019

     

- - Alternative > 25 octobre 2019 / Lorène Lavocat (Reporterre)

Le fonds de dotation, une brèche dans la conception française de la propriété privée

Comment faire prospérer les projets collectifs quand le système n’entend que la propriété privée individuelle ? À Notre-Dame-des-Landes comme à Clayrac, en passant par le Réseau pour les alternatives forestières, de multiples projets communs se sont emparés d’un outil juridique né sous la présidence de Nicolas Sarkozy, le fonds de dotation.

Du local au global est la série d’enquêtes que Reporterre consacre aux alternatives qui peuvent changer la société. En se demandant ce qui se passerait si les solutions n’étaient pas alternatives, mais appliquées à grande échelle.

Clayrac (commune de Bio, Lot), reportage - Du haut de la colline, prairies et forêts s’étendent à perte de vue, dans un camaïeu de verts automnal. Clayrac, petit hameau lotois à quelques kilomètres du célèbre village Rocamadour, se niche sur les pentes ourlées de murets en pierres sèches typiques du Quercy. En ce week-end de fin septembre, la paisible localité vibre d’un brouhaha festif. Habituée aux bêlements des brebis et au ronronnement du moulin à farine, la ferme des Graines de Clayrac fourmille ce jour-là de spectacles et de conférences, à l’occasion d’une levée de fonds particulière. L’originalité ne réside pas tant dans l’objectif — récolter 215.000 € pour racheter un vaste corps de ferme et le transformer en tiers-lieu social et culturel, nommé la Talvère — mais dans le moyen employé : un fonds de dotation.

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25 Octobre 2019

     

- Par Vincent Matalon – France Télévisions - Mis à jour le 22/10/2019

"Ce n'est pas l''agribashing' qui pousse au suicide !" : des agriculteurs regrettent la mobilisation lancée par la FNSEA

Le syndicat majoritaire dans la profession agricole a largement contribué à populariser le terme d'"agribashing", qu'il utilise pour désigner le dénigrement systématique dont le secteur serait victime, et qui proviendrait pêle-mêle des associations environnementales, des pouvoirs publics, voire d'une partie des consommateurs.

Des agriculteurs protestent contre l'"agribashing" dont ils s'estiment victimes, mardi 22 octobre 2019 à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône). (MAXPPP)

"Macron, réponds-nous !" 

A l'appel de la FNSEA et des Jeunes agriculteurs, de nombreux agriculteurs se sont regroupés, mardi 22 octobre, devant les préfectures des départements de France métropolitaine, afin de crier leur ras-le-bol de ce qu'ils appellent l'"agribashing".

Le syndicat agricole majoritaire a largement contribué à populariser ce terme, qu'il utilise pour désigner le dénigrement systématique dont le secteur serait victime et qui serait le fait à la fois des associations environnementales, des pouvoirs publics et même d'une partie des consommateurs.

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- Environnement - 24/10/2019, Avec AFP. 

UE : un rapport d'ONG dénonce l'ampleur du lobbying de l'industrie fossiles à Bruxelles

Les cinq plus grandes compagnies pétrolières privées mondiales, ou des représentants, ont dépensé plus de 250 millions d'euros depuis 2010 en lobbying auprès de l'Union européenne, affirment jeudi 24 octobre des ONG de défense de l'environnement.

Les "majors" BP, Chevron, ExxonMobil, Shell et Total et des organisations représentant le secteur des énergies fossiles ont eu au moins 327 réunions avec des responsables de la Commission européenne depuis que Jean-Claude Juncker en a pris la présidence en 2014, soit plus d'une par semaine, selon elles.

Ces chiffres sont avancés dans un rapport des ONG Corporate Europe Observatory, Food and Water Europe, Friends of the Earth Europe et Greenpeace EU, basée sur une compilation des déclarations des compagnies et le "registre de transparence" dans lequel sont répertoriées les interventions des groupes d'intérêt et lobbies auprès des institutions européennes. 

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- Brèves > 25 octobre 2019

Le pergélisol arctique relâche maintenant du CO2 en grande quantité

Le sol de l’Arctique s’est réchauffé au point de libérer plus de carbone en hiver que les plantes nordiques peuvent en absorber en été, montre une nouvelle étude. Cela signifie que la vaste ceinture mondiale de toundra — un gigantesque réservoir qui contient nettement plus de carbone que ce qu’on trouve déjà dans l’atmosphère — est en voie de devenir une source des gaz à effet de serre responsables des changements climatiques.

Cette découverte a été faite par une équipe internationale de scientifiques et publiée dans Nature Climate Change.

Les scientifiques ont installé des détecteurs de dioxyde de carbone sur le sol dans plus de 100 sites situés autour de l’Arctique circumpolaire pour voir ce qui se passait réellement et ont effectué plus d’un millier de mesures.

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24 Octobre 2019

     

  -  - George Monbiot, Thursday 24 October 2019, Illustration: Sebastien Thibault

Why ‘the will of the people’ is a myth in British democracy

British people are fundamentally disempowered by our political system. Other countries show that there’s another way

They promised sovereignty, but at first it was unclear which variety of sovereignty they meant. Were the politicians who swore we would regain it when we left the European Union referring to parliamentary or popular sovereignty? Now we know they didn’t mean parliamentary sovereignty. Boris Johnson’s government has sought to trick, rush, ignore and prorogue parliament at every turn.

“People vs parliament” is Johnson’s pitch to the nation. So where do the people come in? If he is a champion of popular sovereignty, why does he propose no improvements to a 19th-century model of democracy that permits no popular engagement other than an election every few years, and a referendum every few decades? There is a tension between parliamentary and popular sovereignty. A lively, meaningful democracy would achieve a balance between the two. It would combine parliamentary (representative) democracy with participatory democracy. But no such balance is sought.

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la '5G' en 5 volets :

Enquête 1/5 > 17 juin 2019 / Laury-Anne Cholez (Reporterre)

Plongée dans l’univers de la 5G : merveille ou cauchemar ?

La technologie 5G promet de révolutionner la vie quotidienne : travail, transport, santé, loisirs… Pendant une journée, notre reporter a vécu dans ce futur hyperconnecté.

Cet article est le premier volet d’une enquête que Reporterre consacre à la technologie du réseau sans fil de cinquième génération, ou 5G.

6 h 53. Je m’étire doucement dans mon lit au doux son du chant du rossignol. Comme chaque matin, mon réveil s’est automatiquement programmé à la fin de mon cycle de sommeil grâce aux capteurs enfouis sous mon matelas. Je me lève et file dans la salle de bain, où mon miroir ne me dit pas que je suis la plus belle… Et me propose plutôt d’acheter un nouveau fond de teint miraculeux pour cacher mes cernes.

Sous la douche, à peine le temps de rêvasser : mon pommeau connecté clignote pour m’indiquer que j’ai dépassé les 50 litres d’eau autorisés. Avec la sécheresse qui fait rage depuis plusieurs années, j’essaie de limiter ma consommation. Même chose pour l’électricité, car les éoliennes et panneaux solaires qui alimentent la ville ne tiennent pas toutes leurs promesses et les coupures sont fréquentes. Heureusement, je régule mes appareils grâce au compteur Linky. Outil très utile, n’en déplaise à ses détracteurs, les cryptoécologistes qui veulent retourner à la bougie.

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Enquête 2/5 > Enquête > 18 juin 2019 / Laury-Anne Cholez (Reporterre)

La 5G, des fréquences, des antennes et des craintes

Les promoteurs de la 5G ne lésinent pas sur les superlatifs envers cette nouvelle génération de télécommunications. Mais elle suppose des dizaines de milliers d’antennes. Coût, espace, santé : autant de questions pour l’instant sans réponse. Explication.

Cet article est le deuxième volet d’une enquête que Reporterre consacre à la technologie du réseau sans fil de cinquième génération, ou 5G. Le premier volet : « Plongée dans l’univers de la 5G : merveille ou cauchemar ? »

Combien de vidéos avez-vous visionnées sur votre téléphone aujourd’hui ? Commenté de statuts Facebook ? Écouté de podcasts ? Depuis l’arrivée de la 4G dans les années 2010, notre consommation de données connaît une croissance de 35 % par an dans les pays développés. Cette boulimie commence à encombrer les bandes de fréquences. Pour les désengorger, les opérateurs de téléphonie veulent prochainement déployer la 5G.

Pour comprendre l’enjeu, il faut plonger dans l’épais mille-feuille du spectre des ondes qui nous entoure. Les fréquences sont mesurées en hertz (Hz), soit le nombre de vibrations d’une onde par seconde. Commençons par les plus basses fréquences : celles du courant alternatif à 50 Hz. Puis arrivent les ondes radio FM, situées entre 80 et 110 mégahertz (MHz). Les chaînes de la TNT sont de leur côté diffusées sur une bande comprise entre 470 et 800 MHz. Quant au réseau téléphonique, il utilise les fréquences allant de 700 à 2.600 MHz.

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Enquête 3/5 > Enquête > 19 juin 2019 / Laury-Anne Cholez (Reporterre)

La 5G, pactole ou fantasme économique ?

Les promesses économiques de la 5G affolent les opérateurs du secteur, qui ne savent pas encore qui payera pour son déploiement. L’État s’intéresse aussi de près à cette technologie : une question de recettes autant que d’image, le président Macron rêvant d’une France « leader dans les combats de demain ».

Cet article est le troisième volet d’une enquête que Reporterre consacre à la technologie du réseau sans fil de cinquième génération, ou 5G. Le premier volet : « Plongée dans l’univers de la 5G : merveille ou cauchemar ? ». Le second : « La 5G, des fréquences, des antennes et des craintes ».

C’est la valse des milliards. La 5G, vantée comme la révolution technologique du XXIe siècle, devrait selon ses promoteurs avoir des conséquences gigantesques sur l’économie. La Commission européenne estime que les recettes produites par ce nouveau standard pourraient représenter l’équivalent de 225 milliards d’euros en 2025 dans le monde, créer 2,4 millions de nouveaux emplois en Europe et générer des bénéfices de plus de 113 milliards d’euros en 2025. Convaincue du retour sur investissement, la Commission a engagé 700 millions d’euros dans un partenariat public-privé pour accélérer son déploiement.

La 5G va aussi rapporter un pactole à l’État. Le gouvernement doit en effet céder les droits d’usages des fréquences aux opérateurs de téléphonie mobile d’ici à l’automne. En Italie, la recette s’est élevée à 6,55 milliards d’euros, alors que le gouvernement en attendait « seulement » 2,5 milliards. En Allemagne, on s’approche du seuil des 6 milliards d’euros.

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Enquête 4/5 > Enquête > 24 juin 2019 / Laury-Anne Cholez (Reporterre)

Avec la 5G, demain, tous surveillés

Sous ses atours attrayants, la 5G pose des problèmes de sécurité du réseau, de confidentialité des conversations, de neutralité d’internet et de surveillance des populations. Sans débat démocratique autour de son déploiement, ces questions demeurent sans réponse.

Cet article est le quatrième volet d’une enquête que Reporterre consacre à la technologie du réseau sans fil de cinquième génération, ou 5G.

Des appels en Australie, en Afrique, en Asie. Une goutte de sueur vient de traverser votre front à la lecture de votre dernière facture téléphonique, dix fois plus chère que d’ordinaire. Qui a bien pu pirater votre ligne ? C’est le genre de mésaventure qui pourrait arriver avec le nouveau réseau 5G. Des chercheurs ont en effet découvert des failles dans son protocole : un problème d’identification au réseau permettant plusieurs connexions en même temps, et donc la facturation d’appels que vous n’avez jamais passés. Autre souci concernant la clé de session, qui chiffre vos communications : sa confirmation n’étant pas obligatoire, cela peut entraîner des erreurs et permettre à quelqu’un d’écouter vos conversations. « C’est un risque pour la sécurité de la ligne et le respect de la vie privée », explique Jannik Dreier, maître de conférences au Laboratoire lorrain de recherche en informatique et ses applications (Loria), qui a mené ces recherches en partenariat avec l’École polytechnique fédérale de Zurich et l’université de Dundee, en Écosse.

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Enquête 5/5 > Enquête > 25 juin 2019 / Laury-Anne Cholez (Reporterre)

La 5G ignore les enjeux écologiques

L’efficacité énergétique promise par le nouveau réseau 5G devrait rapidement être dépassée par la voracité de notre consommation de données. Sans compter l’absence totale de réflexion sur la fin de vie des téléphones et des millions d’objets connectés.

Cet article est le cinquième et dernier volet d’une enquête que Reporterre consacre à la technologie du réseau sans fil de cinquième génération, ou 5G. Le premier volet : « Plongée dans l’univers de la 5G : merveille ou cauchemar ? ». Le deuxième : « La 5G, des fréquences, des antennes et des craintes ». Le troisième :« La 5G, pactole ou fantasme économique ? ». Le quatrième : Avec la 5G, demain, tous surveillés.

« La 5G tue. » Dans un post Facebook abondamment commenté, l’astrophysicien Aurélien Barrau fustige le déploiement de ce nouveau réseau, s’alarmant de notre incapacité structurelle à dire « ça suffit, nous n’avons pas besoin, pas envie, de cette débauche insensée » ainsi que « cette hubris suicidaire de création de besoins matériels qui prévalent sur les ravages insensés que leur mise en acte induisent nécessairement sur le vivant ». Face à lui, Laurent Alexandre, fondateur de Doctissimo et apôtre du transhumanisme déplore une vision « réactionnaire et rétrograde, voulant bloquer le progrès technologique ».

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- International - Analyse - 21 octobre 2019 Par Romaric Godin

Crises sociales, crises démocratiques, crise du néolibéralisme

Les tensions sociales dans le monde ont un point commun : le rejet des inégalités et de la perte de contrôle démocratique. Le moteur de la contestation pourrait bien être la perte de pertinence face aux défis actuels du néolibéralisme, qui aggrave sa propre crise et ouvre la porte à l’affrontement. 

Les militaires dans les rues de Santiago du Chili, la place Urquinaona de Barcelone en flammes, des barricades qui hérissent les rues de Beyrouth… Pendant que la France politique et médiatique se passionne pour un voile, le monde semble s’embraser. Car ces scènes d’émeutes violentes qui ont marqué les derniers jours ne sont pas isolées. Elles viennent après des scènes similaires en Équateur, en Haïti (où le soulèvement populaire se poursuit), en Irak, en Égypte, en Indonésie, à Hong Kong, en Colombie… Sans compter les mouvements moins récents au Zimbabwe, au Nicaragua, en Roumanie et en Serbie durant l’hiver dernier ou, bien sûr, le mouvement des gilets jaunes en France.

Évidemment, il est possible de ne voir dans tous ces événements que des mouvements locaux répondant à des cas précis : la pauvreté endémique en Haïti, la persistance du militarisme de la droite chilienne, la dollarisation partielle ou totale des économies équatorienne et libanaise, le refus de l’Espagne de reconnaître l’existence d’une « question catalane » ou encore l’aspiration démocratique de Hong Kong. Toutes ces explications sont justes. Mais sont-elles suffisantes ? Les mouvements sociaux ou démocratiques locaux ont toujours existé, mais qu’on le veuille ou non, la particularité du moment est bien qu’ils surgissent au même moment. Immanquablement, cet aspect contemporain des révoltes sur les cinq continents amène à penser qu’il existe bien un lien entre elles.

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- Société - H. G., publié le 21 octobre 2019

Voici ce qui se passe quand une ville teste un revenu universel à 500 dollars.

La ville de Stockton, en Californie, a étudié l’impact d’un revenu universel sur une centaine de personnes. 
 
Recevoir 500 dollars par mois pendant un an et demi sans aucune condition, voilà l’expérience menée par la ville de Stockton, en Californie. Une sorte de revenu universel attribué à une poignée d’américains sélectionnés au hasard. C’est la première fois que ce genre d’expérience est menée à l’échelle locale par un maire.

En février passé, Michael Tubbs, le maire de la ville a sélectionné 125 Stocktoniens vivant au niveau ou sous le revenu médian de 46 000 dollars pour leur donner une somme d’argent déterminée pendant une période précise et analyser à quoi ils le dépensaient. Il a appelé cela la Seed (Stockton Economic Empowerment Demonstration). Les premiers résultats sont tombé au début du mois.

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- Olivier Robillart, Le 23 mars 2018

Le travail tue, et tout le monde s'en fout

"Il y a trop de dégâts". On devrait considérer le stress en entreprise comme l’une des plus grandes catastrophes mondiales. Jeffrey Pfeffer, professeur à Stanford rompu au management, à la psychologie et à la sociologie, lance l’alarme.

Aux États-Unis, on évalue le coût du stress à plus de 130 milliards de dollars, 120 000 décès y seraient liés en 2017.

Selon des données compilées par le Forum Économique mondial, la part des dépenses de santé causées par des maladies chroniques contractées en milieu professionnel ne cesse d’augmenter.

Et pourtant, la très grande majorité des entreprises traite la question du burn-out ou de la dépression de leurs collaborateurs sans réellement attaquer le problème par la bonne face. Non. Séances de yoga pour calmer l’esprit, power napping (siestes éclairs) pour rasséréner le corps ou team building pour resserrer les liens ne résolvent pas le problème des nuisances que la vie en entreprise peut provoquer chez les collaborateurs.

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23 Octobre 2019

     

- Société - le 22 octobre 2019, par Redaction JDD

TRIBUNE. "Nucléaire : la désobéissance civile plus que jamais nécessaire en démocratie"

Avant le jugement en appel prévu le 30 octobre de huit militants de Greenpeace, condamnés à des peines de prison pour s'être introduits en 2017 sur le site de la centrale nucléaire de Cattenom (Moselle), 31 avocats et juristes dénoncent dans cette tribune une "répression d'Etat" contre les activistes environnementaux.

"Le décrochage des portraits d'Emmanuel Macron a été considéré comme 'le substitut nécessaire du dialogue impraticable entre le président de la République et le peuple' par le tribunal correctionnel de Lyon qui a relaxé les 'décrocheurs' au motif du fait justificatif de l'état de nécessité le 16 septembre dernier. Cette décision conforte le fait que les tribunaux ne sont pas des vases clos, étanches et sourds aux constats scientifiques sur la dangerosité des actions publiques ou des risques industriels. Les désobéissants non-violents qui alertent sur ces risques environnementaux éclairent notre conscience en exerçant une critique, aussi ils ne devraient pas être sanctionnés mais reconnus pour leur utilité sociale.

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- Justice - par Olivier Petitjean, 23 octobre 2019

Comment les tribunaux se transforment en champ de bataille contre les crimes et abus des multinationales

Lafarge et la Syrie, Total et le réchauffement climatique, BNP Paribas et le Soudan, Vinci et le Qatar... Les procédures judiciaires ciblant les activités douteuses des grandes entreprises françaises à l’étranger se multiplient. Tour d’horizon de plusieurs procès et affaires en cours.

Il pleut des procédures judiciaires contre les multinationales. Ce 23 octobre, les Amis de la Terre France, Survie et quatre ONG locales assignent en référé Total devant un juge français pour empêcher des "violations imminentes" des droits humains dans le cadre d’un projet pétrolier en Ouganda. Le lendemain, la cour d’appel de Paris se prononce sur la validité de la procédure contre l’entreprise Lafarge et de ses anciens dirigeants pour financement du terrorisme en Syrie.

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- Tribune > 23 octobre 2019 / François Veillerette

L’agribashing, une fable qui freine l’indispensable évolution de l’agriculture

L’agribashing n’existe pas, défend l’auteur de cette tribune. Ce ne sont pas les agriculteurs mais le système agricole qui est critiqué. Et vouloir interdire une telle critique est dangereux, nous explique-t-il.

François Veillerette est directeur de l’association Générations futures.

"Agribashingf. C’est le terme à la mode depuis plusieurs mois dans le monde agricole français. Cet anglicisme, qu’on pourrait traduire par "dénigrement" ou "lynchage médiatique" dont serait victime l’agriculture, est sur les lèvres de tous les représentants de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA, majoritaire), sa présidente, Christiane Lambert, en tête.

Générations futures publie une carte de vente des pesticides en France fondée sur des chiffres officiels ? Agribashing ! Les émissions Envoyé spécial ou Cash Investigation diffusent des programmes montrant les conséquences des pesticides ou sur le glyphosate ? Agribashing encore ! Le quotidien Le Monde révèle le dessous du scandale des "Monsanto Papers" ? Agribashing toujours ! Les riverains des zones cultivées demandent à être protégés des pulvérisations de pesticides ? Agribashing plus que jamais !

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- Société - Charles Platiau - Catherine Pottier (Radio France), publié le 09/09/2013

La laïcité, "un fondement de la République" (Robert Badinter)

La charte de la laïcité sera désormais affichée dans chaque école, collège ou lycée public de France. Ce texte en 15 points, essentiellement pédagogique, rappelle aux enfants et aux parents que l'école est un lieu neutre. Il a été présenté lundi matin par le ministre de l'Education Vincent Peillon, dans un lycée de la Ferte-sous-Jouarre, en Seine-et-Marne, en présence notamment de l'ancien Garde des Sceaux Robert Badinter.

Robert Badinter le rappelle, la laïcité renvoie à la Déclaration des droits de l'Homme de 1789, un texte fondamental de la République.

"Il est donc bon de rappeler que nous sommes une République laïque et ce qu'implique la laïcité", détaille l'ancien garde des Sceaux à Catherine Pottier.

"Je ne sais pas s'il y'a de plus en plus de revendications identitaires”, explique Robert Badinter, “je crois que l'écho donné aux revendications identitaires est aujourd'hui probablement plus fort que jadis”.

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- Info > 23 octobre 2019 / Alan Loquet (Reporterre)

L’industrie minière ou les glaciers, le Chili va devoir choisir

Au Chili, l’hiver qui vient de se terminer a été le plus sec depuis soixante ans, la sécheresse se prolonge depuis dix ans et l’accès à l’eau potable pourrait devenir critique. Or, la principale ressource en eau du pays, les glaciers, sont abîmés par le réchauffement climatique et par l’activité minière, l’un des secteurs économiques vitaux du pays.

Camino a Farellones (Chili), reportage — En ce début de printemps austral, Claudio Rojas fait ses comptes en scrutant le cours d’eau Mapocho.

“La rivière est au plus bas. L’an passé, nous devions aller chercher l’eau dans les puits à vingt mètres de profondeur, contre soixante mètres aujourd’hui,” dit le membre du collectif des voisins de Camino a Farellones, un village adossé aux premières pentes des Andes, à une trentaine de kilomètres de Santiago-du-Chili.

“Environ trente familles dépendent de camions-citernes pour avoir de l’eau à leur domicile.”

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22 Octobre 2019

     

- 21 Octobre 2019, Publié par El Diablo

LETTRE OUVERTE d'un cheminot retraité au cuisinier de l’Élysée.

 
Lettre ouverte au cuisinier de l’Élysée.
 
Monsieur,

Dans un entretien paru dans le Figaro du 3 mai 2017 vous aviez déclaré en entrée en matière,

"Je ne sauve pas des vies, je ne fais que cuisiner".
 
Deux ans et demi plus tard, vous prenez le temps de Twitter :

"même plus de colère tellement vous nous habituez à être pris en otage par les feignants ! Je vous souhaite quand même de vous casser le petit orteil".
 
Voyez-vous Monsieur le chef d'une équipe d'une trentaine de personnes qui fournissent en moyenne 2500 repas par jour, ces feignants que vous stigmatisez ont la charge de la sécurité de plusieurs millions de personnes par jour. On fait le ratio, et on hiérarchise les normes de priorité ?

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- 20th October 2019, by George Monbiot, published in the Guardian 16th October 2019

Arresting Destruction

This is my rationale for getting arrested with Extinction Rebellion

A few hours after this column is published, I hope to be in a police cell. I don’t yet know what the charge will be, where I will be arrested or when, but I know that if I go home this evening without feeling the hand of the law on my sleeve, I will have failed. This might sound like a strange ambition, but I believe it is a reasonable one.

If I succeed, I will be one of many. In the current wave of Extinction Rebellion protests, 1400 people have so far allowed themselves to be arrested. It’s a controversial tactic, but it has often proved highly effective. The suffragettes, the Indian salt marchers, the civil rights movement, the Polish and East German democracy movements, to name just a few, all used it to great effect. Mass arrests are a potent form of democratic protest.

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- Fiona Harvey, Damian Carrington, Jonathan Watts, Patrick Greenfield, Monday 14 October 2019

How do we rein in the fossil fuel industry? Here are eight ideas

Individual action alone won’t solve the climate crisis. So what political changes might help?

Renewables may see off oil firms decades earlier than they think

☛ Put climate on the ballot paper

Individual actions, such as flying less or buying electric cars, are helpful, but they will be futile without collective political action to slash emissions on a corporate, national and global scale...

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21 Octobre 2019

     

- Réfléchir - Lena Balaud, 13 octobre 2019

La terre des ronds-points

Un des tours de force du mouvement des Gilets Jaunes aura été d’habiter collectivement les ronds-points, péages, zones commerciales - espaces voués à être inhabitables. “Généalogie du déracinement” de Dalie Giroux nous raconte cette guerre entre l’habitation du monde et la valorisation de tout ce qui, sur terre, peut être vendu.

❐ À propos de La généalogie du déracinement. Enquête sur l’habitation postcoloniale de Dalie Giroux, aux Presses Universitaires de Montréal, 224 pages, 2019.

Comment vivre sur la terre et comment y vivre sans vivre la conquête ? Comment habiter sans exproprier ?

 
Comment se spatialiser sans se constituer comme extériorité à soi-même ? 

Que faire du paysage postindustriel et postimpérial, s’il s’agit d’y vivre ?

Dalie Giroux, La généalogie du déracinement

Il n’est pas fait mention du mouvement des Gilets Jaunes dans le livre La généalogie du déracinement de Dalie Giroux. Et pour cause : il a été écrit avant novembre 2018, et de l’autre côté de l’Atlantique. Pourtant il semble ne nous parler que de cela. Ce qui a pu déconcerter nombre de commentateurs et commentatrices du mouvement nous apparaît à travers cet ouvrage sous un jour plus évident.

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20 Octobre 2019

     

- David Graeber, 2 Mai 2019

La fatigue du désespoir ou comment le manque d’espoir peut devenir ennuyeux

Dans cet article qui date de 2016, l’anthropologue David Graeber fait le bilan de la politique néo-libérale au Royaume-Uni depuis Margaret Thatcher. Il examine ce bilan à la lumière des solutions proposées par la gauche de Jeremy Corbyn au Royaume-Uni. Pour l’auteur de "Dette : 5000 ans d’histoire", ce désespoir est la conclusion logique de la rationalité de la dette et de la morale d’un impératif catégorique du remboursement de la dette qui enferme les individus dans une logique d’austérité aussi bien financière qu’imaginative. Si certaines des prédictions de l’auteur ne se sont pas – ou pas encore – réalisées depuis lors, son diagnostic garde toute son actualité, comme les alternatives ici esquissées. En Grande-Bretagne et ailleurs...

Est-il possible de s’ennuyer par manque d’espoir ?

Il y a des raisons de croire qu’une telle chose commence à se produire en Grande-Bretagne. Appelons cela la fatigue du désespoir.

Depuis près d’un demi-siècle, la culture britannique, en particulier celle de la gauche, a fait du désespoir un art. C’est ici que "No Future for You" est devenu la devise d’une génération, puis d’une autre et enfin d’une autre encore. De l’effondrement de son empire à l’effondrement de ses villes industrielles, en passant par l’effondrement actuel de son État providence, le pays semblait explorer, jusqu’à épuisement, toutes les modalités possibles du désespoir : le désespoir comme rage, le désespoir comme résignation, le désespoir comme humour, le désespoir comme fierté ou plaisir secret.

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- Ma vie au travail - par Antoine L., 13 juin 2019

"Au cœur de l’incident" : le récit d’un conducteur de TGV au secours d’une rame en détresse

Le 4 juin, une panne électrique touche un TGV reliant Paris à Perpignan. Le train va se retrouver immobilisé pendant six heures dans un tunnel de la région parisienne, suscitant un certain nombre d’interrogations. Un formateur à la conduite des trains de la SNCF a décidé de prendre la parole pour raconter l’envers du décor : "Parmi tous ceux qui sont intervenus de près ou de loin sur cet incident, je n’ai vu que des gens impliqués, déterminés avec pour seule et unique volonté : se sortir de cette situation compliquée en toute sécurité.”

❐ Texte et photos initialement publiés sur le compte twitter de l’auteur, Voie Libre SNCF. Nous les republions avec son autorisation.

Vous avez sans doute entendu parler d’un TGV pour Perpignan bloqué six heures dans un tunnel à la sortie de Paris. Six heures, ce n’est pas acceptable, mais ce n’est pas si simple que ça ! Étant intervenu pour secourir la rame en détresse, retour au cœur de l’incident.

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- Au nom de la concurrence - par Alexis Moreau, 28 mai 2018- Photo : Lors de la manifestation de la Fonction publique, le 22 mai 2018 à Paris / © Serge d’Ignazio

Baisse des effectifs, hausse des tarifs, qualité de service moyenne : les réalités de la privatisation du rail

La promesse est toujours la même. En brisant les monopoles publics au profit d’un marché concurrentiel, la dérégulation permettrait de faire chuter les prix et d’améliorer la qualité pour les usagers, devenus des "clients". L’argument est de nouveau ressorti par le gouvernement dans le cadre de la réforme ferroviaire, dont l’examen au Sénat a commencé le 23 mai. Et si on jugeait sur pièces ? Basta ! fait le bilan de deux décennies françaises d’ouverture à la concurrence, en visualisant ses effets sur les tarifs, sur l’emploi, ou encore sur les investissements.

Deuxième volet : le transport ferroviaire.

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- Michael Hudson -12 Janvier 2018

J. Is for Junk Economics. Petit bréviaire économique (1)

Traduction, par Christophe Petit et Thibault Mirabel, de l’Introduction de l’ouvrage de l’économiste américain Michaël Hudson "J Is for Junk Economics : A Guide to Reality in an Age of Deception", 2017. En attendant la publication d’autres extraits ...

INTRODUCTION

"Il est certain qu’en dernière analyse une langue doit son déclin à des causes politiques et économiques. (…) Elle devient laide et imprécise parce que notre pensée est stupide, mais ce relâchement constitue à son tour une puissante incitation à penser stupidement. Pourtant ce processus n’est pas irréversible. (…) Si l’on se débarrasse des mauvaises habitudes, on peut penser plus clairement, et penser clairement est un premier pas, indispensable, vers la régénération politique.” - George Orwell, "La politique et la langue anglaise" (1946)

"Vous pouvez duper certaines personnes tout le temps. Ce sont celles sur lesquelles vous devriez vous concentrer” - George W. Bush (2001)

Confucius pensait que les troubles sociaux commençaient par l’incapacité de nommer les choses par leurs noms. La première étape pour réformer un monde mal structuré est donc la "rectification des noms". Pour Confucius, cela signifiait restaurer le sens original des mots.

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Autres temps

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19 Octobre 2019

     

- Reportage > 19 octobre 2019 / Raphaël Lebrujah (Reporterre)

Rojava kurde : un projet écologique menacé par l’invasion turque

Depuis le début de la semaine, l’armée turque et ses supplétifs font la guerre au Rojava. Sur place, des centaines de milliers de personnes sont en fuite, des civils meurent. Et le projet écologique ambitieux du Rojava est en péril.

• Amûda et Jinwar (Rojava), reportage

Le Rojava est sous le feu de l’armée turque et de ses milices djihadistes depuis près d’une semaine à la suite du lâchage du président états-unien, Donald Trump, livrant le nord et l’est de la Syrie à de sanglants combats. Les populations du Rojava, kurdes mais aussi chrétiennes, craignent d’être massacrées et chassées de leurs terres puis remplacées par des populations arabes.

Dans cet enfer de violence qu’est devenu le Moyen-Orient, le Rojava fait figure d’exemple en matière de projet écologique. Le comaire de la mairie d’Amûda, Heval Abbas, explique : "Nous travaillons à créer des espaces verts dans nos villes. Nous mettons en place une politique de traitement des déchets et de reforestation directement en collaboration avec les communes." Il ajoute, la mine triste : "Mais depuis l’invasion turque, plusieurs projets ont dû être abandonnés. Nous devions construire un nouveau centre des traitements des déchets. Cela ne pourra pas se faire." Un paysan à côté de lui nous dit : "On ne peut plus travailler dans nos champs près de la frontière depuis que les Turcs nous mitraillent, pourtant je ne suis pas un militaire. Comme ça ne suffisait pas, les Turcs pompent l’eau des nappes phréatiques et retiennent l’eau, posant de lourds problèmes pour l’agriculture."

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- Société - Par Stéphane Loignon, Le 18 octobre 2019

Edgar Morin : “Le courage, c’est résister à tout ce qui va trahir nos idées”

LE PARISIEN WEEK-END. Dans son dernier ouvrage, "les Souvenirs viennent à ma rencontre", le sociologue se remémore sa jeunesse dans la Résistance, où la question du courage s’est souvent posée.

Lorsque Edgar Morin s’engage dans la lutte clandestine contre le nazisme, il a seulement 20 ans. Sandra Mehl pour Le Parisien Week-End

❐ Le mercredi 2 octobre, dans sa petite maison du centre de Montpellier (Hérault), Edgar Morin enchaîne les rendez-vous, pour partir l'esprit libre, le lendemain, se reposer à Marrakech, au Maroc. A 98 ans, le sociologue tient une forme exemplaire.

L'aurait-il imaginé quand, à 20 ans, il décidait de s'engager dans la lutte clandestine contre le nazisme et la Collaboration ? Membre du Mouvement de résistance des prisonniers de guerre et déportés, il a porté des valises de documents secrets, relayé des messages, recruté des membres, échappé à la Gestapo et risqué sa vie pour défendre la patrie contre l’occupant.

Dans son dernier ouvrage, "les Souvenirs viennent à ma rencontre" (Fayard, 450 pages, 26 euros), il raconte cette épopée, parmi d'autres réminiscences d'une longue existence où la question du courage, physique comme intellectuel, s'est souvent posée. Nous l'avons interrogé à l'occasion de notre dossier sur ces héros ordinaires.

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- ESSAIS - 18 octobre 2019 Par Joseph Confavreux,

Les signaux faibles du fascisme

Comment décrire et déceler un moment de bascule politique, sans se faire enfermer dans un parallèle paresseux avec les années 1930 ? Alors même que ce parallèle est également dressé par un pouvoir exécutif qui s’accommode de récidives inquiétantes tout en se présentant comme un rempart contre celles-ci.

L’historien italien Carlo Ginzburg, issu d’une famille juive et résistante, expliquait en ouverture des Rendez-vous de l’histoire qui se sont tenus le week-end dernier à Blois, et dont il était l’invité d’honneur, avoir "toujours résisté à l’idée d’utiliser le mot fascisme en dehors de son contexte spécifique". Tout en soulignant une évolution récente de sa position, notamment après avoir pu observer Donald Trump ou Matteo Salvini. "Je crois que le fascisme a un futur. C’est une remarque amère qui implique une définition du fascisme qui doit être construite, dans laquelle l’antisémitisme n’est pas un élément nécessaire."

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- 17 octobre 2019, par Revue Du MAUSS- Édition : Dossier David Graeber

La sagesse de Kandiaronk, par David Graeber (1/5)

Dans ce texte inédit, l'anthropologue David Graeber et l’archéologue David Wengrow montrent que l’idéologie du progrès fut une réaction conservatrice contre la diffusion des idées de Kandiaronk, sorte de Socrate amérindien, afin de justifier les inégalités occidentales. Cette série en 5 épisodes s'inscrit dans le cadre d'un projet collaboratif autour de l'oeuvre de D. Graeber entre la revue du MAUSS, la Volte et Mediapart.

L’anthropologue David Graeber travaille depuis sept années, avec l’archéologue David Wengrow, sur un ouvrage consacré à une histoire des inégalités. Un premier extrait de cet ouvrage a été publié en 2018. Cet extrait montrait que la narration habituelle selon laquelle l’inégalité des hommes était le prix à payer pour les sociétés développées et leur confort est un mensonge.

En effet, dans une analyse de l’histoire de la très longue durée, sur environ 50,000 ans, David Graeber et David Wengrow montrent qu’il existait aussi bien des petites sociétés de chasseurs-ceuilleurs inégalitaires que des grandes villes extrêmement égalitaires.

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18 Octobre 2019

     

- Enquête > 18 octobre 2019 / Lorène Lavocat et Mathieu Génon (Reporterre)

L’écologie populaire, c’est aussi dans les campagnes

Les territoires ruraux et périurbains ne sont pas des décors de carte postale, comme l’a rappelé le mouvement des Gilets jaunes. Dans le cadre de son dossier « écologie et quartiers populaires », Reporterre a souhaité comprendre la vie des habitants de ces territoires désertés par les services publics et aux moyens de transport contraints.

Avec le mouvement des Gilets jaunes, nombre de Français ont découvert la dure réalité des campagnes. La précarité, qu’on pensait circonscrite dans les banlieues, perfore en fait depuis longtemps les territoires ruraux et périurbains. Les campagnes ne sont pas (que) de douces collines où pâturent de paisibles ruminants, des « paradis verts » où s’échapper le temps d’un week-end. À l’inverse, ce ne sont pas non plus ces lieux de relégation que l’on nous décrit parfois, où la transition écologique serait sacrifiée sur l’autel du glyphosate et du diesel. Tant bien que mal, les petits pays défrichent de nouveaux chemins.

Il y a quatre ans, Reporterre lançait un projet éditorial intitulé « Écologie et quartiers populaires ». À travers des reportages et des ateliers médias, il s’agissait de porter la voix des habitants des quartiers populaires. À partir de 2019, nous avons décidé de sortir des agglomérations pour aller à la rencontre de celles et ceux qui vivent en milieu rural.

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- Alternatives - par Fabien Ginisty (L’Âge de faire), 18 octobre 2019

Paysans-boulangers : l’autonomie plutôt que la soumission à l’agro-industrie

Grâce à l’activité boulangère en plus des cultures, de nombreux petits paysans s’installent et comblent notre appétit pour un pain plus naturel. Rencontres avec ces paysans qui privilégient l’autonomie, et dont le développement fait grincer les dents des lobbies agro-industriels.

"A pourvoir : emploi nécessitant de nombreuses compétences théoriques et pratiques, mais pas en informatique. Goût pour les travaux agricoles, le feu de bois et la relation commerciale. Sens de l’organisation et master en débrouillardise vivement recommandés. Débouchés garantis. Revenus suffisants pour vivre. Liberté assurée."

Cette annonce alléchante a déjà séduit des centaines de jeunes et de moins jeunes, en quête d’un travail à la fois manuel et intellectuel, basé sur la maîtrise, de A à Z, de la fabrication d’un produit à haute valeur symbolique ajoutée. Ces dernières années, les paysans boulangers ont fait leur place sur les marchés. Le pain prend désormais ses aises aux côtés des autres produits transformés par les confrères : jus de fruit, fromages, bières, volailles, etc.

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- 20 juin 2018, La Relève et La Peste

L’homme a tué 83 % des mammifères sauvages et 50 % des plantes

Humanité dérisoire… mais humanité destructrice

Répartition de la biomasse sur Terre 

Une étude a été publiée dans les Comptes-rendus de l’Académie nationale des Sciences des États-Unis (Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America). Elle s’intitule "La répartition de la biomasse sur Terre". En utilisant les données de plusieurs centaines de travaux, les chercheurs sont parvenus à proposer la première estimation complète et globale du poids de chaque catégorie d’être vivants.

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- France - 17 octobre 2019, Par Pascale Pascariello et Antoine Schirer

Notre-Dame: six mois après l’incendie, les coulisses d’un scandale sanitaire caché

Selon le dernier bilan présenté le 14 octobre par l’Agence régionale de santé (ARS) et la préfecture de Région, douze enfants sont contaminés au plomb et soixante-dix-huit sont sous surveillance médicale. Ces résultats alarmants sont la conséquence d’une absence de prise en compte de l’ampleur de la pollution au plomb, voire des tentatives par les autorités d’en dissimuler la réalité. Nous revenons en vidéo et en accès libre sur nos cinq mois d’enquêtes et sur les tromperies des principaux acteurs du dossier. 

Le dernier bilan présenté, le 14 octobre, par l’Agence régionale de santé (ARS) et la préfecture de Région sur la situation de la pollution autour de Notre-Dame fait état de douze enfants intoxiqués au plomb et de soixante-dix-huit autres sous surveillance médicale. Contrairement à ce qu’annonce l’ARS, qui se veut très rassurante, ce bilan est alarmant.

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- Environnement - Par Chloé Gurdjian, publié le 15/10/2019

Les pays méditerranéens risquent gros avec le réchauffement climatique

Un réseau d'experts a publié un rapport sur les risques que court la Méditerranée à cause du réchauffement climatique. Leurs conclusions sont alarmantes. Voici un résumé condensé.

Des dizaines de scientifiques indépendants issus de plusieurs pays viennent de rendre un rapport préliminaire.

Selon eux, la région méditerranéenne se réchauffe bien plus vite que le reste du monde.

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17 Octobre 2019

     

- 16 octobre 2019, Laurie Debove

Une répression policière inouïe face à des pompiers désemparés

"C’est une décadence humaine cette manifestation. L’armée qui tire sur l’armée… Un ami était en face de moi durant la manif et m’a dit les ordres qu’ils ont reçu : "Frappez fort pour leur faire passer l’envie de recommencer." a ainsi témoigné un pompier à La Relève et La Peste

Les images ont des allures funestes. Mardi 15 octobre, des milliers de pompiers et personnels soignants ont défilé dans les rues de Paris pour dénoncer la dégradation dramatique de leurs conditions de travail.

La répression policière dont ils ont été victimes vient ajouter cette journée à la liste des manifestations violemment réprimées en France.

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- Info > 17 octobre 2019 / Lorène Lavocat (Reporterre)

Crues au nord, assèchement au sud : la crise climatique dérègle déjà nos rivières

Une étude internationale conduite sur 50 ans montre qu’à cause du changement climatique, le nord de la Loire pourrait connaitre des crues plus intenses, tandis que le sud verra ses cours d’eau asséchés. La solution ? "Bannir les solutions de bétonisation et d’artificialisation des cours d’eau."

Des crues plus intenses au nord de la Loire et des rivières moins tumultueuses au sud. Plus de doute, "le changement climatique altère le régime des crues". C’est la conclusion inédite d’une étude internationale publiée fin août dans la revue Nature, intitulée Changing climate both increases and decreases European river floods, soit Le changement climatique augmente et diminue à la fois les crues des rivières européennes.

Jusqu’à présent, les scientifiques n’étaient pas parvenus à déterminer de lien entre dérèglement du climat et intensité des crues. En cause, d’après Éric Sauquet, hydrologue à l’Institut national de recherche en sciences et technologies pour l’environnement et l’agriculture (IRSTEA) et co-auteur de l’étude, des bases de données éparses et la difficulté du travail de terrain. "Évaluer un débit d’eau n’est pas simple, explique-t-il. Il s’agit de mesurer une hauteur d’eau, en prenant en compte la géométrie de la rivière, la vitesse du courant et de nombreux paramètres qui compliquent l’analyse."

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16 Octobre 2019

     

- Avec le projet #FrenchArms, Disclose publie de nouvelles informations - Par Christophe-Cécil Garnier, 14/10/2019

Les armes françaises tuent des civils aux quatre coins du monde

Depuis moins d’un an, Disclose publie des révélations sur les armes françaises utilisées dans des conflits internationaux contre des civils. Ses fondateurs, Mathias Destal et Geoffrey Livolsi, reviennent pour StreetPress sur leur travail.

Des blindés militaires récemment livrés au Cameroun et utilisés par une unité d’élite accusée d’assassinat arbitraires et de tortures. Des Rafales vendus à l’Égypte en 2015 et utilisés en Libye pour appuyer le “Maréchal Haftar“ dans la guerre civile. Des navires de combat qui participent au blocus maritime qui touche le Yémen, responsable d’une véritable catastrophe humanitaire. Le point commun de tous ces véhicules ? Ils ont été fabriqués et vendus directement par la France, selon les récentes révélations du média Disclose et des médias partenaires du projet French Arms, mené dans le cadre d’une enquête sur les armes européennes par le média néerlandais Lighthouse Report.

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- Accueil > Editorial > Édito > 15 octobre 2019 / Hervé Kempf (Reporterre)

L’étrange victoire d’Extinction Rebellion

Extinction Rebellion a mené une magnifique action... dans l’indifférence à peu près totale du gouvernement et des médias de l’oligarchie. C’est que ses revendications, trop vagues, ne sont guère menaçantes, et que sa séparation, pour l’instant, des autres luttes, affaiblit la portée de son énergie.

Le mouvement international Extinction Rebellion a remporté une victoire. De Londres à Berlin, de Paris à Sydney, des milliers de personnes ont occupé pendant une semaine des places centrales de ces capitales, dans une ambiance festive et pacifique, sans que les autorités répriment ces occupations menées au nom de la lutte contre le changement climatique et contre l’extinction de la biodiversité.

Ce succès n’est certes pas un événement isolé : il s’inscrit dans un mouvement climatique qui, depuis l’automne 2018 a pris une ampleur nouvelle, marquée par des marches réunissant de manière répétée des centaines de milliers de personnes à travers le monde (500.000 rien qu’à Montréal le 30 septembre dernier) ou des « grèves pour le climat » dont Greta Thunberg a été l’initiatrice étonnamment suivie.

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- Accueil > Editorial > Info > 16 octobre 2019 / Didier Harpagès (Reporterre)

Une serre tropicale géante en projet dans le nord de la France

"La plus grande serre tropicale du monde" pourrait être érigée sur la Côte d’Opale, dans le Pas-de-Calais. Ce projet, soutenu par de multiples acteurs, suscite des interrogations sur son caractère antiécologique.

"Tropicalia offrira à ses visiteurs une expérience immersive dans un environnement d’envergure unique. 20.000 m² au sein de la plus grande serre tropicale du monde, érigée sur la Côte d’Opale et maintenue à une température ventilée de 26-28 °C toute l’année. Un monde animal et végétal en parfait équilibre pour le plaisir des sens, une porte ouverte vers la compréhension et le respect d’un écosystème unique." C’est en ces termes passionnés que la holding Opal Tropical Concept (OTC) s’exprime sur son site internet. Des éléments de langage qui invitent au rêve, au voyage "dans une bulle de nature et d’harmonie, offrant un spectacle sensuel, exaltant, idyllique”.

Sous un énorme dôme de 35 mètres de hauteur, facilitant la croissance des arbres, un cénote — un gouffre rempli d’eau douce tel qu’il en existe au Mexique — serait l’une des attractions phare du dispositif. Du reste, plus de 8.000 papillons, des poissons d’Amazonie, des reptiles, plusieurs variétés d’orchidées, des bananiers, des manguiers côtoieraient "des colibris virevoltants". La silhouette de ce minuscule oiseau, icône des mouvements écologiques, sert de logo à la holding OTC.

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- Editorial > Brèves > 15 octobre 2019

Google a financé des groupes climato-sceptiques

Google a apporté des contributions « substantielles » à certains des négationnistes les plus notoires de Washington malgré son insistance à soutenir l’action politique sur la crise climatique, révèle The Guardian.

Parmi les centaines de groupes que l’entreprise a répertoriés sur son site Web comme bénéficiaires de ses dons politiques, on compte plus d’une douzaine d’organisations qui ont fait campagne contre la législation climatique, remis en question la nécessité d’agir ou cherché activement à faire reculer les protections environnementales de l’ère Obama.

La liste comprend le Competitive Enterprise Institute (CEI), un groupe de politiques conservatrices qui a contribué à convaincre l’administration Trump d’abandonner l’accord de Paris et a critiqué la Maison Blanche pour ne pas avoir démantelé davantage de règles environnementales.

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15 Octobre 2019

     

- Environnement - De Laura Parker, Octobre 2019

91% des déchets plastiques ne sont pas recyclés

Selon la première étude menée sur la question, des milliards de tonnes de plastique ont été produites au cours des dernières décennies. La majorité a fini en déchets.

Initiée il y a seulement une soixantaine d'années, la production de masse des matières plastiques s'est accélérée à une telle vitesse qu'elle a généré 8,3 milliards de tonnes, dont la plupart sont des produits jetables qui finissent par devenir des déchets.

Cela vous semble être une quantité inconcevable ?

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- Pete Pattisson in Doha and Kathmandu, Roshan Sedhai in Kathmandu, Monday 7 October 2019

Sudden deaths of hundreds of migrant workers in Qatar not investigated

Exclusive: in majority of cases, authorities do not perform postmortems, despite recommendations from regime’s lawyers

Workers on a construction site near Doha. Photograph: Bill Lyons/Alamy

Qatar is failing to investigate the sudden deaths of hundreds of migrant works, the Guardian can reveal.

Hundreds of labourers in the World Cup host nation die each year, with the majority of the fatalities attributed to heart attacks or “natural causes” by the Qatari authorities. Many are young men who die in their sleep – a phenomenon locally dubbed “sudden death syndrome”.

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- Médium large - Catherine Perrin, publié le jeudi 4 octobre 2018

La décroissance, un scénario absolument inévitable

"Il y aura décroissance quoi qu'il en soit. Soit on l'organise, et ça fait moins mal, soit on la subit de la nature, et là, ça va être très, très violent." Selon Yves-Marie Abraham, professeur en gestion, il ne s'agit plus de limiter les effets du réchauffement climatique – une bataille perdue de toute façon –, mais bien de préparer nos sociétés à la vie avec moins de ressources. En compagnie du communicateur scientifique Jérémy Bouchez, de l'auteur écologiste Serge Mongeau et de la consultante zéro déchet Mélissa de Lafontaine, il explique à Catherine Perrin en quoi la protection de l'environnement est liée aux inégalités sociales.

Nos invités étaient de passage à l’approche du premier Festival de la décroissance, qui aura lieu le 6 octobre au Campus MIL de l’Université de Montréal.

"L’espoir qu’on nous vend, c’est un découplage entre croissance économique et [conséquences] écologiques. Tout montre que nous ne sommes pas capables d’accomplir ce découplage", affirme Yves-Marie Abraham, rappelant que même la production à partir de matières recyclables a des effets environnementaux.

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14 Octobre 2019

     

- Document - 5 octobre 2017, Par Christophe Gueugneau et Jade Lindgaard

Climat: à Bruxelles, la France lâche les renouvelables

La France œuvre-t-elle contre les énergies renouvelables en Europe, tout en prétendant le contraire en public ? C'est ce que prouve un document informel transmis par Paris au Conseil européen dans le cadre de discussions sur les objectifs climatiques européens.

La France œuvre-t-elle contre les énergies renouvelables en Europe, tout en prétendant le contraire en public ? Dans un papier informel transmis au Conseil européen dans le cadre de discussions sur les objectifs climatiques européens, Paris apparaît en retrait par rapport à ses positions officielles. Ces mêmes propositions ont été défendues lors du Conseil informel des ministres de l'énergie à Tallinn (Estonie) les 19 et 20 septembre.

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- Accueil Articles - Environnement - 9 octobre 2017

Un document secret expose le double jeu de Macron sur la transition écologique

Le journal indépendant Médiapart montre, document à l’appui, le double jeu de la France en matière d’énergies renouvelables. Pendant que le gouvernement fait croire dans son discours officiel à un engagement fort, c’est une toute autre position qu’il défend devant le Conseil européen, à qui il propose d’alléger les obligations en matière d’énergies renouvelables. Alors que Macron s’était engagé pour l’environnement pendant la campagne, usant de son association avec Nicolas Hulot pour promouvoir un discours écologique, les contradictions entre ses propos et ses actes deviennent intenables au regard de l’urgence absolue de la question climatique. Regard sur un "greenwashing" politique.

À quoi joue Paris dans le cadre des discussions sur les objectifs climatiques européens ? Dans un papier informel transmis par la France au Conseil européen, les représentants du pays refusent de s’engager de manière contraignante sur les objectifs fixés en 2014 à propos du développement des énergies renouvelables. Quelques mois plus tôt, la France avait pourtant pris publiquement position pour la mise en place de tels mécanismes.

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- Ma vie au poste - Samuel Gontier, publié le 11/10/2019.

Les barbons de CNews à la chasse aux barbes signifiantes de la cinquième colonne musulmane

Tandis que Pascal Praud lance un débat sur les barbes “signifiantes” ou “préoccupantes” portées par des milliers de terroristes en puissance, Laurence Ferrari anime avec bienveillance une discussion marquée par la promotion du racisme anti-musulman… On se demande pourquoi CNews tient tant à embaucher Zemmour.

❐ "On va terminer sur la vigilance."

Mais pas la vigilance météo. Pour Pascal Praud,

"c’est très intéressant, Christophe Castaner a parlé notamment de la barbe".

Une vigilance barbe ? Je l’admets, c’est original.

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13 Octobre 2019

     

- Par Pierre Gilbert, 7 octobre 2019

Rob Hopkins : "Les mesures d’austérité ont un effet dévastateur sur l’imagination"

❐ Rob Hopkins est un intellectuel britannique. Il a notamment fondé le mouvement des Villes en transition en 2005.

En France, le grand public le connait surtout pour avoir inspiré par son action le documentaire Demain de Cyril Dion, dans lequel il témoigne longuement.

Nous avons profité de sa venue dans l’hexagone, à l’occasion de la journée Paris sans voiture, pour l’interroger sur la transition écologique et sociale au niveau municipal, le mouvement des gilets jaunes, Emmanuel Macron, la place de la voiture… mais aussi sur les liens entre imagination et transition écologique, le sujet de son dernier ouvrage. Réalisé par Pierre Gilbert, retranscrit et traduit par Sophie Boulay.

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- 9 octobre 2019, Laurie Debove

Rébellion Internationale pour le vivant : "quand l’espoir meurt, l’action commence."

Arrêter cette course mortifère à la croissance qui nous conduit droit dans le mur, telle est la symbolique des actions de blocage menées par Extinction Rebellion un peu partout dans le monde en octobre.

Avec trois lieux stratégiques occupés à Londres, Berlin et Paris, le mouvement Extinction Rebellion a lancé avec succès son opération internationale “pour la suite du monde". A Paris, la place du Châtelet a été investie par un millier d’activistes pour le climat. Leur objectif : faire prendre conscience de la gravité de la situation et des efforts à fournir maintenant en promouvant une culture régénératrice, et non plus destructrice.

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- Actualité - Société- Marion Douzet (La Rédaction), le 11/10/19

Extinction Rebellion (XR) : le point sur les blocages, une alliance avec les gilets jaunes ?

BLOCAGES EXTINCTION REBELLION - Depuis lundi, les membres d'Extinction Rébellion occupaient la place du Châtelet à Paris. Ce vendredi, ils ont quitté en grande partie leur campement mais annoncent d'autres actions à venir.

[Mis à jour le 11 octobre 2019 à 19h54] Les actions devraient se poursuivre. Si les membres d'Extinction rébellion ont quitté en grande partie la place du Châtelet à Paris, le mouvement ne serait pour autant pas terminé. Ils souhaitent se faire entendre sur l'urgence climatique. Les militants qui ne seront plus place du Châtelet vont pouvoir se consacrer à d'autres actions.

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12 Octobre 2019

     

- Reportage > 10 octobre 2019 / Camille Martin (Reporterre)

Extinction Rebellion lance un blocage devant l’Assemblée nationale

Le camp du Châtelet a été levé dans la nuit de vendredi à samedi par Extinction Rebellion. Une nouvelle action est en cours. Reporterre est là.

Paris, reportage
• 10h40 - Un activiste prend la parole devant l’Assemblée. Il dit : "On ne reculera devant rien, on est prêts à aller en garde à vue, nous sommes prêts à aller en prison pour nos idées". Les policiers le repoussent pour l’empêcher de parler.

Les policiers commencent à dégager une chaîne d’activistes qui chantent, "CRS doucement, on fait ça pour vos enfants".

• 10h30 - Beaucoup de CRS sont arrivés, en tenue anti-émeutes, avec casques et boucliers, certains ont même déjà mis leurs lunettes anti-gaz. Une négociation s’engage entre un gradé et un peace keeper : "Vous dégagez la route devant l’Assemblée et on vous laisse le pont". Mais il ne faut pas traîner, sinon les policiers interviendront. Les activistes demandent à ce qu’on laisse partir le camion.

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- Libertés numériques - par Alexis Moreau, Rachel Knaebel, 11 octobre 2019, Dessins : Rodho

Mastodon, Diaspora, PeerTube... : des alternatives "libres" face aux géants du Net et à leur monde orwellien

En vingt ans, Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft ont investi notre quotidien, colonisé nos imaginaires, mis la main sur nos données personnelles. Peut-on leur échapper ? Pour chacun de ces services, les alternatives aux "Gafam" existent déjà, et rassemblent, pour certaines d’entre elles, plusieurs millions d’utilisateurs. Basta ! vous les présente.

Les chiffres sont à manier avec précaution, mais on estime que Google capterait à lui seul plus de 90 % des requêtes sur les moteurs de recherche en Europe. Il devient de plus en plus difficile d’ignorer que la multinationale amasse ainsi une quantité phénoménale de données personnelles : lorsque vous effectuez une recherche ou que vous vous rendez sur un site Internet, Google en conserve une trace qui permet, entre autres, de vous proposer de la publicité ciblée, c’est-à-dire ajustée à votre profil. Google recueille aussi des données via son navigateur web Chrome, son service Gmail, via Youtube, qui lui appartient, Google maps, et aussi tous les smartphones munis du système exploitation Android…

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- 11th October 2019, by George Monbiot, - published in the Guardian 10th October 2019 - www.monbiot.com

Oil Strike

The oil companies have successfully transferred blame for their actions to us. It is time to fight back.

Let’s stop calling this the Sixth Great Extinction. Let’s start calling it what it is: the First Great Extermination. A recent essay by the environmental historian Justin McBrien argues that describing the current eradication of living systems (including human societies) as an extinction event makes this catastrophe sound like a passive accident.

While we are all participants in the First Great Extermination, our responsibility is not evenly shared. The impacts of most of the world’s people are minimal. Even middle-class people in the rich world, whose effects are significant, are guided by a system of thought and action shaped in large part by corporations.

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  &  - Accueil - Nouvelles - 11/02/2015

Voici le premier cimetière naturel en France écolo et pas cher

Niort (AFP) – Ni marbre, ni fleur artificielle: le "cimetière naturel" de Souché, conçu par la Ville de Niort (Deux-Sèvres), est un modèle original de repos éternel écologique et peu coûteux.

Voici le premier cimetière naturel en France pour un repos éternel écolo et pas cher

A l’entrée de cette nécropole inhabituelle, sanctuaire de biodiversité, une citation du botaniste Gilles Clément:

"Pour faire un jardin, il faut un morceau de terre et l’éternité".

"Il s’agissait de créer un environnement différent, où les défunts seraient rendus à la terre, naturellement", résume pour l’AFP Dominique Bodin, Conservateur des douze cimetières de Niort.

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11 Octobre 2019

     

- Injustice - par Antoine Dupont (MicroFaune), Simon Gouin; 11 octobre 2019

Incendie de Lubrizol : l’avenir sombre des paysans touchés par les fumées

Pour les paysans touchés par le nuage de pollution, l’incertitude est à son comble. Avec une grande injustice : ce sont les exploitations bio et en circuits courts qui risquent de pâtir le plus de la catastrophe industrielle.

Dans un coin de la cour, les traces sont toujours visibles. Des dépôts noirs sur le plastique blanc entourant les céréales et les ballots de paille. Malgré la pluie qui n’arrête pas de tomber et qui rend la ferme boueuse, les traces noires demeurent, dix jours après le passage du nuage provoqué par l’incendie de l’usine Lubrizol.

"Le jeudi matin, je n’ai pas réalisé ce qui se passait", raconte Étienne, agriculteur sur cette ferme située à une trentaine de kilomètres au nord de Rouen.

Puis les SMS, les e-mails, les images télévisées...

"J’étais sonné."

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- Fil d’Ariane - Accueil - Economie -Climat Energie Transports -- Rachel Richterich, vendredi 11 octobre 2019

Les coûts du réchauffement sont difficiles à chiffrer

Devant l’impossibilité d’estimer les effets du réchauffement sur des infrastructures clés comme les transports et l’énergie, la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga annonce un plan d’action. Objectif: combler ces connaissances et les utiliser comme levier pour la neutralité carbone

"Seulement!"

C’est la première réflexion qui vient à l’esprit en lisant le rapport de Swiss Economics portant sur les coûts du réchauffement climatique sur nos infrastructures. Selon le document publié jeudi, les dégâts causés aux routes, aux rails et aux centrales électriques par les pluies torrentielles, les incendies ou encore les rivières à sec se chiffrent à un milliard de francs par année à moyen terme.

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- Reportage > 10 octobre 2019 / Gaspard d’Allens et Alexandre-Reza Kokabi (Reporterre)

Extinction Rebellion, rejoint par des Gilets jaunes, a étendu son occupation au centre de Paris

Les activistes d’Extinction Rebellion qui occupent la place du Châtelet, à Paris, ont décidé ce jeudi d’étendre leur mouvement de blocage. Des Gilets jaunes les ont rejoints. Reporterre a suivi cette journée en continu.

Paris, reportage - 20h30 : Nous arrêtons le direct. En Assemblée générale, les activistes d’Extinction Rebellion ont décidé d’arrêter l’occupation de la rue de Rivoli pour la nuit, quitte à recommencer ce vendredi. Nos reporters vont se reposer mais continuent à surveiller l’évolution de l’occupation.

Voici les trois faits marquants à retenir de cette journée :

toute la journée, les activistes d’Extinction Rebellion ont étendu leur occupation à la rue de Rivoli, qu’ils bloquaient à partir de la rue du Renard ;

de nombreux Gilets jaunes ont rejoint les activistes, ils ont construit une cabane place du Châtelet ;

les activistes s’interrogent sur l’attitude du gouvernement vis-à-vis de leur occupation et se demandent qu’elle sera sa réponse dans les heures qui viennent.

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10 Octobre 2019

     

- Jeudi, 10 Octobre, 2019, Entretien réalisé par Éric Serres

Gérald Le Corre : "Des perquisitions avant que les preuves ne disparaissent"

Outre les risques sanitaires pour la population, Gérald Le Corre, responsable santé/travail à la CGT (Seine-Maritime), dénonce la lenteur de l’enquête judiciaire et surtout les connivences entre les autorités et l’industriel.

❐ Près de deux semaines après l’incendie de l’usine Lubrizol, l’enquête indépendante mise en place par la CGT avec le soutien des organisations du collectif unitaire commence à porter ses fruits. Les informations recueillies auprès des travailleurs, notamment ceux de la sous-traitance, des livreurs, des pompiers…, et des riverains qui connaissent bien la zone industrielle a permis de révéler ce que la préfecture, la Dreal (direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement) et la direction de Lubrizol voulaient cacher. Mais des zones d’ombre persistent.

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- Olivier Tesquet, publié le 08/10/2019. - Boîtes noires, le blog numérique

La reconnaissance faciale débarque en France et vous n’y échapperez pas

Alors que l’ombre de l’exemple chinois et de son “crédit social” plane sur les libertés publiques, la France s’apprête à déployer ALICEM, un système de reconnaissance faciale pour accéder aux services publics en ligne. Malgré de nombreuses réticences…

21 juin dernier : Christophe Castaner rend visite à Christian Estrosi. Saluant "l’ambition sécuritaire" du maire de Nice, ville la plus vidéo-surveillée de France, le ministre de l’Intérieur réclame l’ouverture d’un débat national sur la reconnaissance faciale – déjà testée à titre expérimental par le motodidacte de la Riviera.

Alors qu’on attend toujours l’amorce d’une délibération publique, le gouvernement s’apprête à déployer ALICEM (pour Authentification en ligne certifiée sur mobile).

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- Environnement Energie Valais - innovation - Publié mercredi 9 octobre 2019, ATS

Un prototype de parc solaire flottant voit le jour en Valais

Floating barges with solar panels are pictured on the "Lac des Toules", an alpine reservoir lake, in Bourg-Saint-Pierre, Switzerland, Tuesday, October 8, 2019. Upon completion the floating solar panel station will consist of 36 floating barges…

La commune de Bourg-Saint-Pierre a mis en service une structure pilote sur un lac à 1800 m d’altitude afin de vérifier la faisabilité d’un projet de parc solaire flottant en milieu alpin

La première partie d'un futur parc solaire d'envergure flottant en milieu alpin voit le jour à Bourg-Saint-Pierre (VS). Après six ans de travaux pour vérifier la faisabilité d'une telle construction, Romande Energie a levé mercredi le voile sur sa première mondiale.

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Terriennes - Violences faites aux femmes : féminicides, coups, viols et autres agressions sexuelles -
09 oct 2019, Terriennes - Isabelle Mourgere

Belgique : "Bicky burger", la pub qui fait mal

Un homme qui assène un coup de poing à une femme parce qu'elle ne lui a pas acheté le hamburger de sa marque préférée... Cette publicité mise en ligne par une chaîne de friterie belge a de quoi choquer. Dénoncée sur les réseaux sociaux, l'image sous forme de planche BD fait scandale. Plusieurs ministres et responsables politiques belges demandent qu'elle soit retirée. Des appels au boycott sont lancés.

Un coup de pub en donnant des coups ? Et qui plus est ceux d'un homme sur une femme... Difficile d'imaginer que cette campagne de publicité lancée cette semaine par une chaîne de friterie en Belgique passe sans laisser de traces.

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09 Octobre 2019

     

- Édito > 3 avril 2019 / Hervé Kempf (Reporterre)

Macron veut empêcher les journalistes de témoigner

Des journalistes sont "soupçonnés d’avoir commis un vol en réunion" : motif de cette extravagante accusation ? Ils ont relaté le décrochage d’un portrait de M. Macron. Ce qui se joue derrière ce fait est la liberté de témoigner.

• Actualisation du 4 avril - À la suite de cette tribune, au communiqué du SNJ, à d’autres articles de presse ou de chroniques à la radio, et à des réactions de toutes sortes, les convocations de Bruno Mortier et Gaëtan Cruchet ont été requalifiées afin qu’ils ne soient plus entendus comme "soupçonnés", mais comme "témoins". Merci à toutes et à tous de votre réactivité.

"M. Bruno Mortier est soupçonné d’avoir commis ou tenté de commettre l’infraction de vol en réunion", est-il écrit sur la feuille qu’ont remise mardi 2 avril les gendarmes à M. Mortier.

Problème : M. Mortier est journaliste depuis 1980 (carte de presse no 46195), il travaille au Maine libre, et a raconté — comme il l’a fait des milliers de fois au cours de sa carrière et comme le font tous les jours des milliers de journalistes — ce dont il était témoin.

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- Reportage - 9 octobre 2019 / Garance Diaconu et Émilie Massemin (Reporterre)

À Paris, le blocage d’Extinction Rebellion s’organise pour durer

Ce mercredi matin, les activistes d’Extinction Rebellion, aux parcours très divers, occupaient toujours la place du Châtelet, à Paris. Ravitaillement, toilettes sèches, crèche... Le campement s’organise pour durer.

Paris, reportage — "Extinction ! Rebellion !" À 15 h place du Châtelet, bravant la pluie, une dizaine de militants engoncés dans des cirés improvisent une chorégraphie au son de Sweet dreams de Eurythmics. Une manière de se donner du courage après plus de 24 heures d’occupation du centre de Paris. Surtout que le blocage pourrait durer : "Berlin a prévu de retirer son campement samedi ou dimanche, mais nous on n’a aucune intention de lever le camp et si les gens sont motivés, on espère rester dix jours", indique M., un organisateur.

Un peu plus loin, Christophe, 45 ans, surveille les allées et venues sur le pont au Change. "Je suis peace keeper, c’est-à-dire que j’explique aux gens que le pont est bloqué, aux passants ce qu’est Extinction Rebellion et j’essaie d’apaiser les tensions quand des activistes craquent", explique-t-il en désignant son gilet orange fluo d’organisateur. Habitant de Montpellier, gérant d’une société de graphisme et père de trois enfants, il a tout lâché pour venir participer au blocage organisé par Extinction Rebellion (XR). "Avant, je me contentais de marches inutiles ou de rassemblements des Gilets jaunes le samedi qui tournaient à la violence”, explique-t-il.

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- France - 6 octobre 2019 Par Christophe Gueugneau

Convention pour le climat: 150 citoyens méfiants mais déterminés

Les 150 citoyens tirés au sort ont commencé à plancher, pendant trois jours, sur la question posée par le gouvernement, à savoir comment réduire d’au moins 40 % nos émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2030. Ce premier week-end leur a permis d’identifier les blocages face à la transition, mais aussi de demander, à plusieurs reprises, au gouvernement de réitérer sa promesse de respecter leurs travaux. 

Personne n’y croit vraiment. Et eux pas beaucoup plus que les autres. Eux ? Les 150 citoyens tirés au sort pour participer à la Convention citoyenne sur le climat. Décidé par Emmanuel Macron fin avril, ce "machin" démocratique est censé, en six week-ends de trois jours, apporter des réponses concrètes et législatives à la question : "Comment faire baisser d’au moins 40 % nos émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030 dans un souci de justice sociale ?"

À l’issue de ces travaux, le gouvernement s’est engagé à transmettre le ou les projets de loi au Parlement "sans filtre", ou bien d’appliquer d’éventuelles mesures réglementaires, ou encore d’aller directement au référendum. Mais peut-on faire confiance au gouvernement et au président de la République ? Quand on dit "sans filtre", sera-ce bien le cas ? Et qu’en feront les députés, de ces textes ?

À l’issue d’un premier week-end, aucune réponse ferme et définitive n’a été apportée, y compris par le premier ministre Édouard Philippe, qui a parlé vendredi devant les 150 citoyens, ou par la ministre de la transition écologique Élisabeth Borne, venue dimanche matin. Mais il y a tout de même un fait rassurant : les 150 tirés au sort, dont on ne savait pas grand-chose avant le premier jour – si ce n’est qu’ils étaient l’exact portrait de la France en chiffres, lire ici –, sont vraisemblablement au fait de cette incertitude et ne comptent pas s’y laisser prendre.

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08 Octobre 2019

     

- > Les blogs du « Diplo » > La pompe à phynance, par Frédéric Lordon, 7 octobre 2019

Détruire le capitalisme avant qu’il ne nous détruise (à propos de Lubrizol)

On se croyait en start-up nation. On se retrouve à Tchernobyl.

Qu’en un instant tout le glamour de pacotille de la Station F et des écrans tactiles s’écroule pour faire revenir d’un coup des images d’URSS n’aura pas été le moindre des paradoxes de l’explosion Lubrizol. Il faut pourtant s’y rendre : des pompiers envoyés en toute méconnaissance de ce qui les attendait, avec pour tout équipement "spécial" de pauvres masques de bricolage pareils à ceux des manifestants, à piétiner des heures dans la sauce qui troue les bottes et leur promet des pieds comme des choux-fleurs — et tout ceci, parfaite ironie, alors que la série Chernobyl venait de remporter un succès de visionnage bien fait pour consolider la commisération réservée aux régimes soviétiques et le sentiment de supériorité capitaliste (au prix tout de même de devoir oublier que Tchernobyl était en sandwich entre Three Miles Island et Fukushima).

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- Reportage > 8 octobre 2019 / Gaspard D’Allens et Alexandre-Reza Kokabi (Reporterre)

Extinction Rebellion installe une Zad en plein Paris

Mardi matin 8 octobre, des centaines d’activistes d’Extinction Rebellion occupaient toujours la place du Châtelet et le pont y menant, à Paris. Occupation non violente et joyeuse, malgré la pluie et sans intervention de la police. Le but : attirer l’attention sur la crise climatique et provoquer un changement de politique écologique.

Paris, reportage — Lundi 7 octobre, deux jours après avoir occupé le centre commercial Italie 2, le mouvement Extinction Rebellion a démarré en trombe sa semaine de rébellion internationale. Près de 2.000 activistes occupent le centre géographique de Paris : le pont au Change et la place du Châtelet. Ils ont campé sur place et créé une zone d’autonomie temporaire. Au petit matin, mardi 8 octobre, ils y étaient toujours.

Des centaines de membres d’Extinction Rebellion ont fait irruption, dès 15 h 20, place du Châtelet. Munis de bottes de paille et de palettes, s’asseyant sur la chaussée, ils ont neutralisé la circulation sur le pont au Change, le quai de la Mégisserie, le quai de Gesvres, l’avenue Victoria, la rue Saint-Denis et le boulevard de Sébastopol. Un bateau-DJ set, un requin en papier mâché, des banderoles et des bacs de terre en guise de potager ont été acheminés à bout de bras ou à l’arrière de camionnettes. Une forêt de drapeaux roses, verts et jaunes à l’effigie du mouvement est venue colorer le pont. Des hamacs ont été suspendus aux arbres et aux feux de circulation. De faux squelettes, symbolisant l’extinction de l’espèce humaine, ont été exhibés sur la place. Les clowns ont enfilé leur nez rouge et débuté leurs premières facéties. L’occupation était lancée.

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- Mouvement climat - par Anne Paq, 8 octobre 2019 - Photos : © Anne Paq pour Bastamag

Une semaine de blocages par Extinction Rebellion : "Les gamins qui ont 15 ans, on leur promet quoi dans 30 ans ?"

Face au réchauffement climatique et à la destruction des espèces, une semaine internationale d’actions est organisée par Extinction Rebellion et d’autres mouvements. A Paris, un centre commercial a été occupé et le centre de la capitale bloqué. Reportage en photos.

Cette semaine, le groupe international Extinction Rebellion (XR en abrégé) organise une série d’actions dans plusieurs pays "en faveur du monde vivant". Extinction Rebellion, né au Royaume-Uni en 2018, se définit comme un mouvement international de désobéissance civile non-violente "pour opérer un changement radical afin de minimiser le risque d’effondrement écologique". Son logo, un sablier stylisé, symbolise le peu de temps qu’il nous reste pour limiter le réchauffement climatique et les risques d’une sixième extinction de masse des espèces vivantes. À Paris, la semaine de rébellion internationale a commencé par une action sous la bannière de la convergence des luttes : l’occupation d’un grand centre commercial à Paris, samedi 5 octobre. Lundi 7 octobre, c’est la place du Châtelet et ses environs, au centre de Paris, que les activistes ont investie.

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- Environnement - Opinion - Pascal Gygax, Pascal Wagner-Egger, publié mardi 8 octobre 2019

Greta pointe le réchauffement, les imbéciles regardent son doigt

OPINION. Les commentaires se déchaînent sur Greta Thunberg, le symbole de la lutte anti-réchauffement, constatent Pascal Gygax et Pascal Wagner-Egger de l’Université de Fribourg. Car il est difficile de reconnaître ses erreurs

Au moment de l’apparition de nouvelles simulations scientifiques qui montrent que le réchauffement climatique est sans doute encore plus grave qu’initialement prévu, les commentaires se déchaînent sur Greta Thunberg, le symbole de la lutte anti-réchauffement.

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- Tribune > 8 octobre 2019 / Des élus et militants écologistes

Partageons l’eau ! Les « bassines » ne profitent qu’à l’agriculture intensive

Alors que les sécheresses se multiplient, les auteurs de cette tribune plaident pour une « répartition équitable et solidaire » de l’eau. Ils s’élèvent contre les « bassines », gigantesques infrastructures qui placent un bien commun sous la coupe d’intérêts privés.
La liste des signataires se trouve à la fin du texte.

L’écologie politique, à ses débuts, a été marquée par l’apparition de René Dumont levant un verre d’eau à moitié plein lors d’une allocution télévisée de la campagne présidentielle de 1974. Par ce geste, il nous rappelait que le partage de l’eau est indispensable. Car l’eau conditionne toute vie sur Terre et est utile à nos activités domestiques, agricoles et industrielles. Cela était déjà vrai dans de nombreuses régions du monde comme le Sahel ou le Proche-Orient.

C’est une réalité quotidienne d’aujourd’hui en Europe, en France.

Le changement climatique bouleverse déjà l’équilibre qui nous permettait il y a peu de bénéficier d’une ressource en eau généreuse et facilement accessible. Les sécheresses récurrentes marquent les esprits, nous obligent à considérer une réalité intangible : l’eau est une ressource finie, unique et fragile.

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- Lubrizol - par Nolwenn Weiler, 1er octobre 2019

Dispersion d’hydrocarbures et d’amiante à Rouen : "Le préfet ne peut ignorer ces données élémentaires !"

Des pompiers probablement exposés aux fibres d’amiante, des agents municipaux envoyés sans protection à proximité du site, des écoles nettoyées sans moyens adéquats... De nombreux témoins pointent une désorganisation totale suite à l’incendie de l’usine Lubrizol.

Le feu est maintenant éteint. Les 250 pompiers qui sont allés au front se souviendront cependant longtemps de l’incendie qui s’est déclenché dans la nuit du 25 au 26 septembre dans l’usine chimique Lubrizol de Rouen, en Seine-Maritime. Appartenant à la holding Berkshire Hathaway du milliardaire américain Warren Buffett, l’usine fabrique et conditionne des additifs pour lubrifiants, utilisés dans de nombreux produits.

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- Christine Barros, 06.11.2017

L'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert disponible intégralement en ligne

Pas moins de 6 années auront été nécessaires pour un travail de conservation et de collaboration sans précédent : l’Encyclopédie de Diderot, d’Alembert et Jaucourt est désormais disponible en ligne sur le site de l’Académie des Sciences, pour la première fois enrichie d’un appareil critique inédit. Une exposition à la bibliothèque Mazarine met en regard édition originale et édition numérique.
 
L’Encyclopédie, ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers (1751-1772), co-dirigée par Diderot, D’Alembert et Jaucourt, constitue la plus vaste entreprise éditoriale du XVIIIe siècle, par le nombre des forces humaines mobilisées, l’étendue des savoirs convoqués, et son retentissement en Europe.

La publication de cet "ouvrage immense et immortel" (Voltaire), dont la première édition rassemble 28 volumes, quelque 74 000 articles et près de 2 600 planches, s’étend sur plus de 25 ans.

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07 Octobre 2019

     

- 6 octobre 2019, Régis de Castelnau

Il faut que Macron garde Castaner !

La catastrophe du carnage de la préfecture de police de Paris a révélé ou plutôt confirmé deux éléments assez effrayants concernant ce qui arrive à notre pays.

Tout d’abord on apprend, effaré, que le saint des saints, le sanctuaire, le cœur du réacteur du système policier chargé de nous protéger était infiltré par un islamiste (thèse désormais irréfutable) qui n’a pas hésité à massacrer à coups de couteau quatre de ses collègues fonctionnaires de police.

Ensuite on constate que l’État est dirigé par une bande de menteurs et de manipulateurs qui déversent une propagande destinée à minimiser un grave danger et à tenter de masquer leur responsabilité pourtant écrasante.

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2 articles sur Extinction Rebellion (XR) :

 

Publié le 07 octobre 2019, Concepcion Alvarez

Horizontalité, démocratie et action non-violente... les secrets du succès d’Extinction Rebellion

La semaine de la rébellion internationale a démarré sur les chapeaux de roue avec plus d'un millier de militants mobilisés ce week-end pour bloquer un centre commercial de la capitale. Le mouvement Extinction Rebellion France, né en France en mars dernier autour de la mobilisation pour le climat et la biodiversité, connaît un succès grandissant grâce notamment à une organisation très horizontale, sans hiérarchie, ni porte-parole, centrée sur l'action non-violente.

 

ENVIRONNEMENT - Publié le 22 août 2019, Marina Fabre

Extinction Rebellion : quand des millionnaires financent la désobéissance civile pour le climat

Les militants d'Extinction Rebellion ont reçu un soutien de poids. Plusieurs investisseurs et philanthropes américains viennent de créer un fonds pour soutenir la désobéissance civile sur le climat. Un don de près de 550 000 euros a été effectué. Si aux États-Unis et au Royaume-Uni le mouvement se réjouit de ses nouveaux investissements, en France, on hésite encore à accepter une partie de la somme de peur de ternir son image.

 

les 2 articles ci-dessus en 1 PDF

 

 

 

 


06 Octobre 2019

     

- Enquêter - Réfléchir - Renaud Bécot, 4 octobre 2019

Lubrizol : la catastrophe n’a pas (encore) eu lieu

Quelques jours après l’incendie de l’usine Lubrizol de Rouen, l’historien Renaud Bécot revient sur l’histoire du site et fait le récit de la gestion de cette crise. Une mise en perspective approfondie qui s'impose pour dépasser les écueils d’une lecture présentiste de l’actualité. Symptôme de l'échec toujours répété de la maîtrise des risques industriels, ce type d’accident ne devrait-il pas être l'occasion d'interroger la viabilité écologique et sociale de nos choix de production et de consommation ?

❐ Ce texte est écrit moins d’une semaine après l’incendie de l’usine Lubrizol de Rouen, survenue le jeudi 26 septembre 2019. Dans ce temps très court, alors que les controverses se poursuivent, plusieurs historiens ont déjà pris la parole pour rappeler que l’événement s’inscrit dans une histoire longue de la gestion des catastrophes industrielles et, plus encore, que "la régulation des risques et des pollutions ne protège donc pas assez les populations, parce qu’elle protège avant tout l’industrie et ses produits, dont l’utilité sociale et l’influence sur la santé sont insuffisamment questionnées". Tout en partageant bien des analyses produites ces dernières jours par des historien.ne.s des risques industriels, cette contribution propose un autre apport en se fondant sur des sources documentaires concernant le site industriel Lubrizol et la gestion de crise depuis le 26 septembre 2019. Ces sources sont inévitablement incomplètes et lacunaires.

PDF (21 pages)

 

 

 

 

     

- Auteur : Antoine Léaument, 04.10.2019

Suicide de Christine Renon  : L’hommage vibrant de Jean-Luc Mélenchon aux enseignants (et aux fonctionnaires)

La colère des personnels de l’éducation ne faiblit pas après le suicide de Christine Renon survenu le lundi 23 septembre. Cette directrice d’une école à Bobigny a en effet envoyé une lettre, désormais publique, avant de mettre fin à ses jours. Elle y explique les conditions désastreuses dans lesquelles elle doit exercer son métier et l’épuisement qui résulte d’une situation où elle est empêchée de faire correctement son travail.

Dans le 96e numéro de sa “Revue de la semaine”, émission diffusée sur sa chaîne YouTube, Jean-Luc Mélenchon a rendu un hommage vibrant aux enseignants à partir de la situation décrite par Christine Renon dans sa lettre.

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- 1er Octobre 2019, Thierry LAUDE, professeur de Philosophie à la Réunion

Un professeur de philo rend hommage à la directrice qui s’est suicidée

Elle s’appelait Renon. Christine Renon. Depuis quelques jours, le monde enseignant est ébranlé par son histoire. Elle était directrice d’école à Pantin. Elle s’est suicidée et son corps a été découvert dans l’entrée de son école, un lundi matin. Un lundi matin. Elle a choisi de révéler sa décision d’en finir avec la vie à l’heure et au jour de la semaine où l’école commence.

Dans l’entrée de son école. L’entrée de l’école est un lieu hautement symbolique. Ce n’est pas qu’un lieu d’accueil, c’est un rite de passage. Elle a quitté le monde par là où les enfants entrent dans celui de l’école.

Ce qui frappe dans la lettre qu’elle a écrite, c’est la très grande dignité, et -il faut relever le paradoxe- la très grande force de cette dame qui se dira elle-même "épuisée".

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- Reportage > 5 octobre 2019 / Alexandre-Reza Kokabi et NnoMan (Reporterre)

L’action d’Extinction Rebellion a eu lieu à Paris, au centre commercial Italie 2

[EN DIRECT] Un millier d’activistes pour l’écologie et la justice sociale ont envahi samedi matin 5 octobre le centre commercial Italie 2, à Paris. Ils l’ont quitté dimache matin vers 4 h. Nos reporters étaient sur place. Récit.

• Paris, reportage

• 09 h 00 - L’action d’occupation du centre commercial Italie 2, symbole d’une société de consommation émettrice de gaz à effet de serre, était l’introduction d’une semaine internationale d’actions pour le climat. Reporterre vous la racontera, avec ses journalistes en France et ses correspondants à l’étranger.

"À partir du 7 octobre", indique le mouvement, "Extinction Rébellion mène au niveau international une rébellion contre un système politique et économique qui nous propulse droit vers l’extinction du monde vivant. Extinction Rebellion France mènera dans Paris diverses actions et occupations à durée indéterminée. La cérémonie d’ouverture impulse cet élan."

Cette "cérémonie d’ouverture" aura lieu dimanche 6 octobre, à partir de 17 h, au Parc de la Villette à Paris.

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- Démocratie - 01/10/2019, Jean-Philippe Derosier

À Jacques Chirac, la Constitution reconnaissante

❐ Le constitutionnaliste Jean-Philippe Derosier, professeur de droit public à l’université de Lille, auteur du blog La Constitution décodée, livre la deuxième contribution d’une série réalisée en partenariat avec L’Hétairie. Il y revient sur l’empreinte constitutionnelle laissée par le cinquième président de la Ve République. 

En ce jour de deuil national et d’hommage au président Jacques Chirac, La Constitution décodée propose de revenir sur l’empreinte constitutionnelle laissée par le cinquième président de la Ve République.

Il est d’abord le président qui a mené à son terme le plus grand nombre de révisions constitutionnelles : quatorze, en douze ans de mandat, soit plus de la moitié des vingt-quatre révisions abouties depuis 1958. On peut y ajouter les deux révisions (1974 et 1976) opérées sous le septennat de Valéry Giscard d’Estaing, dont il était le Premier ministre.

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05 Octobre 2019

     

- Les blogs du « Diplo » > La pompe à phynance - Le climat - par Frédéric Lordon, 12 octobre 2018

Appels sans suite (1)

Que faire quand les choses vont mal ? Des appels bien sûr. Pour demander qu’elles aillent mieux, naturellement. C’est important que les choses aillent mieux. En tout cas c’est important de bien dire qu’on en est préoccupé. Le climat, par exemple, ça va vraiment mal. Les migrants, n’en parlons pas (voir "Appels sans suite (2)"). En même temps, ça permet de faire des appels.

"Birds chatting. On a power line." ("Conversation d’oiseaux. Sur une ligne électrique.”) - cc julienbelli https://flic.kr/p/ocY8c2

On peut sans doute tenir pour un signe d’époque que les appels à grand spectacle se multiplient ainsi, signe dans lequel il entre que tous ces appels reçoivent la bénédiction des grands médias, portage direct ou bien relais empressé de Libération ou du Monde, onction des revues de presse audiovisuelles, etc. Signe, ou plutôt symptôme quand on sait en général que l’endos de ces titres est davantage une attestation d’innocuité qu’autre chose. Se peut-il en effet que ces médias se mettent à donner accès à quelque message qui menacerait si peu que ce soit l’ordre des choses ? Il faudrait que le monde ait changé de base. Or, aux dernières nouvelles, il n’a pas. Ce qui en dit peut-être moins sur les lieux qui publient les appels que sur la nature des appels qui y sont publiés. Et la consistance réelle de ceux qui les écrivent.

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- Enquête > 5 octobre 2019 / Gaspard d’Allens (Reporterre)

Une lobbyiste de la pollution au coeur de la convention pour le climat

Parmi les douze membres choisis pour « gouverner » la convention citoyenne pour le climat figure Catherine Tissot-Colle. Elle est cadre dirigeante d’Eramet, une multinationale de l’extraction minière, particulièrement polluante et émettrice de gaz à effet de serre.

C’est une nomination pour le moins surprenante. Catherine Tissot-Colle, responsable du Medef, le syndicat des chefs d’entreprise et conseillère d’une grande entreprise minière a rejoint le comité de gouvernance de la convention citoyenne pour le climat. Cette convention rassemble 150 citoyens tirés au sort qui devront proposer des mesures d’ici fin janvier pour réduire les émissions de gaz à effet de serre en France.

Catherine Tissot-Colle fait désormais partie des douze membres qui gouvernent cette instance originale de démocratie participative. Selon la lettre de mission écrite le 2 juillet 2019 par le Premier ministre, Édouard Philippe, le comité de gouvernance a pour objectif de « superviser la mise en œuvre et les méthodes de travail de la Convention ». Ce comité désigne des experts et fournit le cadre méthodologique des futurs débats. Un rôle loin d’être mineur, qui peut orienter les travaux de la nouvelle assemblée.

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- Entretien > 5 octobre 2019 / Entretien avec François Jarrige


Lubrizol : « Pour qu’il y ait moins d’usines toxiques, il faut moins de biens manufacturés » 

« Il y a une forme d’hypnose collective, de confiance aveugle en l’industrie », explique l’historien François Jarrige. Et la multiplication des normes ne serait qu’une façon de faire accepter les risques industriels, considérés comme inévitables et acceptables, à la population. La solution ? « Rompre avec l’imaginaire industrialiste. »

François Jarrige est maître de conférences en histoire contemporaine à l’Université de Bourgogne. Il explore l’histoire des techniques et de l’industrialisation au prisme des enjeux sociaux et écologiques. Il a publié avec Thomas Le Roux La contamination du monde. Une histoire des pollutions à l’âge industriel (Le Seuil, 2017).

Reporterre : Que révèle l’incendie de Lubrizol sur notre société industrielle ?

François Jarrige : Une fragilité immense, et une forme d’hypnose collective, de confiance aveugle en l’industrie, qui peine à être remise en cause. Il montre aussi le paradoxe d’une société qui met en avant la maîtrise qu’elle a des risques, à travers notamment la multiplication des normes, mais qui, en fait, contrôle moins que jamais ce qui se passe. Les industries sont entremêlées au tissu urbain, les processus industriels sont toujours plus complexes, il y a toujours plus de substances sur le marché et toujours moins de capacité à contrôler.

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04 Octobre 2019

     

- Numéro 2 - S'organiser - Recension - Maxime Chédin, 15 novembre 2018

La ZAD et le Colibri : deux écologies irréconciliables ?

À mesure que notre horizon écologique et politique se durcit, la discorde entre les écologies s'aggrave. Pour ceux qui ne se résignent pas à couper les ponts, le dernier livre de Cyril Dion doit être l'occasion d'interpeler l'écologie majoritaire sur ses angles morts, et de réfléchir aux voies d'une radicalisation politique des résistances.

❐ A propos de Cyril Dion, Petit manuel de résistance contemporaine, Actes Sud, Arles, 2018.

Comment stopper l’écocide qui se produit sous nos yeux, ou plutôt en-dessous du seuil de nos perceptions et de nos préoccupations ordinaires ? Où porter l’attaque pour bloquer un système économique qui fait s’effondrer la vie sur Terre et se nourrit de l’exploitation sociale du grand nombre ? Ces questions brûlantes sont celles du mouvement écologiste aujourd’hui.

Ce sont aussi, quels que soient les reproches qu’on puisse lui faire, celles qui animent le dernier livre de Cyril Dion.

PDF (13 pages)

 

 


 


03 Octobre 2019

     

- Enquête > 3 octobre 2019 / Marie Astier et Garance Diaconu (Reporterre)

Lubrizol : les autorités connaissaient le risque d’incendie

Depuis 2014, les documents officiels montrent que les autorités connaissaient le risque d’incendie dans le bâtiment A5 de l’usine Lubrizol. Pourtant, le préfet a laissé l’activité augmenter considérablement sans actualiser les précautions.

"Nous vous tiendrons quotidiennement au courant de l’avancée des divers travaux", a déclaré mercredi 2 octobre en fin d’après-midi le préfet de Seine-Maritime, Pierre-André Durand. Mais malgré les informations distillées par la préfecture et le gouvernement, de nombreuses questions demeurent sans réponse à propos de l’incendie de l’usine Lubrizol à Rouen. Reporterre s’est attardé sur deux questions : L’incendie était-il un risque suffisamment anticipé et pris en compte par l’industriel et les pouvoirs publics ? Quelles pollutions la population doit-elle craindre sur le long terme ?

Les risques d’incendie bien connus depuis 2014

L’origine précise de l’incendie reste encore incertaine. "La vidéosurveillance et des témoins oculaires indiquent que le feu a tout d’abord été observé et signalé à l’extérieur du site de Lubrizol Rouen, ce qui suggère que l’origine du feu est extérieure à Lubrizol et que le feu s’est malheureusement propagé sur notre site", indiquait l’entreprise dans un communiqué daté du lundi 30 septembre. Les déclarations de Lubrizol, mais aussi les photos de l’incendie, indiquent que c’est notamment le bâtiment A5, où les produits sont mis en fûts et stockés, qui a été touché par le feu.

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- Info > 4 octobre 2019 / Gaspard d’Allens (Reporterre)

Qu’est-ce que la convention citoyenne pour le climat ?

Annoncée par Emmanuel Macron après le "grand débat national", la convention citoyenne pour le climat entre en fonction ce vendredi. 150 citoyens tirés au sort, chapeautés par un comité de gouvernance, auront pour tâche de "définir les mesures structurantes pour parvenir, dans un esprit de justice sociale, à réduire les émissions de gaz à effet de serre d’au moins 40 % d’ici à 2030 par rapport à 1990". Reporterre vous explique comment la convention compte procéder.

Cet article est le premier volet d’une enquête sur la convention citoyenne pour le climat.

Alors que la France se déchire sous les coups de matraque et qu’elle s’égare dans le brouillard des gaz lacrymogènes, l’État a constitué une « France en miniature" de 150 citoyens tirés au sort pour débattre loin de la colère qui gronde.

Annoncée par Emmanuel Macron à la fin du "grand débat national", le 25 avril 2019, la convention citoyenne pour le climat débute ce vendredi 4 octobre par une réunion plénière à Paris. La convention doit permettre au gouvernement de sortir d’une crise et d’une révolte qui, malgré les annonces récurrentes d’essoufflement, restent vives. Reporterre vous avait raconté les origines de cette assemblée tirée au sort et les coulisses de son élaboration.

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- Enquête > 4 octobre 2019 / Gaspard d’Allens (Reporterre)

La convention citoyenne pour le climat s’ouvre dans la controverse

Voulue par Emmanuel Macron, la convention citoyenne pour le climat se réunit pour la première fois aujourd’hui avec pour mission d’"accélérer la transition écologique". Cette démarche originale suscite cependant des questions. Reporterre les analyse.

Pendant quatre mois, la convention citoyenne pour le climat va réunir, à la demande du gouvernement, 150 citoyens tirés au sort pour proposer des mesures à même de réduire les émissions de gaz à effet de serre et d’"accélérer la transition écologique". Cette ébauche de démocratie participative suscite néanmoins de nombreuses polémiques. N’est-elle qu’un moyen pour le pouvoir de gagner du temps ? Un artefact qui révèle l’OPA gouvernementale sur l’écologie ? Ou, au contraire, une avancée démocratique majeure capable de lever les freins à l’impérieuse nécessité de lutter contre le réchauffement climatique ?

Reporterre vous propose en cinq points les clés du débat.

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- Climat - par Rachel Knaebel, 4 octobre 2019 - Photo : Juanedc via flickr (CC BY 2.0).

Ces propositions concrètes pour limiter le trafic aérien, et ses émissions de gaz à effet de serre

Voyager en avion est ce qui est le plus polluant. Les possibilités de limiter le transport aérien et ses émissions de gaz à effet de serre ne manquent pourtant pas. Voici un tour d’horizon des propositions concrètes... que le gouvernement Macron refuse d’étudier.

Alors que les experts français du climat annoncent un réchauffement pouvant aller jusqu’à 7 degrés d’ici 2100, la France vient d’adopter une loi sur les mobilités... qui fait l’impasse sur le transport aérien. L’avion est pourtant le mode de transport le plus émetteur de gaz à effet de serre par personne et kilomètre parcouru. Il est au moins deux fois plus polluant que la voiture, et 14 à 40 fois plus que le train. Pourtant, le recours à l’avion ne cesse de grimper, en particulier sur des trajets courts, alors même que des alternatives existent.

En Suède, le pays de Greta Thunberg, le problème que pose le développement du transport aérien pour le climat est de plus en plus discuté. En France aussi, des propositions se font entendre pour limiter le recours à l’avion. Pendant les discussions autour de la loi sur la mobilité, plusieurs parlementaires ont déposé des amendements en ce sens. Ils n’ont pas été retenus, mais démontrent que des mesures concrètes sont tout à fait possibles. Encore faut-il que la volonté politique suive.

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03 Octobre 2019

     

- George Monbiot, @GeorgeMonbiot, Thursday 3 October 2019, Illustration: Eva Bee

Demagogues thrive by whipping up our fury. Here’s how to thwart them

The language of violence and outrage is dominating our discourse. To defeat it, we must learn not to respond in kind

Is this democracy’s death spiral? Are we, in this country and others, falling into a lethal cycle of fury and reaction, that blocks the reasoned conversation on which civic life depends?

In every age there have been political hucksters using aggression, lies and outrage to drown out reasoned argument.

But not since the 1930s have so many succeeded.

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02 Octobre 2019

     

- Entretien > 1er octobre 2019 / Entretien avec Pierre Rustin

Pesticides SDHI : "L’Anses n’a pas pris la mesure du drame”

Les pesticides SDHI sont au cœur d’une controverse qui a obligé les responsables de l’Anses, l’autorité sanitaire, à défendre publiquement l’autorisation de leur utilisation. Dans cet entretien, Reporterre donne la parole au scientifique Pierre Rustin, qui a donné l’alerte sur la toxicité de ce type de molécules, qui agissent indistinctement sur les cellules des êtres vivants.

La famille des pesticides SDHI est-elle dangereuse au point de devoir être retirés du marché ? L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a-t-elle laissé passer des produits susceptibles de déclencher un scandale sanitaire ? C’est ce qu’affirme l’ouvrage de Fabrice Nicolino Le crime est presque parfait, paru en ce début septembre. Reporterre l’avait interrogé pour l’occasion. Depuis, l’Anses tente d’apaiser la controverse. "Aujourd’hui, on a tout un ensemble d’éléments qui permettent de dire que ces produits ne présentent pas d’inconvénients pour la santé dans les conditions d’utilisation", expliquait son directeur, Roger Genet, sur France Info le 23 septembre.

Personnage central de l’ouvrage de Fabrice Nicolino, Pierre Rustin, directeur de recherche au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et responsable d’une équipe de recherche à l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale), est le scientifique qui a donné l’alerte sur les SDHI. Reporterre l’a interrogé.

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- À découvrir > 2 octobre 2019 / Jean-Pierre Tuquoi (Reporterre)

Ellul et Gorz, visionnaires technocritiques et anticapitalistes

Notre chroniqueur des livres replonge dans la pensée d’André Gorz, "adversaire irréductible du productivisme" et de Jacques Ellul, pour qui "le bluff technologique fait de nous des automates obéissants". Bref, des visionnaires.

Dans une interview à Télérama publiée au cours de l’été, le philosophe Edgar Morin déplorait que ceux qui incarnent aujourd’hui l’écologie politique "ne se sont jamais inspirés des œuvres des auteurs qui se sont emparés de la question écologique à partir des années 1960". Et de citer ces précurseurs : "Serge Moscovici, André Gorz, René Dumont, ou moi [Edgar Morin]."

Au vu de son grand âge, on pardonnera au penseur de la complexité de se citer lui-même. Et on le félicitera de rappeler le rôle d’André Gorz, disparu il y a une dizaine d’années. Penseur inclassable, proche de Jean-Paul Sartre, existentialiste à ses heures, marxiste singulier, Gorz (de son vrai nom Gérard Horst) a beaucoup écrit sur "la fin du travail" que ce soit comme essayiste, "directeur politique" de la revue Les Temps modernes, ou journaliste d’abord à L’Express, puis au Nouvel Observateur (hebdomadaire qu’il a cofondé).

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- Tribune > 1er octobre 2019 / Une vingtaine d’ONG environnementales

"OGM cachés", le gouvernement nous prend pour les cobayes des firmes agrochimiques

Les ONG auteures de cette tribune déplorent "l’inertie des pouvoirs publics" qui ont permis aux cultures d’"OGM cachés" de se poursuivre en France. Ces "éponges à pesticides" mettent pourtant en danger consommateurs et agriculteurs.

Il y a un an, le 25 juillet 2018, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a rendu un arrêt historique concernant les biotechnologies végétales.

Elle répondait à plusieurs questions posées par le Conseil d’État, à la suite d’un recours juridique de neuf organisations [1] paysannes et de la société civile françaises. Il s’agissait pour elles d’obtenir un moratoire sur la vente et la culture des variétés rendues tolérantes à des herbicides (VrTH).

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Entretien > 2 octobre 2019 / Entretien avec Gabriel Ullmann

Lubrizol, symptôme de la dérégulation de l’environnement

Ces derniers mois, l’usine Lubrizol de Rouen avait pu s’agrandir, sur simple décision du préfet, sans étude d’impact environnemental et sans étude de danger. Une facilité due à des modification très récentes de la réglementation, nous explique le docteur en droit de l’environnement Gabriel Ullmann.

La liste et la quantité des produits qui ont brûlé lors de l’incendie de l’usine Lubrizol, à Rouen, ont été rendues publiques hier mardi 1er octobre au soir. Agissant sur ordre du Premier ministre, le préfet de Seine-Maritime, Pierre-André Durand, les avait annoncées en fin d’après-midi, lors d’une conférence de presse. Il a par ailleurs indiqué qu’aucune fibre d’amiante dans l’air n’avait été détectée par les analyses réalisées. La préfecture met tout en œuvre pour rassurer la population. Pourtant, comme le signalait Reporterre lundi, elle avait, en janvier dernier, autorisé l’augmentation de la quantité de substances dangereuses sur le site, sans demander d’étude environnementale ni de danger. Comment a-t-elle pu prendre une telle décision ? Pour le docteur en droit de l’environnement et spécialiste des installations classées Gabriel Ullmann, cette affaire est symptomatique de l’évolution récente des réglementations environnementales. Il a également été consultant pour Lubrizol dans les années 1990.

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- Ma vie au poste - Samuel Gontier, publié le 30/09/2019.

Info LCI : la pollution de Lubrizol n’est pas plus dangereuse qu’une exposition au soleil

Après l’avoir snobée jeudi dernier, TF1 et LCI se préoccupent enfin de la santé des habitants touchés par la pollution de l’usine Lubrizol. Précisément, de leur santé mentale. Car, selon le spécialiste météo, le nuage de pollution s’est dissipé sitôt passé les grilles de l’usine. D’autres experts soutiennent que la “pédagogie” suffira à guérir de maux fantasmés. Rassurant, non ?

"A Rouen, la confusion chez les agriculteurs”, annonce Anne-Claire Coudray. “Ils ne peuvent plus vendre leur production."

La "confusion", vraiment ? J’aurais plutôt parié sur la colère ou la consternation. Foin de mauvais esprit, saluons l’effort du 20 heures de TF1 qui, ce dimanche, consacre trois sujets à la catastrophe industrielle, sanitaire et environnementale provoquée par l’incendie de l’usine Lubrizol, à Rouen. Son souci contraste avec l’omerta pratiquée jeudi dernier.

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- Parti pris - 2 octobre 2019 Par Yann Philippin et Antton Rouget

Mondiaux d’athlétisme au Qatar: corruption présumée, fiasco avéré

Chaleur accablante, climatisation nocive pour l’environnement, stade vide, santé des athlètes en danger. Le fiasco des mondiaux est complet. Mais chut! La corruption n’est pour rien dans ce choix absurde.

Ce devait être un moment de gloire pour le Qatar, et la preuve que le richissime émirat pouvait organiser la Coupe du monde de foot en 2022. Mais les premiers jours des Mondiaux d’athlétisme de Doha ont tourné à l’humiliation publique pour l’émirat et la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF). Athlètes accablés par la chaleur, stade vide, problèmes logistiques : un nombre inédit de sportifs et même de politiques ont lancé les mêmes critiques, et pointé l’absurdité d’avoir confié ces Mondiaux au Qatar, minuscule pays caniculaire sans aucune tradition sportive.

Ces dernières années, rares sont les acteurs à s’être élevés sur le non-sens de l’organisation d’une telle compétition dans un stade climatisé, construit à toute vitesse par des travailleurs immigrés exploités. Mais le coup d’envoi de la compétition, vendredi, a fini par donner corps à cette réalité. « On voit tous que c'est une catastrophe, qu’il n’y a personne dans les tribunes, […] la chaleur n'est pas du tout adaptée, a lancé le champion du monde du décathlon en titre, le Français Kevin Mayer, avant même le début de son épreuve. On n’a pas vraiment mis les athlètes en avant en organisant les championnats ici, on les a mis en difficulté. »

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- Justice sociale et climatique - mercredi 2 octobre 2019, par Attac France

Des documents interpellent sur la responsabilité de la préfecture dans l’incendie de l’usine Lubrizol

Jeudi 26 septembre dans la nuit, un incendie s’est déclaré dans l’usine Lubrizol, classée "Seveso seuil haut", à Rouen. Il s’agit d’une installation parmi les plus dangereuses et les plus polluantes de l’Union européenne. Employant près de 400 personnes, l’usine appartient au groupe de chimie américain Lubrizol Corporation, lui-même propriété de Berkshire Hathaway, la holding du milliardaire Warren Buffett.

Alors que les autorités ont mis 5 jours à publier la liste des produits entreposés dans l’usine malgré les demandes répétées de transparence, la population s’inquiète toujours des conséquences sanitaires et environnementales provoquées par cet incendie.

Plus de 5250 tonnes de produits chimiques ont été la proie des flammes, dont certains contenant des substances suspectées d’être toxiques pour la reproduction, cancérogènes ou toxiques pour certains organes ou par inhalation.

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01 Octobre 2019

     

- Octobre 2019, pages 1, 20 et 21, par Frédéric Pierru

D’où vient la crise des urgences ?

Le cauchemar de "l’hôpital du futur”

"Du vent”. C’est ainsi que les urgentistes en grève ont qualifié le plan présenté par la ministre de la santé le 9 septembre. À des services au bord de l’implosion elle propose une enveloppe rachitique, ponctionnée sur d’autres secteurs, eux-mêmes en difficulté. Faut-il dès lors parler de “crise" de l’hôpital ou de “casse" — un projet de longue haleine visant à livrer une institution emblématique au privé ?
 
Chamonix, 1er octobre 2016. Il fait très beau. Comme tous les ans, le gratin des décideurs politiques, administratifs et industriels de la santé se réunit à l’occasion de la Convention on Health Analysis and Management (CHAM). Un pince-fesses où, sous la houlette de M. Guy Vallancien, ex-conseiller santé de M. Nicolas Sarkozy et professeur d’urologie à l’Institut mutualiste Montsouris, on devise sur l’avenir du système de santé. En un mot, s’il existait un Medef (Mouvement des entreprises de France) de la santé, ce serait son université d’automne.

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❐ Qu’ajouter sinon qu’elle non plus n’a jamais connu l’époque définie dans la 3ème vignette : si telle époque a pu exister, ce devait être avant la Seconde Guerre : enfant après et enseignant à partir de 1970, je n’ai jamais connu d’adéquation entre les besoins de plus en plus grandissants en personnel enseignant et la réalité ! J’ai d’ailleurs commencé ma carrière en qualité (?) de “maître auxiliaire”, un parmi plus de 40 000… Je suis devenu ‘titulaire’ sans jamais avoir été ‘formé’ — si on accepte que 3 demie journées à ce qui s’appelait alors encore école normale n’est en rien une ‘formation’.

❐ dans cette même vignette, la formulation est ambiguë et laisse penser que les effectifs — d’élèves — auraient jamais baissé; c’est tout le contraire, en fait, et si le nombre global des personnes employés par ce ministère semble en croissance, ce n’est jamais en proportion des besoins. Il suffit pour s’en convaincre de suivre la courbe des effectifs moyens par classe.

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- Marion Police, publié mercredi 18 septembre 2019 - Interview

Dominique Bourg: "On identifie neuf limites planétaires, dont quatre ont déjà été franchies"

A l’aube de nouvelles manifestations pour le climat, le professeur et philosophe Dominique Bourg revient sur le modèle d’une "écologie intégrale" qui permettrait d’inverser la tendance actuelle à l’explosion des limites terrestres

Dominique Bourg, philosophe et professeur à l’Institut de géographie et durabilité de l’Unil. - © Eddy Mottaz / Le Temps

❐ Il n’est pas optimiste quant à l’avenir de la planète, et pourtant il continue à parler avec verve des changements que l’humanité devrait mettre en œuvre pour la sauver. Dominique Bourg est professeur à l’Institut de géographie et durabilité de l’Unil, mais aussi philosophe, auteur de nombreux ouvrages, et directeur de la revue en ligne Lapenseeecologique.com.

❐ Il revient pour Le Temps sur le concept d’"écologie intégrale" qu’il développe dans son livre Ecologie intégrale: pour une société permacirculaire, corédigé avec Christian Arnsperger, également professeur à l’Unil. Un modèle de société qui permettrait d’inverser la tendance à l’explosion des limites planétaires, que dénonceront encore dès demain les manifestants pour le climat en Suisse comme à l’international. Dominique Bourg a aussi postfacé le Manifeste pour une écologie intégrale de Delphine Batho, ancienne ministre française de l’Ecologie, et publiera Le Marché contre l’humanité aux Editions PUF le 9 octobre.

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